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a religion connaît une visibilité nouvelle depuis une quinzaine d'années, en Europe comme dans le reste du monde. Pourtant, très souvent, lorsque celle-ci semble être en cause, ce n’est pas d’elle dont on parle vraiment. Au-delà de l’objet « religion », cet ouvrage appréhende donc les recompositions plus larges qui travaillent le continent européen à travers la relation entre politique et religion, et éclaire les diverses définitions du juste et du légitime, de la nation et de l’Europe à l’âge de la globalisation. Loin de privilégier la « clé religieuse » ou à l’inverse la « clé politique » comme mode de déchiffrement du temps présent, il tient compte de différents facteurs (politiques, économiques, sociaux, religieux), de leurs liens et des instrumentalisations dont ils font parfois l’objet. La démarche esquisse une triple rupture : avec la problématique des « frontières » de l’Europe, abordée ici non par ses limites mais par les circulations en son sein ; avec les lectures faites par les « communautarismes » et le rôle que jouerait le religieux dans leur développement ; avec les catégories classiques de la sociologie politique des religions, grâce à des analyses centrées sur le concept de croire. Un rare ouvrage à proposer un panorama de la question des religions en Europe

La religion connaît une visibilité nouvelle depuis une quinzaine d'années, en Europe comme dans le reste du monde. Pourtant, très souvent, lorsque celle-ci semble être en cause, ce n’est pas d’elle dont on parle vraiment. Au-delà de l’objet « religion », cet ouvrage appréhende donc les recompositions plus larges qui travaillent le continent européen à travers la relation entre politique et religion, et éclaire les diverses définitions du juste et du légitime, de la nation et de l’Europe à l’âge de la globalisation. Loin de privilégier la « clé religieuse » ou à l’inverse la « clé politique » comme mode de déchiffrement du temps présent, il tient compte de différents facteurs (politiques, économiques, sociaux, religieux), de leurs liens et des instrumentalisations dont ils font parfois l’objet. La démarche esquisse une triple rupture : avec la problématique des « frontières » de l’Europe, abordée ici non par ses limites mais par les circulations en son sein ; avec les lectures faites par les « communautarismes » et le rôle que jouerait le religieux dans leur développement ; avec les catégories classiques de la sociologie politique des religions, grâce à des analyses centrées sur le concept de croire. [Résumé de l'éditeur]

Ce travail de thèse explore la reconstruction des dispositifs identitaires engendrée par l’effondrement de l’URSS et par les flux de la mondialisation, au sein du Kirghizstan post-soviétique, qui est à majorité musulmane (islam Sunnī, école théologique Ḥanafī). L’une des principales stratégies déployées par les acteurs de la scène kirghizstanaise en terme de gestion de ces bouleversements est celle de la ré-articulation du religieux en relation au politique. Afin de dégager des éléments d’analyse visant à rendre compte du statut, de la nature et du rôle du religieux sur la scène socio-politique kirghizstanaise, ce travail de thèse considère la triangulation des acteurs État-religion-société, qui est explorée au travers de trois hypothèses principales. Ces réemplois du religieux, étroitement articulés, concernent : en premier lieu, le ‘réenchantement’, via le religieux, de l’ordre politique de l’après-indépendance, qui est à la recherche d’une légitimité nouvelle depuis l’effondrement du communisme. En second lieu, la gestion au niveau local, via le religieux, d’une redistribution d’un rapport au sens dans une société désarticulée par les changements brutaux liés à la chute de l’État-providence soviétique. L’hypothèse principale ici est que le recours à l’islam répond à l’effondrement du contrat social soviétique en ce qu’il est étroitement intégré au tissu social kirghiz et en reflète les changements de valeurs et de normes sociales ainsi que les légitimités en compétition. Enfin, l’établissement, via l’islam, d’un rapport renouvelé au politique et, partant, d’une quête de refondation de l’ordre politique.