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Au 1er mai 2020, le nombre total de décès attribués au coronavirus dépasse les 230 000 : nous avons été pris à revers par une catastrophe annoncée. La pandémie que nous avons sous les yeux touche surtout la population des pays riches, qui ont, pour des raisons économiques, d’étroites connexions avec la Chine, laquelle est en passe de devenir la première économie mondiale. Ce virus aurait pu aussi bien venir de Corée ou du Japon, d’un plus petit pays même. À ce jour, la pandémie a largement épargné l’Afrique subsaharienne, l’est de l’Indonésie, les zones pauvres des Caraïbes ordinairement victimes d’épidémies. Ainsi, de manière emblématique, vers le 10 avril, en République dominicaine, pays de 10 millions d’habitants dont le PIB par tête est de 7 650 $, on dénombrait plus de 5 000 cas et 265 décès, tandis que Haïti, pays de taille analogue mais parmi les plus pauvres du monde avec 854 dollars par habitant, déclarait 72 cas et 5 décès. Un curieux retournement s’est opéré : en l’occurrence, et pour l’heure, les premiers sont les derniers.

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Cherchant le bonheur sous la bannière de la liberté, de la prospérité et de la justice, les Européens et les Américains se trouvent dans une impasse dont l'évolution des souffrances mentales et des troubles comportementaux du dernier demi-siècle témoignent de manière éloquente. Chez les laissés-pour-compte de la modernisation, les pathologies mentales ordinaires résultent moins des carcans sociaux que de l'extension d'une indépendance qui les a privés de cette seconde peau que constituaient les communautés primaires. Les libertés conquises dans la sphère privée se trouvent désormais en porte à faux avec la déresponsabilisation au travail. Le déclin de l'action collective et les bouleversements technologiques ont favorisé une internalisation du mal-être, des addictions et des troubles comportementaux. Parmi les plus aisés, nos sociétés où le rôle des performances cognitives s'est accru ont nourri des pathologies de la rivalité et beaucoup de frustration. L'accès aux meilleures places est en principe ouvert à tous et bien que l'inégalité des dotations cognitives ruine l'idée de mérite, nombreux sont ceux qui se sentent responsables de leur échec, et développent anxiété, dépressions et addictions. Les familles sont devenues les complices de cette compétition méritocratique par les appariements matrimoniaux sélectifs. Si nous n'y prenons garde, une biopolitique appuyée sur les héritages génétiques et épigénétiques risque de renforcer plus que jamais les inégalités sociales.

in Les maladies du bonheur Publié en 2020-03
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Documents annexes à l'ouvrage "Les maladies du bonheur" de Hugues Lagrange, PUF, 2020. Consultation libre. Ces annexes sont constituées de données statistiques et de développements techniques précisant certains concepts exposés dans l'ouvrage.

Gambetta and Hertog’s book systematically analyzes biographical characteristics of jihadists (Islamists involved in violent actions) and by comparison other violent extremists—right-wing and left-wing—in order to understand what is specific to jihadist commitment. The authors examine the period 1975–2005 and five groups: three large and diffuse groups, comprising (i) individuals born and active in violent politics in a variety of Muslim countries in peacetime (mostly Middle Eastern and North African or MENA countries), constituting the main sample, (ii) individuals born and raised in Western countries, (iii) a group of non-violent Islamists; and two specific groups of Islamist extremists: (iv) one in Iran before 1979, and (v) a set of individuals found around the globe who defected from violent action. In addition, the authors take samples of post-World War II extremists in Western countries on both sides of the political spectrum. In the absence of systematic sociographies of these people, they perform a huge, complex, and a quasi-judicial investigation to find jihadist samples with sufficient socio-biographical information, which they frequently supplement with information on their educational achievements and field of study. The samples are not very large (several hundred indivdiuals) but numerous, the information on jihadist’s backgrounds has not always been found, but a number of controls and supplementary data or studies allow them to largely overcome these pitfalls.

Le programme d’une société décente, critique du primat kantien du juste sur le bien, abandonne pourtant la perspective d’un bien commun pour, simplement, éviter d’humilier. Cela passe par de quoi se nourrir, se loger et les garanties de l’État de droit.

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Past cross-national comparisons of socioeconomic segregation have been undercut by lack of comparability in measures, data, and concepts. Using IRIS data from the French Census of 2008 and the French Ministry of Finance as well as tract data from the American Community Survey (2006–2010) and the U.S. Department of Housing and Urban Development Picture of Subsidized Households, and constructing measures to be as similar as possible, we compare socioeconomic segregation in metropolitan areas with a population of more than 1 million in France and the United States. We find much higher socioeconomic segregation in large metropolitan areas in the United States than in France. We also find (1) a strong pattern of low-income neighborhoods in central cities and high-income neighborhoods in suburbs in the United States, but varying patterns across metropolitan areas in France; (2) that high-income persons are the most segregated group in both countries; (3) that the shares of neighborhood income differences that can be explained by neighborhood racial/ethnic composition are similar in France and the United States; and (4) that government-assisted housing is disproportionately located in the poorest neighborhoods in the United States but is spread across many neighborhood income levels in France. We conclude that differences in government provision of housing assistance and levels of income inequality are likely important contributing factors to the Franco-U.S. difference in socioeconomic segregation.

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La publication par le président du CNRS d’un recensement de travaux qui vont de la ségrégation spatiale à la recherche linguistique, intitulé «  Recherches sur les radicalisations  », m’a surpris. Si la nécessité d’éclairer le monde politique sur les auteurs des violences terroristes ne fait pas de doute, la capacité des sciences sociales de le faire aujourd’hui est modeste. Considérée comme illégitime en France, une sociographie des acteurs/auteurs de violences qui puisse prétendre à une représentativité fait défaut. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/03/20/en-france-les-jeunes-issus-de-l-immigration-musulmane-ne-partagent-un-destin-commun_4886666_3232.html#rGU5eiHExQr1bsSs.99

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Pays d’immigration depuis plus d’un siècle, la France est une société multiculturelle où la di - versité des origines atteint un niveau sans précédent. Mais la situation des populations liées à l’immigration, objets d’idées reçues et de représentations stéréotypées, reste mal connue. Souhaitant répondre à ce besoin de connaissances statistiques, l’Ined et l’Insee se sont asso - ciés pour réaliser une enquête d’envergure sur la diversité des populations en France et l’étude des discriminations. Réalisée auprès de 22 000 personnes, l’enquête Trajectoires et Origines (TeO) marque une nouvelle étape dans les recherches quantitatives sur les personnes immi - grées et leurs descendants. L’origine est-elle en soi un facteur d’inégalités ou simplement de différenciation dans l’accès aux différentes ressources de la vie sociale ? TeO offre des pistes de réflexion en accordant une grande place à la reconstitution des trajectoires solaires, pro - fessionnelles, matrimoniales ou en explorant l’accès au logement et à la santé. L’un des apports majeurs de cet ouvrage, aboutissement de l’enquête TeO, est de combiner une approche à la fois objective et subjective de la discrimination en étudiant, pour la première fois l’expérience du racisme subi, et en ouvrant des perspectives méthodologiques sur l’étude de préjudices vécus du fait de l’origine, la religion ou la couleur de peau

in Trajectoire et origines : enquête sur la diversité des populations en France Publié en 2016-01
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Pays d’immigration depuis plus d’un siècle, la France est une société multiculturelle où la di - versité des origines atteint un niveau sans précédent. Mais la situation des populations liées à l’immigration, objets d’idées reçues et de représentations stéréotypées, reste mal connue. Souhaitant répondre à ce besoin de connaissances statistiques, l’Ined et l’Insee se sont asso - ciés pour réaliser une enquête d’envergure sur la diversité des populations en France et l’étude des discriminations. Réalisée auprès de 22 000 personnes, l’enquête Trajectoires et Origines (TeO) marque une nouvelle étape dans les recherches quantitatives sur les personnes immi - grées et leurs descendants. L’origine est-elle en soi un facteur d’inégalités ou simplement de différenciation dans l’accès aux différentes ressources de la vie sociale ? TeO offre des pistes de réflexion en accordant une grande place à la reconstitution des trajectoires solaires, pro - fessionnelles, matrimoniales ou en explorant l’accès au logement et à la santé. L’un des apports majeurs de cet ouvrage, aboutissement de l’enquête TeO, est de combiner une approche à la fois objective et subjective de la discrimination en étudiant, pour la première fois l’expérience du racisme subi, et en ouvrant des perspectives méthodologiques sur l’étude de préjudices vécus du fait de l’origine, la religion ou la couleur de pea

Publié en 2015-03 Collection Notes & Documents de l'OSC : 2015-02
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Pendant le printemps 2011, d’importantes manifestations ont eu lieu dans plusieurs pays du Moyen Orient et d’Afrique du Nord (MENA). Parallèlement, des manifestations de masse se sont déroulées au sud de l’Europe – Espagne, Grèce, Portugal –, tandis que les pays du nord et l’est de l’Europe n’ont pas connu de telles manifestations. Est-ce que l’on trouve des deux côtés de la Méditerranée, les mêmes aspirations ou les mêmes frustrations ? Sans prétendre démêler l’écheveau complexe des motivations qui sous-tendent ces actions, on se propose d’analyser le contexte socio-économique dans lequel elles ont émergé en s’appuyant sur des données fournies par le BIT, les rapports de l’UNESCO (ESCWA), les statistiques de la Banque Mondiale et la base de données sur l’éducation Baro-Lee. Un contexte favorable à des manifestations de masse résulte, au nord comme au sud de la méditerranée, de la conjonction d’un taux de chômage élevé des jeunes les plus éduqués et de l’affaiblissement de la légitimité des gouvernants.

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