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Twenty years ago, Michel Callon edited The Laws of the Markets, a groundbreaking volume that substantially redefined economic sociology by resetting the relationship between sociology and economics (Callon 1998). Many articles in economic sociology at that time started (and still do today) with sharp criticism of neoclassical economics. The latter was censured for being overly simplistic and complex, overly reductionist and irrelevant. [First lines]

Pendant le long après-guerre, les crises n’étaient qu’un phénomène conjoncturel et une exception par rapport au régime normal de croissance et de progrès social. De nombreux concepts fondamentaux des sciences sociales – la démocratie telle que nous la comprenons habituellement, avec ses marchés encastrés, ses électorats éclairés, ses élites politiques bienveillantes et ses alliances progressistes qui permettent de résoudre des problèmes – semblent inadaptés pour comprendre les bouleversements sociaux actuels. Dans le sillage de la crise financière de 2008, l’on constate l’effondrement des alliances majoritaires, le retour du populisme à grande échelle, tant dans le monde occidental qu’au niveau mondial, et l’irruption de protestations sociales chaotiques et parfois violentes. Les forces qui constituaient l’ossature d’un capitalisme articulé à l’État providence semblent obsolètes face aux élites financières et politiques qui, paradoxalement, sont à la fois déconnectées du cadre national mais aussi parfois directement liées aux mouvements nationalistes et populistes. Des politiques exploitant le ressentiment, d’autres fondées sur les identités locales, et de nouvelles politiques de classe interagissent sous des formes que nous ne comprenons pas encore. Ainsi, que le néolibéralisme engendre aujourd’hui l’autoritarisme n’est pas le moindre des paradoxes. En même temps, ces processus ne sont pas tous nouveaux et doivent être replacés dans le contexte des clivages socio-économiques et culturels produits par l’avènement du néolibéralisme dans les années 1970. Ce volume réunit des positions défendues par des universitaires spécialisés en histoire économique, en sociologie économique et en économie politique, sous la forme de brèves notes de réflexion préparées pour la Conférence du cinquième anniversaire du MaxPo, les 12 et 13 janvier 2018, à Paris.

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À l’automne 2012, au pied des plus grandes places financières de la planète, le mouvement social #OCCUPY a dénoncé avec le slogan « We are the 99%! » conjointement le poids excessif de la finance et l’enrichissement des plus riches. Parfois les mouvements sociaux se trompent de diagnostics. Parfois ils ont raison. Qu’en est-il ? Financiarisation et montée des inégalités sont-elles liées et, si oui, dans quel sens ?

in La Vie des Idées Publié en 2017-02
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L’ouvrage Le négationnisme économique. Et comment s’en débarrasser de Pierre Cahuc et André Zylberberg a suscité un vif débat dans la presse et dans le monde académique. Son objectif est de débusquer les insuffisances, les méconnaissances, les erreurs et les dénis des chercheurs et des acteurs publics qui critiquent la science économique, et plus particulièrement de ceux qui critiquent son courant dominant, l’économie dite mainstream. Sont plus particulièrement visés les économistes critiques, en particulier les « économistes hétérodoxes » ou « atterrés », mais aussi des figures intellectuelles issues d’autres disciplines scientifiques (Pierre Bourdieu, Michel Onfray, Dominique Méda, Axel Kahn), des PDG (Jean-Louis Beffa, Louis Gallois), des hommes politiques (Michel Rocard, Daniel CohnBendit, Barbara Romagnan) ou des journaux (Alternatives économiques). [Premier paragraphe]

in La Vie des idées.fr Publié en 2018-03
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Luc Boltanski et Arnaud Esquerre invitent à repenser les mécanismes sociaux de production de la valeur et soulignent l'importance du fait de constituer des collections dans la dynamique des inégalités qui caractérise nos sociétés. En s’interrogeant sur les formes et enjeux de la marchandisation et de la formation des prix dans nos sociétés, ils montrent que l'insertion dans une collection enrichit un bien.

in Dictionnaire des inégalités et de la justice sociale Publié en 2018-10
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Nous étudions l’impact de la financiarisation sur la montée des inégalités au sein de dix-huit pays de l’OCDE de 1970 à 2011 et nous mesurons les rôles respectifs de diverses formes de financiarisation : la croissance du secteur financier, la croissance de l’un de ses sous-composants, les marchés financiers, la financiarisation des entreprises non financières et celle des ménages. Nous testons ces impacts grâce à des modèles de régression de panel à effets fixes sur données agrégées au niveau national. Nous utilisons comme variables dépendantes l’indice de Gini de la base SWIID, les mesures d’inégalité interdéciles de l’OCDE et les parts des revenus touchées par les fractions les mieux rémunérées grâce à la World Top Income Database. Nous montrons d’abord que la part du secteur de la finance dans le PIB est un moteur important de l’inégalité dans le monde, qui explique de 20 % à 40 % de son accroissement entre 1980 et 2007. Lorsque nous décomposons cet effet du secteur financier, nous constatons que cette évolution est principalement tirée par l’augmentation du volume des transactions boursières et par le montant des actions détenues à l’actif du bilan des banques. Au contraire, la financiarisation des entreprises non financières et celle des ménages ne jouent pas un rôle important. Sur la base de ce test d’inégalité, nous interprétons donc la financiarisation comme étant essentiellement un phénomène de marchéisation, défini comme la croissance de l’activité sociale consacrée au commerce des titres sur les marchés financiers.

in L’Année sociologique Publié en 2013
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L’article complète les travaux sur la financiarisation des économies contemporaines à partir de données portant non pas sur les comptes des entreprises, mais sur la composition de leur personnel. Il retient pour cela plusieurs indicateurs susceptibles de signer la puissance directe et indirecte de la finance contemporaine : l’importance et la concentration relative au sein des fractions les mieux payées des salariés travaillant dans le secteur de la finance, au sein des holdings des entreprises non financières, dans le secteur du conseil aux entreprises ou comme cadres financiers des entreprises non-financières. La concentration des salariés de la finance au sein des salariés les mieux payés semble être le phénomène le plus marquant du processus de financiarisation. L’article examine ensuite les conséquences de la financiarisation sur les inégalités socio-spatiales. À l’accroissement des inégalités, phénomène déjà connu et mis en évidence dans nos précédents travaux, s’ajoute un phénomène de fractionnement du territoire entre la « ville globale » (le grand Paris et en particulier son quartier d’affaires de La Défense) qui possède un centre financier international et les autres parties du territoire. Ainsi, le processus de ségrégation spatiale devient massif dès lors qu’on monte assez haut dans la distribution des salaires et qu’on prend en compte le lieu de travail. Quoique de moindre ampleur, la concentration des salariés riches, produite par la financiarisation, participe à la ghettoïsation résidentielle des salariés les plus fortunés.

in Economic Sociology (European Electronic Newsletter) Publié en 2013
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The article offers the author's insights on their study on financial industry mobility. The author describes a case-study which involved an equity derivatives trading-room head and his staff who were given bonuses of 10 and 7 million euros, respectively. He raises the concern on whether the immobile attempt to prevent the mobile in their activities to stop exploitation. Results show that people who are open to moving main assets or teams submit to retainment devices more than other employees.

L’article de Chemin et Wasmer (2009) tente d’établir l’inefficacité de la politique de réduction du temps de travail dite des « 35 heures » en matière d’emploi en exploitant une expérience naturelle : l’Alsace-Moselle a subi une réduction du temps de travail de moindre ampleur que le reste de la métropole car elle a pu intégrer dans son calcul deux jours fériés additionnels qui existaient pour des raisons historiques. L’article de 2009 propose pour cela de montrer d’une part que les salariés de ces trois départements ont connu une réduction de la semaine de travail significativement moindre que ceux du reste de la France et d’autre part que cette différence n’a pas été accompagnée par plus de chômage ou moins de créations d’emploi. Lors d’une réplication de cet article, nous avons découvert une erreur de code informatique dans la définition des entreprises de plus de vingt salariés qui fausse sensiblement les résultats. Sa correction ainsi qu’une meilleure prise en compte du caractère frontalier de la région concernée infirment les hypothèses de l’article. La réduction du temps de travail, telle qu’elle est mesurée par l’enquête Emploi, a été aussi importante en Alsace-Moselle que dans le reste de la France. Ainsi, notre propre travail jette des doutes sur la validité de cette expérience naturelle pour évaluer les effets de la réduction du temps de travail sur l’emploi.

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