Type
Article
Titre
Imaginaires, pratiques et politiques du revenir
Éditeur
FR : Presses de Sciences Po
Numéro
47
Pages
9 - 17 p.
ISSN
12907839
DOI
10.3917/crii.047.0009
Mots clés
mobilités contemporaines, personnes issues de migrations, diasporas
Résumé
FR
Dans l’univers foisonnant des études consacrées aux mobilités contemporaines, les « voyages des racines » enrichissent depuis quelques années la nomenclature des pratiques circulatoires. Des personnes issues de migrations et de déplacements plus ou moins anciens parcourent des espaces construits comme « terres des ancêtres », territoires de l’affectivité chéris par la mémoire d’une famille ou d’un groupe d’appartenance. Enchantées ou désenchantées, ces traversées revêtent des formes multiples – circuits organisés, voyages en groupes, en familles ou individuels – et acquièrent une pluralité de significations intimes et publiques. Selon les contextes et les séquences, elles s’énoncent dans le langage du pèlerinage, de la commémoration, des retrouvailles familiales. Elles peuvent encore se dire comme validation d’une réussite sociale et d’une réalisation de soi et/ou comme loisir. À cette polysémie fait écho une multiplication des regards portés sur le phénomène. Les travaux consacrés aux diasporas et aux migrations envisagent ces voyages comme participant d’une logique du « retour » révélatrice de recompositions politiques et culturelles plus larges. À l’instar d’autres phénomènes qui éclairent la fabrique des liens transnationaux au temps de la globalisation, ces pérégrinations invitent alors à abandonner une lecture linéaire et téléologique des migrations, longtemps saisies comme déplacements depuis une société d’origine vers une société d’installation. De nouvelles topographies en partie communes aux configurations migrantes et diasporiques donnent à voir des « territoires de circulation » et des « parcours accidentés » qui nourrissent (ou non) des identifications multiples, enchevêtrées. [Premier paragraphe]
CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT