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  • LAZARUS Jeanne (1)
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  • Partie ou chapitre de livre (2)
in Critique internationale Publié en 2017-01
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Cet article propose un éclairage nouveau sur le fonctionnement de la confédération patronale européenne, l’Union des industries de la communauté européenne (UNICE), devenue Business-Europe en 2007. Si le constat de l’hétérogénéité des intérêts qui y sont représentés n’est plus à faire, reste à comprendre l’évolution des acteurs perçus comme légitimes pour la mettre en action. Alors que les représentants des organisations nationales membres ont longtemps occupé une place centrale, ils sont progressivement contestés par l’affirmation des salariés « européens » de la confédération. À partir d’archives et d’entretiens, ce texte décrit la production de différentes formes de légitimités à dire l’européen ainsi que l’évolution de leurs modalités de coexistence. La fabrique composite de cette légitimité à mettre en action l’UNICE éclaire à la fois la diversité des conceptions dont fait l’objet un euro-groupe et la pluralité des ressources mobilisées par les acteurs pour y exister.

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Ce texte part d’un constat empirique : le CNPF est la dernière confédération patronale nationale au sein de la CEE à avoir ouvert un bureau de représentation à Bruxelles. Cela confirme-t-il un retard français sur les sujets européens ou une certaine indifférence des dirigeants patronaux ? À partir d’archives et d’entretiens, ce chapitre retrace l’histoire de ce bureau de représentation depuis sa fondation en 1973. Il démontre deux choses. D’une part, il invite à dissocier l’existence d’un bureau de représentation d’une activité à Bruxelles. Avant le bureau, les représentants français étaient déjà très investis à Bruxelles, de même que le bureau a parfois davantage eu un usage national (liaison avec les fédérations membres du CNPF) qu’européen. D’autre part, le passage à Bruxelles n’est en rien un processus linéaire uniquement dicté par la nécessité d’être près des institutions européennes comme l’indiquent les différents échecs et les nombreuses redéfinitions du rôle du bureau du CNPF.

in Annuaire français des relations internationales Publié en 2014-06
MORIVAL Yohann
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Alors que la prise en charge des questions européennes par les groupes d’intérêt économiques est souvent présentée comme automatique, cet article analyse les dynamiques de structuration d’une catégorie « Europe » au sein du Conseil national du patronat français (CNPF). Loin d’être consensuelle, la prise en charge des premiers projets d’intégration européenne au sein du CNPF est l’objet de tensions entre plusieurs dirigeants. L’émergence d’organisations patronales européennes, et notamment de l’UNICE, fournit un ensemble de ressources et de contraintes ensuite mobilisées au sein du CNPF. Saisir la structuration de l’intérêt européen implique alors d’articuler le fonctionnement de la confédération patronale française aux différents espaces où se construit l’objet européen.

in Les organisations patronales et la sphère publique. Europe XIXe et XXe siècles Publié en 2013-06
MORIVAL Yohann
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Ce chapitre s’intéresse à la définition d’une prise de position au sein de l’État français sur la réalisation d’un accord commercial entre la CEE et les pays dits neutres. Cette séquence décisionnelle située entre décembre 1969 et janvier 1972 est analysée à partir du prisme du CNPF. Une attention particulière est portée aux modalités de définition et de redéfinition de la position patronale en lien avec les échanges menés à la fois avec des fonctionnaires des ministères et avec des membres du gouvernement. Plusieurs constats sont permis par cette analyse croisée des archives du CNPF et de différents ministères. Tout d’abord, plusieurs hauts fonctionnaires sont consultés et mobilisés par différents représentants patronaux au moment même de la définition de la prise de position patronale. Il n’y a donc pas un temps où la décision est construite dans l’organisation et un temps où elle est portée vers les institutions. Ensuite, et malgré ces liens réguliers, les dirigeants du CNPF échouent à diffuser leur préoccupation et leur point de vue.

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Les évolutions des politiques de lutte contre le surendettement constituent un poste d’observation privilégié de la lutte contre la pauvreté : la figure du surendetté se transforme parallèlement aux mutations des malheurs socioéconomiques perçus comme légitimes. L’entrée par les Points conseil budget (PCB), un dispositif d’action publique actuellement en expérimentation, signale une innovation notable : l’inclusion des questions bancaires dans la lutte contre le surendettement. L’approche préventive promue par les PCB s’accompagne d’une redéfinition des publics visés par la lutte contre le surendettement. En insistant sur les frontières fluctuantes de la figure du surendetté et sur ses conséquences, nous décrivons la difficulté à penser un dispositif d’action publique sans public clairement identifié.