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Depuis 1990, le Parti du Socialisme Démocratique est-allemand (PDS) présente l’extrême droite comme étant son ennemi. En tant que successeur du SED, le parti communiste au pouvoir en RDA, le PDS s’appuie pour ce faire sur l’héritage, en partie positif, de la propagande antifasciste de la RDA. Cette construction atteste de la volonté qu’ont les néo-socialistes de prouver leur conversion à la démocratie représentative en place en RFA depuis 1949. L’érection de l’extrême droite au rang d’ennemi du parti permet au PDS, stigmatisé par la tradition anticommuniste de la RFA, de passer du camp des extrémistes à celui des démocrates sur la scène politique allemande. En outre, ce transfert du stigmate contribue à masquer la concurrence électorale accrue que se livrent le PDS et l’extrême droite dans les nouveaux Länder et à dissimuler la relation ambiguë d’une partie de sa base à l’extrême droite. Cette stratégie de construction d’une figure unique et absolue de l’ennemi est altérée par deux éléments principaux. D’une part, le décalage entre les instances fédérales du PDS et ses acteurs locaux est essentiel dans l’appréhension d’un antifascisme qui s’avère incapable de fonder une action politique concrète contre l’extrême droite. D’autre part, l’analyse des interactions ayant lieu dans les deux configurations locales étudiées (l’arrondissement Lichtenberg à Berlin-Est et Dresde, la capitale de la Saxe) met en avant le caractère modulable de la figure de l’ennemi. Confrontés concrètement à l’extrême droite par la réalité du jeu politique, les acteurs locaux adaptent en effet la norme comportementale édictée par le PDS en fonction de leur personnalité et de leurs ressources propres.

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La démocratie française, fière de sa fondation par une «Déclaration des droits de l'homme et du citoyen», n'a eu de cesse, au long de son histoire - notamment coloniale -, de manquer à sa parole et de soigneusement distinguer les deux : l'homme, le citoyen. Au prétexte que la citoyenneté procurerait, ou exigerait, une élévation et une grandeur, dont seul les Français seraient les détenteurs. Or la citoyenneté ne peut être démocratique que si elle trouve son appui et sa régulation dans la croyance que l'identité des hommes réside dans la possession partagée de la raison et du langage et non dans leur appartenance à une partie spécifiée du genre humain. Dans cette ample réflexion, Dominique Colas montre les impasses historiques de la conception française de la citoyenneté, et par là il réfléchit aux limites effectives de la démocratie républicaine.

Le racisme aussi bien que l'antiracisme s'appuient sur des arguments variés. Qu'il s'agisse des partisans d'une hiérarchie des " races ", comme Aristote, Kant, Renan ou Hitler, ou des tenants de l'unicité de la " race " humaine, de Montaigne à Derrida, en passant par Leibniz, Darwin ou Lévi-Strauss, dans chaque camp les discours sont divers. Cette anthologie critique présente la philosophie de soixante auteurs et des textes extraits d'une centaine de leurs œuvres, de l'Antiquité à nos jours. Parce qu'il montre la multiplicité des idéologies racistes et des théories qui les contredisent, ainsi que leur ancrage dans les systèmes de pensée, ce livre est un instrument décisif de compréhension qui inclut la biologie, la psychanalyse, l'anthropologie, la pensée politique, et la philosophie en tant que telle. Certaines filiations se dégagent: de saint Bernard à Maurras ou, à l'opposé, de Descartes et Leibniz à Chomsky. Certains auteurs surprennent : Freud, par exemple, pour qui la haine raciale fonctionne comme ciment de la communauté raciste, ou Foucault, qui souligne la proximité entre les " racismes d'Etat " nazi et communiste. Un livre essentiel, qui analyse un racisme naïf avec François Bernier - le premier à proposer, au XVIIe siècle, une division de la terre par couleur de la peau -, sournois avec Staline, cynique avec Alexis Carrel ou effroyable avec Hitler. Aussi, au XXIe siècle où guerre de classes, de religions et de races se combinent avec une extrême violence, ce livre est une invitation à utiliser la raison contre la fureur de ceux qui voudraient nier l'humanité de certains hommes.

in Sortir du communisme, changer d'époque : après la chute du Mur Sous la direction de COURTOIS Stéphane Publication date 2011
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La notion de « corps politique » est une notion à la fois suspecte et incontournable. De prime abord, la notion de corps politique paraît suspecte parce qu’elle évoque l’idée d’une totalité organique, dans laquelle l’autonomie individuelle est réduite et l’universalité humaine, occultée. Mais cette notion semble en même temps incontournable parce qu’elle exprime certains aspects constants de l’expérience politique, comme l’interdépendance des citoyens entre eux et leur inscription dans une communauté de vie plus ou moins particulière. Comment penser ensemble la réalité du corps politique et celle de l’individu et de l’universalité humaine ? Cette thèse tente de reconstituer une théorie contemporaine du corps politique à partir de la lecture d’un ensemble de textes de la phénoménologie politique. Les œuvres retenues sont celles d’Arendt, Lefort, Merleau-Ponty et Ricœur. L’hypothèse fondamentale de cette étude est que la conception phénoménologique de l’homme et du corps humain peut servir de fondement à une pensée du corps politique qui ne retombe pas dans l’organicisme.

Publication date 2017-03
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Lénine n’était ni un aventurier avide de pouvoir ni un tyran capricieux. Un seul but motivait cet intellectuel fanatique et habile tacticien : le bonheur de l’humanité grâce à la révolution communiste étendue au monde entier. Elle nécessitait des sacrifices : la lutte des classes sans pitié et le nettoyage de la terre russe. La dictature s’imposa donc, par la guerre, par la terreur, par l’épuration. Mais il est une autre arme dont Lénine s’empara pour instaurer la première dictature d’un parti-État : les mots. S’il a lu et annoté Clausewitz, Marx et Engels, il a écrit des milliers de pages – théorisation, propagande, mots d’ordre – qui constituent les archives fondamentales de la révolution russe. Elles sont au cœur de la biographie politique que livre Dominique Colas, restituant l’originalité radicale du bolchévisme. Du coup d’État révolutionnaire d’octobre 1917 à la guerre civile, de la tentative d’invasion de la Pologne aux effets du léninisme en France, de l’électrification à la famine, l’auteur fait se répondre les discours et les actes, la réflexion et les combats et dresse un portrait original de celui qui fut l’acteur central de la dictature bolchévique. (Résumé de l'éditeur)

in AOC (Analyse Opinion Critique) Publication date 2018-09-28
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Avec Petrograd, Shanghai. Les deux révolutions du XXe siècle, Alain Badiou propose des récits pour le moins erronés de la révolution d’octobre 1917 et de la Révolution culturelle prolétarienne de 1967. Le philosophe manque complètement l’autoritarisme et la férocité des appareils centraux ayant piloté chacun des événements : les soviets de 17 n’ont donc jamais obtenu « tout le pouvoir » ; pas plus que les antagonistes de la ligne maoïste n’ont survécu à 67.

in AOC (Analyse Opinion Critique) Publication date 2018-03-21
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Loin d’être l’État de droit autoproclamé qu’elle prétend, la Russie apparaît dépourvue de société civile et livrée aux mains du réseau d’un petit groupe de dirigeants du plus haut rang évoluant dans des sphères d’activité différentes. La réélection de Poutine permet de mieux comprendre la nature du régime qu’il dirige de manière autoritaire : un État de puissance.

Le point de départ de notre recherche a été le constat de l’importance du rapport au passé communiste dans le processus de définition identitaire que chaque parti politique entreprend au début de la transition démocratique. Notre principale hypothèse a été que non seulement le rapport à l’héritage totalitaire a constitué une matrice de l’organisation du système partisan roumain après 1989, mais aussi que la réalité politique d’après 2001 restait déterminée par le cadre fixé au début du processus de démocratisation. Il a donc fallu suivre comment s’est forgé et a évolué ce clivage autour du passé et répondre à des questions comme : dans quelle mesure peut-on voir dans ces rapports au passé le reflet de visions de l’avenir ? Est-ce que ce clivage résume ou cache d’autres clivages, parfois plus anciens? Enfin, est-ce qu’il tend à disparaître ? La vie politique roumaine a été analysée comme étant l’espace de la compétition entre des images du passé communiste. De ce point de vue, l’attitude de l’Etat n’est qu’une résultante de cette compétition, tranchée politiquement, mais une résultante dynamique. Nous avons donc étudié l’attitude des principaux partis – celui de Ion Iliescu, l’actuel PSD, et les anticommunistes de la CDR – car, dans chaque cas, elle a une logique propre. Enfin, nous avons montré pourquoi l’absence d’un cadre commun d’interprétation de l’expérience communiste doit être mise en relation avec l’absence d’un compromis constitutionnel. Finalement, l’ambiguïté de la position officielle à l’égard du passé communiste est le résultat d’une adoption problématique des valeurs démocratiques par l’élite politique et par la société roumaine.

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Revendication phare des « gilets jaunes », le référendum d’initiative citoyenne demeure peu pratiqué dans d’autres pays. Un petit détour par la Roumanie et le Venezuela permet toutefois de se faire une petite idée de ce que donnerait la mise en œuvre d’un RIC tel que le proposent aussi bien Etienne Chouard que La France Insoumise.

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