Type
Working paper
Title
Le Maroc, l’Union du Maghreb Arabe et l’intégration régionale
In
Euromesco Papers
Author(s)
MARTINEZ Luis - Centre de recherches internationales (Author)
POLI Alexandra - (Contributor)
CHEKLAT Kamel - Centre de recherche de l'Institut National des Etudes Stratégiques et Globales (INESG) (Contributor)
BEN MAIMOUN Hatem - Département de Science Politique (Paris 8) (Contributor)
RENDON Maria - Health Policy Research Program (Contributor)
AMMOR Fouad - (Author of introduction, etc.)
Collection
Euromesco Papers : 67
Abstract
FR | EN
Les préoccupations du Maroc d’aujourd’hui sont essentiellement d’ordre économique et social. La question de l’intégration régionale n’est pas une priorité. L’enquête montre que la priorité est de mettre en pratique des réformes susceptibles d’améliorer les conditions de vie de la population. L’intégration régionale est perçue comme une opportunité de réaliser ces réformes. En somme les réformes économiques qui tardent à s’appliquer au Royaume le seraient si le système politique était démocratique. La démocratie est clairement associée au développement économique du Royaume et non à la résolution du problème du Sahara occidental. Ce dernier n’est plus un problème pour les Marocains : il l’est seulement pour les Algériens…Pour nos enquêtés dans un système démocratique cette manipulation politique ne serait plus viable et dès lors le parlement maghrébin démocratique se concentrerait sur l’essentiel, c’est-à-dire les problèmes économiques et sociaux dont les conséquences sur les populations sont manifestes (pauvreté, chômage, inégalité etc.). Les résultats de l’enquête montre clairement que le blocage de la région est dû principalement à un déficit démocratique: une immense majorité plaide pour la création d’un parlement maghrébin ou des députés élus de façon démocratique chercheraient à répondre aux problèmes des citoyens de la région. En dépit de l’absence de résultats de l’UMA, la réalisation d’une intégration régionale demeure profonde. Dans cette perspective seule la démocratie est à même de faire sortir les dirigeants d’une logique nationale afin de mettre en pratique les conditions d’une intégration régionale attendue par l’opinion. Mais pour cela l’UE doit davantage oeuvrer dans la région, elle représente un modèle. L’enquête montre que les priorités du Maroc aujourd’hui sont d’ordre économique et sociale. L’intégration régionale est souhaitée dans le seul but d’oeuvrer à l’application de réformes que les autorités nationales tardent à mettre en place. La volonté d’arrimage à l’UE doit être également interprété comme une opportunité de favoriser des réformes à l’intérieur à la faveur de contrainte extérieure. En somme nos enquêtés expriment le sentiment que les réformes économiques et sociales ne peuvent se faire que si une contrainte extérieure les favorise. Dans cette perspective la montée en puissance du parti PJD apparaît comme « une chance et une opportunité. L’enquête montre que le PJD apparaît comme la contrainte intérieure nécessaire à l’application des réformes économiques et sociales. Comme aucune contrainte extérieure ne se manifeste la population sécrète une contrainte intérieure susceptible de l’aider à améliorer ses conditions de vie…Dès lors un gouvernement islamiste devient un idéal apte à combattre les inégalités, à réduire le chômage et à éradiquer la pauvreté. Le moindre investissement de l’UE est compensé par le surinvestissement dans le PJD ! Les réformes doivent se faire sous la contrainte extérieure de l’UE ou intérieure du PJD. Le principal résultat de l’enquête est que l’intégration régionale ne peut se faire qu’à travers la démocratisation de la région.

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