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Outsiderness, Social Class, and Votes in the 2014 European Elections

 

Notice

Type:   Article
 
Titre:   Outsiderness, Social Class, and Votes in the 2014 European Elections
 
Auteur(s):   Mayer, Nonna - Centre d'Études Européennes et de Politique Comparée (Auteur)
Rovny, Jan (1978-...) - Centre d'Études Européennes et de Politique Comparée (Auteur)
Sauger, Nicolas (1976-...) - Centre d'Études Européennes et de Politique Comparée (Auteur)
Rovny, Allison E. - Sciences Po (Auteur)
 
In:   Revue européenne des sciences sociales
 
Date de publication:   2015-05
 
Éditeur:   SUISSE  :  Librairie Droz
 
Volume:   53
 
Numéro:   1
 
Pages:   157-176  p.
 
ISSN:   00488046
 
Mots-clés:   [fr] Marché du travail, Elections européennes, Vote, Classe sociale, Précarité, Position sociale [en] Labour market, European elections, Outsiderness, Social class, Social position, Vote
 
Résumé:   [en] Votes have for a long time been considered to be structured by class conflict. However, in the 2014 European elections, vote does not seem to be significantly structured by traditional class. Instead, contemporary European societies face the melting down of the traditional working class and an increasing dualism between labour market “insiders” and “outsiders”. How do these socio-economic changes translate into politics? Building on the emerging literature on outsiderness and a survey conducted after the European elections of 2014, this article shows that traditional class divides have a limited electoral impact and that the insider-outsider divide tends to have only “negative” effects, decreasing voting turnout as well as support for the major right wing parties. The best predictor of voting behaviour is the subjective assessment by the respondents of their social position and its upward or downward trajectory.

[fr] Les votes ont longtemps été considérés comme structurés par les conflits de classe. Toutefois, lors des élections européennes de 2014, le vote ne semble pas significativement structuré par les classes sociales. Les sociétés post-industrielles sont au contraire confrontées au déclin de la classe ouvrière traditionnelle et au dualisme croissant sur le marché du travail entre individus protégés (insiders) et individus exposés (outsiders). Comment ces changements socio-économiques se traduisent-ils dans le champ politique ? À partir de la littérature émergente sur la précarité et des données d’un sondage conduit après les élections européennes de 2014, cet article montre que les clivages de classe traditionnels ont un impact limité sur les comportements électoraux et que la distinction entre insiders et outsiders a surtout des effets négatifs, accroissant l’abstention et diminuant le soutien aux grands partis de droite. Le meilleur facteur explicatif des votes est l’évaluation subjective par les répondants de leur position sociale et de sa trajectoire ascendante ou descendante.
 
 

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