Co-auteur
  • EPSTEIN Renaud (2)
  • AUST Jérôme (2)
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  • Article (1)
  • Numéro de périodique (1)
in Sciences de la société Sous la direction de AUST Jérôme, CRESPY Cécile, EPSTEIN Renaud, REIGNER Hélène Publié en 2013
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Comment s’organisent les relations entre pouvoir central et pouvoirs locaux ? Cette question classique des sciences sociales, qui a longtemps été centrale dans la sociologie politique de l’action publique française, a été progressivement délaissée par les chercheurs. Elle connaît un regain d’actualité, dans un contexte d’approfondissement de la décentralisation et d’accumulation des réformes de l’État d’inspiration néo-managériales. Ce numéro de Sciences de la Société cherche à comprendre les conséquences territoriales des réformes de l’État de ces dernières années, qui ont profondément recomposé son organisation et ses modalités d’intervention locale. Sans renouer avec une perspective stato-centrée qui était celle qui prévalait dans les années 1970, il s’agit ici de réintroduire l’État dans l’analyse des politiques locales et, réciproquement, de saisir par l’action publique locale les transformations de l’État. Afin de mettre à l’épreuve l’hypothèse d’une réaffirmation de l’État dans la gestion publique des territoires, trois options sont privilégiées : d’importantes analyses empiriques, une variété de secteurs et un intérêt pour les réformes qui travaillent l’institution bureaucratique elle-même. Ce faisant, les articles réunis dans cette livraison apportent des éclairages contrastés sur le sens des restructurations en cours.

in Sciences de la société Publié en 2013
CRESPY Cécile
EPSTEIN Renaud
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La question des relations entre l’État et les territoires a, depuis longtemps, suscité l’intérêt de nombreuses disciplines : de l’économie à la géographie, en passant par la sociologie, la science politique ou l’histoire, elle fait partie des prismes classiques utilisés par les chercheurs en sciences sociales pour analyser l’institution étatique. Question classique, elle fait cependant l’objet aujourd’hui d’un regain d’intérêt. Les réformes de l’État (Goldsmith, Page, 2010 ; Eymeri-Douzans, Bouckaert, 2013), engagées un peu partout en Europe, ne sont pas sans conséquence sur l’inscription territoriale des administrations étatiques et les liens qu’elles entretiennent avec les espaces locaux (Taulelle, 2012) ; elle invite à repenser les régimes de relations, propres à chaque État, qui s’étaient stabilisés pendant les Trente Glorieuses. Mais ce regain d’intérêt est aussi soutenu par des dynamiques internes au champ académique : l’apparition de nouvelles grilles analytiques se posant parfois en rupture des précédentes a contribué à faire de ce domaine d’analyse un espace de controverses. Souvent présentée comme une réponse aux transformations de l’action publique, l’émergence de ces « nouvelles » grilles et approches est aussi produite par des processus qui n’ont que peu à voir avec les recompositions de l’action publique : le renouvellement générationnel des chercheurs travaillant sur ces questions, l’internationalisation progressive du champ académique et la redécouverte de travaux oubliés participent aussi de l’évolution des questionnements. Ce numéro thématique de Sciences de la société, issu de l’organisation de deux sessions thématiques du 11e Congrès de l’Association française de science politique, invite à (re)travailler la question des relations État/territoires en caractérisant les conséquences territoriales de l’actuel redéploiement étatique. [premier paragraphe]