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in Revue française de sociologie Publié en 2012
MONS Nathalie
SAVINA Yannick
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Alors qu’une solide tradition de sociologie du curriculum s’est développée dans les pays anglo-saxons, peu de recherches empiriques concernent, en France, les contenus d’enseignement. L’article présente les résultats d’une recherche examinant comment, dans une variété de pays, se structurent les curricula, et explore si des liens peuvent être établis avec les attitudes observées par ailleurs chez les élèves. Il met en évidence trois grands modèles curriculaires idéal-typiques : à des systèmes éducatifs fondés sur une « éducation totale » s’opposent deux modèles fondés soit sur les matières académiques, soit sur la vie professionnelle. Ces différenciations de contenus d’enseignement s’inscrivent dans des organisations pédagogiques et sociales au sein de l’école différentes. L’hypothèse de relations entre, d’un côté, les attitudes des élèves et, de l’autre, ces modèles curriculaires et les organisations sociales qui les accompagnent au sein de l’école est confortée partiellement, même si ce résultat est évidemment contingent à la construction des variables d’attitudes dans la base de données utilisée (PISA). Mais de manière plus générale, c’est la possibilité d’évaluer les « effets » de l’éducation qui est questionnée, notamment dans le domaine des attitudes.

in Revue française des affaires sociales Publié en 2015-04
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Alors que des analyses de plus en plus nombreuses explorent les incidences sociales des périls environnementaux, ce texte entend positionner les inégalités sociales non plus (seulement) en aval – comme une conséquence –, mais en amont : il explore dans quelle mesure les inégalités sociales, au-delà des questions de justice qu’elles soulèvent, accroissent en elles-mêmes les problèmes environnementaux. Cette perspective vient compléter l’argumentation pour une lutte contre les inégalités mondiales, en allant au-delà des seules justifications éthiques, toujours discutables. Après avoir synthétisé brièvement les débats philosophiques autour des inégalités mondiales, le texte balaie les travaux qui explorent les effets macrosociologiques, économiques et écologiques de ces dernières. Il s’en dégage que tout faire pour les réduire converge de fait avec les intérêts bien compris non seulement des habitants des pays les plus riches mais de tous ceux de la planète. Cette approche conduit à conclure que seule une justice globale est à même de contrecarrer les urgences écologiques de l’heure.

in L’intelligence de l’enfant. L’empreinte du social Sous la direction de DURU-BELLAT Marie, FOURNIER Martine, DURU-BELLAT Marie Publié en 2007
DUBET François
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Les pauvres ? Ils le méritent bien. De même, les riches seraient récompensés de leur talent… Imposture idéologique, quand le niveau de revenus dépend avant tout du pays et du milieu où l’on naît ! Quel rôle l’école peut-elle jouer pour délégitimer la méritocratie, qui fait le lit des inégalités ? (Premières lignes)

in Le système éducatif en France Sous la direction de TOULEMONDE Bernard Publié en 2009
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Dans un pays démocratique, qui a rejeté aussi bien l’aristocratie que la notion d’inégalités naturelles entre les hommes, la répartition des places est censée se faire sur une base méritocratique, ce qui donne à l’institution scolaire, chargée de détecter et de sanctionner les mérites, un rôle essentiel. Dès lors que l’égalité des chances est proclamée, on s’attendrait à ce que les cartes soient rebattues à chaque génération et qu’en particulier le milieu social d’origine des enfants n’affecte en aucun cas leur devenir scolaire. La sociologie montre avec constance que tel n’est pas le cas, même si les inégalités sociales de parcours scolaire évoluent et se recomposent en permanence. Avec autant de constance, des politiques éducatives sont mises en œuvre, dont les plus emblématiques sont sans doute celles qui relèvent de l’éducation prioritaire. Mais face aux évaluations, mitigées, de leurs effets, on se demande aujourd’hui s’il ne serait pas plus efficace de passer d’un ciblage sur des zones à un ciblage sur les personnes, et de cibler aussi plus nettement des niveaux bien précis d’intervention. Il reste que ces politiques ne sauraient à elles seules contrecarrer les processus de reproduction sociale.

in L’intelligence de l’enfant. L’empreinte du social Sous la direction de DURU-BELLAT Marie, FOURNIER Martine, DURU-BELLAT Marie Publié en 2007
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in Evaluations en tension : Entre la régulation des apprentissages et le pilotage des systèmes Sous la direction de MOTTIER LOPEZ Lucie, CRAHAY Marcel Publié en 2009
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in Revue française de pédagogie Publié en 2010
MARIN Brigitte
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Alors que la mixité sociale, notamment en ce qui concerne les établissements scolaires, fait l’objet de débats souvent vifs, la mixité sexuée peut, de prime abord, apparaître comme une question réglée une fois pour toutes. La mixité n’est-elle pas obligatoire dans toutes les filières depuis 1975 et ne s’impose-t-elle pas comme une évidence dans tous les pays qui ont inscrit l’égalité entre hommes et femmes au rang de leurs principes ? (...).

La sociologie et la psychologie sociale abordent de manière distincte la question de ce qu’on peut considérer comme la face subjective des inégalités, à savoir la manière dont les personnes ressentent, expliquent et justifient les inégalités qui marquent leur société d’appartenance. De fait, les travaux des psychologues sociaux sur ces questions sont peu connus de la majorité des sociologues et l’objectif du texte est d’en présenter une synthèse. Sans prétendre à l’exhaustivité, il entreprend un bilan critique de cette littérature, majoritairement anglo-saxonne. Il souligne combien ces analyses de la manière dont l’intériorisation des inégalités affecte profondément les psychismes sont éclairantes sur les mécanismes de reproduction des inégalités elles-mêmes. A ce titre, elles méritent d’être connues des sociologues, toujours en quête d’une articulation macro-micro difficile à concevoir. Mais si sur certains points, et au-delà des concepts privilégiés, sociologues et psychologues sociaux débouchent sur des conclusions convergentes – par exemple concernant l’inscription des jugements de justice dans un système d’interaction concret –, il reste des points moins consensuels, ainsi les sociologues opposent-ils volontiers à la notion, centrale en psychologie, de la « croyance en un monde juste », la sévérité des jugements, notamment en France, sur la justice de la société.

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