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in Lettre International Publié en 2020-09
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The essay explains the origin, scope and forms of the anti-liberal surge taking place in Central and Eastern Europe. Why have voters across the region deserted the liberal politicians who managed to secure peace and prosperity on the ashes of communism? Does the erosion of democratic values and institutions lead to autocracy, or something novel? Special attention will be devoted to the issue of order and chaos in the broader European setting. Can order be maintained without shared values across EU member states? The conclusions will point to the variety of hybrid regimes in Central and Eastern Europe and assess their impact.

Le Parlement hongrois a approuvé ce mardi 16 juin la fin de l’état d’urgence qui permettait à Viktor Orban de gouverner par décrets depuis plus de deux mois. Si les États ont dû partout prendre des mesures coercitives pour endiguer l’épidémie de Covid-19, les « démocraties illibérales » y ont trouvé une nouvelle occasion de restreindre la liberté de la presse et des institutions parlementaires. L’épidémie laissera des traces politiques, particulièrement en Hongrie et en Pologne, et un affaiblissement de l’Etat de droit.

in Esprit Publié en 2020-05-19
MAILLARD Sébastien
MACEK Lukáš
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L'adhésion des pays des Balkans à l'Union européenne ne représenterait pas tant un élargissement qu'une unification de l'Europe, conforme aux principes fondateurs de la construction européenne. Si l'Europe veut peser dans les affaires du monde, l'intégration doit se poursuivre.

in Les Dossiers du CERI Publié en 2020-04-17
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Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a fait adopter le 30 mars par le parlement une Loi sur la protection contre le coronavirus qui lui donne de fait les pleins pouvoirs. En effet, il peut désormais gouverner par décret, abroger ou suspendre une législation existante et cela sans limite dans le temps. La nouvelle loi s’en prend aussi au peu qui restait de l’indépendance des médias en menaçant d’une peine allant jusqu’à cinq ans de prison ceux qui diffuseraient des informations « fausses » ou susceptibles d’entraver l’action du gouvernement face au coronavirus. Le dernier classement du World Press Freedom Index plaçait la Hongrie à la 87e place dans le monde derrière le Kirghizstan et la Sierra Leone. C’était avant l’adoption de la nouvelle loi...

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On ne sait pas si Viktor Orban a lu Machiavel, mais il a retenu une leçon importante de l’auteur du Prince : une crise peut fournir une opportunité pour étendre son emprise sur le pouvoir, sur tous les pouvoirs. C’est précisément ce qu’a fait le Premier ministre hongrois en faisant adopter le 30 mars par le Parlement, où son parti, le Fidesz, a une majorité des deux tiers, une "loi sur la protection contre le coronavirus" qui lui permet de gouverner par décret pour une durée illimitée. Certes, d’autres pays en Europe ont adopté des "états d’urgence", mais ce sont des dispositifs encadrés, clairement définis et pour une durée déterminée. Dans le cas hongrois, il n’y a ni contre-pouvoirs judiciaires ou institutionnels, ni limite dans le temps. Un ancien ministre de la justice (2002-2004), Peter Barandy, déclarait au lendemain de l’adoption de la loi à Budapest que "l’Assemblée nationale n’existe plus, son fonctionnement n’est plus qu’une illusion". Il n’y a plus de contre pouvoirs et ce qui restait des médias indépendants est clairement menacé par la nouvelle loi, qui prévoit des sanctions allant jusqu’à cinq ans de prison pour "déformation des faits" ou atteintes à l’"efficacité de la protection" contre le virus.

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Viktor Orban pose aujourd’hui une question de vérité au Parti populaire européen (PPE). Quelle place ce dernier choisira-t-il de faire à la droite ultra-conservatrice, en Hongrie et ailleurs en Europe ?

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Depuis le vote du Parlement européen en septembre 2018 demandant au Conseil de recourir à l’article 7 prévoyant la suspension du droit de vote d’un État membre, la « question hongroise » est ouvertement posée à l’Union européenne. Cette procédure exigeant l’unanimité et n’ayant aucune chance d’aboutir, c’est la « question Fidesz » ou la « question Orban », posée à la droite européenne réunie au sein du PPE, qui représente un véritable enjeu et une réponse possible à la « question hongroise ».

in Revue d’études comparatives Est-Ouest Publié en 2019-12
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Entretien avec Jacques Rupnik, directeur de recherches au CERI-Sciences Po, qu’il a rejoint en 1982. Il a été chercheur associé au Russian Research Center de l’université Harvard (1974-1975), spécialiste de l’Europe de l’Est au BBC World Service (1977-1982), recteur exécutif de la Commission internationale pour les Balkans à la Carnegie Endowment for International Peace (1995-1996), membre de l’Independent international commission on Kosovo (1999-2000) et professeur invité au département du gouvernement de l’université Harvard en 2006. Il enseigne à Sciences Po (depuis 1982), est membre du conseil scientifique de la faculté des sciences sociales de l’université Charles à Prague (depuis 1998), professeur invité au Collège d’Europe à Bruges (depuis 1999). De 1992 à 2003, il a été codirecteur de la revue trimestrielle Transeuropéennes, puis conseiller à la Commission européenne (2005-2009). Conseiller de l’ancien président de la République tchèque Vaclav Havel de 1990 à 1992, il vient de publier Stredni Evropa je jako ptak s ocima vzadu [L’Europe centrale tel un oiseau avec les yeux derrière la tête], Prague, 2018, et Senza il Muro, Rome, Donzelli, 2019.

in Le monde des nouveaux autoritaires Sous la direction de DUCLOS Michel Publié en 2019-12
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[résumé de l'ouvrage] D’un bout à l’autre du globe, démagogues, « hommes forts », autocrates et dictateurs en tout genre se suivent mais ne se ressemblent pas – tout en présentant un air de famille. Qui sont ces nouveaux autoritaires qui de plus en plus définissent l’air de notre temps et déterminent la politique mondiale ? Pour mieux comprendre l’itinéraire de ces dirigeants et les conséquences géopolitiques de leur montée en puissance, l’Institut Montaigne et l’ancien diplomate Michel Duclos ont fait appel à d’éminents spécialistes qui dressent un portrait psychologique, intellectuel et politique de chacun d’entre eux. De Poutine, Bolsonaro et Kim Jong-un à Trump, Orban, ou Erdogan, ou encore Salvini, Mohamed ben Salman et Maduro, dix-huit personnages hauts en couleurs – parfois effrayants, souvent menaçants – forment la famille des « nouveaux autoritaires », divisée en trois grandes fratries : nationalo-populistes dûment élus, « néo-autoritaires » en transition entre deux mondes et authentiques dictateurs. Issus de généalogies variées, leurs positions diffèrent sur l’arc qui conduit de la démagogie au despotisme. Ils puisent tous cependant, à des degrés divers, dans la même « boite à outils » anti-libérale, où pêle-mêle s’entassent une xénophobie assumée, l’exaltation d’un rêve identitaire, la vindicte contre l’establishment, le contrôle des médias, la kleptocratie, et l’identification du pouvoir « populaire » à un dirigeant « fort ». La jonction possible entre les nouveaux autoritaires de tous poils représente désormais une menace grave pour la démocratie libérale. D’ores et déjà, ils ont imposé dans les esprits dans le vaste monde une « tentation autoritaire » se substituant à l’attraction du « modèle libéral » qui paraissait avoir triomphé après la chute du mur de Berlin.

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