Co-auteur
  • RAMEL Frédéric (3)
  • Centre de recherches internationales (1)
  • LEFEBVRE Hugo (1)
Type de Document
  • Article (5)
  • Partie ou chapitre de livre (2)
  • Thèse de doctorat (1)
  • Partie de rapport (1)
  • Voir plus
in Revue française de science politique Publié en 2018-07
13
vues

0
téléchargements
Toutes les guerres civiles sont-elles vouées à répéter les massacres qui frappent notre imagination ? Se traduisent-elles nécessairement par la répétition de génocides contre les populations, des souffrances du Biafra au Soudan ? Les barils d’explosifs et attaques au gaz lancées par le gouvernement en Syrie ne sont-elles que les formes locales des massacres en Bosnie dans les années 1990 ? On serait tenté de répondre par l’affirmative, mais connaît-on les dynamiques qui expliquent que certains conflits sociaux se transforment en guerre civile ? Ce sont ces questions qu’explorent deux livres opposés, tant dans leur écriture que par les approches théoriques et les méthodes qu’ils mobilisent. Mis l’un en face de l’autre, ces deux livres nous montrent la nécessité d’une réflexion conceptuelle sur ce que sont les guerres civiles au-delà des approches de relations internationales ou des analyses quantitatives qui ne prennent pas en compte la complexité des phénomènes étudiés ou qui font l’impasse sur les analyses des sociétés.

in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°18 - avril 2018) Sous la direction de Centre de recherches internationales, DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2018-04
15
vues

0
téléchargements
Les réseaux nigérians de traite d’êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle ont récemment été au cœur des chroniques judiciaires en Europe. Ces réseaux s’organisent autour de la figure de la madam, la proxénète, mais reposent en réalité sur une diversité d’acteurs notamment issue du sud du Nigéria, d’où sont originaires la majorité des parties prenantes à la traite : prostituées, familles, sponsors, réseaux criminels. Autant au Nigéria qu’en Europe, peu d’attention a été portée aux acteurs religieux qui sont impliqués dans les réseaux de traite. Ces acteurs sont maladroitement désignés sous les termes « voodoo » (un culte animiste), de juju (« grigri »). En réalité, ce terme désigne les fétiches utilisés lors des serments, ou fait référence aux serments religieux [oaths] qui, eux, désignent le rituel utilisé pour maintenir une emprise sur les victimes qui doivent rembourser une dette. Afin de proposer une appréhension plus fine du rôle du facteur religieux dans ce type de trafic d’êtres humains, cet article s'appuie sur des recherches de terrain en cours à Benin City, capitale de l’Etat d’Edo, et à Paris, et portant sur le rôle joué par les chefs religieux des temples consacrés aux divinités Edo, ainsi que celui des pasteurs évangéliques. Pour ce faire, après avoir brièvement présenté les croyances indigènes Edo, cet article met en lumière le pouvoir de contrainte dont peuvent jouir ces acteurs religieux, ainsi que leur fonction dans l’économie de ce trafic globalisé...

in Resources and Applied Methods in International Relations Sous la direction de DEVIN Guillaume Publié en 2017-11-18
40
vues

0
téléchargements
The democratization of digital technologies and the proliferation of pictures and videos have forced researchers to adopt new frameworks to study how societies and media take part in international politics. This chapter shows how images can be taken into account in political science and international analysis. To do so it presents various methodologies and concepts that can be used individually or together and detail different approaches. It firstly looks at why and how to build up corpuses of images dealing with traditional questions of political science. It then shows how a researcher can deal with the question and the policies behind the production of images. The core of the analysis focuses on the issue of how to analyze images themselves, using aesthetics and visual concepts in political analysis. Finally, the chapter deals with the questions of the circulation and reception of these images.

Cette thèse cherche à mieux comprendre le rôle de la dimension visuelle dans les conflits contemporains en produisant des données empiriques sur les images, leur production, leur circulation et leurs réceptions dans deux cas d’études. Ces deux cas sont les confit urbain autour du trafic de drogue et du Primeiro Comando da Capital à Sao Paulo, et celui de l’insurrection de Boko Haram au Nigéria, Tchad et Cameroun. Cette approche montre que les conflits sont l’objet de controverses sur leurs définitions. Les acteurs de ces conflits tentent tous d’imposer des cadrages (framing) et interprétations de la situation en se servant des images. Quand les acteurs ne produisent pas d’images, ils sont forcés de proposer des interprétations de ces images. Pour montrer le rôle des images dans les controverses des deux conflits étudiés, deux concepts ont été élaborés. Le premier est celui de régime d’images qui correspond à des modes de fonctionnement de ces images permettant d'expliquer leur pouvoir sur les controverses. Ce concept est appliqué aux deux cas pour montrer les dynamiques visuelles propres à chaque conflit. Dans le cas de Boko Haram, nous identifions deux régimes, dont l’un a internationalisé le conflit. A Sao Paulo, les régimes d’images identifiés construisent les positions au sein de la controverse sur la violence. La thèse fait aussi l’hypothèse d’un capital esthétique des groupes armés qui pourrait être converti en capital militaire. Nous validons cette hypothèse en montrant le rôle de ce capital pour Boko Haram et le PCC. Les deux groupes s’efforcent de reprendre les codes visuels de l’Etat islamique pour manifester leur antagonisme politique.

in Méthodes de recherche en relations internationales Sous la direction de DEVIN Guillaume Publié en 2016-06-06
51
vues

0
téléchargements
Comprendre la place et le rôle des images dans l'analyse des relations internationales implique de rompre avec une forme d'analphabétisme visuel, entretenu par les systèmes éducatifs qui refusent de prendre au sérieux ces images, tout comme cela a longtemps été le cas pour les sciences sociales, ou encore des travaux récents. Comment passer d'images multiples qui "ne disent rien", à un appareil méthodologique capable de les prendre en charge et de les intégrer dans une problématique de science politique ?

Cet article explore les déterminants de la violence politique au Nigeria à l’appui de données recensant les conflits qui ont impliqué des partis politiques et entraîné des morts entre 2006 et 2014. Il défend l’idée que, depuis la fin de la dictature militaire en 1999, la politique nigériane sous la IVe République reste structurée par les ancrages locaux et régionaux des partis. Partant de la littérature existante qui se focalise sur les confrontations au moment des élections générales, nous montrons d’abord que ces élections ne représentent que la moitié des décès sur la période et que les violences politiques représentent en réalité un phénomène large avec des spécificités et enjeux locaux en dehors des logiques électorales. Dans un second temps, nous montrons que les ancrages régionaux des partis structurent toujours la vie politique nigériane. C’est le cas en ce qui concerne les violences entre partis, qui sont souvent limitées à quelques États où ces partis sont forts et étaient en mesure de contester le monopole du People’s Democratic Party (PDP). Les violences intra-partis, peu analysées, confirment aussi le poids des enjeux locaux et la forte implication du PDP. Enfin, les violences entre partis se concentrent dans les États de la Middle Belt en proie à des conflits religieux ou ethniques. Nous analysons l’importance de ces deux facteurs dans les violences de masse et montrons qu’elles sont provoquées par leur imbrication avec la compétition politique.

21
vues

0
téléchargements
Acts of violence between political parties in Nigeria are usually associated with general elections with their spectacular death toll and it is seen as the result of frauds and electoral malpractices. I argue that this focus hides most of the violence between political parties over the 2006–2014 period, and that it also obscures the different factors as violence is firstly a political resource and tool that. To do so I coded and analyzed data of the NigeriaWatch database of all violent event that occurred between political parties. The paper first shows that patterns of political violence between the 2007 and 2011 general elections differ strongly. During the 2007 election, killings occurred mainly during primaries or were linked to the campaign. During the 2011 elections, however, casualties were reported after the announcement of the results. Nevertheless, it appears that killings related to general elections accounted for less than 50% of the total number of such fatalities as they were reported between 2006 and 2014. A large share of party violence is ignored as it is mostly internal (27% of the violent events over the period) as these events are targeted and have a low lethality rate. Arguably, violence is a mean used by the political elite, rather than the people’s choice to protest against fraud, eventually during local government elections. Levels of violence vary between parties but the former ruling party, the PDP is central as it was involved in 97% of the casualties of party clashes. PDP/CPC clashes have a lethality rate of 23 deaths per fatal incident, as against 11 for the PDP/ANPP and 2.5 for the PDP/ACN. Over the period under study, 13 events account for more than 70% of the death toll. What they have in common is that they ignited ethnic, religious and/or economic tensions, especially in Kaduna, Kano, Nasarawa and Plateau. Other states affected by recurrent political violence are Adamawa, Bauchi, Bayelsa, Benue, Kogi, Lagos, Oyo, and Rivers.

11
vues

0
téléchargements
This contribution seeks to explore the global media ’s treatment of violence in Nigeria between June 2006 and May 2014. In the first six months of 2014, Nigeria attracted a high level of attention from the Western media. Based on the recent volume of articles inspired by increasing interest in on-going events in the country, there are a variety of reports and explanations unveiling the complexity of the phenomenon particularly in regard to the Boko Haram crisis.

Cet article propose de déconstruire la lecture globalisante et le label « Boko Haram » pour contribuer à une sociologie politique du mouvement et de la violence armée dans la région du bassin du lac Tchad. Il s’appuie sur des entretiens, notamment avec des déplacés, et des observations réalisées au cours de plusieurs terrains de recherche. L’auteur met en lumière les dynamiques de prédation, la faculté du groupe de créer du lien politique et de se connecter aux dynamiques sociales locales. Boko Haram est un mouvement hétérogène avec des formes de liens politiques et d’implantations locales précises. Enfin, les dynamiques du conflit dépassent largement les racines de Boko Haram et agrègent des acteurs aux ambitions, rationalités et savoir-faire différents.

4
vues

4
téléchargements
Acts of violence between or within political parties in Nigeria are usually associated with general elections and their spectacular death toll. This research uses statistical tools to analyse this violence during the 2006–2014 period. Patterns of political violence between the 2007 and 2011 general elections differ strongly. During the 2007 election, killings occurred mainly within parties or were linked to the campaign. During the 2011 elections, however, most casualties were reported after the announcement of the results. Nevertheless, it appears that killings related to general elections accounted for less than 50% of the total number of such fatalities as they were reported between 2006 and 2014. A large share of party violence is ignored, as it is mostly internal or with a low lethality rate. Arguably, violence is a means used by the political elite, rather than the people’s choice to protest against fraud. Levels of violence vary between parties and between states. As the ruling party, the PDP is a central actor, involved in 97% of the casualties of party clashes. Over the period under study, some events are particularly distinctive because of their large number of casualties and their links to ethnic, religious, or economic tensions.

Suivant