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intr : Un accroissement de l’investissement public est maintenant proposé par de nombreuses institutions internationales pour accroître l’activité en Europe. L’investissement public adéquat augmente la croissance potentielle à long terme, l’activité à court terme et permet d’atteindre des objectifs de transition énergétique. Du fait de la faiblesse des taux d’intérêt, des projets d’investissements publics peuvent être menés sans fortement peser sur les finances publiques. Malgré ces constats, l’investissement public a reculé en France dans les années récentes de 4,2 % à 3,5 % du PIB. L’accumulation d’actifs nets atteint même un point bas à 0,2 % du PIB en 2015. ■ À long terme, les estimations des effets de l’investissement public varient du simple au double. Ces effets dépendent de manière cruciale de la sélection, de l’évaluation et de la gouvernance des projets d’investissement. Pour éviter les effets d’aubaine ou d’éviction, l’évaluation des projets d’investissement public doit être transparente. ■ Par conséquent, une hausse de l’investissement public doit au préalable identifier les projets à la fois nécessaires et utiles. Les investissements pour la transition écologique, pour une amélioration du système éducatif ou encore les infrastructures de transport dans les villes congestionnées sont des candidats naturels. Ils représentent un effort de 1 ou 2 % du PIB pendant quelques années selon l’ambition affichée. ■ À court terme, une hausse de 1 % du PIB de l’investissement public générerait une hausse du PIB de 1,1 % à trois ans et une réduction de 245 000 chômeurs si elle est financée par de la dette. Elle conduit cependant à une légère réduction de la balance courante et à un accroissement de la dette publique rapportée au PIB de 0,4 %. Une hausse de l'investissement public financée par une réduction des autres dépenses publiques conduit à une hausse du PIB de 0,4 % à trois ans. Par ailleurs, on ne trouve pas d’effet d’éviction de l’investissement public sur l’investissement privé en France sur données agrégées. ■ Un tel accroissement de l’investissement public peut être réalisé dans un cadre européen, par exemple dans le cadre du Plan Juncker, cependant les divergences de situation économique en Europe plaident pour une hausse au niveau national pour les zones géographiques qui en ont besoin. ■ Enfin, pour éviter les aspects récessifs des traités européens, l’on plaide pour l’introduction d’une « règle d’or » qui exclut certains investissements publics, notamment dans le capital humain, des règles de consolidation budgétaire.

in Comité de suivi du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi Publié en 2015-07
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Créé par la loi de finances rectificative du 29 décembre 2012, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) est en vigueur depuis janvier 2013. Après une phase d’apprentissage dont les précédents rapports de ce comité ont analysé les conséquences, il peut être considéré comme entré dans sa phase de maturité. Ce constat vaut pour les entreprises : tout indique que celles-ci ont maintenant une bonne connaissance des implications comptables du dispositif, de son fonctionnement et des obligations déclaratives qu’il comporte. L’hypothèse d’un non recours significatif peut désormais être écartée. Le même constat vaut aussi pour les administrations : les écarts entre source fiscale et source sociale sur le montant du CICE sont devenus très faibles. La question principale est donc désormais celle de l’effet du dispositif sur les comportements d’investissement, de prix et d’emploi des entreprises, et, au-delà de ces variables, sur la croissance, le chômage, l’innovation et le commerce extérieur. Il importe également de savoir s’il a été à l’origine d’un dialogue social de qualité au sein des entreprises. [Résumé Rapport]

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We use comparable micro level panel data for 14 countries and a set of identically specified empirical models to investigate the relationship between exports and productivity. Our overall results are in line with the big picture that is by now familiar from the literature: Exporters are more productive than non-exporters when observed and unobserved heterogeneity are controlled for, and these exporter productivity premia tend to increase with the share of exports in total sales; there is strong evidence in favour of self-selection of more productive firms into export markets, but nearly no evidence in favour of the learning-by-exporting hypothesis. We document that the exporter premia differ considerably across countries in identically specified empirical models. In a meta-analysis of our results we find that countries that are more open and have more effective government report higher productivity premia. However, the level of development per se does not appear to be an explanation for the observed cross-country differences.

in Journal of Evolutionary Economics Publié en 2006-04
FONTANA Roberto
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We provide empirical evidence on market positioning by firms, in terms of market niche, distance from technological frontier and dispersion. We focus on the switch industry, a sub-market of the Local Area Network industry, in the nineties. Market positioning is a function of the type of firms (incumbents versus entrants), market size and contestability as well as firm competencies. We find that incumbents specialize in high-end segments and disperse their product in a larger spectrum of the market. Instead, entrants focus on specific market niches. Market size, market contestability and firm competencies are also important determinants of product location.

This paper examines the relationship between the characteristics of firm knowledge in terms of capital, diversity and relatedness, and productivity. Panel data regression models suggest that unlike knowledge diversity, knowledge capital and knowledge relatedness explain a substantial share of the variance of firm productivity. Activities based on a related set of technological knowledge are more productive than those based on unrelated knowledge because the cost of co-ordinating productive activities decreases as the knowledge used in these activities is being integrated efficiently. The impact of knowledge relatedness on productivity in hightechnology sectors is higher than in other sectors.

in International Journal of Technology Management Publié en 1999
NESTA Lionel
MANGEMATIN Vincent
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Economists emphasise the crucial role of absorptive capacity with regard to external knowledge. In this respect, the firm's knowledge base determines its ability to recognise, assimilate and exploit externalities. Assuming that a firm's absorptive capacity also depends upon the characteristics of external knowledge, this paper analyses the relationship between three basic concepts empirically defined: the fundamental or applied nature of knowledge, the tacit or codified form of knowledge and the absorptive capacity of the firm. Based on an empirical analysis of R&D contracts between France's largest research institute and industrial firms, we show that a low absorptive capacity inhibits cooperation in R&D. The collaboration concerns mostly applied fields and needs informal interactions to support transfers (such as telephone calls, informal interviews and meetings). A high absorptive capacity extends the assimilation to all kinds of knowledge (applied, fundamental) through all types of vehicles (PhD students, scientific staff, technical devices). Altogether, absorption mechanisms seem to diversify as the firm's absorption capacity increases.

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The paper analyzes the link between financial constraints and firms' export decisions, using a large micro-level data set on French manufacturing firms over the 1996-2004 period. Our main finding is that firms enjoying better ex-ante financial heath are more likely to start exporting. This results contrasts with the previous empirical literature which found evidence that participation to exports market improves a firm financial health but not that export starters display specific ex-ante financial advantages. By contrast, our result supports the view that financial constraints act as a barrier to export participation. This finding has important policy implications as it suggests that, in presence of financial markets imperfections, public intervention can be called for to help efficient but financially constrained firms to overcome the sunk entry costs into export markets and expand their activities abroad.

in Innovation, Industrial Dynamics and Structural Transformation Publié en 2007
FONTANA Roberto
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We provide empirical evidence on market positioning by firms, in terms of market niche, distance from technological frontier and dispersion. We focus on the switch industry, a sub-market of the Local Area Network industry, in the nineties. Market positioning is a function of the type of firms (incumbents versus entrants), market size and contestability as well as firm competencies. We find that incumbents specialize in high-end segments and disperse their product in a larger spectrum of the market. Instead, entrants focus on specific market niches. Market size, market contestability and firm competencies are also important determinants of product location.

in Applied Evolutionary Economics and the Knowledge-based Economy Publié en 2006
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Dans cet article, nous testons l’hypothèse selon laquelle plusieurs chocs structurels, macroéconomiques et sectoriels, auraient joué globalement dans le sens d’un accroissement de la pression concurrentielle s’exerçant sur les entreprises françaises des secteurs manufacturiers, entre 1986 et 2004. Aux chocs structurels de la mise en place du marché unique au premier janvier 1993 et de la mise en circulation de la monnaie unique s’ajoutent des chocs industriels spécifiques faisant suite à l’émergence de la Chine et de l’Inde sur la scène internationale. De manière plus générale, le processus de mondialisation s’est accentué tout au long de la période marquée par une hausse tendancielle des intensités d’importation et d’exportation dans l’ensemble des industries françaises. Nous observons que le taux de marge moyen, sur l’ensemble de la période et sur l’ensemble des industries, est de 13,8%, ce qui est légèrement supérieur au Royaume-Uni. Nous trouvons que la mise en place du marché commun a conduit à une diminution de 4 à 5% des marges, alors que l’entrée en vigueur de l’Euro a constitué une opportunité pour les entreprises des secteurs de l’habillement et de l’automobile d’augmenter leurs marges d’environ 2%. Les taux de marge français sont contracycliques, et sont significativement déterminés par la configuration industrielle en termes d’ouverture au commerce international, de concentration industrielle et d’intensités capitalistique et technologique. Enfin, ces faits stylisés cachent une diversité sectorielle importante, qui révèle des pratiques de détermination des prix éminemment spécifiques aux secteurs.

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