Texte intégral
  • Oui (1833)
  • Non (1097)
Type de Document
  • Article (1366)
  • Working paper (372)
  • Article de presse ou magazine (362)
  • Partie ou chapitre de livre (307)
  • Voir plus
Centre de Recherche
  • Observatoire français des conjonctures économiques (2930)
  • Département d'économie (27)
  • Sciences Po (12)
  • Centre Etudes & Prospective (Groupe Alpha) (11)
  • Voir plus
Discipline
  • Economie et finances (2875)
  • Sociologie (49)
  • Etudes sur le genre (25)
  • Environnement et Société (24)
  • Voir plus
Langue
  • Français (2047)
  • Anglais (823)
  • Italien (58)
  • Espagnol (17)
  • Voir plus
Projet
  • INNOPATHS (1)
A ce jour, la mise en place du troisième pilier de l'Union bancaire, à savoir la création d'une assurance européenne des dépôts, est bloquée. Certains pays – à l'instar de l'Allemagne ou des Pays-Bas – arguent en effet que le risque de défaut bancaire est encore trop hétérogène en zone euro pour permettre une mutualisation des garanties de dépôts. Notre article s'intéresse à la façon de résoudre le « problème » des prêts non performants (PNP) afin de sortir de cette impasse et d'achever enfin l'Union bancaire. L'achèvement de celle-ci est crucial pour restaurer la confiance et permettre l'émergence d'un marché bancaire intégré. Notre état des lieux montre que : 1) Les PNP atteignent encore des niveaux inquiétants dans certains pays. La situation est alarmante pour Chypre et la Grèce où les PNP nets des provisions représentent plus de 20 % du PIB tandis que la situation est « seulement » préoccupante pour la Slovénie, l'Irlande, l'Italie et le Portugal où les PNP nets des provisions sont compris entre 5 et 8 % du PIB ; 2) Au total, fin 2017, le montant de PNP non provisionné pour la zone euro s'établissait à 395 milliards d'euros, soit l'équivalent de 3,5 % du PIB de la zone euro. Considéré à cette dernière échelle, le « problème » des PNP non provisionnés apparaît donc plus modeste. Au-delà des solutions privées consistant en abandon de créances, provisionnement, titrisation et création de bad banks, nous concluons que ce sont les autorités publiques au niveau européen qui disposent in fine des moyens d'action les plus importants. Leurs leviers sont multiples : ils incluent la définition du cadre réglementaire et institutionnel, la supervision par la BCE qui pourrait être étendue à davantage de banques, sans oublier les politiques monétaire et budgétaire au niveau de la zone euro qui pourraient être mobilisées pour acheter des créances douteuses ou entrer au capital de banques en situation de détresse financière.

En raison de la concurrence fiscale, aiguisée par la liberté de circulation des marchandises et des capitaux, les taux de l'impôt sur les sociétés (IS) tendent à diminuer dans les pays développés. Les firmes multinationales pratiquent l'optimisation fiscale en jouant des incohérences entre législations et en localisant leurs profits dans des paradis fiscaux par les prix de transferts et les redevances, ce qui leur donne un avantage concurrentiel par rapport aux entreprises nationales. L'IS a deux justifications : imposer les actionnaires et taxer les sociétés en tant que telles. Cet impôt reste indispensable pour assurer la cohérence du système fiscal, pour taxer les profits non distribués et les actionnaires étrangers, pour permettre à l'État d'orienter la production, pour taxer les grandes entreprises comme agents autonomes. Au niveau international, le principe de la taxation à la source (chaque pays taxe les profits réalisés sur son territoire) doit l'emporter sur celui de la taxation à la résidence, facilement manipulable. Cependant, la mondialisation rend difficile de localiser où le profit est créé (au lieu de production, de commercialisation, de détention des brevets, de résidence des actionnaires ?), et donc où il devrait être imposé. L'harmonisation fiscale suppose un accord entre les pays, difficile à atteindre car les plus petits bénéficient des transferts de profits. Il faut choisir entre l'uniformisation des taux (pour assurer la neutralité fiscale, pour éviter le transfert des profits) et la différenciation pour permettre aux pays désavantagés d'attirer les entreprises. L'article présente le projet BEPS de l'OCDE pour lutter contre l'optimisation fiscale et les projets ambitieux de la Commission européenne d'assiette commune de l'IS (ACIS) et de répartition du profit des entreprises multinationales entre les pays selon une clé non manipulable (ACCIS). Une harmonisation progressive semble plus réaliste. Elle devrait supprimer les possibilités de nonimposition, affirmer le principe de taxation à la source (en imposant la création d'établissement stable, en particulier pour les entreprises numériques), interdire la localisation des profits dans les paradis fiscaux et fixer des taux plancher d'imposition

2
vues

0
téléchargements
Conséquence de la récession, la crise des dettes souveraines est commune à l'ensemble des pays développés. Son ampleur varie toutefois d'un pays à l'autre, selon la situation budgétaire antérieure. Surtout, les marges de manoeuvre diffèrent en fonction des contextes nationaux : ainsi, le Japon et les Etats-Unis sont moins touchés par la crise que les pays de la zone euro, malgré des finances publiques encore plus dégradées. Cela s'explique, selon Céline Antonin, par le fait qu'ils disposent d'instruments plus efficaces pour redresser la situation : ils peuvent s'appuyer sur des politiques budgétaires et monétaires expansionnistes et coordonnées, alors que les institutions de l'Union économique et monétaire condamnent la zone euro à l'austérité.

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publié en 2014-04
2
vues

0
téléchargements
Après neuf trimestres consécutifs de baisse du PIB, le dernier trimestre de 2013 apporte une lueur d’espoir à l’Italie. Le pays, qui a réussi à ramener son déficit budgétaire à 3 % du PIB en 2012, s’était en effet astreint à une purge budgétaire au prix d’une forte récession. La crise et l’austérité ont laissé des stigmates préoccupantes, parmi lesquelles la destruction de capacités de production, la montée de l’endettement public et privé, et la fragilisation des banques avec la montée des créances douteuses. À cela s’ajoute l’instabilité politique qui s’est intensifiée, et qui a conduit au départ précipité d’Enrico Letta et à l’investiture de Matteo Renzi (du Parti démocrate) le 24 février 2014.

7
vues

7
téléchargements
Alors que les Caisses d’épargne célèbrent en 2018 le bicentenaire de leur création, le gouvernement a décidé de modifier la méthode de calcul du taux de rémunération du livret A. Cette mesure concerne un grand nombre d’épargnants : en effet, malgré un taux de détention en baisse[1] en 2016, essentiellement lié à l’application de la loi Eckert[2], le livret A reste populaire et son encours atteint le record historique de 249 milliards d’euros en février 2018. Ce n’est certes pas la première modification de cet ordre : ne serait-ce qu’au début des années 2000, le mode de calcul du taux de rémunération a été modifié à trois reprises[3]. Le projet de réforme présenté le 19 avril 2018 est clairement défavorable aux détenteurs du livret A. Il traduit notamment la volonté de détourner les ménages de l’épargne défiscalisée et de les inciter à investir dans des placements de long-terme dédiés à l’investissement productif ; en cela, il est cohérent avec la réforme de la fiscalité du capital et l’instauration d’une flat tax à 30 %. [Premier paragraphe]

La compréhension des liens entre taux d’épargne et revenu des ménages est cruciale dans de nombreux débats de finances publiques (arbitrage entre taxation du travail ou de la consommation, progressivité de l’impôt sur le revenu, baisse de la taxation du capital,...). L’objectif de cet article est d’étudier, à partir des données de l’enquête Budget de famille 2010-2011 de l’INSEE, les liens entre le taux d’épargne des ménages français et leur revenu. Il s’agit d’abord de tester l’homogénéité des comportements en étudiant les liens entre taux d’épargne et revenu (courant et permanent) des ménages français. On met ensuite empiriquement en évidence l’existence d’un comportement d’épargne de précaution lié au risque sur le revenu, différencié selon le niveau de revenu. On montre d’abord que le taux d’épargne des ménages les plus riches croît avec le revenu permanent : ces derniers épargnent donc davantage sur le cycle de vie. En outre, l’étude empirique permet de mettre en évidence et de quantifier un motif de précaution lié au risque de chômage : le motif de précaution entraîne un surplus de flux d’épargne d’environ 7 % pour les ménages actifs. Par ailleurs, la part du patrimoine de précaution liée à l’incertitude sur le revenu futur se situe autour de 7 % de la richesse globale, ce qui confirme le résultat obtenu sur données françaises par d’autres auteurs (Arrondel et Calvo-Pardo, 2008). Enfin, l’importance du motif de précaution dépend du niveau de revenu selon une courbe en U inversé : il est deux fois plus fort pour les ménages aux revenus intermédiaires que pour les quintiles extrêmes de revenu..

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publié en 2012-05
3
vues

0
téléchargements
Après un premier semestre plutôt encourageant et un acquis de croissance de 0,5 %, l’Italie est entrée en récession fin 2011, avec deux trimestres consécutifs de baisse du PIB. La baisse a été particulièrement marquée au dernier trimestre, avec une chute du PIB de 0,7 %, l’une des plus mauvaises performances de la zone. Le recul du PIB au troisième trimestre était resté contenu, la contribution positive du commerce extérieur ayant permis de limiter l’effet négatif du fort déstockage (contribution de -0,7 point à la croissance) et de la baisse de la demande interne (contribution négative de -0,5 point). Au dernier trimestre, en revanche, la baisse considérable des importations (-2,5 %) n’a pas permis de compenser la baisse de la consommation privée et publique, et surtout n’a pas réussi à enrayer la chute de la FBCF. Cette situation s’explique surtout par le fort resserrement budgétaire et la remontée du coût de financement pour les entreprises et les particuliers. (Premier paragraphe)

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publié en 2013-05
1
vues

0
téléchargements
Alors que le premier semestre 2012 avait été marqué par une grande volatilité des cours, les prix du Brent sont restés relativement stables au deuxième semestre avec une moyenne à 110 dollars. Le Brent est actuellement soumis à plusieurs forces antagonistes. D’une part, les cours restent élevés en raison de la concurrence croissante entre pays développés et pays émergents pour l’approvisionnement, de la politique monétaire expansionniste menée par les principales banques centrales et des troubles politiques en Afrique et au Moyen-Orient. Cependant la faiblesse de la demande en provenance des pays industriels, zone euro en tête, ainsi que la présence de capacités inutilisées au sein de l’OPEP jouent en sens contraire et empêchent le pétrole de repartir vers les sommets de 2008. (Premier paragraphe)

3
vues

3
téléchargements
Alors que l’élection de Matteo Renzi, en février 2014, avait fait naître une vague d’espoir, le premier bilan est décevant. Les réformes visant à transformer l’Italie passent mal alors même que le pays connaît sa troisième année consécutive de récession (-0,2 % de croissance prévue pour 2014) et qu’elle doit affronter les critiques de la Commission européenne sur son incapacité à réduire son déficit structure.l

4
vues

4
téléchargements
Avec une progression de 0,4 % au troisième trimestre 2017 (tableau infra), la croissance italienne semble avoir retrouvé des couleurs et profite de la reprise généralisée en zone euro. L’amélioration de la croissance est liée à plusieurs facteurs : d’abord, la poursuite de la fermeture de l’écart de production (output gap) qui s’était fortement dégradé après la double récession (2008-2009 puis 2012-2013). En outre, la politique budgétaire expansionniste en 2017 (+0,3 point d’impulsion budgétaire), essentiellement ciblée sur les entreprises, et le dynamisme de la consommation portée par la croissance de l’emploi et la hausse des salaires expliquent cette bonne performance. Par ailleurs, l’emploi progresse, sous l’effet de la baisse de cotisations sociales amorcée en 2015 et d’une amélioration de la croissance en 2016 et 2017. [Premier paragraphe]

in Lettre de l'OFCE Publié en 2011-07
4
vues

4
téléchargements
Début 2011, les prix de l'essence affichent des records, dépassant même leur précédent pic de 2008. Cette situation s'explique essentiellement par la dépréciation de l'euro par rapport au dollar et par la hausse des cours du pétrole, sur fond d'instabilité au Moyen Orient. Selon les experts, les prix du pétrole sont structurellement orientés à la hausse: les prix du carburant devraient donc rester durablement élevés. Après avoir décomposé les prix du carburant, et étudié l'évolution de ses composantes, il est nécessaire de s'interroger sur les conséquences d'une hausse pérenne des prix sur les ménages. Il apparaît qu'une baisse généralisée des prix du carburant via une baisse des taxes est coûteuse économiquement et écologiquement et que la nécessité de concilier équité, efficacité et impératif écologique plaide plutôt pour des mesures transitoires comme la mise en place de "chèques transport", spécifiquement ciblées vers les ménages périurbains et ruraux.

in Questions internationales Publié en 2015-11
12
vues

0
téléchargements
Présentation de l'union bancaire, organisée autour de trois piliers : le Mécanisme de surveillance unique (MSU), la directive sur le redressement et la résolution des crises bancaires, et la garantie des dépôts. Commentaires sur les rôles et les enjeux de l'union bancaire.

in International Economics Publié en 2017-10
CORLAY Guillaume
DUPRAZ Stéphane
LABONNE Claire
MULLER Anne
2
vues

0
téléchargements
Jacks et al. (2011) offer a method to measure trade costs that relies exclusively on bilateral exports and GDP statistics. They argue that the reduction in trade costs was the main driving force of trade growth during the first globalization (1870–1913), whereas economic expansion was the main driving force during the second globalization (1950–2000). This potentially major result is driven by the use of an ad hoc aggregation method of bilateral trade costs at the country and at the global levels. What Jacks et al. (2011) capture is that some pairs of countries experienced faster trade growth in the first globalization than in the second globalization. More generally, we cast doubts on the possibility to reach conclusions on aggregate costs with a method that excludes a priori changes in non-trade costs determinants of openness rates and hence can only rephrase the information contained in them.

3
vues

3
téléchargements
En s’appuyant sur la littérature existante, cet article décrit les transformations de la position des femmes sur le marché du travail aux États-Unis tant sous l’angle quantitatif que qualitatif. Les tendances sont mises en perspectives avec celles qu’ont connues la France et la Suède. Globalement, les inégalités entre les sexes dans la sphère professionnelle se sont fortement résorbées sur une longue période. Mais en moyenne elles restent plus marquées aux États-Unis qu’en Suède et qu’en France, même si les Américaines les plus qualifiées bénéficient d’un traitement plus favorable du point de vue du déroulement de carrière que leurs homologues françaises et suédoises. Deux traits marquants ressortent de cette étude. Tout d’abord la réduction moyenne des inégalités entre les sexes aux États-Unis s’est appuyée sur l’explosion des inégalités sociales à partir des années 1980. Ensuite, cette réduction des inégalités entre les sexes ne concerne pas toutes les femmes : pour les moins qualifiées les améliorations sont modestes, voire inexistantes sur certains points, et donc les inégalités entre les femmes qualifiées et celles n’ayant pas de diplôme ont augmenté.

in Revue de l'OFCE Publié en 2010-07
FRAISSE Geneviève
15
vues

0
téléchargements
La démocratie s’est construite en tenant les femmes à l’écart : aucun énoncé systématique n’explicite leur exclusion, mais la démocratie n’a longtemps valu que pour les hommes. Celle-ci n’est donc pas excluante mais exclusive : « ni citoyenne, ni travailleuse, mais ’précieuse moitié de la République’ comme le dit Rousseau, tel fut donc le rêve de l’homme démocratique à l’égard des femmes ». Geneviève Fraisse revient sur le long parcours de 1830 à nos jours qui a conduit à l’inclusion progressive des femmes dans le système démocratique. De leur inclusion dans le « tout » démocratique, naîtra le processus de discrimination envers les femmes, processus qui consiste à séparer en jugeant, ainsi que l’idée qu’il y a bien deux gouvernements démocratiques, le domestique et le politique. La philosophe met l’accent sur le rôle moteur de l’Europe concernant l’égalité entre les sexes et la lutte contre les discriminations et sur les contradictions possibles, indépassables selon elle, inhérentes aux politiques de type gender mainstreaming (approche intégrée de l’égalité). Sa pensée se situe hors de la réflexion identitaire et se déploie face à la praxis, de sorte à formuler les problèmes autour de l’histoire de l’égalité et de la liberté des femmes.

in Travail, genre et sociétés Sous la direction de PÉRIVIER Hélène Publié en 2010-11
SILVERA Rachel
0
vues

0
téléchargements
Le thème de la « conciliation » entre vie professionnelle et vie familiale a fait l’objet de multiples travaux, européens et internationaux, comme en témoignent notamment les nombreuses publications de la Commission Européenne et de l’OCDE sur ce sujet. L’expression même ne va pas de soi, tant l’image qui lui est bien souvent accolée est celle de la conciliation du « rôle de mère » et de « travailleuse ». Certes, les statistiques indiquent qu’encore aujourd’hui c’est bien aux femmes, (en tant que mères, grands-mères, filles ou belles-filles), qu’incombe ce numéro d’équilibriste. Mais c’est une chose de constater que les femmes ont cette double vie, c’en est une autre d’affirmer qu’elles sont les seules à pouvoir – et d’autant plus à devoir – le faire. Là est bien toute l’ambiguïté du terme « conciliation », qui peut implicitement être entendu comme les arrangements qui permettent aux femmes de mieux articuler leurs temps. [Premières lignes]

in Travail, genre et sociétés Publié en 2009-11
SILVERA Rachel
3
vues

3
téléchargements
Le revenu de solidarité active (RSA) est opérationnel depuis juillet 2009. Il se substitue au RMI (revenu minimum d’insertion) et à l’api (allocation de parent isolé). Il s’agit de rendre le travail plus attractif que l’inactivité par un revenu de solidarité complémentaire qui décroît progressivement avec le revenu du ménage. L’objectif est double : il doit permettre d’encourager les bénéficiaires des minima sociaux à reprendre un emploi et il représente un soutien aux travailleurs qui, malgré leur emploi, restent pauvres. Ce dispositif a fait couler beaucoup d’encre et levé une véritable controverse. Les questions relatives à la qualité des emplois créés, aux trajectoires professionnelles des personnes qui bénéficieraient du RSA, aux moyens mis en place pour accompagner les bénéficiaires des minima sociaux dans l’emploi, ainsi qu’à la norme d’emploi qu’institutionnaliserait le RSA ont été soulevées. Mais dans ce débat mouvementé, une fois de plus et à de rares exceptions près, l’impact sur l’insertion professionnelle des femmes n’a pas été abordé. Or, elles sont particulièrement concernées par cette réforme des minima sociaux, à plusieurs titres. [Premiers paragraphes]

2
vues

0
téléchargements
During the annual family conference on the 29th of April 2003, the French Minister of Family Affairs announced the suggested reforms to the childcare system. Nursery schools accommodate most of the three-year olds for free, but what are the solutions available to working parents of children under-three? This issue is very important in terms of women’s integration on the labour market and more generally their role in tomorrow’s society.

in Revue de l'OFCE Publié en 2004-07
LETABLIER Marie-Thérèse
LANQUETIN Marie-Thérèse
12
vues

12
téléchargements
En France, les droits sociaux s’acquièrent de deux manières : soit par le statut d’ayant droit obtenu à titre principal via le mariage, soit par son propre travail. Concernant le premier, l’augmentation du nombre de divorces a fragilisé la situation de certains ayants droit et soulève la question de la pertinence de ce statut. Concernant le second, les femmes étant moins insérées sur le marché du travail que les hommes, elles ont de facto des droits propres moindres. Les retraites constituent le point d’orgue de ces inégalités. La récente réforme des retraites a permis de montrer que les pensions perçues par les femmes étaient bien inférieures à celles perçues par les hommes. Cette situation s’explique en partie par les tâches domestiques et parentales qui pèsent sur elles et rendent leurs parcours professionnels plus chaotiques que ceux des hommes. Les compensations qui ont été introduites pour atténuer l’effet des charges familiales sur l’acquisition des droits sociaux font l’objet de discussions. La difficulté consiste à compenser les charges familiales, sans pour autant enfermer les femmes dans le rôle qui leur est traditionnellement attribué. Le droit international des droits de l’Homme insiste sur « l’indivisibilité » des droits civils, politiques et des droits économiques et sociaux. Mais repenser les droits sociaux dans cette perspective comporte des difficultés que la France n’a pas encore totalement levées, faute d’avoir intégré pleinement le principe d’égalité entre femmes et hommes. En revanche, des mesures visant à garantir une répartition plus équitable du travail domestique et marchand entre les femmes et les hommes peuvent et doivent être mises en place dès maintenant.

5
vues

0
téléchargements
La réforme de la Prime pour l’emploi (PPE) s’inscrit dans le cadre de la stratégie pour l’emploi du gouvernement. Il s’agit de revaloriser le travail relativement au non-emploi en augmentant l’écart entre les revenus d’activité et ceux issus des transferts sociaux. En cela, l’objectif reste identique à celui qui est inscrit dans la loi du 30 mai 2001 instituant la PPE : « inciter au retour à l’emploi ou au maintien d’activité ». La PPE est un crédit d’impôt remboursable qui permet d’accroître le revenu des personnes dont le salaire se situe entre 0,3 et 1,4 SMIC (...).

in Lettre de l'OFCE Publié en 2005-06
ALLEGRE Guillaume
2
vues

0
téléchargements
Selon l’Observatoire de la pauvreté, il y avait en 2001, 3,6 millions de personnes dont le niveau de vie était inférieur au seuil de pauvreté défini à 50 % du niveau de vie médian1. Un million d’entre elles travaillaient. Désormais activité et pauvreté font bon ménage. Le rapport Hirsch 2 affirme que « au possible nous sommes tenus » ; il convient donc de rappeler combien il est complexe d’éradiquer la pauvreté. Le rapport propose un ensemble de « résolutions » qui s’inscrivent dans « une vision dynamique de la lutte contre la pauvreté qui privilégie l’emploi sur l’assistance ». À côté de mesures incontestablement nécessaires à toute politique de lutte contre la pauvreté (renforcement et amélioration des services rendus aux familles et aux personnes pauvres en général : éducation, modes de garde, logement…), il s’appuie sur l’instauration d’un revenu de solidarité active (RSA) afin de redistribuer des revenus aux travailleurs pauvres, espérant du même coup inciter les individus pauvres inactifs (qui vivent de l’assistance) à prendre un emploi (...).

5
vues

5
téléchargements
L’article analyse la relation entre l’offre de modes de garde et l’emploi des mères de jeunes enfants en Europe. On distingue les gardes extérieures à la famille (crèches, assistantes maternelles...) de celles issues des congés parentaux qui permettent aux parents de s’occuper eux-mêmes de leur enfant pendant un certain temps. Concernant la première catégorie, il existe une grande disparité en Europe. Les pays offrant un système de garde accessible financièrement et de qualité sont également ceux dans lesquels les mères de jeunes enfants sont les mieux insérées sur le marché du travail. Depuis la directive européenne de 1996, tous les pays d’Europe proposent un congé parental. Cependant, les modalités d’application (indemnisation, flexibilité, durée...) varient fortement d’un pays à l’autre, si bien qu’il peut être un frein à l’insertion des mères sur le marché du travail (France), ou bien être un moyen de leur permettre d’avoir une carrière plutôt continue (Suède). S’il est admis que la générosité du système de prise en charge de la petite enfance va de pair avec une participation élevée des mères au marché du travail, le sens de cette corrélation fait toujours débat. Dans un contexte où les tâches domestiques sont principalement assumées par les femmes, aucune avancée majeure ne pourra être faite en matière d’égalité des sexes si les pouvoirs publics n’offrent pas des modes de garde de qualité et accessibles financièrement à tous les ménages. Il s’agit d’une condition nécessaire, mais certes pas suffisante, à l’insertion des femmes à l’égal des hommes sur le marché du travail.

5
vues

5
téléchargements
The GDP collapse phase of the economic crisis has less affected female employment than male employment, whereas the austerity phase was particularly harsh for women. This gendered impact of the different stages of the crisis is described in the literature as follows: “from he-cession to sh(e)austerity”. This article aims to analyse the gendered trends in labour market for eight European countries. The quarterly evolution of the participation of women and men and the employment at the sectorial level are decomposed. The “he-cession to sh(e)austerity” scenario does not apply to all the selected countries. The other channels through which austerity policies can jeopardize gender equality and women’s rights are identified by referring to a typology of these policies.

0
vues

0
téléchargements
L’étude empirique des zones d’emploi sur données d’entreprises montre que les performances de ces zones ne sont exclusivement attribuables ni à leur structure sectorielle ni à la phase du cycle économique. Il existe des effets propres à chaque territoire qui expliqueraient valeur ajoutée, investissement et emploi. Ces effets s’inscrivent dans un contexte de changement structurel qui se dessine au détriment des industries manufacturières et au bénéfice des activités dites de services de haute technologie.

in Revue de l'OFCE - Debates and Policies Publié en 2014-05
3
vues

3
téléchargements
Real divergences in economic performances that emerge between countries belonging to the Eurozone make it necessary to define an economic policy oriented towards a re-industrialization of some regions in Europe. In a world characterized by irreversibility of investment and imperfection of market information, supply-side reforms should consist in establishing a framework aimed at supporting both competition and cooperation between the various players of innovation, and thus allowing firm strategies to be successful. This requires reconsidering both national and European policies that are growth-enhancing, that is, industrial policy, competition policy, labour policy, regional policy, and banking policy. However, any change in the industrial landscape in Europe will only be possible if a new macroeconomic policy prevents the inappropriate destruction of productive capacities.

in Revue de l'OFCE - Débats et politiques Publié en 2014-05
7
vues

7
téléchargements
Les divergences réelles de performances économiques entre les pays de la zone euro rendent nécessaire de définir une politique économique orientée vers la ré-industrialisation de certaines régions en Europe. Dans un monde caractérisé par l’irréversibilité des investissements et l’imperfection des informations de marché, les réformes structurelles devraient consister à établir un ensemble de mesures destinées à soutenir à la fois la concurrence et la coopération entre les différents acteurs de l’innovation, et de permettre la réussite des stratégies des entreprises. Cela requiert de reconsidérer les politiques nationales et européennes de soutien à la croissance, c’est-à-dire, la politique industrielle, la politique de la concurrence, la politique du marché du travail, la politique régionale, la politique financière. Cependant, un changement du paysage industriel de l’Europe ne sera possible qu’à la condition qu’une nouvelle politique macroéconomique prévienne la destruction inappropriée de capacités productives.

0
vues

0
téléchargements
This paper analyses post-entry and pre-exit performance of French firms using a dataset covering 14 manufacturing industries over the period 1990-2002. The main focus is on market selection mechanisms looking at total factor productivity levels of entrants and exitors relative to incumbent firms. Entrants are found to outperform incumbents, while exitors are less efficient than their surviving counterparts. We nonetheless found key distinguishable features of exit patterns between young and mature firms. Young exiting firms do not display productivity disadvantage relative to incumbent firms. By contrast, mature exiting firms display large and persistent productivity disadvantage relative to their surviving counterparts (shadow of death effect). The determinants of exit differ for entrants and incumbents. Productive inefficiency is a key determinant of the exit of mature firms but not entrants.

in Revue de l'OFCE Publié en 2006-06
BELLONE Flora
MUSSO Patrick
QUÉRÉ Michel
2
vues

0
téléchargements
In this paper, we analyse post-entry and pre-exit performance of French manufacturing firms using a dataset covering 14 industries over the period 1990-2002. Our purpose is to shed light on the working of market selection mechanisms within French manufacturing industries. We found that market selection in France rightly operates in favour of more productive firms, but displays some potential inefficiency in selecting more severely new firms compared to mature firms. This claim is based on three results. First, on average, young firms fail to survive when they are faced with a small productivity disadvantage with respect to incumbents. By contrast, mature firms exit the market only when they are confronted by a large, persistent, and increasing productivity gap with their surviving counterparts. Second, we show that successful entrants do not easily catch up to the average size of the industry despite the fact that they exhibit significant TFP and profitability advantages over incumbents. This reveals the existence of barriers to growth for young firms. Thirdly, we show that, on the whole, productivity improvements due to market selection mechanisms within French manufacturing industries are primarily due to market share reallocation across incumbents and that the net entry effect is weak relative to the findings for other industrialised countries.

We investigate the conditions under which R&D investment by rival firms may be negatively or positively correlated. Using a two-stage game the influence of spillovers and product substitution is investigated. It is shown that under Cournot competition, the sign of the R&D reaction function depends on four types of environments in terms of the level of product substitution and of spillovers. We then test the prediction of the model on the world’s largest manufacturing corporations. We assume that firms make oblivious R&D investments based on the R&D decision of the average rival company. We then develop a dynamic panel data model that accounts for the endogeneity of the decision of the mean rival firms. Results corroborate the validity of the theoretical model.

Suivant