Co-auteur
  • PRÉTECEILLE Edmond (19)
  • VOISIN Agathe (5)
  • LE GALÈS Patrick (5)
  • RIVIERE Clément (4)
  • Voir plus
Type de Document
  • Article (35)
  • Communication non publiée (35)
  • Partie ou chapitre de livre (15)
  • Thèse de doctorat (7)
  • Voir plus
Le titre de la thèse renvoie aux deux enjeux principaux qu’elle se propose de traiter. Il s’agit tout d’abord d’approcher empiriquement le processus de socialisation urbaine, peu étudié en tant que tel, en l’abordant par le prisme de l’encadrement parental des pratiques urbaines des enfants. L’étude de ce rôle régulateur des parents permet notamment d’approcher la transmission plus ou moins consciente de compétences d’interaction et de mobilité, mais aussi de normes de jugement et de comportement. Le second enjeu de la thèse est la mise en lumière de la différenciation sociale et spatiale de ce processus, qui conduit à interroger par le biais de pratiques urbaines ordinaires la (re)production d’inégalités entre enfants ainsi que le rapport de leurs parents à l’altérité sociale, dans une perspective complémentaire des travaux disponibles sur la ségrégation résidentielle et scolaire. La première partie de la thèse en précise le cadre théorique et les choix méthodologiques opérés, en particulier l’enquête par entretiens (n=78) auprès de parents d’enfants âgés de 8 à 14 ans, la perspective comparée Paris-Milan et le choix de contextes de mixité sociale. La deuxième partie propose une approche compréhensive des mécanismes de la prise d’autonomie urbaine à partir d’une analyse de ses étapes ainsi que des évolutions perçues par les parents au regard de leur propre expérience enfantine. Enfin, la troisième partie s’attache à informer la différenciation de l’encadrement parental, interrogeant en particulier le rôle tenu dans celle-ci par les propriétés sociales des familles, le sexe des enfants et le contexte national et local.

L'article s'interroge sur la représentation des rapports sociaux chez les jeunes des cités HLM et sur leur perception du jeu social participant à la relégation spatiale et sociale et au rapport de domination. Peut-on déceler une sorte de conscience sociale chez ces jeunes ? Au-delà du constat misérabiliste, sensationnaliste et homogène de la banlieue proposé par F. Dubet (in «La galère: les jeunes en survie», 1987), on souligne ici la diversité des jeunes des quartiers en difficulté et la multiplicité des trajectoires (école, travail, délinquance), faisant face à la ségrégation et à la socialisation politique et institutionnelle, comme à la rigidité des cadres classiques et de la culture bureaucratique. Le rôle particulier des filles est aussi mentionné.

12
vues

0
téléchargements
Si la carte scolaire fait l'objet d'un débat si vif en France, c'est qu'elle cristallise des enjeux fondamentaux. Censée répartir les élèves en fonction de leur lieu de résidence, elle peine à remplir son objectif de mixité, et contribue parfois à renforcer la ségrégation. Ce débat est donc aussi celui de la possibilité de maintenir la mixité comme horizon pertinent des politiques urbaines et scolaires. A partir d'une étude de la banlieue ouest de Paris, l'auteur propose une analyse détaillée des contextes urbains et scolaires dans lesquels évoluent les ménages. Il en ressort une image plus complexe que celle des seules pratiques d'évitement des classes moyennes. L'offre et la carte scolaires concernent de façon profondément inégalitaire les différentes classes sociales, au profit des classes supérieures. La question n'est donc pas d'être pour ou contre la carte scolaire, mais d'éclairer les mécanismes en jeu. Qui a intérêt à la ségrégation urbaine et scolaire? Qui sont les perdants et les gagnants de l'application de la carte scolaire? Qui a intérêt à son abandon? Ce livre plaide pour une réforme profonde de ce dispositif. Mais maintenir un objectif de mixité est aussi un choix politique au sens fort, engageant une vision de la société et de son devenir. L'auteur entend en préciser les enjeux et les effets sur la cohésion sociale.

Le dispositif « d’ouverture sociale » de Sciences Po – Convention Éducation Prioritaire – repose sur un ciblage territorial des lycées, et donc des élèves potentiellement bénéficiaires de cette voie spécifique d’admission. Plus que sa capacité à « diversifier » le recrutement sur l’ensemble du spectre social, mais aussi en termes de lycée d’origine ou de lieu de résidence, c’est son impact sur la part d’élèves d’origine populaire qui été mesuré et commenté. Or, en région parisienne, si le CEP a contribué à élargir le vivier d’établissements d’origine, le recrutement, surtout hors CEP, reste concentré dans un nombre limité de lycées eux-mêmes situés dans un nombre restreint d’arrondissements et de communes favorisées de la banlieue. On constate également, étant donné la forte concentration des lycées conventionnés en Seine-Saint-Denis, l’inégal recrutement des élèves d’origine populaire selon les départements. Enfin, les petites classes moyennes ne semblent pas avoir tiré avantage de ce dispositif, surtout dans les espaces urbains et scolaires les plus sélectifs. Tous ces éléments indiquent une sélectivité sociale différenciée de l’admission à Sciences Po selon les territoires à milieu social équivalent.

in Problèmes politiques et sociaux Sous la direction de OBERTI Marco Publié en 2009
7
vues

0
téléchargements
Au printemps 2007, X. Darcos, ministre de l'Éducation nationale, annonçait la suppression progressive de la carte scolaire. Loin de faire l'unanimité, cette décision a relancé un débat d'autant plus vif qu'il dépasse largement la simple question de la sectorisation. Quels sont les enjeux qui se profilent derrière l'assouplissement de la régulation et l'instauration du libre choix, qu'il soit encadré ou non ? Certains s'inquiètent des risques de creusement des inégalités scolaires, voire de « ghettoïsation » pour les établissements défavorisés, ou mettent en doute l'amélioration de la qualité des établissements par le simple jeu du marché. Quelles leçons tirer des exemples étrangers qui ouvrent des perspectives sur les effets des systèmes les plus libéraux (États-Unis ou Royaume-Uni) ou de certains modèles mixtes dans plusieurs pays européens, pour lesquels les bilans en matière de résultats scolaires ou de mixité sociale ne sont pas évidents ? De nombreuses recherches et enquêtes de terrain mettent en évidence l'importance des stratégies des divers acteurs, parents ou chefs d'établissement, sur l'évolution des établissements, leur composition sociale et l'émergence de processus de ségrégation, notamment à travers les pratiques de contournement de la carte scolaire. Quels peuvent être les moyens susceptibles de mettre réellement en œuvre l'objectif de mixité sociale que le gouvernement se fixe comme priorité ? Comment améliorer le fonctionnement du système éducatif à l'égard des élèves de milieux moins favorisés ? Comment gérer la question de la sectorisation dans le cadre plus large des politiques urbaines ? Un certain nombre de propositions de spécialistes présentées dans ce dossier offrent également des pistes de réflexion intéressantes.

Suivant