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Les économistes et psychologues comportementaux ont identifié une série de biais cognitifs qui expliqueraient à eux seuls pourquoi nos décisions, qui devraient être toujours conformes à nos intérêts, sont souvent irrationnelles. Ils proposent que l’action publique s'appuie sur ces mêmes biais afin d'orienter nos choix, en nous considérant comme donneurs d’organes par défaut, en rapprochant les légumes et en éloignant les frites à la cantine, en collant des mouches au fond des urinoirs, en faisant sourire ou grimacer les détecteurs de vitesse ou en nous indiquant que nous recyclons moins que nos voisins. Grâce à ces « nudges », si faciles à mettre en œuvre, si peu onéreux, nous sommes incités à adopter un comportement favorable à la résolution de multiples problèmes, écologiques, sanitaires, financiers ou encore fiscaux, sans y réfléchir ni même avoir besoin d’en comprendre les enjeux. Le principal biais n’est-il pas de réduire les questions politiques et sociales à des problèmes de comportements individuels ? Cet ouvrage propose une analyse critique de ces savoirs et de leur application, et en explique le succès et les limites.

En ouverture d’une conférence de l’OCDE organisée à Prague sur le thème de l’éducation financière, le vice-ministre des Finances de la République tchèque expliquait combien ce sujet était primordial pour les autorités de son pays : les Tchèques seraient particulièrement « incompétents » en matière financière. [Premier paragraphe]

in The Making of Finance Publié en 2018-09
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The most commonly evoked link between our daily lives and finance figuring in the media and political discourses, is related to employment and the organisation of work. Sociology and economics speak of the ‘financialisation of the economy’ to outline these processes. For example, power within companies is increasingly found in the hands of those who hold its capital, meaning banks and especially majority shareholders – read entities such as pension funds – who are not interested in the production side of companies but simply their profitability. Some of them go so far as to distinguish between the real economy and the financial economy, with the first involving production and the second, simple speculation that interferes with ‘genuine’ economic activities. This approach is flawed in that it does not take into account and does not describe the interlacing of finance with productive activities. It gives the impression that there are spheres which should remain entirely impervious to each other within the same economic universe. Yet, the reality in practice is more complex, and clearly, one of the objectives of social research into finance is to show that finance is an object linked to other human activities, and therefore well anchored in reality.

Tomando como referência o caso francês, este artigo propõe colocar à prova a noção de financeirização da vida cotidiana, expressão que não descreve com perfeição as transformações nas formas de gestão do dinheiro experimentadas pelos lares franceses os quais, comparativamente aos lares de outros países desenvolvidos, mantêm seu dinheiro à distância dos mercados financeiros, da mesma forma como o sistema bancário varejista francês, constituído nos anos 1960, foi projetado para “desfinancializar”, e que o estado de bem-estar francês se mantém na posição de protetor. A economia francesa, no entanto, se encontra profundamente financeirizada, o que gera instabilidade no emprego e na renda. Sob esse ângulo, as autoridades públicas abordam o problema adotando políticas cada vez mais focadas no dinheiro doméstico. Espera-se que o serviço social não seja apenas um intermediário entre os indivíduos e os direitos sociais legais, mas que ajude os lares a administrarem seus compromissos com as instituições comerciais. Isso nos leva a afirmar que a intervenção pública tornou-se monetarizada.

in Sociologie du Travail Publié en 2014-10
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Le marché est-il une bonne ou une mauvaise chose ? La marchandisation ouvre-t-elle de nouveaux possibles, ou met-elle en danger les valeurs de l’humanité ? Laurence Fontaine, historienne, spécialiste du colportage et du crédit dans l’Europe moderne, apporte sa contribution à ces questions par une synthèse qui entend couvrir les cinq continents, de l’Antiquité à nos jours. Elle poursuit un programme amorcé dans L’Économie morale ( Fontaine, 2008), qui consiste à montrer la force révolutionnaire du marché face aux « sociétés à statut ». [premier paragraphe]

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Partant de l’hypothèse qu’à propos des jeunes adultes, « être autonome » signifie dans bien des cas être autonome financièrement, cet article se propose d’observer les modalités et les contraintes de cette autonomie financière en se centrant sur les rapports entre les jeunes et les banques. À partir d’une enquête par entretiens et par observation, nous montrons que la banque offre l’autonomie en échange d’une nouvelle sorte d’hétéronomie et que le discours et la socialisation bancaire vis-à-vis des jeunes sont marqués par une ambiguïté constitutive. La seconde partie de l’article, qui s’appuie sur des entretiens avec des « jeunes urbains diplômés », analyse la façon dont ces derniers s’adaptent aux normes imposées par la banque et au coût pour eux d’éventuelles résistances.

in Contribution à une sociologie des conduites économiques Publié en 2006-05
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Ce premier volet de la revue de la littérature sur la prestation de services bancaires a pour objet de préciser les termes et de définir le cadre dans lequel s’inscrivent les réflexions en sciences sociales sur ce sujet. À l’aide de l’histoire, de l’économie et de la sociologie, nous allons, dans cette partie, chercher à placer le décor dans lequel les échanges bancaires prennent place. Plusieurs éléments importants se conjuguent pour former ce décor (...).

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Le Secours Catholique a souhaité, dans le courant de l’année 2003, lancer une réflexion, dans le cadre de la lutte contre l’exclusion financière. Cette réflexion a débouché sur la mise en place de diverses expérimentations intitulées Crédit Projet Personnel. Elles sont coordonnées par le Secours Catholique et conduites avec plusieurs partenaires et financiers, afin de permettre à des personnes exclues du crédit d’y avoir accès. Les Crédits Projet Personnel sont des microcrédits «!sociaux!». Leurs montants, limités, ne constituent pas l’élément fondamental de leur définition, ce sont à la fois la population à laquelle ils s’adressent, leurs objets, leur mode d’octroi et le suivi qu’ils impliquent qui les caractérisent. Les critères d’octroi sont fondés sur l’évaluation des qualités de la personne, aussi bien de ses capacités à mener à terme le projet qu’elle présente, que de ses capacités à rembourser correctement, y compris quand son budget est limité. L’accompagnement joue ici tout son rôle (...).

in La Vie des Idées Publié en 2015-10
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Une étude anthropologique de l’industrie financière fait ressortir sa capacité à imposer un ordre social et politique reposant sur une théorie économique mathématisée. L’ouvrage fournit en outre une importante contribution à l’analyse de la construction sociale des prix.

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