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Cet article s'intéresse à l'influence de la sociologie dans l'analyse de l'action publique européenne. Nous revenons notamment sur la notion "d'usage" que nous avons développée auparavant et plaidons pour une prise en compte plus systématique de l'action stratégique dans l'analyse des transformations européennes. Nous analysons les évolutions récentes des études européennes vers une prise en compte plus systématique de l'imbrication sociale des acteurs, ce qui permet d'étudier leur rationalité sans tomber dans certains pièges des approches du choix rationnel trop réductrices. L'analyse de l'action intentionnée permet de mettre en lumière trois dimensions spécifiques des transformations européennes : (1) les processus non contraignants et informels, (2) les effets de la circulation des acteurs entre les différents niveaux du système européen, et (3) l’importance des coalitions ambiguës et parfois inattendues qui se forment, souvent malgré des divergences profondes sur les objectifs à atteindre.

in Les usages de l'Europe : acteurs et transformations européennes Sous la direction de JACQUOT Sophie, WOLL Cornelia Publié en 2004
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Pourquoi faire une sociologie politique des usages de l’intégration européenne ? La réponse nous semble résider dans l’évolution des théories de la construction européenne. Initialement, l’objet des études européennes était d’expliquer un régime ou une coopération internationale. Par conséquent, les théories dominantes étaient issues du champ des relations internationales. D’un côté, on trouvait des explications fonctionnalistes1 puis néo-fonctionnalistes2, de l’autre, la critique des réalistes et la théorie de l’intergouvernementalisme libéral3. Dans les deux cas, l’ambition était d’expliquer la création et la stabilité d’une coopération entre Etats, et d’analyser les politiques produites à ce niveau supranational. Les politiques nationales étaient un facteur qui déterminait les choix faits au niveau supranational, mais l’étude des politiques nationales se développait relativement indépendamment des études européennes (...).

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Many observers agree that the multilateral liberalization of service trade was a response to the intense lobbying efforts of financial service companies. In contrast, many of the firms that were affected by the General Agreement on the Trade of Services did not know where their interests lay in the multilateral negotiations and only began to work with their governments very late in the process. This paper shows that the preference evolution of service companies – both the first movers and the late comers – cannot be explained with reference to material rationality only. As a radically new trade issue, service trade was a realm of great uncertainty for business and they relied on social devices rather than pure economic calculations to determine how to position themselves on liberalization. In times of uncertainty, the differential logic of social embeddedness and the institutional constraints of a firm’s national setting are therefore a more appropriate indicator for business demands than material incentives arising from the global economy.

Sous la direction de CLIFT Ben, WOLL Cornelia Publié en 2012-12
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The recent financial crisis has demonstrated that governments continuously seek to steer their economies rather than leaving them to free markets. Despite the ambitions of international economic cooperation, such interventionism is decidedly local. Some politicians even proudly evoke "economic patriotism" to justify their choices. This volume links such populism to a specific set of tensions – the paradox of neo-liberal democracy – and argues that the phenomenon is ubiquitous. The mandate of politicians is to defend the economic interests of their constituents under conditions where large parts of economic governance are no longer exclusively within their control. Economic patriotism is one possible reaction to this tension. As old-style industrial policy and interventionism gained a bad reputation, governments had to become creative to assure traditional economic policy objectives with new means. However, economic patriotism is more than just a fashionable word or a fig leaf for protectionism. This volume employs the term to signal two distinctions: the diversity of policy content and the multiplicity of territorial units it can refer to. Comparing economic interventionism across countries and sectors, it becomes clear that economic liberalism will always be accompanied by counter-movements that appeal to territorial images. This book was published as a special issue of the Journal of European Public Policy. (Résumé éditeur)

in Accounting, Economics and Law: A Convivium Publié en 2016-03
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1st lines: It is a privilege to be read and discussed by such insightful scholars, several of which have made important contributions to our understanding of industrygovernment relations and financial regulation in recent history. Their reading of my own analysis has given me a much sharper sense of my argument. Indeed, I agree with many of their comments, including some of the critical ones, and believe our discussion contributes positively to the still on-going political analysis of the recent global crisis. The reviews all thoroughly engage with the political analysis and the empirical discussion of the bank bailout schemes presented in the book. Their main thrust differs, however, and it is helpful to organize my response by grouping them according to the focus of their criticism. This allows me to clarify three subjects in my rejoinder to the following discussion: the nature of power, the use of the chicken-game metaphor and the role of healthy banks in different countries.

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This article examines the importance of action-theoretical considerations in European studies. By outlining the notion of “usage” of the European Union, we argue for a more systematically sociological consideration of strategic action in the study of European transformations. The recent turns towards constructivism and comparative political sociology allow analyzing the rationality of political actors without falling in the trap of overly reductionist rational choice assumptions. Concentrating on intentional action helps to reveal the importance of three aspects of the multi-level polity: (1) informal and non-constraining procedures, (2) the effects of ways in which actors move in between the different levels of the European political system, and (3) the ambiguous and often surprising coalitions that come together despite often considerable disagreement over their final goals.

in Les usages de l' Europe : acteurs et transformations européennes Sous la direction de WOLL Cornelia, JACQUOT Sophie Publié en 2004
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in L'enjeu mondial : les pays émergents Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2008
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Les pays émergents occupent désormais une place centrale dans les négociations qui sont menées au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Depuis la fin de l’Uruguay Round, leur participation influe sur le déroulement des discussions, comme les pays membres ont dû le reconnaître lors des conférences de Seattle et de Cancún. Après tout, les négociations en cours ont été baptisées cycle du développement de Doha pour reconnaître de manière explicite le lien existant entre commerce et développement. Et pourtant, les pays émergents agissent rarement comme un bloc cohérent, mais plutôt comme des acteurs qui se regroupent selon des coalitions fluctuantes. On examinera dans ce chapitre comment ils sont devenus les porte-parole des pays en développement et comment ils sont parvenus à imposer leurs revendications à travers cette stratégie à géométrie variable pour comprendre pourquoi les États-Unis et l’Union européenne se retrouvent sur la défensive dans des débats sur des questions décisives comme l’agriculture. À quelles stratégies les pays émergents recourent-ils dans les négociations commerciales multilatérales et comment celles-ci ont-elles été mises à l’épreuve et évolué ?

in The Emerging States: The Wellspring of a New World Order Publié en 2008-10
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This chapter examines the coalition patterns of developing countries under the General Agreement on Tariffs and Trade (GATT) system and within the WTO to understand how emerging economies have succeeded to incorporate their demands into the trade agenda.

L’intégration européenne des marchés financiers semble se heurter de manière répétée à un certain type de problèmes concernant la substance et les limites conceptuelles de ce « marché » en cours d’intégration, ainsi que le statut et le rôle qu’y revêtent la monnaie, les infrastructures et la gouvernance publique. Ces problèmes et les controverses qu’ils soulèvent présentent un parallélisme avec des débats classiques de théorie économique tels que celui qui oppose les conceptions du marché comme espace sans frottements et comme processus de concurrence. Ce parallélisme est attribué ici à une « conception concurrentielle du marché » car celle-ci implique l’idée contradictoire d’une « intégration de la fragmentation ». La thèse repère ces thèmes et ces parallèles dans un grand projet récent d’intégration des infrastructures de marché financier : la plateforme paneuropéenne de règlement-livraison de titres Target2Securities (ou T2S), censée surmonter la fragmentation des systèmes qui réalisent les transferts de monnaie et de titres lors de transactions financières. L’analyse de ce projet permet en outre d’avancer une réponse à une énigme que les approches habituelles de l’intégration européenne en sociologie et en économie politique (political economy) – principalement centrées sur les intérêts et idées des acteurs les plus puissants – sont bien en peine d’éclaircir : à savoir la raison pour laquelle T2S sera de facto un monopole de la Banque centrale européenne, alors que les institutions européennes privilégient depuis le début l’intégration par les acteurs privés. La notion foucaldienne de « formation discursive » est mise à contribution pour conceptualiser ces thèses.

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