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RÉSUMÉ Le dispositif CréaJeunes, lancé en 2007 par l’Adie, est un programme de formation à la création d’entreprise qui a pour objectif de promouvoir l’insertion des jeunes en difficulté. CréaJeunes consiste à accompagner les jeunes dans la préparation de leur projet de création d’entreprise par le biais de formations collectives adaptées, un suivi individualisé (avec des tuteurs) et un soutien dans la recherche de financement. CréaJeunes a été mis en oeuvre auprès de jeunes de 18 à 32 ans issus essentiellement de quartiers défavorisés. Nous présentons ici les résultats d’une expérience contrôlée mesurant les effets de l’accompagnement CréaJeunes. Cette expérience repose sur le tirage au sort des jeunes éligibles au programme CréaJeunes entre 2009 et 2011. Parmi 1445 jeunes éligibles au total, 970 ont bénéficié du dispositif CréaJeunes (groupe test) tandis que 475 n’en ont pas bénéficié (groupe témoin). Nous avons réalisé des enquêtes auprès de ces deux groupes de jeunes en moyenne 16 et 28 mois après leur entrée dans l’expérimentation. Ces enquêtes portaient sur un grand nombre de caractéristiques nous permettant d’évaluer l’impact du programme sur la situation globale des jeunes. Nous sommes en effet intéressés par l’impact de CréaJeunes sur la création d’entreprise, la performance des entreprises et plus généralement sur la situation professionnelle des jeunes ainsi que leurs revenus. Nous cherchons aussi à évaluer l’impact de la formation sur le bien-être des jeunes, mesuré par leurs conditions de vie des jeunes et leur état psychologique. Les résultats de l’évaluation montrent tout d’abord que le programme CréaJeunes constitue une réelle plus-value en termes de formation pour le public ciblé car, en son absence, seule une minorité des jeunes a eu accès à un programme d’accompagnement à la création. En effet, 29% des jeunes du groupe témoin ont suivi une formation à la création contre 74% dans le groupe test. Ces derniers ont été exposés à 4 semaines de plus de formation et ont suivi pour la majorité d’entre eux le contenu proposé par CréaJeunes avec des formations collectives et un accompagnement individuel. Ensuite, l’évaluation montre que CréaJeunes, même si elle a comblé une demande de formation non satisfaite par d’autres dispositifs, n’a globalement pas eu d’effet sur la situation économique des jeunes aux horizons de temps étudiés. Si la création d’entreprise peut apparaître comme un objectif central du programme, les résultats montrent cependant que les jeunes formés n’ont pas plus créé leur entreprise que les jeunes du groupe témoin. CréaJeunes augmente très légèrement la probabilité (de 4 points de pourcentage) de création d’entreprise d’une catégorie spécifique de jeunes, ceux qui n’avaient pas encore créé 16 mois après le début de l’expérimentation mais avaient encore le projet de le faire. Cependant ces jeunes ont finalement arrêté l’activité avant le 28ème mois. On observe également que l’appui a eu pour effet de retarder la création d’entreprise. L’évaluation reporte aussi un effet plutôt négatif de la formation sur le chiffre d’affaires des entreprises effectivement créées. En effet le chiffre d’affaires est plus faible pour les jeunes du groupe test : une réduction de 44% du chiffre d’affaires du dernier mois par rapport au groupe témoin à 16 mois et une diminution de 36% pour le chiffre d’affaires moyen depuis le début de l’activité à 28 mois. Il est possible que cette performance moindre vienne en partie du décalage du moment de la création. CréaJeunes a toutefois permis d’accroître légèrement la probabilité d’accès au microcrédit (de 4 points de pourcentage). En conséquence, le programme n’a pas eu d’effet sur le revenu tiré de l’activité. En termes de situation professionnelle, CréaJeunes a eu un effet négatif limité sur l’emploi salarié et le travail en intérim dans le court terme, qui est allé de pair avec une légère hausse du chômage (et une légère augmentation des allocations). Ces effets n’ont pas eu de conséquence à moyen terme puisque la situation professionnelle des deux groupes est redevenue semblable 28 mois après le tirage (les écarts existent encore mais ne sont plus significatifs). En fin de compte, le programme n’a pas eu d’effet sur le revenu disponible des jeunes. Globalement, les résultats suggèrent que les jeunes ayant participé à CréaJeunes ont été en position d’attente (liée à la durée de la formation) expliquant le décalage en termes de création d’entreprise et de recherche d’emploi par rapport aux jeunes du groupe témoin. En termes d’impact sur le bien-être des jeunes, nous évaluons l’effet de la participation à CréaJeunes sur des indicateurs de conditions de vie ainsi que sur l’état psychologique des jeunes. Etant donné que CréaJeunes n’a pas eu d’effet sur la création d’entreprise, le fonctionnement de l’entreprise, la situation professionnelle et les ressources disponibles, l’impact attendu sur les conditions de vie est limité. Nous constatons en effet que les niveaux de consommation, possessions de biens et habitudes de consommation étaient identiques entre groupe test et témoins à 16 et 28 mois après le début de l’expérimentation. Nous observons cependant un effet négatif sur l’endettement personnel (une réduction de 5 points de pourcentage à 16 mois et de 7 points de pourcentage (28 mois)) qui s’est accompagné d’une baisse presque équivalente de l’accès à la propriété. Cette baisse d’accès au crédit semble provenir de l’augmentation du temps passé en recherche d’emploi suite à la participation au programme. Enfin, concernant l’état psychologique des jeunes ciblés, on observe que l’accès au programme a rendu les jeunes un peu plus impatients. Ils ont été aussi moins nombreux à démontrer des niveaux très élevés d’estime de soi. En revanche, les jeunes à qui le programme a été proposé ont été moins nombreux à connaître un état de bien-être psychologique très bas.

Publié en 2001
PRÉTESEILLE Stéphane
FÉGYVÈRES Matthias
DEHORTER Maxence
BOURILLY Delphine
HUILLERY Elise
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Publié en 2000
FÉGYVÈRES Matthias
PRÉTESEILLE Stéphane
TACONET Benoît
HUILLERY Elise
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The paper is organized as follows. Section 2 sets our motivation by presenting a literature review and the resulting research questions that the paper addresses. Section 3 presents the background on HIV education in Cameroon and the experimental design. Section 4 presents our data, outcomes of interest and empirical strategy. Sections 5, 6 and 7 present the 10 treatment effects respectively on sexual behavior, exposure to HIV education and knowledge (mechanisms), and diffusion to peers and spillovers. Section 8 concludes.

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Les élèves d’origine sociale modeste aspirent à des filières académiques moins sélectives que leurs pairs de même niveau scolaire mais d’origine sociale favorisée. Plusieurs raisons sont mises à jour : premièrement, les élèves d’origine modeste sous-estiment leurs capacités scolaires actuelles par rapport aux élèves d’origine favorisée ; ensuite, ils anticipent une forte différence dans leurs chances de succès dans le futur ; en outre, ils ont tendance à se conformer à leurs pairs. Par ailleurs, l’action des parents et des enseignants dans le processus d’orientation tend à accroître ces inégalités d’aspirations pour les élèves faibles, tandis qu’elle réduit ces inégalités pour les élèves au-dessus de la médiane. Ces résultats permettent de proposer des pistes d’interventions permettant de réduire les inégalités sociales d’aspirations scolaires.

Ce projet de recherche étudie les choix d'orientation d'élèves de 3e, avec trois objectifs : - Quantifier les inégalités d’orientation selon l’origine sociale ; - Quantifier le phénomène d’autocensure selon l’origine sociale ; - Déterminer les causes de l’autocensure selon le milieu d’origine : coût des études, anticipation des chances de réussite, manque d'information sur les orientations, notation des enseignants, influence des pairs, estime de soi scolaire... Conduit au sein du LIEPP, le projet a également reçu l’appui financier du comité scientifique de Sciences Po en mars 2012, ainsi que de l’appel à projets « Egalité des chances à l’école » lancé par la DEPP, le Défenseur des Droits et l’Acsé en juillet 2012.

in Journal of Economic History Publié en 2014-03
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Was colonization costly for France? Did French taxpayers contribute to colonies’ development? This article reveals that French West Africa’s colonization took only 0.29 percent of French annual expenditures, including 0.24 percent for military and central administration and 0.05 percent for French West Africa’s development. For West Africans, the contribution from French taxpayers was almost negligible: mainland France provided about 2 percent of French West Africa’s revenue. In fact, colonization was a considerable burden for African taxpayers since French civil servants’ salaries absorbed a disproportionate share of local expenditures.

in Journal of Economic Behavior and Organization Publié en 2018-01
DUPAS Pascaline
SEBAN Juliette
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Why do teenagers take risks and what can be done about it? Results from a randomized experiment conducted with teenage schoolgirls in Cameroon suggest that risky sexual behavior responds to both risk mitigation information and risk salience. We find that sexual education sessions delivered to students either by specialized consultants over an hour, or through regular school staff over multiple weeks, led to improved health knowledge and decreased teen pregnancy rates in the following 9–12 months. A one- time, one-hour group-administered questionnaire on HIV and sexual behavior had an equally large impact on teen pregnancy without improving knowledge − it instead made the risks more salient and changed subjective beliefs. We find no effects among urban schoolgirls, who are more exposed to information and experience much lower rates of teenage pregnancy under the status quo.

Performance-based financing becomes a common strategy to improve health sector quality. The findings of this paper imply that performance-based financing should take motivational effects and levels of provider capacity into account. Using a field experiment in the Democratic Republic of Congo, we find that financial incentives led to more effort from health workers on rewarded activities, without deterring effort on non-rewarded activities. We also find a shift from intrinsic to extrinsic motivation. Finally, the increased effort by health workers proved unsuccessful and led to a reduction in revenue, suggesting that health workers lacked the capacity to develop appropriate strategies to perform.

This paper provides empirical evidence on how aspirations are formed and affect individual behavior, decisions, and paths in the context of education. Using unique data on aspirations, academic performance and actual track assignment to high school of French ninth graders, we show that low-SES students have lower aspirations than their equally-achieving high-SES classmates, and that track assignments to high school the next year are even more unequal due to dysfunctional dynamics: first, both low aspirations and low SES are associated with slower academic progress over the year. Second, aspirations and parental SES play a role in track assignment independent of one’s academic performance. Our results suggest that, in France, an aspirational trap at school contributes to the poverty trap, leading to the perpetuation of social inequalities.

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