Co-auteur
  • PINAUD S (1)
  • DUBUISSON-QUELLIER Sophie (1)
Type de Document
  • Article de presse ou magazine (1)
  • Thèse de doctorat (1)
  • Contribution à un site web (1)
in Sociologie économique. Carnet du RT12 de l'Association Française de Sociologie Publié en 2018-04
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Cette thèse porte sur le marché dit « volontaire » des services de compensation carbone. Sur ce marché, des entreprises, qui n’ont aucune obligation de souscrire à ces services, achètent à des opérateurs privés, ONG ou entreprises, des « crédits carbone » pour « compenser » leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Pour obtenir ces crédits carbone, les opérateurs du marché mettent en œuvre des projets de réduction des émissions de GES dans les pays du Sud. Ces nouveaux échanges marchands du début des années 2000 ne sont pas sans susciter de critiques. Journalistes, ONG environnementales et scientifiques considèrent que ce marché, d’une part, ne permet pas de réduire efficacement les émissions de GES et, d’autre part, que les populations du Sud encourent de potentiels dangers avec la mise en œuvre de tels projets. La thèse interroge ainsi l’apparent paradoxe du choix des entreprises d’investir dans des services environnementaux contestés alors que ces derniers ne constituent pas une obligation réglementaire et peuvent mettre en danger leur réputation. En considérant le marché « volontaire » comme un « marché contesté », selon le sens donné à cette notion par Steiner et Trespeuch (2014), la thèse rend compte des conditions d’existence et de maintien de ce marché. A partir d’entretiens, d’observations et de l’analyse de sources écrites, elle examine le rôle de divers dispositifs, du travail marchand ainsi que de l’appropriation de l’offre par les acheteurs dans l’organisation de ce marché. La thèse interroge plus généralement le rapport entre économie et environnement et s’intéresse aux ressorts de l’engagement « volontaire » des entreprises pour le climat.

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Grand rendez-vous de la diplomatie internationale sur le changement climatique, la 21e Conférence des Parties (COP) qui s’ouvre à la fin du mois à Paris peut sembler loin des préoccupations quotidiennes des citoyens. Mais les COP ont de véritables effets sur nos modes de vie. C’est ainsi le cas avec l’émergence du marché volontaire de la compensation du carbone qui a vu le jour à la suite des négociations de la COP de Kyoto (1997). (premier paragraphe)