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As a consequence of Russian and Soviet domination in Central Asia, local Islam has been considerably isolated from the rest of the Muslim world. However, the end of the Soviet Union in 1991 opened the door for the reestablishment of new relations between Central Asian Muslims and their brethren in other countries such as Turkey, Iran and the Arab peninsula. Most of these new foreign Islamic influences have been the subject of a good deal of scholarly analysis. However, the influence of one region has been insufficiently analysed, despite its importance and the deep historical relations between the two regions: the contribution of South Asia, or the Indian subcontinent, to the Islamic revival in Central Asia. The Indian subcontinent’s share in the re-Islamisation of Central Asia is essentially the work of the Jamaat al Tabligh, the most transnational Islamic movement in the world. Very active in Kyrgyzstan, where it benefits from the tacit support of the local authorities, it is nevertheless completely banned in Uzbekistan, while it has been episodically tolerated in Tajikistan and Kazakhstan. Thanks to its particular method of proselytism the movement has been very successful in a very short period of time. Its activism in Central Asia, India and Pakistan will reinforce cooperation between these two regions despite the general suspicion among Central Asian elites and leaders towards any kind of influence coming from the south.

La fin de l’URSS en 1991 a permis l’émergence de nouvelles républiques en Asie centrale. Proches de la Turquie culturellement et religieusement, ces nouveaux États ont été mis par Ankara au centre d’une ambitieuse politique de rapprochement de façon à constituer pour la Turquie une sphère d’influence fondée sur la turcophonie. Paradoxalement, pour un pays souvent érigé en modèle de laïcité pour le monde musulman, c’est la coopération islamique qui a été la plus performante dans cette politique turque. En effet, une convergence naturelle entre la politique de l’État turc, via son organisme officiel, la Diyanet, et les initiatives prises par nombre d’organismes privés, dont la nébuleuse de Fethullah Gülen, a permis à la Turquie de compter parmi les pays qui ont le plus influencé le nouvel islam d’Asie centrale. Difficile à mesure avec exactitude, cette influence est toutefois visible, ne serait-ce que par le nombre de nouvelles élites islamiques centrasiatiques formées en Turquie ou sur place grâce à des programmes turcs.

Despite his incontestable authoritarianism, the Turkish prime minister remains the most legitimate leader in the region and a key player for U.S. policy in the Middle East.

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Recep Tayyip Erdogan accuse Fethullah Gülen, son ancien allié devenu opposant farouche, d’être derrière le coup d’État manqué qui a secoué la Turquie dans la nuit du 15 au 16 juillet dernier. Une opération de purge à grande échelle vise désormais toutes les institutions (écoles, universités, syndicats, établissements de santé…) soupçonnées d’avoir quelque lien que ce soit avec le prédicateur exilé aux États-Unis, dont la capacité d’influence et d’action apparaît pourtant limitée. Et si on assistait à un « contre-putsch » présidentiel ?

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Contre toute attente, l’AKP a obtenu la majorité absolue aux élections législatives anticipées, faisant un retour spectaculaire après les résultats mitigés du 7 juin dernier qui avaient sanctionné la dérive autoritaire de Recep Tayyip Erdogan et vu l’essor du HDP kurde. Erdogan en profitera-t-il pour instaurer le régime présidentiel fort qu’il appelle de ses vœux ?

in The Carnegie Endowment for International Peace Publié en 2016-06-21
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Four eminent Turkish experts from journalism, academia, and the think tank world give their views on whether a change in Turkey’s Syria policy is likely and what it might look like.

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Le nouveau millénaire a vu l’accession au pouvoir de partis se réclamant de l’islam politique, que ce soit en Turquie ou dans le monde arabe. Les deux exemples les plus aboutis sont celui du Parti de la justice et du développement (AKP) et d’Ennahda en Tunisie. Une comparaison des deux expériences est éclairante.

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L’assassinat à Istanbul du journaliste saoudien Jamal Khashoggi révèle la forte tension entre la Turquie et l’Arabie saoudite. Ce sont deux conceptions de l’islam sunnite qui s’affrontent. C’est aussi une question de leadership sur le monde musulman. Ce n’est pas sans lien avec la question iranienne, ni avec la position des États-Unis qui hébergent le prédicateur Fethullah Gülen, ennemi numéro un du président turc.

Les temps de paix et d’harmonie sont bien rares entre hommes et sociétés, entre religions et cultures, entre ordre spirituel et ordre politique. La relation conflictuelle et ambiguë entre religion et politique semble inhérente entre autres à l’islam tant elle est ancrée dans son histoire depuis les origines, depuis la disparition de Mahomet, considéré comme le Prophète de l’islam et celui par qui la Révélation a été faite. Nombreux ont été ceux qui, parmi les successeurs du prophète et les califes, sont morts assassinés. Tous les empires musulmans qui se sont succédé dans l’histoire – omeyyades, abbasides, fatimides, safawides, timourides, moghols etc. – ont connu une cohabitation difficile voire sanglante entre le temporel et le spirituel. Dans l’empire ottoman, le dernier des grands empires musulmans, le pouvoir politique a toujours réussi à subjuguer la religion, tout en l’instrumentalisant pour lui conférer un rôle central. Cette suprématie de l’État sur le religieux a, par la suite et dans une certaine mesure, facilité la tâche à Mustafa Kemal Atatürk quand, dès la fondation de la république, ce dernier a imposé le système laïque. Il ne s’agissait cependant pas d’une laïcité entendue comme séparation des pouvoirs et neutralité de l’État ; l’islam, religion officielle était organisée (et le reste) dans le cadre d’un ministère du Culte, et le culte est administré par des fonctionnaires. Cette conception autoritaire de l’État et la mise sous tutelle de la religion ont donné lieu à des dérives d’autant qu’elles impliquaient que l’État définît et cantonnât le religieux...

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President Aliyev won reelection with more than 85 percent of the polls, while the opposition candidate, Jamil Hansali, supported by an unprecedented unified opposition front, got only 5 percent in these elections which parodied democracy and pluralism...

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