Co-auteur
  • JAFFRELOT Christophe (3)
  • KIENLE Eberhard (2)
  • BONNEFOY Laurent (2)
Type de Document
  • Article (16)
  • Partie ou chapitre de livre (12)
  • Livre (6)
  • Numéro de périodique (5)
  • Voir plus
18
vues

18
téléchargements
La concaténation1 de soulèvements qui frappe le monde arabe depuis décembre 2010 n’a pas épargné les Etats du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) : l’Arabie Saoudite, le Koweït, le Bahreïn, le Qatar, les Emirats Arabes Unis et l’Oman. Parmi les plus grands producteurs au monde de pétrole et de gaz, cet ensemble politique et économique, qui affiche une volonté d’émuler l’Union européenne, compte quelques-uns des pays les plus riches de la planète : le Qatar se place ainsi en tête pour le revenu per capita dans les listes établies respectivement par le FMI et la Banque Mondiale en 2010. Les Emirats Arabes Unis et le Koweït se retrouvent également très bien placés dans ces classements. Les pays du CCG se ressemblent par ailleurs par leur régime politique, des monarchies de facto ou de jure, qui voient dans tous les cas la domination pluriséculaire de dynasties aux pratiques autoritaires plus ou moins mâtinées de participation politique (...).

L’exigence de démocratisation a permis d’élargir des expériences anciennes de participation politique, par exemple au Bahreïn ou au Koweït. En Oman, en Arabie Saoudite même, un certain dialogue national semble se nouer. Plus que le succès de la démocratisation, ces mouvements paraissent davantage en marquer les limites : les régimes autoritaires aménagent la cohabitation avec leurs opposants. Cette cohabitation pourrait pourtant souffrir de la crise, déjà ouverte, des États providence du Golfe.

in Governance in the Middle East and North Africa: A Handbook Publié en 2013-01
7
vues

0
téléchargements
Résumé de l'ouvrage : Governance in the Middle East and North African will be essential reading for scholars, activists and policy makers. This new Handbook presents the first comprehensive framework of the question of governance in the Middle East in its various forms and manifestations: political, economic, and government performance. This book is structured into two parts: Part I provides some theoretical background and analyzes the patterns and challenges of governance in the Middle East, providing some global context; Part II will examine specific cases in selected countries and regions in the Middle East and North Africa. This book is aimed at a wide audience. Policy makers, policy analysts, as well as journalists will benefit from the history and analysis presented in the book. Also, academics will find important material for research and class work. Professors teaching courses on US Foreign policy, Middle East, International Relations, Comparative Politics and many related fields will find the book a very suitable choice for their students to read. Given the media and general public’s interest in the Middle East and North Africa, it will also appeal to a wide range of educated readers in the USA, the United Kingdom and many other countries world-wide.

in Journal of Strategic Studies Publié en 2013-04
4
vues

0
téléchargements
The Bahraini security forces fulfilled their task of defending the regime without any qualms during the uprising that occurred in February and March 2011. The regime's coup-proofing strategy has been efficient. It is notably based on the exclusion of the Shias from the security apparatus in a country where the ruling dynasty comes from the Sunni minority and where the opposition is dominated by Shia Islamic movements. However, the recruitment pattern of the Bahraini security forces also results from the general civil-military relations characteristic of all the Gulf states. The increasingly tense factionalism inside the regime is likely to have an impact on the security forces.

Laurence Louër, author of the critically acclaimed To Be an Arab in Israel, brings her extensive knowledge of the Middle East to an analysis of the historical origins and present situation of militant Shia transnational networks. She focuses on three key countries in the gulf: Kuwait, Bahrain, and Saudi Arabia, whose Shia Islamic groups are the offspring of various Iraqi movements that have surfaced over recent decades. Louër explains how these groups first penetrated local societies by espousing the networks of Shiite clergymen. She then describes the role of factional quarrels and the Iranian revolution of 1979 in defining the present landscape of Shiite Islamic activism in the Gulf monarchies. The reshaping of geopolitics after the Gulf War and the fall of Saddam Hussein in April 2003 had a profound impact on transnational Shiite networks. New political opportunities encouraged these groups to concentrate on national issues, such as becoming fierce opponents of the Saudi monarchy. Yet the question still remains: How deeply have these new beliefs taken root in Islamic society? Are Shiites Saudi or Bahraini patriots? Louër's book also considers the transformation of Shia movements in relation to central religious authority. While they strive to formulate independent political agendas, Shia networks remain linked to religious authorities (marja') who reside either in Iraq or Iran. This connection becomes all the more problematic should the marja' also be the head of a state, as with Iran's Ali Khamenei. In conclusion, Louër argues that the Shia will one day achieve political autonomy, especially as the marja', in order to retain transnational religious authority, begin to meddle less and less in the political affairs of other countries.

3
vues

0
téléchargements
This paper shows that, in Bahrain, the main political consequence of migration has been the deepening of state/society conflict. While having old historical roots, this conflict has been fostered in the recent period by the collapse of the “caste system” that, since the 1970s, used to regulate the relations between foreigners and nationals in the labor market by preventing the two groups from being in competition for jobs. I conclude that in order to evaluate the possible political impact of migration in the Gulf States, one has to look first at the structure of the relation between the national population and the migrants, rather than focus on the number of foreigners.

3
vues

0
téléchargements
Instauré au moment du boom pétrolier de 1973-1974, le contrat social saoudien, dont Daryl Champion se propose ici de retracer l’histoire, était un pacte tacite en vertu duquel les Al-Saoud s’engageaient à redistribuer généreusement à leurs sujets les dividendes de la rente pétrolière en échange de leur renoncement à toute forme de participation politique. Comme l’auteur le souligne à juste titre, l’État providence qui s’est ainsi mis en place a permis aux dirigeants saoudiens de renforcer leur légitimité religieuse de défenseurs de l’orthodoxie islamique et de gardiens des lieux saints par une légitimité sociale tout aussi fondamentale pour le maintien du régime (...).

10
vues

10
téléchargements
La concaténation des soulèvements qui touche le monde arabe depuis décembre 2010 a atteint le Golfe dans ce qui constitue traditionnellement son maillon faible. Le Bahreïn, plus petit des Etats du Conseil de coopération du Golfe (CCG) par la superficie (665km²) et la population (1,2 million d’habitants, dont un peu plus de la moitié d’expatriés, pour la plupart originaires du sous-continent indien), connaît en effet depuis les années 1930 une vie politique émaillée de révoltes à répétition. Un adage y affirme même, par dérision, que cet archipel connaît une intifada tous les dix ans. Dans ce contexte, le soulèvement, qui a débuté le 14 février 2011 et a définitivement été écrasé par le régime le 18 mars avec le concours de troupes saoudiennes, émiriennes et jordaniennes n’a étonné personne...

12
vues

12
téléchargements
Dans les années 2000, les monarchies du Golfe ont entrepris de réformer leur modèle social, basé sur la redistribution très généreuse des dividendes des hydrocarbures. L’un des principaux dispositifs de cette politique de redistribution était l’emploi public garanti. Depuis les années 1990, l’apparition du chômage de masse indique que les politiques traditionnelles de l’emploi sont devenues dysfonctionnelles, générant des tensions sociales qui se sont notamment exprimées à la faveur du « printemps arabe ». L’enjeu des réformes en cours est d’aménager une transition des nationaux vers le salariat dans le secteur privé, largement dominé par les travailleurs expatriés. Cette perspective fait l’objet de fortes résistances de la part des hommes d’affaires et entrepreneurs locaux. Habitués à une main-d’oeuvre expatriée bon marché, ils refusent notamment l’augmentation du coût du travail qu’impliquent les réformes. Les dynasties royales sont dès lors confrontées à la nécessité de faire des arbitrages entre les intérêts du secteur privé, souvent étroitement imbriqués aux leurs, et le mécontentement de la jeunesse, principale catégorie touchée par le chômage et actrice des protestations qui, en 2011, ont touché le Bahreïn, l’Arabie saoudite et Oman.

in Monarchies du Golfe : les micro-Etats de la Péninsule arabique Publié en 2005
3
vues

0
téléchargements

Suivant