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Publié en 2020-06
CHAPOY Élise
PEDROJA Cynthia
BELDIMAN-MOORE Anita
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Tout au long de l’année 2015, les membres du groupe de travail Données de la recherche à Sciences Po (GT Données - GTD) ont réalisé une série d’entretiens afin d’étudier le contexte national et européen du champ dénommé “gestion des données de la recherche”. Parallèlement, une série de rencontres a eu lieu avec les laboratoires de Sciences Po afin de pouvoir réaliser une typologie des données produites et utilisées par les chercheurs, mais également afin d’identifier les besoins en termes de gestion. De ce travail découle la présente note qui constitue l’amorce d’une feuille de route pour l’institution. L’objectif du projet est d’articuler les dispositifs, les initiatives, les outils, les services dans cet environnement tentaculaire. Ainsi, après avoir défini ce que l’on entend par “gestion des données de la recherche”, le groupe s’efforcera de poser les premiers constats et de proposer quelques pistes de réflexion pour le développement d’une infrastructure de services et d’outils à destination de la communauté de recherche de Sciences Po. A cinq ans du début du projet, les développements envisagés sont mis en regard des réalisations effectives.

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La famille est souvent citée comme l’une des institutions sociales les plus importantes et fondatrices de la société : elle remplit des besoins matériels et affectifs essentiels et joue un rôle majeur pour l’intégration des individus dans la société. Bien que les familles continuent à tenir ces rôles, elles ont subi, en tant qu’institution sociale, des transformations importantes ces dernières années : l’entrée dans la vie adulte est de plus en plus tardive, le nombre de mariages par an est en chute, tandis que le nombre de couples qui préfèrent une union sous le régime du Pacte civil de solidarité (Pacs) augmente et que le mariage est désormais possible pour les couples homosexuels. La diffusion de la cohabitation et des familles recomposées, ainsi que la chute des taux de fécondité dans plusieurs pays, montrent aussi que de nouvelles configurations familiales émergent. Ces transformations démographiques ne se sont pas produites en même temps ou au même degré dans tous les pays industrialisés. Ces modifications dans la structure des familles sont imbriquées dans des changements profonds des sociétés contemporaines, dont l’un des plus importants est la participation croissante des femmes au marché de travail, laquelle a altéré leur rôle dans la sphère privée et rendu visible la nécessité de concilier le travail rémunéré et non rémunéré. La question de la conciliation est loin d’être résolue comme le montrent les recherches comparatives sur les emplois du temps. Les inégalités de genre persistent dans ce domaine. La réponse des politiques publiques aux enjeux de conciliation est diverse et plusieurs ajustements sont possibles, en parallèle avec les entreprises, dont l’intervention dans l’articulation entre vie privée et travail devient cruciale. Les nouvelles modalités de travail et ce qui a été appelé l’économie 24/7 font aussi partie des changements. Les liens entre changement social et changement familial sont complexes et entretiennent souvent des rapports dialectiques : l’intégration des femmes au marché du travail rend plus compliquée l’articulation entre famille et travail – tâche qui continue de leur incomber le plus souvent alors qu’elle devrait également reposer sur les hommes –, ce qui peut à son tour influer sur la fécondité, mais la fécondité envisagée façonne aussi en retour les décisions de formation ou d’emploi. Dans cette introduction, nous présenterons d’abord un aperçu des changements les plus importants qui font émerger ce que nous appelons des nouvelles configurations familiales. Nous décrirons ensuite les transformations sociales qui accompagnent ces nouvelles configurations, surtout en ce qui concerne le travail rémunéré et les politiques publiques. Dans une dernière partie, nous présenterons les articles sélectionnés pour ce numéro thématique et leur pertinence pour comprendre le changement des familles dans les sociétés contemporaines.

in COGITO, la lettre de la recherche à Sciences Po Publié en 2018-04
BOULIN Jean-Yves
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Travailler le dimanche est-il utile ? Non, répondent Jean-Yves Boulin et Laurent Lesnard dans leur dernier ouvrage « Les Batailles du dimanche. L’extension du travail dominical et ses conséquences sociales ». Dépassant les habituels clivages idéologiques, les deux sociologues analysent le travail dominical sous l’angle de son utilité sociale. Interview de Laurent Lesnard, directeur de recherche CNRS à l’Observatoire sociologique du changement (OSC) de Sciences Po.

Au cours des trois dernières décennies, force est de constater qu'un processus de dérégulation du repos dominical, illustré par les lois Maillé (2009) et Macron (2015), tend à banaliser le travail le dimanche. Retour en arrière ou modernisation ? Quel en est l'impact sur les conditions de vie et de travail des individus concernés ? À l'appui de recherches historiques et de comparaisons internationales, cet ouvrage analyse le dimanche comme étant à la fois un marqueur temporel, miroir des évolutions sociales et des mentalités individuelles, et un objet de luttes sociales. C'est d'ailleurs sur ces batailles « du dimanche » que les auteurs reviennent afin de montrer que le travail dominical ne doit être appréhendé qu'au prisme de son utilité sociale, soit à l'aune des attentes de la population, et non pas au regard de présupposés idéologiques. (Résumé éditeur)

Les débats relatifs au travail dominical opposent, d’un côté, les tenants de la liberté de travailler sans contrainte, qui mettent en avant les gains de compétitivité de l’économie et les gisements d’emploi que recélerait l’ouverture des commerces le dimanche, et, de l’autre, à la fois les défenseurs, de moins en moins nombreux, d’un temps consacré à la sanctification et ceux qui prônent le maintien d’un temps commun consacré à la vie en société et à la famille. Les premiers invoquent l’évolution de la société, des modes de consommations, la compétition économique dans un monde globalisé tandis que les seconds font appel aux travaux socio-historiques, à la dimension socio‑anthropologique du dimanche et à la nécessité d’en préserver la spécificité. D’un côté comme de l’autre, peu de référence est faite aux conditions de vie et de travail des salariés amenés à travailler le dimanche. L’étude réalisée ici à partir de l’enquête Emploi du temps, bien que n’étant pas une étude d’impact du travail le dimanche à proprement parler, permet de comparer les usages du temps de ceux qui travaillent le dimanche et de ceux qui ne travaillent pas ce jour‑là. Selon les estimations économétriques, travailler le dimanche va de pair avec une perte de sociabilité familiale et amicale et une diminution du temps de loisir allant au‑delà de celles observées un jour de semaine et qui ne sont pas, en général, entièrement contrebalancées par le jour de repos compensateur. De plus, les salariés concernés par le travail le dimanche, c’est‑à‑dire par une forme de travail atypique, sont également ceux qui sont le plus concernés par des horaires de travail atypiques les jours de la semaine.

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This paper addresses the question of the convergence of transitions to adulthood in 20 European countries using data from the third round of the European Social Survey (2006). Pathways are derived from five events – employment, leaving-home, union formation, marriage and childbearing – retrospectively observed for men and women over 35 years old (N = 26,351), over four birth cohorts and described with optimal matching and cluster analyses. Using correspondence analysis, we find a convergence between male and female patterns in the passage to adulthood in Northern and Western Europe. Despite some convergence, the transition to adulthood in European countries remains marked by their historical family systems.

in Demographic research Publié en 2014-07
BIANCHI Suzanne
NAZIO Tiziana
RALEY Sara
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Background: Women, who generally do more unpaid and less paid work than men, have greater incentives to stay in marriages than cohabiting unions, which generally carry fewer legal protections for individuals that wish to dissolve their relationship. The extent to which cohabitation is institutionalized, however, is a matter of policy and varies substantially by country. The gender gap in paid and unpaid work between married and cohabiting individuals should be larger in countries where cohabitation is less institutionalized and where those in cohabiting relationships have relatively fewer legal protections should the relationship dissolve, yet few studies have explored this variation. Objective: Using time diary data from France, Italy, and the United States, we assess the time men and women devote to paid and unpaid work in cohabiting and married couples. These three countries provide a useful diversity in marital regimes for examining these expectations: France, where cohabitation is most “marriage like” and where partnerships can be registered and carry legal rights; the United States, where cohabitation is common but is short-lived and unstable and where legal protections vary across states; and Italy, where cohabitation is not common and where such unions are not legally acknowledged and less socially approved than in either France or the United States. Results: Cohabitating men’s and women’s time allocated to market and nonmarket work is generally more similar than married men and women. Our expectations about country differences are only partially borne out by the findings. Greater gender differences in the time allocated to market and nonmarket work are found in Italy relative to either France or the U.S.

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