Type
Article
Titre
La perception de la pauvreté dans un monde globalisé
Dans
Revue de l'OFCE - Débats et politiques
Auteur(s)
BEDOCK Camille - Department of Political and Social Sciences (Auteur)
DURU-BELLAT Marie - Observatoire sociologique du changement (Auteur)
TENRET Elise - Economie et Sociologie (Auteur)
Numéro
126
Pages
171 - 208 p.
ISSN
12659576
DOI
10.3917/reof.126.0171
Mots clés
pauvreté, enquête du World Value Survey, inégalités
Résumé
FR
En s’appuyant sur les données de la dernière enquête du World Value Survey, le texte explore ce que les individus d’une cinquantaine de pays considèrent comme les problèmes les plus importants du monde. On se focalise sur le fait de citer en premier lieu la pauvreté, qui constitue une dimension importante des inégalités. Des différences entre pays apparaissent : plus le pays est riche, moins la pauvreté est considérée comme un problème mondial. On peut chercher à expliquer ces différences selon deux pistes : soit elles renvoient à des contextes culturels et historiques différents, soit elles découlent de degrés inégaux de développement économique et social, l’ensemble des pays tendant alors vers un modèle unique. Au niveau des pays, on enregistre des différences selon les grandes aires géographiques, largement imputables au degré inégal de développement. Au niveau individuel, deux principaux constats sont établis. Tout d’abord, la priorité donnée à la pauvreté comme problème mondial est très liée à la sensibilité dont on fait preuve par rapport à ce problème dans son propre pays. Par ailleurs, la position sociale relative de la personne exerce également une influence : plus une personne est favorisée, moins l’importance donnée au problème de la pauvreté est grande. Les attitudes politiques (opinion sur la redistribution, orientation idéologique sur l’échelle gauche/droite) exercent aussi une influence, un positionnement à gauche et favorable à la redistribution étant associé à une plus grande sensibilité face à la pauvreté. Enfin, des modèles multiniveaux confirment le poids des variables individuelles et le peu d’impact des contextes nationaux spécifiques.

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT