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Le « modèle » suédois est particulièrement attractif car il a bien résisté aux chocs des années 1970 et 1990. En particulier alors que la crise de 1993 a été particulièrement virulante, entraînant une récession majeure et une très forte augmentation du chômage, les évolutions qui ont suivi ont été très favorables, combinant nette reprise de l’activité, retour rapide au plein emploi et remontée des taux d’emploi des seniors. La Suède a ainsi montré sa capacité à réguler efficacement la conjoncture tout en améliorant ses performances structurelles dans un contexte où le vieillissement de la population constitue le défi principal pour la plupart des pays développés. Sur le plan économique, la crise du début des années 1990 a affecté l’emploi à deux niveaux : elle a entrainé des pertes d’emploi et une hausse du taux de chômage qui ont réduit les opportunités professionnelles, ce qui a pu décourager l’offre de travail (effet de flexion). Mais, les politiques économiques mises en œuvre dans les années 1990 ont été particulièrement réactives, tant sur le plan budgétaire que monétaire (dévaluation et désinflation compétitive), ce qui a favorisé le retour à une croissance forte. Cette dernière a été bénéfique à l’emploi, et en particulier à l’emploi des seniors. Nos estimations montrent que la sensibilité du taux d’emploi à la conjoncture varie selon les classes d’âge et que les 60-64 ans sont plus particulièrement sensibles. Sur le plan institutionnel, le vieillissement de la population suédoise a conduit les gouvernements à réformer le système de retraite. Les différentes mesures ont déjà eu des effets visibles puisque le nombre de pensions d’invalidité a diminué, le taux de temps partiel des seniors a fortement chuté et le taux d’emploi des 60-64 ans s’est fortement accru sur la période 1999-2005. Sur le plan structurel, le marché du travail suédois présente au moins trois spécificités qui sont en mesure de favoriser l’employabilité des travailleurs seniors. Le niveau de salaire moyen des 55-65 ans ne paraît pas plus élevé que celui des quadragénaires. L’accès à la formation continue croît avec l’âge, ce qui peut faciliter la mobilité professionnelle. Enfin, la loi de 1974 sur la « sécurité de l’emploi » a instauré une règle « premier entré, dernier sorti » qui rend plus difficile le licenciement des travailleurs les plus anciennement présents dans l’entreprise.

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Cet article propose une approche théorique de l’incidence des politiques de santé (contingentement, ticket modérateur, contrôle qualitatif) ; la voie envisagée est une analyse micro-macroéconomique. Le comportement de l’offre médicale est construit sur un choix d’allocation du temps de travail entre deux activités : l’une utile et l’autre inutile. Ce fondement microéconomique des arbitrages médicaux est ensuite intégré dans un modèle de croissance avec accumulation de capital ; les conclusions concernent alors les évolutions des dépenses de santé, du bien-être et de l’accumulation de patrimoine au regard de différents plans de politique de santé.

in Dossiers solidarité et santé Publié en 2001-01
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in Les aspects financiers du vieillissement de la population : Rapport du Conseil national du crédit et du titre Publié en 2001
JUILLARD Michel
BRETON Régis
LACU Cyrille
FAYOLLE Jacky
AGLIETTA Michel
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La « grande récession » amorcée en 2008 a plongé l'économie dans une stagnation durable avec un fort chômage, une production dépréciée et une très faible inflation. Cette crise dont la durée exceptionnelle est difficilement explicable par les outils théoriques de la macroéconomie contemporaine invite à enrichir l'analyse fondamentale. Conceptualiser la stagnation séculaire repose alors sur l'introduction d'imperfections de marché telles qu'un rationnement du crédit sur le marché financier ainsi que des rigidités nominales sur le marché du travail. L'équilibre obtenu se caractérise par un sous-emploi des facteurs de production (chômage élevé, faible accumulation de capital) associé à une baisse des prix (déflation) et une politique monétaire inactive car contrainte par la non négativité du taux directeur. En régime de stagnation séculaire, l'impact des politiques économiques s'en trouve affecté et de nombreuses propriétés keynésiennes apparaissent : impact déflationniste des politiques d'offre, politique monétaire conventionnelle inopérante et effet positif de la dépense publique quoique limité par une éviction de l'investissement privé.

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En 2008, 46,3 millions d'Américains étaient non assurés dont près de 1 enfant sur 10 et 1 travailleur sur 5. Pourtant, les salariés doivent être couverts par une assurance santé dans le cadre de leur entreprise tandis que les personnes de plus de 60 ans, les populations les plus démunies et les enfants de moins de 18 ans bénéficient des programmes de financement public. Mais la cherté des contrats d'assurance rend difficile l'accès aux soins pour une partie croissante de la population notamment de la classe moyenne et de celle travaillant dans des petites entreprises. Signé le 21 mars 2010 par Obama, le Patient Protection and Affordable Care Act doit mettre fin à ces inégalités. Cette nouvelle loi doit garantir à tous les résidents légaux américains, l'adhésion à une assurance santé grâce à un système d'incitations-sanctions (subventions ou pénalités). Elle simplifie les modalités d'adhésion aux programmes publics et accroit la transparence et la concurrence entre compagnies d'assurance. Mais la réforme ne traite pas véritablement la question de la maîtrise des dépenses de santé.

La hausse des prélèvements obligatoires en France soulève de nombreuses interrogations sur le bien fondé de notre système fiscal. De nombreuses propositions de réformes fiscales ont été faites. Pour les discuter, l’OFCE a organisé le 20 mai 2014 une conférence de consensus sur la fiscalité des ménages et des entreprises. Cet article en publie le compte-rendu. Le premier débat a porté sur la fiscalité des entreprises qui devrait sans doute être rendue moins lourde et moins compliquée. Le deuxième sur la fiscalité écologique s’accorde sur l’objectif d’une montée en puissance rapide et programmée. Le troisième sur la fiscalité des ménages montre que la complexité actuelle permet une progressivité importante, ce qui rend difficile les réformes simplificatrices. Enfin, le dernier débat explore les enjeux de la fiscalité des revenus du capital dont le caractère redistributif doit être maintenu, ce qui réduit considérablement les possibilités d’ajustement.

La question des retraites se pose avec une acuité particulière en Europe en 2010. Avant la crise financière, le vieillissement de la population dans tous les pays européens qui devait s’accentuer dans les années 2005-2035 mettait déjà cette question au centre des problématiques des politiques budgétaires, des politiques sociales et des politiques de l’emploi (...).

in Vieillissement et gérontechnologies à la Réunion Publié en 2017-06
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Le progrès médical conjugué à un meilleur accès aux soins de santé a permis de réduire fortement la mortalité à La Réunion (Giorgi, 2005 ; Sandron, 2007 ; Bernède-Bauduin et Cellier, 2013). Si la perspective de vivre plus longtemps est avant tout une bonne nouvelle, l’accroissement de l’espérance de vie en « bonne santé », c’est-à-dire sans perte d’autonomie, n’est pas garanti en raison de facteurs pathologiques durables (Catteau et Nartz, 2009). Au niveau individuel, la perte d’autonomie conduit à une perte de bien-être pour les personnes âgées. Ce préjudice peut être en partie compensé grâce à des soins médicaux adaptés, des aides humaines ou techniques à l’exercice des actes de la vie quotidienne ainsi qu’à l’occupation d’un lieu d’hébergement adapté (domicile ou institution). Suite à plusieurs rapports publics publiés dans les années 2000, est né le concept de « compte de la dépendance ». L’objectif du compte de la dépendance est de dresser un bilan financier qui se veut le plus exhaustif possible des surcoûts induits par la perte d’autonomie. L’utilité de ce compte thématique est qu’il permet de calculer un ordre de grandeur macroéconomique du poids financier total et consolidé du risque dépendance.

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