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in Revue de l'OFCE Publié en 2010-07
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L’article présente une synthèse de ce que dévoile la recherche en éducation sur le fonctionnement des classes mixtes, et sur ce que ce mode de fonctionnement doit à la mixité en tant que telle. Il mobilise les travaux centrés sur les interactions entre enseignants et élèves, entre élèves, ainsi que ceux, plus rares, qui comparent le fonctionnement des classes mixtes et non mixtes. Il en interroge ensuite les incidences sur les attitudes et les comportements des garçons et des filles, en mobilisant les interprétations de la psychologie sociale : de fait, la confrontation à l’autre durcit les stéréotypes du masculin et du féminin, avec des conséquences concernant notamment la confiance en soi. Dans une dernière partie, le texte engage un débat plus normatif sur les politiques éducatives en matière de mixité scolaire, dès lors que, malgré son évidence, cette mixité apparaît porteuse d’effets ambivalents et semble nourrir une discrimination performative. Le débat, qui conduit à poser la question de l’opportunité d’un retour, même partiel et temporaire à la non-mixité, reste très ouvert car il engage in fine des conceptions du masculin et du féminin et de la notion même d’égalité qui sont loin d’être consensuelles.

Cet article s’intéresse aux normes d’entraide (vis-à-vis des ascendant·e·s et des descendant·e·s), mesurées à partir des réponses issues de trois enquêtes menées sur des échantillons représentatifs de la population. Il décrit les différences entre les femmes et les hommes – que celles et ceux-ci soient concernés ou non par les activités du care – ainsi que l’hétérogénéité des situations observée pour chaque sexe. La première partie traite des différences normatives entre les femmes et les hommes, et met en évidence des attentes plus fortes des hommes en matière d’entraide familiale, notamment en ce qui concerne l’aide aux ascendant·e·s. La seconde partie montre que ces attentes sont liées au fait que ces derniers sont moins impliqués dans les contraintes matérielles et quotidiennes de l’aide familiale, mais également à leur attachement plus fort au caractère statutaire des relations familiales.

Cette 4e édition, totalement refondue, d’un manuel devenu « la » référence sur le monde de l’école, des élèves et des enseignants, explore le domaine de manière systématique et objective : place de l’école dans la société (politiques scolaires, inégalités de carrière, enjeux de la réussite scolaire, évolution des analyses théoriques), mais aussi acteurs et pratiques (profession enseignante, programmes, pratiques éducatives des familles, métiers d’élève). L’ouvrage analyse les effets des politiques éducatives, la construction et les effets de la ségrégation scolaire, ou encore les changements introduits par le renouvellement des enseignants ou les changements de public d’élèves. Cette nouvelle édition tire également profit des comparaisons internationales qui se sont beaucoup développées cette dernière décennie. Les auteurs rendent compte de la profusion et de la diversité des recherches dans ce champ qui demeure l’un des plus riches de la sociologie, en prise directe avec l’actualité. Ce manuel exhaustif intéressera les étudiants en sciences sociales, en sciences de l’éducation, les enseignants, les responsables des politiques éducatives et des associations de parents d’élèves. (Résumé éditeur)

in Dictionnaire de l’éducation Publié en 2008
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La mise en évidence des biais sociaux à l’oeuvre dans les modalités de sélection, de fabrication et d’évaluation du mérite par les institutions d’enseignement ainsi que dans le rôle des diplômes et des attributs scolaires dans l’accès aux emplois ne date pas d’aujourd’hui. Dès les années 1970, des travaux d’inspiration wébérienne (Bourdieu et Passeron, 1970 ; Collins, 1971) ont souligné les liens étroits entre les savoirs, savoirs faire et savoirs être que l’école transmet et récompense et les habitus culturels des classes supérieures ainsi que l’utilisation des diplômes par ces mêmes catégories sociales pour coopter leurs semblables. Des travaux d’obédience marxiste (Baudelot et Establet, 1971 ; Bowles et Gintis, 1976) ont à leur tour pointé le rôle de l’école dans le maintien des rapports de production grâce à la forte correspondance entre le curriculum, explicite et implicite, des différents segments du système d’enseignement et les attentes des employeurs. L’intérêt pour la méritocratie est cependant loin de s’être éteint à la fois parce que les évolutions de la stratification sociale, de l’économie et des emplois et des institutions d’enseignement modifient sans cesse les conditions de production et de réception ainsi que le degré de légitimité du mérite scolaire et parce que des enquêtes sociologiques très nombreuses ont non seulement contribué à une meilleure compréhension des processus à l’oeuvre, mais fait émerger de nouveaux questionnements. [Premier paragraphe de l'article]

in La Vie des Idées Publié en 2010-04-26
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En explorant les identités des membres des groupes dominants et dominés, Fabio Lorenzi-Cioldi démonte les mécanismes psychologiques qui participent à la production et à la reproduction des inégalités entre groupes. L’ouvrage convainc du grand intérêt que représente l’apport de la psychologie sociale à des interrogations éminemment politiques.

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The text focuses on the measurement problems both equity and excellence does imply, and on the “technical” choices that are to be made. It aims at showing that those choices are not neutral and have plenty of political consequences. Starting with the problems of definition of both excellence and equity, which should be considered jointly, the paper examines i) how the indicators and methods implemented do have some impact on the amount of inequalities, and ii) on the necessity of a time dimension to figure out how inequalities are generated, along with a system-wide perspective.

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Selon le sociologue américain Frank Dobbin, l’Affirmative Action qui a conduit les États-Unis à renforcer l’égalité des chances devant l’emploi, a moins été imposée par les pouvoirs publics que mise en oeuvre dans les entreprises par les ressources humaines. Est-ce à dire qu’un État faible est plus efficace qu’un État fort ?

On pourrait penser que tout a déjà été dit, en sociologie, sur les mécanismes de l’échec et de la réussite scolaire, notamment en France, où ont été développées de grandes constructions théoriques qui jouissent aujourd’hui d’une audience internationale (on pense évidemment à celles de Bourdieu et Passeron d’une part, et de Boudon de l’autre), constructions théoriques qui ont-elles-mêmes stimulé de nombreux travaux empiriques. L’ouvrage de Benjamin Castets-Fontaine vient démentir cette impression rapide, en apportant un éclairage stimulant sur les inévitables zones d’ombre de cette vaste problématique. (...)

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