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Comment l'amour et la sexualité viennent aux adolescents? Y a-t-il eu une évolution dans leurs comportements par rapport à la génération de leurs parents, qui avaient vingt ans en 1968? Qu'ont-ils fait de l'héritage reçu? C'est à ces questions et à bien d'autres que répond ce livre nourri des résultats d'une importante enquête auprès d'adolescents de milieux divers de la petite bourgeoisie provinciale aux enfants des cités, en passant par les adeptes des rallyes. On y découvrira qu'ils ne commencent pas à faire l'amour plus tôt que leurs parents, qu'ils ne sont sans doute pas plus libres. Mais, à la différence de leurs aînés, il n'y a plus de voie légitime pour entrer dans la sexualité; ni révolution, ni contre-révolution donc, il s'agit seul d'apprendre à être, de s'assumer sans guide. Les comportements amoureux sont laissés à la libre appréciation des intéressés: recherche d'une relation "pure" fondée sur une compréhension mutuelle ou passage à l'acte dépourvu de projet. Cette nouvelle carte du tendre permettra d'observer d'étonnantes évolutions. C'est aux adolescentes que le rôle créateur appartient. En s'adressant à de plus âgés qu'elles, les filles tendent à disqualifier les garçons jeunes moins capables de se situer dans ce registre intime. D'où une crise de la masculinité qui se manifeste de façon aiguë et parfois violente.

Bilan du programme de la Réussite éducative en ce qui concerne les élèves de primaire scolarisés dans la ZUS du Val Fourré à Mantes-la-Jolie. Il s’agit d’une comparaison des résultats dans le groupe des élèves bénéficiant d’une prise en charge et dans un groupe de contrôle, appariés de telle sorte qu’ils ont en CE-CE2 la même distribution. Les élèves pris en charge décrochent légèrement. Parmi les raisons possibles de ce décrochage émergent les disparité d’âge et la moindre capacité – éventuellement liée à une moindre confiance/motivation – des meilleurs des élèves suivis par la RE à faire fructifier leur ressources initiales.

Dans les groupes originaires du Maghreb, du Sahel et à un moindre degré de Turquie, les pratiques religieuses et la religiosité vont à rebours du profil qui prévaut en Europe : elles sont plus masculines et augmentent chez les plus jeunes. En s’appuyant sur des données des enquêtes MGIS 1992, TEO 2008, et secondairement sur les résultats des enquêtes Valeurs européennes EVS et ESS, des enquêtes ISSP et WVS, il s’agit de mettre en perspective les pratiques et l’importance accordée à la religion en fonction du contexte et des conditions de vie des immigrés en France, avec en arrière-plan l’évolution de la religiosité dans les pays d’origine. On est amené ainsi à se demander si la religiosité des jeunes issus de l’immigration du Maghreb et du Sahel, qui varie selon les caractéristiques des individus, les legs familiaux et le cadre de vie, n’est pas marquée dans sa poussée récente par des enjeux d’affirmation identitaire.

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Dans les groupes originaires du Maghreb, du Sahel, et à un moindre degré de Turquie, les pratiques religieuses et la religiosité vont à rebours de la tendance qui prévaut en Europe : elles sont plus masculines et augmentent chez les plus jeunes. En s’appuyant sur les données des enquêtes MGIS 1992, TEO 2008, et secondairement sur les résultats des enquêtes Valeurs européennes EVS et ESS, des enquêtes ISSP et WVS, il s’agit ici de mettre en perspective les pratiques et l’importance accordée à la religion en fonction du contexte et des conditions de vie des immigrés en France, avec en arrière-plan l’évolution de la religiosité dans les pays d’origine. On est amené ainsi à se demander si la religiosité des jeunes issus de l’immigration du Maghreb et du Sahel, qui varie selon les caractéristiques des individus, les legs familiaux et le cadre de vie, n’est pas marquée dans sa poussée récente par des enjeux d’affirmation identitaire.

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En dépit de la cécité républicaine à l’égard des réalités culturelles, la « diversité » est devenue un trait saillant du visage de la France. Faute de reconnaître ses expressions, on s’interdit de comprendre les difficultés que certaines populations rencontrent pour s’y faire une place. Poursuivant sa réflexion sur la dimension culturelle des rapports sociaux, Hugues Lagrange a recueilli des récits de vie d’immigrés venus pour la plupart de la vallée du fleuve Sénégal et qui, arrivés en France dans les années 1970 ou 1980, se sont installés dans le bassin aval de la Seine, à l’ouest de Paris. Les douleurs vécues de la transplantation dans une société d’accueil peu hospitalière transparaissent dans leurs témoignages. Les relations entre les femmes et les hommes et leurs liens avec l’éducation des enfants y occupent une place centrale : la séparation des sexes, la violence au sein des couples, les cassures générationnelles, l’éclatement des familles, l’isolement des femmes et le repli des hommes face à l’hostilité du monde environnant révèlent toute la brutalité de la confrontation des mœurs du Nord et du Sud. Bien que concernant des cas séparés, ces histoires forment par leurs similitudes la trame d’une expérience collective. Elles brossent un tableau de ces vies en terre étrangère que l’on tend à folkloriser sans regarder la pluralité des cultures comme un aspect structurant la société contemporaine. (Résumé éditeur)

in Revue française de sociologie Publié en 2003
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Thinking in France on relations between crime rate trend and evolution of socio-economic context over time is underdeveloped. Recent studies in the United Kingdom suggest that the business cycle influences fluctuations in both property offenses and violent crime. Whereas pre-1970 research in the United States only rarely pointed up a direct link between crime rate and unemployment, post-1970 American studies are dominated by demonstrations of a direct correlation between the two. In this article, analysis of trends in unemployment, prices and wages, marriage among men, and schooling leads to an interpretation of delinquency and crime over the long term in which it is affirmed that an increase in opportunity, such as that attested to by increased consumer prices and wages over time, has a more pronounced role in the strong growth period of the cycle and influences property offenses more than violent crime, and that unemployment among young people without educational degrees is a factor working in favor of both theft and violent crime. This phenomenon was partially masked in periods where it was common to remain in the school system, such as early in the last decade of the twentieth century in France. Lastly, the fact that starting in the early 1980s fewer young people settled in couples and, more generally, the tension in relations between the sexes may also have worked to favor delinquency.

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Une population musulmane d’environ quatre cent mille personnes vit en seine-saint-Denis ; c’est à partir d’elle que Gilles Kepel a entrepris d’ausculter l’islam en France. Son livre s’organise autour de trois thèmes : extension du domaine du halal, poussée de l’islam comme corollaire d’une citoyenneté inaccomplie et genèse en trois temps d’un islam de France. Je partirai de la question de l’islam comme contrepoint d’une citoyenneté inaccomplie en référence avec les réalités sociales du « 9-3 », puis j’aborderai la signification d’un islam de France à travers la question du halal comme analyseur du rapport communauté/société.

in Cahiers de l'Institut de la décentralisation Publié en 2005
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La communauté maghrébine est bien intégrée. Mais une frange de sa jeunesse s'est retranchée dans une sous-culture hostile aux valeurs de la société française. Par culpabilité postcoloniale, les intellectuels n'osent pas la regarder en face.

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La plupart des hypothèses visant à expliquer la dérive des cités sensibles (chômage, délitement de l’autorité…) font l’impasse sur sa dimension culturelle. Et quand elles la mentionnent, c’est pour la caricaturer sous les traits d’un communautarisme dont on stigmatise les expressions en négligeant les discriminations et la ségrégation qui l’alimentent. C’est contre ce double déni que s’élève Hugues Lagrange. Loin de considérer les constructions culturelles des quartiers d’immigration comme des produits d’importation marqués d’une irréductible altérité, il y voit le fruit d’une douloureuse confrontation entre des héritages culturels, des tentations de « re-traditionalisation » et une société d’accueil elle-même victime d’un grand backlash idéologique et moral. Il distingue ainsi les expériences migratoires (celles des Maghrébins ne sont pas celles des Africains du Sahel ou des Turcs), détaille les mécanismes d’ethnicisation des quartiers et dresse un portrait sans fard des rapports entre les sexes ainsi que de l’autoritarisme masculin qui prévalent dans les cités. (Résumé éditeur)

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