Type
Report
Title
L'investissement des entreprises est-il efficace ?
Author(s)
GUILLOU Sarah - Observatoire français des conjonctures économiques (Author)
LALLEMENT Rémi - France stratégie (Author)
MINI Catherine - (Author)
Editor
Presses des Mines
Pages
18 p.
Keywords
France, Entreprises, Investissement
Abstract
FR
Depuis une dizaine d’années, l’investissement des entreprises est plus élevé en France que dans la plupart des autres pays européens, que ce soit à l’échelle du périmètre large des sociétés non fnancières ou à l’échelle plus restreinte du secteur manufacturier. Dans ce dernier, les dépenses d’investissement représentent, en 2016, 25,7 % de la valeur ajoutée, contre 19,0 % en Allemagne. Pourtant, nos performances économiques en matière de compétitivité et de gains de productivité ne refètent pas cet effort. Ce décalage soulève de nombreuses interrogations sur l’effcacité de l’investissement et les origines d’un possible « paradoxe » de l’investissement français. Pour tenter de lever ces interrogations, cette note s’intéresse au comportement agrégé d’investissement des entreprises françaises entre 1995 et 2016, et le compare à celui de leurs homologues européennes en Allemagne, Espagne, Italie, Suède ainsi qu’aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. L’analyse de la ventilation de l’investissement par type d’actifs apporte certains éléments de réponse. Tout d’abord, les investissements en actifs immatériels comme la R&D, les logiciels et bases de données sont très élevés en France, plus élevés que dans les autres pays européens étudiés, sans qu’il soit aujourd’hui possible de l’expliquer. L’investissement en logiciels, en particulier, constitue une singularité française, au point d’expliquer à lui seul une large part du taux élevé d’investissement des entreprises de notre pays. De plus, dans une acception large des actifs immatériels, les entreprises françaises affchent également des dépenses en publicité, en formation et en capital organisationnel plus élevées que celles de la plupart des autres pays européens. Il reste à comprendre d’où provient cette particularité et pourquoi elle ne produit pas d’effets plus nets en matière de compétitivité. Ce premier constat appelle des recherches complémentaires, notamment à partir des données d’entreprises. Il pourrait au moins en partie provenir d’un artefact comptable, lié à un manque d’harmonisation des pratiques de comptabilité d’entreprise et nationale en Europe, malgré des efforts importants en ce sens
BIBLIOGRAPHIC QUOTE
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