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in Les notes du Conseil d’Analyse Économique Publié en 2015-03
BÉNASSY-QUÉRÉ Agnès
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Alors que la reprise paraît bien engagée aux États-Unis et au Royaume-Uni, la zone euro peine à seredresser, sans avoir pourtant subi de choc spécifique depuis 2012. On peut s’interroger sur la responsabilité des politiques macroéconomiques menées dans la zone, autant que sur les problèmes plus structurels qui aff ectent les États membres. L’objet de cette Note est d’identifier les défaillances de pilotage macroéconomique dans la zone euro et de recommander des réaménagements pragmatiques, tout en esquissant des pistes pour une réforme plus profonde. La crise de la zone euro a montré les limites de la coordination des politiques économiques des États membres, réduite de facto à la question de la soutenabilité budgétaire. Trois canaux essentiels d’interaction entre les politiques économiques des États membres ont été négligés depuis 1999, sans que les réformes récentes aient sensiblement corrigé ce problème. La compétitivité, tout d’abord : en ne surveillant pas de manière coordonnée l’évolution des coûts et des salaires par rapport à leurs principaux partenaires, les pays de la zone euro ont laissé s’installer entre eux d’importantes divergences nominales. Les déséquilibres financiers, ensuite : si l’endettement public a mobilisé l’attention, il n’en a rien été de l’endettement privé ; or, ces déséquilibres financiers ont renforcé les divergences nominales. La gestion de la demande, enfin : en ne se coordonnant pas suffisamment pour gérer les conséquences de la crise financière, les pays de la zone euro ont entretenu un déficit de demande. Cela signifie que la coordination des politiques économiques doit s’étendre, au-delà de la surveillance de l’endettement public, aux politiques de compétitivité, de gestion de la demande et à la politique macro-prudentielle. La gouvernance macroéconomique de la zone euro, matérialisée par le « semestre européen », souffre de trois faiblesses importantes : un niveau zone euro insuffisamment développé et mal intégré au niveau États membres ; une ligne de partage peu claire entre la surveillance de court moyen terme (déséquilibres budgétaires et macroéconomiques) et celle de long terme (Stratégie de croissance Europe 2020) ; une mauvaise appropriation au niveau national des recommandations formulées au niveau européen. Pour progresser à court terme sur ces trois axes, il n’est pas besoin de modifier les instruments et encore moins les règles, mais il faut mieux les articuler. Nous formulons huit recommandations pour donner tout son sens au semestre européen, mieux intégrer le niveau de la zone euro avec celui des États membres et rééquilibrer la surveillance entre le budgétaire, le macro-prudentiel et la compétitivité. Ces recommandations doivent se comprendre comme une première étape vers une intégration plus poussée.

in Note du CAE Publié en 2017-07
BACCACHE-BEAUVALLET Maya
BUREAU Dominique
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En augmentation tendancielle depuis plus de trente ans, les dépenses publiques françaises ont atteint 57 % du PIB en 2015, contre 48,5 % en moyenne pour les pays de l’OCDE ; seuls deux pays scandinaves – le Danemark et la Finlande – dépensent autant. L’emploi public dans son ensemble ne semble pas être à l’origine de ce supplément de dépense. Le niveau des dépenses publiques est plus élevé en France pour la majorité des missions, mais plus particulièrement pour les affaires économiques et la protection sociale. Le « bon » niveau des dépenses publiques est très largement dicté par les contraintes en matière de prélèvements obligatoires, d’équilibre budgétaire et de dette. Avec une dette publique proche de 100 % du PIB, toute hausse d’un point de pourcentage du taux d’intérêt coûterait à terme l’équivalent du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche. L’objectif d’une baisse des dépenses publiques en France est donc avant tout de donner des marges de manœuvre à l’État français pour lui permettre d’investir dans les domaines porteurs de croissance. Certes, une réduction des dépenses publiques peut avoir un impact négatif sur l’activité à court terme, car la baisse de la dépense publique n’est pas automatiquement compensée par une hausse de la dépense privée. Toutefois, l’effet diffère fortement selon le type de dépense visé et selon la manière dont le programme est annoncé et piloté. Cette Note du CAE montre qu’une baisse ambitieuse des dépenses publiques est compatible avec une reprise de la croissance si elle est sélective, structurelle et accompagnée d’un programme temporaire d’investissement. Les expériences étrangères ont montré l’utilité de la mise en place d’une revue rapide des politiques publiques, via des analyses coût-bénéfice, afin de redéfinir le périmètre des dépenses ou les instruments de l’action publique, la dépense n’étant pas le seul levier d’action. Aucun secteur d’intervention ne doit échapper à cette remise à plat, même les secteurs jugés prioritaires. Pour réussir, la transformation des politiques publiques doit être placée en haut de l’agenda politique. Le Premier ministre doit s’engager, communiquer largement et associer à la fois les ministres et les directeurs d’administration pour définir un programme d’ensemble cohérent, avec un calendrier. Une gouvernance spécifique doit être mise en place pour associer les collectivités territoriales et les agences à la démarche, avec des incitations appropriées. La redéfinition de l’intervention publique engendre des transformations profondes chez les bénéficiaires et dans l’administration publique. Il est donc primordial de prévoir des dispositifs temporaires d’indemnisation des « perdants » et de développer les politiques d’accompagnement, de mobilité et de formation des agents publics pour qu’ils puissent se déployer vers des postes à pourvoir. Le programme doit être conçu comme un investissement, avec un budget adéquat.

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La réforme de la zone euro est à nouveau à l’ordre du jour. Parmi les pistes envisagées, l’évolution des règles budgétaires devrait figurer en tête de liste. Celles-ci ont en effet engendré une austérité budgétaire excessive pendant la crise, aggravant et prolongeant ses conséquences économiques, sociales et politiques. Inversement, la réduction de la dette a été insuffisante dans de nombreux pays en période de conjoncture favorable dans les années 2000, les règles n’étant pas respectées ou insuffisamment rigoureuses. Ces règles souffrent en outre de graves problèmes de mesure : elles sont basées sur un concept légitime, le solde public structurel, mais celui-ci n’est pas observable et fait l’objet d’importantes erreurs d’estimation. Les erreurs de politique économique générées par les règles budgétaires ont conduit à reporter sur la Banque centrale européenne l’essentiel du rôle de stabilisation de l’activité. L’application du cadre budgétaire européen extrêmement complexe, peu transparent et sujet à erreurs a, par ailleurs, exposé la Commission européenne à des critiques des États membres, que la situation de leurs finances publiques soit solide ou dégradée. Les règles européennes, perçues comme du micro-management bruxellois portant atteinte à la souveraineté nationale, servent ainsi de bouc émissaire aux populistes antieuropéens. Les règles budgétaires sont cependant indispensables dans une union monétaire, afin d’assurer la soutenabilité de la dette publique et parce que la clause de nonrenflouement en cas de crise n’est pas crédible. Elles ne sont pas une solution miracle et ne peuvent se substituer au débat démocratique national sur les choix budgétaires et la soutenabilité de la dette, mais elles devraient aider à encadrer ce débat. Elles devraient être aussi transparentes et simples que possible en fixant des objectifs directement pilotables par le gouvernement (simplification), permettre de conduire une politique budgétaire contracyclique (stabilisation) et inciter à réduire la dette publique excessive (soutenabilité). L’objectif de cette Note est d’évaluer le cadre actuel et de proposer une profonde simplification. Nous recommandons de substituer aux nombreuses règles actuelles une règle simple : les dépenses nominales ne devraient pas croître plus rapidement que le PIB potentiel à long terme et plus lentement dans les pays où la dette est excessive. Les simulations effectuées pour cette Note suggèrent qu’une telle règle permettrait de concilier prudence budgétaire et stabilisation macroéconomique de l’économie. Dans un cadre institutionnel national et européen renforcé, nous recommandons d’élargir le mandat du Haut Conseil des finances publiques et de mieux l’intégrer dans le processus budgétaire national en lui confiant l’analyse des prévisions budgétaires et de la soutenabilité de la dette et en renforçant sa capacité à produire des prévisions macroéconomiques. Enfin, pour une application crédible et non bureaucratique des règles budgétaires, nous préconisons la combinaison de plusieurs instruments : surveillance, incitations positives, discipline de marché et responsabilisation politique.

This paper contributes to the literature investigating the role of global factors in determining Euro area inflation, using a wide list of potential candidates to measure global factors. We show that roughly 50 percent of inflation is explained by global factors; and that the ECB has an impact on the domestic part of inflation. This calls for adjusting the definition of the ECB target to the domestic-driven indicator of inflation which we develop.

in International Journal of Central Banking Publié en 2015-01
DUBECQ Simon
MOJON Benoit
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We construct a model where risk shifting can be moder-ated by capital requirements. Imperfect information about the level of capital per unit of risk, however, introduces uncertaintyabout the risk exposure of intermediaries. Over-estimation ofthe capital held by financial intermediaries, or the extent ofregulatory arbitrage, may induce households to wrongly infer from higher asset prices that the fundamentals of risky assets have improved. This mechanism can notably explain the lowrisk premia paid by U.S. financial intermediaries between 2000 and 2007 in spite of their increased exposure to risk through higher leverage. Moreover, the lower the level of the risk-free interest rate, the more risk is under-estimated

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publié en 2014-10
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Xavier Ragot : Dans le cadre des prévisions de l’OFCE pour 2014 et 2015, dans un premier temps sur la zone euro et le reste du monde, nous vous proposons de donner votre appréciation sur le risque de déflation en zone euro, sur comment vous envisagez la situation des États-Unis et du Royaume-Uni et si vous prévoyez la sortie de crise au Japon. Pensez-vous que la Réserve fédérale et la Banque d’Angleterre vont remonter leurs taux ou seulement mettre un terme au quantitative easing ? Combien de temps va durer l’austérité dans les pays industrialisés et y a-t-il un risque pour les pays émergents ? [Premier paragraphe du débat]

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■ Un accroissement de l’investissement public est maintenant proposé par de nombreuses institutions internationales pour accroître l’activité en Europe. L’investissement public adéquat augmente la croissance potentielle à long terme, l’activité à court terme et permet d’atteindre des objectifs de transition énergétique. Du fait de la faiblesse des taux d’intérêt, des projets d’investissements publics peuvent être menés sans fortement peser sur les finances publiques. Malgré ces constats, l’investissement public a reculé en France dans les années récentes de 4,2 % à 3,5 % du PIB. L’accumulation d’actifs nets atteint même un point bas à 0,2 % du PIB en 2015. ■ À long terme, les estimations des effets de l’investissement public varient du simple au double. Ces effets dépendent de manière cruciale de la sélection, de l’évaluation et de la gouvernance des projets d’investissement. Pour éviter les effets d’aubaine ou d’éviction, l’évaluation des projets d’investissement public doit être transparente. ■ Par conséquent, une hausse de l’investissement public doit au préalable identifier les projets à la fois nécessaires et utiles. Les investissements pour la transition écologique, pour une amélioration du système éducatif ou encore les infrastructures de transport dans les villes congestionnées sont des candidats naturels. Ils représentent un effort de 1 ou 2 % du PIB pendant quelques années selon l’ambition affichée. ■ À court terme, une hausse de 1 % du PIB de l’investissement public générerait une hausse du PIB de 1,1 % à trois ans et une réduction de 245 000 chômeurs si elle est financée par de la dette. Elle conduit cependant à une légère réduction de la balance courante et à un accroissement de la dette publique rapportée au PIB de 0,4 %. Une hausse de l'investissement public financée par une réduction des autres dépenses publiques conduit à une hausse du PIB de 0,4 % à trois ans. Par ailleurs, on ne trouve pas d’effet d’éviction de l’investissement public sur l’investissement privé en France sur données agrégées. ■ Un tel accroissement de l’investissement public peut être réalisé dans un cadre européen, par exemple dans le cadre du Plan Juncker, cependant les divergences de situation économique en Europe plaident pour une hausse au niveau national pour les zones géographiques qui en ont besoin. ■ Enfin, pour éviter les aspects récessifs des traités européens, l’on plaide pour l’introduction d’une « règle d’or » qui exclut certains investissements publics, notamment dans le capital humain, des règles de consolidation budgétaire.

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La crise financière de 2007 a ouvert une nouvelle ère de la mondialisation. Que l’on pense à la politique énergétique des États-Unis qui les rapproche très rapidement de l’autonomie énergétique avec une utilisation massive des hydrocarbures non conventionnels, au retranchement de la Russie derrière un rêve de grandeur nationale, ou encore à l’enlisement européen, les économies mondiales se déplacent vers un nouvel équilibre où la concurrence économique domine les relations internationales. C’est à ce nouvel équilibre économique que s’intéresse Jean-Louis Beffa dans son livre Les Clés de la puissance. [Premier paragraphe]

in Annales d'économie et de statistique Publié en 2003
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Cet article présente un mécanisme de croissance fondé su rla seule division du travail, c'est-à-dire sur l'augmentation de la diversité des tâches. La division du travail a lieu à la fois au sein des entreprises et entre celles-ci. Le processus d'augmentation du nombre de tâches est rendue possible par l'augmentation du nombre d'entreprises. L’étude de la division optimale du travail montre que l'équilibre décentralisé n'alloue pas assez de ressources à la coordination du travail.

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Cet article présente une modélisation de la croissance fondée sur le lien entre division du travail et progrès technique. La division du travail donne lieu à des opportunités d’introduction de nouvelles machines qui viennent aider ou remplacer les travailleurs. Des tâches devenues obsolètes disparaissent, et de nouvelles tâches sont créées pour produire les nouvelles machines. Ce modèle permet d’étudier la dynamique conjointe des deux facteurs de production, travail et capital. On montre que la diversité des tâches croît moins vite lorsque le progrès technique s’accélère. On montre, par ailleurs, que cette modélisation de l’innovation produit un modèle de croissance sans effets de taille.

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