Type
Communication non publiée
Titre
Le codage et le langage : Le temps de travail des chômeurs au péril des instruments de placement
Nom de la conférence
Séminaire Quantitatif Réflexif
Date(s) de la conférence
2018-03-23 / 2018-03-23
Lieu de la conférence
Ecole Normale Supérieure de Cachan, FRANCE
Mots clés
Placement, Appariement, Chômage, Emploi, Marché de l'emploi
Résumé
FR
La mise en relation sur le marché de l'emploi repose sur le codage d'offres et de demandes avec des critères communs qui assurent leur commensurabilité. En France et en Allemagne, des opérateurs publics de placement sont en charge de cette activité. En leur sein, des informaticiens conçoivent des « investissements de forme » pour rendre comparables des objets, et rendre mesurable leur proximité. Ils élaborent donc une représentation du marché qui est à la fois descriptive et prescriptive, puisqu’ils déterminent les « prises » dont disposent les acteurs pour s’y repérer : niveau de salaire, profession, temps d’emploi, contrat de travail… Si le codage des chômeurs et des offres n'a rien de nouveau, remontant aux années 1920, le rapprochement manuel à l'aide de feuillets ronéotypés ou rédigés a fait place à des logiciels d'intermédiation. Le placement est devenu un appariement : c’est-à-dire que des progiciels organisent la confrontation entre l’offre et la demande afin de réaliser des paires, dans des arènes d'échanges, via la mesure de la proximité respective des préférences. Ce faisant, ils exercent un rôle de régulateur du marché de l’emploi, et distribuent inégalement les formes d’emploi en circulation. Les institutions d’intermédiation ne sont pas juste des réceptacles passifs des offres d’emploi, mais co-construisent aussi les marchés du travail. La comparaison France-Allemagne permet de mettre en évidence deux modes de régulations par l’appariement : (1) via le répertoire de catégories de codage, et (2) via le répertoire des modalités permettant de les exprimer.

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT