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Depuis le début des années 1990, des pays à revenu moyen, dont la Thaïlande, ont changé de rôle dans le système international de gestion de l’asile. Ils ont commencé à attirer des réfugiés venant de tous les continents, alors qu’ils n’avaient jusque-là accueillis que des réfugiés venant de pays limitrophes. La gestion de ces nouvelles populations représente un défi, et les modèles d’action suivis par l’autorité publique dans ces pays vont prendre une importance de plus en plus centrale pour la protection des réfugiés. En Thaïlande, la quasi-totalité́ de ces nouveaux réfugiés ne venant pas de pays limitrophes vit à Bangkok, et sont donc désignés comme "réfugiés urbains". La thèse est centrée sur la double problématique suivante : Comment les réfugiés urbains sont-ils gérés en Thaïlande, que ce soit par l’État ou d’autres acteurs ? Et le modèle thaïlandais s’achemine-t-il vers celui des pays industrialisés, dans lesquels les réfugiés sont protégés et soutenus dans leurs efforts pour échapper aux persécutions, ou vers un autre modèle moins protecteur ? La thèse démontre que le modèle de gestion des réfugiés urbains mis en place par l’État thaïlandais n’est pas protecteur, et qu’il est au contraire répressif et utilitaire. Elle démontre également que le système tel qu’il existe en Thaïlande n’affiche pas de signe d’instabilité́. Au contraire, l’État, volontairement ou non, est parvenu à neutraliser la capacité́ du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) et de la société́ civile à influencer l’autorité́ publique. L’idée que le système de gestion des réfugiés en Thaïlande convergera éventuellement avec ceux des pays occidentaux semble donc erronée.

La mobilité transnationale des 23 millions de Taiwanais est inversement proportionnelle au degré de reconnaissance de leur Etat. Dans leur cas, la tension qui est au fondement des documents de voyage entre liberté de circulation et impératif d’ordre sécuritaire est déplacée : il s’agit moins de surveiller des individus que de veiller à ne pas reconnaître leur Etat. L’analyse des passeports, visas et papiers d’identification des Taiwanais à l’étranger met en évidence des logiques de neutralisation, d’inversion et de suspension propres à l’hétérotopie foucaldienne afin de résoudre cette tension déplacée, l’exception taiwanaise ayant in fine valeur d’indice. Le raisonnement suit une double diachronie : celle du périple dans ses trois moments successifs – le départ, l’entrée et le séjour à l’étranger – et, au sein de chacun d’entre eux, celle des réglementations adoptées par les Etats étrangers pour attirer les ressortissants d’un Etat qu’ils refusent de reconnaître.

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Comment l’Etat-Parti chinois renouvelle-t-il son élite et maintient-il sa cohésion dans la période post-Maoïste ? Il s’agit d’une question fondamentale pour comprendre l’évolution du système politique chinois. Or, les explications fournies par la littérature sur la question sont loin d’être satisfaisantes. J’aborde ces questions à travers une étude unique du rôle joué par la Ligue des Jeunesses Communistes dans le recrutement et la promotion des cadres de l’Etat-Parti depuis les années 1980. Je montre que du fait de la situation politique de l’après Révolution Culturelle et des besoins en jeunes soutiens de certains dirigeants, un système de « mobilité sponsorisée » s’est développé afin de renouveler l’élite politique chinoise. Des étudiants sont recrutés dès l’université et formés par les organisations de jeunesse du Parti. Ils sont alors placés sur une filière de promotion rapide, avec des opportunités de carrière et de formation uniques. Ce qui les conduit à des postes de dirigeants au sein de l’Etat-Parti. Par ailleurs, à travers les différentes étapes du processus de « mobilité sponsorisée », les jeunes recrues développent un rôle spécifique en tant que futurs cadres dirigeants et transforment leurs cercles de sociabilité. En conséquence, ils renforcent leur engagement politique et donc leur intérêt personnel à la survie du régime. Enfin, la nature décentralisée de l’Etat-Parti, et de ses organisations de jeunesse ; rend difficile pour les jeunes recrues d’établir des groupes cohésifs qui pourraient s’organiser contre l’Etat-Parti lui-même.

En 1997, la France signe un accord de coopération dans le domaine de l’environnement avec la Chine. Cet accord entraîne le développement de plusieurs programmes et projets d’assistance technique dans ce domaine. Coordonnées par l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie et par l’Agence Française de Développement, ces actions révèlent les modes de traitement relatifs à l’environnement dans le cadre de la politique chinoise de la France. La thèse montre alors que l’insertion de l’environnement dans cette politique n’entraîne pas automatiquement des innovations mais davantage des dynamiques d’agrégation des pratiques entre plusieurs registres d’action publique (politique environnementale, politique d’aide au développement, politique chinoise de la France). En 2013, ces pratiques entrent dans une phase de routinisation qui marque la fin de la période de construction de la coopération.

Even if migration to and from the island over the past 20 years has already been studied – in Chinese as well as in Western languages – this book edited by Chiu Kuei-fen, Dafydd Fell and Lin Ping is one of the very first large-scale compilations to approach the topic in many of its features and from a range of disciplinary perspectives, including political science, international relations, sociology, political economy, gender studies, social work, film studies and education. In addition, the book provides accurate figures, tables and maps, while chapter two is devoted to the state of the field...

The Republic of China that retreated to Taiwan in 1949 maintains its de facto, if not de jure, independence yet Beijing has consistently refused formally to abandon the idea of reunifying Taiwan with China. As well as growing military pressure, the PRC’s irredentist policy is premised on encouraging cross-Strait economic integration. Responding to preferential measures, Taiwanese industrialists have invested massively in the PRC, often relocating their businesses there. Fragments of a nation torn apart by contradictory claims, these entrepreneurs are vectors of a new form of unification imposed by the Chinese Communist Party, promoted but postponed on the island by the Nationalist Party, and rejected by Taiwanese pro-independence parties. Within what can be described as an unfinished civil war, socio-economic dynamics remain embedded in conflicts over sovereignty. Transnational actors have freed themselves from security constraints, thereby benefiting economically from reforms in China and ultimately restructuring politics in Taiwan itself, and, in so doing, relations between Beijing and Taipei. A fictitious depoliticization has governed the opening of the Sino-Taiwanese border in order to postpone any resolution of the sovereignty issue. Mengin’s startlingly original book highlights the competing, and fragmented, elements within one of the world’s most intractable territorial disputes.

Après la proclamation de la République populaire de Chine le 1er octobre 1949 à Pékin, le gouvernement nationaliste était officiellement transféré à Taiwan le 7 décembre suivant, Taipei devenant la nouvelle capitale provisoire de la République de Chine. Les Etats du bloc socialiste, des pays asiatiques récemment indépendants, telle l’Inde, ou quelques chancelleries du bloc occidental − sept en Europe dont le Royaume-Uni, membre permanent du Conseil de sécurité − ont aussitôt reconnu la Chine populaire. Mais le déclenchement de la guerre de Corée a freiné la reconnaissance du régime communiste et limité sa participation aux instances internationales, notamment aux Nations unies, où le gouvernement de Taipei a continué d’occuper le siège de la Chine. Il faudra attendre les signes précurseurs, en 1970, d’une future normalisation sino-américaine pour que la quasi-totalité des chancelleries se tournent vers Pékin et rompent avec Taipei, une majorité se dégageant à l’ONU le 25 octobre 1971 pour y troquer une Chine contre l’autre. Ce processus signe la spécificité de la partition de la Chine : contrairement aux autres partitions cristallisées par la guerre froide, comme celles de l’Allemagne et de la Corée, il n’y a jamais eu coexistence à Taiwan, tant au niveau bilatéral qu’au niveau multilatéral, de deux Etats mais substitution de l’un à l’autre, chacun représentant tour à tour l’ensemble du territoire chinois, continental et insulaire...

in Sociétés politiques comparées Edited by MENGIN Françoise Publication date 2014-11
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Sommaire : - Des injonctions politiques aux pratiques sociales : la formation inachevée d’un Etat-nation à Taiwan, Françoise Mengin ; - When Taiwan’s Fate Changed Dramatically in the 1940s: The Price of War, the Nationalists’ Game, and the Vagaries of International Politics, Philippe Chevalérias ; - Les imaginaires du « sport national » : les représentations du baseball entre État et société civile, Jérôme Soldani ; - Écriture, mémoire et transmission d’une histoire nationale à Taiwan : le rôle de la sphère privée et des réseaux para-académiques, Damien Morier-Genoud ; - Processus de construction nationale et génération post-réformes à Taiwan, Tanguy Lepesant ; - L’univers littéraire de Wuhe : de l’individu à la communauté, de la sexualité à la politique, de la raison à la folie, Esther Lin

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Parmi les sociétés ayant fait l’expérience d’une transition politique au cours des années 1980, la Corée du Sud est d’ordinaire tenue pour un modèle de ‘‘réussite’’ démocratique et constitutionnelle. L’analyse interprétative du corpus jurisprudentiel sur laquelle le présent travail de recherche repose révèle cependant l’ambivalence qui a caractérisé la manière dont la cour a endossé son rôle de défenseur de l’ordre constitutionnel dans la période post-transitionnelle. Cette ambivalence se traduit par la dualité d’effets, libéraux et illibéraux, produits par les décisions de la cour à mesure qu’elle est intervenue dans le conflit majeur ayant opposé l’État sud-coréen et une partie de la société civile depuis le changement de régime : redéfinir les contours de qui, et ce qui, constitue l’ennemi après la transition. à travers la question polémique de l’ennemi, ce sont les dynamiques d’inclusion et d’exclusion au sein de la démocratie sud-coréenne qui ont été mises en jeu sur la scène constitutionnelle. la Cour constitutionnelle de Corée a joué un rôle paradoxal au regard de cette dispute, ou ‘‘mésentente’’, que son intervention a contribué à mettre à la fois en scène et en sommeil.

A travers l'exemple de l'islam, cet ouvrage nous plonge dans les interactions concrètes entre l'Etat et le religieux en Chine. Cette étude montre que le lien entre Etat et communauté religieuse n'est pas un simple rapport de contrôle et de répression. Ainsi, en analysant les liens personnels des dirigeants associatifs et cadres de l'Etat-parti, il montre comment les associations islamiques peuvent développer leur autonomie vis-à-vis des autorités et augmenter leur poids économique par des activités culturelles, touristiques et commerciales. (Résumé éditeur)

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