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in La société française. Un bilan sociologique des évolutions depuis l'après-guerre (3e ed.) Publié en 2011
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Ce chapitre présente les politiques éducatives qui se sont mises en place depuis les années 1950 ainsi que leurs incidences sur les scolarités des jeunes Français. Après avoir souligné à la fois l’allongement spectaculaire des études et la persistance d’inégalités sociales importantes, il met l’accent sur les stratégies des “usagers” qui cherchent à rentabiliser au mieux leur investissement éducatif et résistent de fait au processus de démocratisation de l’école. Les politiques éducatives, au-delà de l’expansion et de la diversification de l’offre peinent à contrer ces stratégies, tandis que la multiplication des diplômes affecte les conditions de la compétition scolaire, les usages sociaux et la valeur économique des diplômes et les fonctions même de l’école.

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Les inégalités sont un thème à la mode. Il est d’autant plus nécessaire d’expliquer de quoi on parle, en particulier si l’on s’aventure hors de son propre pays, ce qui est très rare. À cet égard, le livre de Branko Milanovic, économiste à la Banque mondiale, est original et passionnant.

Cet ouvrage collectif rassemble les contributions de chercheurs d’horizons variés, majoritairement physiciens ou ingénieurs, de politiques ou de journalistes, qui partagent tous un engagement écologique manifeste. Ici, nous évoquerons essentiellement les textes qui interpellent le sociologue, sachant que tout lecteur intéressé par les questions d’écologie trouvera dans ce livre bref, clair et vif, de quoi nourrir sa réflexion et son engagement (...).

in Lectures [en ligne] Les comptes rendus Publié en 2014
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in International Journal of Comparative Sociology Publié en 2008-07
KIEFFER Annick
REIMER David
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This article explores social selectivity in access to tertiary education in France and Germany in the period from 1980 to 2000. Results of multinomial logistic regression models show that access to different postsecondary institutions is characterized by marked social background effects in both countries. Depending on the type of tertiary institution we consider in France or Germany, social selectivity into fields of study is also observed. Overall, there is no indication for substantial changes in the pattern of inequality in access to tertiary education in either country during the past two decades.

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La dernière enquête FQP réalisée par l’Insee en 2003 permet d’évaluer les transformations intervenues au niveau de l’enseignement supérieur dans deux groupes de cohortes encadrant la période d’expansion très forte de l’accès au baccalauréat entre 1985 et 1995. Comment cette ouverture a-t-elle affecté les inégalités sociales d’accès et de réussite dans l’enseignement supérieur ? L’indéniable démocratisation du baccalauréat se traduit par une démocratisation plus limitée de l’accès au supérieur. En effet, la première vague de démocratisation s’est traduite par une concentration accrue des nouveaux bacheliers de milieu populaire dans les baccalauréats professionnels ; compte tenu de la force des articulations entre enseignement secondaire et supérieur en France, ce phénomène a induit une limitation des possibilités d’orientation dans l’enseignement supérieur. En particulier, l’accès aux filières d’élite n’a connu aucune démocratisation parmi les bacheliers, alors que les filières professionnelles courtes et les filières universitaires s’ouvraient. Ceci limite la portée de la démocratisation de l’enseignement à ce niveau en termes de mobilité sociale, puisque de plus en plus, les débouchés ne dépendent pas du niveau de diplôme, mais du type de filière suivie.

La dernière enquête FQP réalisée par l’Insee en 2003 permet d’évaluer les transformations intervenues au niveau de l’enseignement supérieur dans deux groupes de cohortes encadrant la période d’expansion très forte de l’accès au baccalauréat entre 1985 et 1995. Comment cette ouverture a-t-elle affecté les inégalités sociales d’accès et de réussite dans l’enseignement supérieur ? L’indéniable démocratisation du baccalauréat se traduit par une démocratisation plus limitée de l’accès au supérieur. En effet, la première vague de démocratisation s’est traduite par une concentration accrue des nouveaux bacheliers de milieu populaire dans les baccalauréats professionnels ; compte tenu de la force des articulations entre enseignement secondaire et supérieur en France, ce phénomène a induit une limitation des possibilités d’orientation dans l’enseignement supérieur. En particulier, l’accès aux filières d’élite n’a connu aucune démocratisation parmi les bacheliers, alors que les filières professionnelles courtes et les filières universitaires s’ouvraient. Ceci limite la portée de la démocratisation de l’enseignement à ce niveau en termes de mobilité sociale, puisque de plus en plus, les débouchés ne dépendent pas du niveau de diplôme, mais du type de filière suivie.

in Le Monde Publié en 2018-10
DONZELOT Jules
MANGADO-LUNETTA Eunice
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Si les inégalités scolaires font l’objet d’une recherche abondante, les inégalités en matière d’orientation scolaire sont peu mises en avant. (Premières lignes)

Les inégalités sociales et économiques seront à n'en pas douter un thème central de la campagne électorale qui s'ouvre. L'essai de Thierry Pech, directeur de la rédaction d'Alternatives économiques, à cet égard, tombe à pic. Il épingle l'envolée des très hauts revenus à laquelle nous avons assisté depuis le début les années 2000. Sans émettre de jugement moral, il démonte les processus systémiques qui sont à l'origine de cette envolée, à commencer par ceux de l'économie (...).

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