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Le débat public en France et parfois même les études destinées à un public plus spécialisé occultent fréquemment un des facteurs explicatifs majeurs du comportement électoral : l’appartenance religieuse. C’est oubli est très regrettable : comme on va le voir, dans l’ensemble des variables socio-démographiques, la pratique religieuse est celle qui creuse les écarts les plus profonds en matière de vote! Cette caractéristique de la religion n’est d’ailleurs pas neuve : André Siegfried la relevait déjà pour la première moitié du siècle. Et elle a été de nouveau démontrée avec d’autres méthodes pour les années soixante1. Mais l’amnésie récurrente dans ce domaine en France a de nouveau fait son oeuvre depuis (...).

in La solitude de l’isoloir : les vrais enjeux de 2012 Publié en 2011-11
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Dans les enquêtes auxquelles participe le CEVIPOF comme dans celles conduites sous l’égide de l’Observatoire Interrégional du Politique (OIP), on constate une forte augmentation du nombre de musulmans en France depuis cinq ans, qui traduit un recul de la sous-déclaration des fidèles de cette religion. Peu pratiquants mais presque tous croyants, ces musulmans sont massivement jeunes, peu diplômés, plus souvent chômeurs ou occupant un emploi précaire que la moyenne nationale. Ils habitent des grandes villes et tout particulièrement l’agglomération parisienne et occupent largement des positions sociales subordonnées : ils sont deux fois plus ouvriers et deux fois moins cadres que le reste de la population. Plus intéressés par la politique et émettant plus fréquemment un jugement positif sur la démocratie en France que ce qu’on observe en moyenne nationale, ces musulmans (français ou étrangers) se révèlent massivement à gauche, davantage d’ailleurs que leur groupe socioprofessionnel.

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Les musulmans constituent désormais une minorité significative - la deuxième religion de France. Or, les différences sources disponibles semblent attester de l’orientation marquée à gauche de ce groupe confessionnel. Il convient toutefois de vérifier que c’est bien dans la religion et non pas dans d’autres spécificités sociales que se trouve l’origine de ce vote.

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Rares, très rares sont les partis politiques pour lesquels on dispose d’enquêtes sur les adhérents à l’échelle nationale. Par trois fois le Parti socialiste (PS) a autorisé le CEVIPOF à conduire de telles enquêtes par questionnaire auprès de ses membres : en 1985, en 1998 et en 2011 (avec Claude Dargent 3). L’évolution des caractéristiques sociales des adhérents, des rapports intra partisans et des formes de militantisme mais aussi de leurs orientations idéologiques et de leurs systèmes de valeurs peut ainsi être appréciée au cours d’un quart de siècle. En 2011, il a été possible de mener une enquête en adressant un questionnaire en ligne à partir du fichier national dit "Rosam" du Parti socialiste, et en doublant le dispositif d’enquête par un sondage téléphonique. Les données qui suivent proviennent des réponses des 11 000 adhérents socialistes qui ont bien voulu répondre à notre questionnaire.

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Journée d’études, avec Claude Dargent, Guy Groux et Henri Rey, sur les militants et adhérents de la CFDT (présentation des résultats d’enquête).

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Cette investigation originale sur la CFDT associe pour la première fois une enquête qualitative et une enquête quantitative. Cette dernière a été effectuée auprès d'un échantillon représentatif de 1 503 syndicalistes dont l’adhésion s’étend des années 1960 aux années 2000. Ensemble, ces deux enquêtes permettent de saisir les traits de continuité et de discontinuité qui marquent l’histoire et l’univers de ce syndicat. S’ensuit une analyse du rapport au politique des adhérents, entendu ici au sens large du terme : vote, sympathies partisanes et engagement politique. Mais aussi : action syndicale dans l’entreprise (défense des droits sociaux, références à la grève, à la négociation, au compromis social, au capitalisme) ; réalisme économique face au volontarisme social ; Europe, mondialisation, immigration ; égalité, laïcité, appartenance de classe, famille ; école et grandes doctrines politiques (social-démocratie, libéralisme, humanisme chrétien, autogestion, marxisme). Par-delà ses résultats, l’enquête révèle un réformisme de la CFDT, produit des évolutions parfois heurtées de la centrale et modèle d’action privilégié par les adhérents dans la société française d’aujourd’hui.

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