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in L'économie européenne 2016 Publié en 2016-02
DELATTE Anne-Laure
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Près de quinze années après l’introduction de la monnaie unique, la zone euro est caractérisée par l’hétérogénéité croissante des situations économiques de ses États membres. Certains pays sont proches du plein emploi et connaissent des excédents de la balance courante très importants, comme l’Allemagne ; d’autres, comme l’Espagne ou l’Italie, connaissent des taux de chômage très élevés et un excédent courant bien plus faible, voire négatif. Ce chapitre vise à caractériser et à expliquer la divergence européenne.

Ce document propose une comparaison des programmes économiques de cinq candidats principaux à l'élection présidentielle de 2017 : François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. L'analyse porte sur quatre thèmes, qui seront les enjeux économiques du prochain quinquennat. Le premier (sans préjuger de l'ordre d'importance) est le rétablissement des comptes publics, qui conditionne le respect des engagements européens, et éventuellement la sortie du cadre actuel. Le deuxième est le pouvoir d'achat des ménages et la réduction des inégalités, ce qui inclut la réduction du chômage. Le troisième porte sur la compétitivité et la capacité exportatrice de la France. Enfin, le dernier thème, loin d'être le moins important, est celui de la transition énergétique et du climat. De cette comparaison, la cohérence de chaque candidat se dessine. François Fillon veut réaliser des transferts vers les entreprises et réduire fortement les déficits publics structurels pour accroître la compétitivité, au risque d'une compression du pouvoir d'achat des ménages les moins aisés et d'un accroissement des inégalités. Jean-Luc Mélenchon parie sur une relance par la demande et l'investissement au risque d'une dérive des finances publiques et d'un creusement marqué du déficit extérieur. Benoît Hamon mise sur la réduction des inégalités et la lutte contre la pauvreté monétaire au risque de sous-estimer le coût de la mise en place de son revenu universel d'existence et d'une dégradation de la compétitivité-prix des entreprises. Emmanuel Macron veut utiliser les gains attendus du retour de la crois-sance pour améliorer la situation des agents au risque de rester dans une phase de croissance modérée. Enfin, la sortie de l'euro proposée par Marine Le Pen est une rupture radicale qui rend la comparaison délicate, mais sera plus importante dans ses effets que les nombreux transferts, coûteux pour les finances publiques, vers les ménages français. Cette comparaison permet aussi de mettre en évidence des contradictions dans les programmes économiques des candidats. Enfin, le flou sur le financement des mesures ne permet pas une évaluation complète des programmes. Les analyses suivantes sont donc des appréciations partielles des effets des programmes des candidats.

Ce document propose une comparaison des programmes économiques de cinq candidats principaux à l'élection présidentielle de 2017 : François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. L'analyse porte sur quatre thèmes, qui seront les enjeux économiques du prochain quinquennat. Le premier (sans préjuger de l'ordre d'importance) est le rétablissement des comptes publics, qui conditionne le respect des engagements européens, et éventuellement la sortie du cadre actuel. Le deuxième est le pouvoir d'achat des ménages et la réduction des inégalités, ce qui inclut la réduction du chômage. Le troisième porte sur la compétitivité et la capacité exportatrice de la France. Enfin, le dernier thème, loin d'être le moins important, est celui de la transition énergétique et du climat. De cette comparaison, la cohérence de chaque candidat se dessine. François Fillon veut réaliser des transferts vers les entreprises et réduire fortement les déficits publics structurels pour accroître la compétitivité, au risque d'une compression du pouvoir d'achat des ménages les moins aisés et d'un accroissement des inégalités. Jean-Luc Mélenchon parie sur une relance par la demande et l'investissement au risque d'une dérive des finances publiques et d'un creusement marqué du déficit extérieur Benoît Hamon mise sur la réduction des inégalités et la lutte contre la pauvreté monétaire au risque de sous-estimer le coût de la mise en place de son revenu universel d'existence et d'une dégradation de la compétitivité-prix des entreprises. Emmanuel Macron veut utiliser les gains attendus du retour de la croissance pour améliorer la situation des agents au risque de rester dans une phase de croissance modérée. Enfin, la sortie de l'euro proposée par Marine Le Pen est une rupture radicale qui rend la comparaison délicate, mais sera plus importante dans ses effets que les nombreux transferts, coûteux pour les finances publiques, vers les ménages français. Cette comparaison permet aussi de mettre en évidence des contradictions dans les programmes économiques des candidats. Enfin, le flou sur le financement des mesures ne permet pas une évaluation complète des programmes. Les analyses suivantes sont donc des appréciations partielles des effets des programmes des candidats.

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We analyse the effects of fiscal expansions when public debt is used as liquidity by the private sector.Aggregate shocks are introduced into an incomplete-market economy where heterogenous agentsface occasionally binding borrowing constraints and store wealth to smooth out idiosyncratic incomefluctuations. Debt-financed increases in spending facilitate self-insurance by bond holders and maycrowd in private consumption. They also loosen the borrowing constraints faced by firms, therebyraising labour demand and possibly the real wage. Whether private consumption and wages rise orfall ultimately depends on the relative strengths of the liquidity and wealth effects that arise followingthe shock

This paper analyses the effects of money shocks on macroeconomic aggregates in a tractable flexible-price, incomplete-markets environment that generates persistent wealth inequalities amongst agents. In this framework, current inflation redistribute wealth from the cash-rich employed to the cash-poor unemployed and induce the former to increase their labour supply in order to maintain their desired levels of consumption and precautionary savings. If the shocks are persistent, however, they also raise inflation expectations and thus deter the employed from saving and supplying labour. We relate the strength of these two inflation taxes to the underlying parameters of the model and study how they compete in determining the overall sign and slope of the implied ‘output–inflation tradeoff’ relation.

in B.E Journal of Macroeconomics Publié en 2011-05
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Financial crises are often associated with an endogenous credit reversal followed by a fall in asset prices and serious disruptions in the financial sector. To account for this sequence of events, this paper constructs a model where excessive risk-taking by investors leads to a bubble in asset prices, and where the supply of credit to these investors is endogenous. We show that the interplay between excessive risk-taking and the endogeneity of credit may give rise to multiple equilibria associated with different levels of lending, asset prices, and output. Stochastic equilibria lead, with positive probability, to an inefficient liquidity dry-up, a market crash, and widespread failures by borrowers. The possibility of multiple equilibria and self-fulfilling crises is shown to be related to the severity of the risk-shifting problem in the economy.

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This paper analyses the e§ects of transitory increases in government spending when public debt is used as liquidity by the private sector. Aggregate shocks are introduced into a áexible-price, incomplete-market economy where heterogenous, inÖnitely-lived households face occasionally binding borrowing constraints and store wealth to smooth out idiosyncratic income áuctuations. Debt-Önanced increases in public spending facilitate self-insurance by bond holders and may crowd in private consumption. The implied higher stock of liquidity also loosens the borrowing constraints faced by Örms, thereby raising labour demand and possibly the real wage. Whether private consumption and wages actually rise or fall ultimately depends on the relative strengths of the liquidity and wealth e§ects that arise following the shock.

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This paper analyses the effects of money shocks on macroeconomic aggregates in a flexible-price, incomplete-markets environment that generates persistent wealth inequalities amongst agents. In this framework, unexpected money shocks redistribute wealth from the cash-rich employed to the cash-poor unemployed, and induce the former to increase their labour supply in order to maintain their desired levels of consumption and precautionary savings. The reduced-form dynamics of the model is a textbook "output-inflation tradeoff" equation whereby inflation shocks raise current output. The attenuating role of mean inflation and money growth persistence on this non-neutrality tradeoff, as well as some of the welfare implications of wealth redistribution, are also examined.

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La réforme de la zone euro est à nouveau à l’ordre du jour. Parmi les pistes envisagées, l’évolution des règles budgétaires devrait figurer en tête de liste. Celles-ci ont en effet engendré une austérité budgétaire excessive pendant la crise, aggravant et prolongeant ses conséquences économiques, sociales et politiques. Inversement, la réduction de la dette a été insuffisante dans de nombreux pays en période de conjoncture favorable dans les années 2000, les règles n’étant pas respectées ou insuffisamment rigoureuses. Ces règles souffrent en outre de graves problèmes de mesure : elles sont basées sur un concept légitime, le solde public structurel, mais celui-ci n’est pas observable et fait l’objet d’importantes erreurs d’estimation. Les erreurs de politique économique générées par les règles budgétaires ont conduit à reporter sur la Banque centrale européenne l’essentiel du rôle de stabilisation de l’activité. L’application du cadre budgétaire européen extrêmement complexe, peu transparent et sujet à erreurs a, par ailleurs, exposé la Commission européenne à des critiques des États membres, que la situation de leurs finances publiques soit solide ou dégradée. Les règles européennes, perçues comme du micro-management bruxellois portant atteinte à la souveraineté nationale, servent ainsi de bouc émissaire aux populistes antieuropéens. Les règles budgétaires sont cependant indispensables dans une union monétaire, afin d’assurer la soutenabilité de la dette publique et parce que la clause de nonrenflouement en cas de crise n’est pas crédible. Elles ne sont pas une solution miracle et ne peuvent se substituer au débat démocratique national sur les choix budgétaires et la soutenabilité de la dette, mais elles devraient aider à encadrer ce débat. Elles devraient être aussi transparentes et simples que possible en fixant des objectifs directement pilotables par le gouvernement (simplification), permettre de conduire une politique budgétaire contracyclique (stabilisation) et inciter à réduire la dette publique excessive (soutenabilité). L’objectif de cette Note est d’évaluer le cadre actuel et de proposer une profonde simplification. Nous recommandons de substituer aux nombreuses règles actuelles une règle simple : les dépenses nominales ne devraient pas croître plus rapidement que le PIB potentiel à long terme et plus lentement dans les pays où la dette est excessive. Les simulations effectuées pour cette Note suggèrent qu’une telle règle permettrait de concilier prudence budgétaire et stabilisation macroéconomique de l’économie. Dans un cadre institutionnel national et européen renforcé, nous recommandons d’élargir le mandat du Haut Conseil des finances publiques et de mieux l’intégrer dans le processus budgétaire national en lui confiant l’analyse des prévisions budgétaires et de la soutenabilité de la dette et en renforçant sa capacité à produire des prévisions macroéconomiques. Enfin, pour une application crédible et non bureaucratique des règles budgétaires, nous préconisons la combinaison de plusieurs instruments : surveillance, incitations positives, discipline de marché et responsabilisation politique.

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