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Les avancées récentes des sciences sociales doivent beaucoup aux grands programmes et enquêtes statistiques qui permettent de comparer dans différents pays aussi bien l'impact des choix effectués en matière de politiques publiques que les évolutions des sociétés. Ces données sont maintenant facilement accessibles grâce à des centres d'archivage spécialisés qui les mettent gratuitement à la disposition des étudiants et des chercheurs. Mais jusqu'ici sociologues et politistes français étaient, dans l'ensemble, peu familiers de ces enquêtes et des réseaux d'archives. Cet ouvrage se veut un manuel d'initiation aux enquêtes comparatives et au partage des données internationales. Dans cet objectif de pédagogie, et dans une approche exempte de jargon statistique, les auteurs dressent ici un bilan des acquis essentiels de ces enquêtes dans les domaines des comportements électoraux, de la religion et des valeurs, des modes de vie, des pratiques culturelles, de la mobilité sociale, des comportements démographiques. A cela s'ajoute un guide méthodologique des techniques d'échantillonnage, des principales difficultés et potentialités de la comparaison internationale, des apports de l'analyse longitudinale (panels), de l'organisation des réseaux d'archives, et des principes éthiques qui assurent la protection des données individuelles. (Résumé éditeur)

Consacrée à l’étude de rapports sociaux qui se nouent autour de la chasse, cette thèse se veut une contribution à une sociologie des modes de vie qui, prenant en charge l’inscription spatiale du social, permet de donner concrètement à voir la dimension relationnelle de la construction des classes sociales. La constitution des mondes de la chasse à l’échelle nationale est d’abord retracée et mise en perspective aux plans historique et socio-démographique. L’attention est en particulier orientée vers les transformations des conditions de la chasse en lien avec les évolutions récentes des espaces ruraux et périurbains. Les deuxième et troisième parties de la thèse se fondent principalement sur l’analyse de matériaux recueillis, selon des méthodes de type ethnographique, sur deux espaces contrastés : le Germanois (Côte-d’Or) et les environs bellifontains (Seine-et-Marne). Sur chaque terrain, différents groupements cynégétiques ont été observés : sociétés communales de chasse, groupes de chasse à tir privés, équipages de chasse à courre. Les manières dont leurs adhérents, qui appartiennent à des classes et des fractions de classes diverses, embrassent les enjeux auxquels ils sont confrontés – au premier rang desquels la dégradation de l’image de la chasse et l’environnementalisation de sa pratique – sont restituées. L’analyse se resserre ensuite autour des modalités organisationnelles et des logiques d’investissement dans la chasse privilégiées par les représentants de certaines fractions de classes ; celles-ci permettent de rendre compte des significations de leur engagement et de les réinscrire dans les styles de vie qui sont les leurs.

Cette thèse s’attache à décrire et à expliquer les différences entre hommes et femmes en matière de santé, y compris dans leurs variations sociales. Elle envisage la santé comme un prisme de lecture de la construction sociale du masculin et du féminin et des rapports de domination entre hommes et femmes. Elle se concentre sur deux questions. Pourquoi les femmes se déclarent-elles en plus mauvaise santé alors qu’elles vivent en moyenne plus longtemps que les hommes ? Pourquoi les inégalités sociales de santé et de mortalité semblent-elles moins prononcées chez les femmes ? Cette recherche s’appuie sur l’analyse secondaire de données quantitatives, principalement celles de l’INSEE. Par l’étude des expressions genrées du mal-être, elle met en évidence l’origine sociale commune de la mortalité prématurée des hommes (liée à l’alcool, au tabac, au suicide, à la violence) et de la sur-morbidité des femmes (essentiellement manifestée par des troubles psychologiques et somatiques). Par ailleurs, elle montre que la principale explication de la moindre ampleur des inégalités de santé chez les femmes en France tient aux mécanismes genrés de sélection par la santé (changement de travail pour les hommes, inactivité et temps partiel pour les femmes). Sur le plan théorique, cette thèse conduit à réexaminer la notion de domination masculine, en mettant en évidence le «coût» en termes de santé qu’acquittent les femmes qui souhaitent s’en abstraire et la préservation de la santé que permettent, à l’inverse, les opportunités de retrait du marché du travail pour les femmes, et en montrant les composantes paradoxales de l’égalisation des conditions masculine et féminine en matière de santé.

En 1932, Anatole de Monzie, premier titulaire du poste de « ministre de l’Éducation nationale », confie à Lucien Febvre la direction du projet semi-officiel d’une Encyclopédie française, dont le 21e et dernier volume ne sera publié qu’une trentaine d’années plus tard. En mai 1936 paraît le tome VII, L’espèce humaine, dirigé par Paul Rivet avec la collaboration de Paul Lester (un soustitre, « Peuples et races », figure sur la couverture mais pas sur la page de titre). [Premières lignes]

À l’occasion de l’évaluation d’un programme d’enseignement financé par la Fondation Ford, Claude Dubar, sociologue, et Vanilda Paiva, anthropologue, ont fait la connaissance, au nord du Brésil, d’un Indien macuxi, Alvino Andrade de Silva, qui leur a raconté sa vie. [Premières lignes]

in Futuribles Publié en 2003-08
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En s'appuyant sur les enquêtes françaises sur les emplois du temps, l'auteur caractérise les changements intervenus de 1974 à 1999 dans les usages du temps de la population urbaine. Si le temps personnel (sommeil, repas...) absorbe la moitié de la journée, l'autre moitié est consacrée au travail, dont la durée diminue sensiblement entre 1974 et 1986, et aux loisirs. En 1974, les femmes fournissaient trois fois plus de travail domestique que les hommes, en 1998 elles en produisent un peu moins du double. En 1974 les hommes fournissaient 80 % de travail professionnel de plus que les femmes, en 1998 cet excédent n'est plus que de 50 %. Le temps passé à la couture décline massivement. Une diminution moins forte affecte les temps consacrés à la toilette, à la cuisine, aux soins aux enfants. Croissance, en revanche, des temps de bricolage, de jardinage, de courses avec, encore, de sensibles différences entre les hommes et les femmes. Les actifs très qualifiés travaillent de plus en plus, tandis que les moins qualifiés consacrent de plus en plus de temps à des loisirs peu onéreux, tels que de regarder la télévision.

in Données sociales. La société française, 2002-2003 Publié en 2002
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En un demi-siècle, la diminution de la durée du travail domestique féminin est de l'ordre de deux heures et demie par jour pour les femmes vivant en couple. Elle a été rendue possible par l'extension de la civilisation industrielle et par une lente évolution vers une plus grande symétrie des rôles masculins et féminins. La durée totale du travail, professionnel et domestique, était sensiblement plus élevée pour les femmes que pour les hommes dans les années 1960, en 1998 l'excédent féminin a disparu. L'essor de l'habitat pavillonnaire a alourdi la charge du travail domestique, mais la diminution du nombre d'enfants et l'élévation des niveaux de formation ont joué dans le sens d'un allégement.

in Dictionnaire universel des créatrices (3 vol.) Publié en 2013
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Notices biographiques sur des femmes créatrices en sociologie : C. Bernand (p. 502), E. Boserup (p. 604), R. S. Cavan (p. 801), J. Cuisinier (p. 1106), E. Goldstern (p. 1773), C. Herzlich (p. 1975), A. R. Hochschild (p. 2003), E. M. Kitagawa (p. 2328), M. Komarowsky (p.2 356), D. Lifchitz (p. 2572), H. M. Lynd (p. 2672), J. Markiewicz-Lagneau (2789), H. Martineau (2804), F. C. McGregor (2852), R. Moulin (3045), J. Platt (p. 3476), J. C. Ridley (p. 3669), A. Rossi (p. 3747), Sociologues pionnières (France XXe siècle) (p. 4038), M. Stacey (p. 4095), E. Sullerot (p. 4149), D. S. Thomas (p. 4317)

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Dans cet ouvrage, Sébastien Mosbah-Natanson se donne un objectif ambitieux : revisiter l’histoire de la naissance de la sociologie française. Son livre s’ouvre sur dix citations des années 1893 à 1912 émanant de Célestin Bouglé, Gabriel Tarde, Émile Durkheim, François Simiand, Charles Seignobos, René Worms, Henri Hauser, Gaston Richard, tous ces auteurs évoquant la mode ou la vogue que la sociologie connaît autour des années 1900. Certains la regrettent, d’autres non, mais ils s’accordent pour considérer que la réputation de la sociologie peut provenir de deux univers différents, le monde académique, ou un espace plus vaste, en voie de consolidation depuis les débuts de la IIIe République, celui de l’opinion, du débat public.

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