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in L'Enjeu Mondial. L'environnement Sous la direction de GEMENNE François Publié en 2015-09
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Depuis la montée des préoccupations environnementales au début des années 1970, relatives notamment à la gestion des territoires et des ressources naturelles, et plus récemment aux impacts du changement climatique sur les sociétés humaines, l’environnement n’a cessé de faire l’objet de nombreux débats politiques et scientifiques. Les questions environnementales ont ainsi engendré des réseaux d’influence et des interactions entre acteurs de nature et d’échelles différentes, porteurs d’intérêts divergents et parfois même contradictoires. Combinée à l’extrême technicité des questions en jeu, cette multiplicité d’échelles et d’acteurs tend à brouiller les cartes des débats environnementaux. Le changement climatique, la protection de la biodiversité ou la désertification constituent autant d’exemples pour lesquels l’identification des causes et des solutions présente une grande complexité scientifique et technique...

in L'Enjeu mondial. L'environnement Sous la direction de GEMENNE François Publié en 2015-09
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[...] Dans un monde « parfait », dans lequel la science et la politique sont harmonieusement séparées, le GIEC ne devrait pas produire de recherche scientifique ni faire de recommandations sur les actions à adopter pour lutter contre le changement climatique et ses impacts. Il serait juste « susceptible d’orienter les politiques sans pour autant préconiser des choix précis » (policy-relevant, policy-neutral, never policy-prescriptive). Dans la pratique, cette neutralité est régulièrement remise en question par la participation active des gouvernements dans la production des rapports, en particulier lors de l’approbation par consensus des résumés du GIEC à l’intention des décideurs [...]

in L'Enjeu Mondial, Les pays émergents Sous la direction de JAFFRELOT Christophe, JAFFRELOT Christophe Publié en 2008
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L'été 2008 a confirmé que la montée en puissance des pays émergents est en passe de bouleverser la scène internationale...

in L'Enjeu Mondial, Les pays émergents Sous la direction de JAFFRELOT Christophe, JAFFRELOT Christophe Publié en 2008
SGARD Jérôme
BOYER Robert
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Dans l’entretien qu’il nous accorde ici, Robert Boyer situe l’analyse à la croisée de la conjoncture économique et des tendances lourdes d’un monde globalisé où les pays émergents jouent déjà un rôle de premier plan.

in L'Enjeu Mondial, Les pays émergents Sous la direction de JAFFRELOT Christophe Publié en 2008
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Les événements chinois inspirent régulièrement des lieux communs que l’on considère comme autant d’évidences. Au début du XXe siècle, la Chine paraissait définitivement asservie. Dans les années 1960, elle relançait la révolution mondiale. Aujourd’hui, sa puissance paraît en voie d’émergence rapide. Qu’en est-il vraiment ? Un examen critique fait tout d’abord apparaître ce dernier lieu commun comme moins faux que les précédents mais montre également que les progrès chinois sont largement l’effet de la stagnation qui les a précédés.

in L'Enjeu mondial. Les migrations Sous la direction de JAFFRELOT Christophe, LEQUESNE Christian Publié en 2009
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L’espace soviétique était un espace migratoire à la fois coupé du monde extérieur et dynamique. En dépit des restrictions à la liberté de mouvement, plusieurs millions de Soviétiques déménageaient chaque année pour s’installer dans une autre région ou une autre république, attirés par de meilleurs salaires, ou pour effectuer leurs études ou leur service militaire. L’éclatement de l’URSS marque une rupture suivie de profonds bouleversements qui ont un impact immédiat sur le paysage migratoire. Il s’ensuit un « démêlage des peuples » (unmixing of population), selon l’expression de Lord Curzon, caractéristique de la fin des empires multinationaux. Les conf lits qui éclatent alors dans plusieurs des nouveaux États génèrent par ailleurs des f lots de réfugiés. La chute brutale et générale des PNB provoque à son tour des mouvements massifs de main-d’œuvre. L’espace migratoire se restructure en fonction de logiques différentes de celles qui prévalaient du temps de l’URSS. Certaines forces jouent en faveur de la Russie qui s’impose comme un pôle d’attraction, d’autres vont dans le sens de l’ouverture et de la diversification. Près de vingt ans après la disparition de l’URSS, quel bilan peut-on tirer ?

in L'Enjeu mondial. Les migrations Sous la direction de JAFFRELOT Christophe, LEQUESNE Christian Publié en 2009
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Au tournant du XXe siècle, les migrations internationales se sont mondialisées : leur volume a triplé en trente ans, et presque toutes les régions du monde sont aujourd’hui concernées, soit par le départ, le transit ou par l’arrivée de populations devenues de plus en plus mobiles, aux profils de plus en plus diversifiés, femmes, enfants, travailleurs qualifiés, entrepreneurs ou populations peu qualifiées (ou encore qualifiées mais prêtes à une déqualification), venus offrir leurs bras et parfois leur corps. Ce phénomène est le fruit d’une combinaison de facteurs intervenue au cours des vingt dernières années. Il est en passe de devenir l’un des grands enjeux des relations internationales, appelant à une prise de conscience et à un mode de gestion à une échelle plus large que celle des seuls États d’accueil.

in L'enjeu mondial : les pays émergents Sous la direction de Centre de recherches internationales, JAFFRELOT Christophe Publié en 2008
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Les pays émergents occupent désormais une place centrale dans les négociations qui sont menées au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Depuis la fin de l’Uruguay Round, leur participation influe sur le déroulement des discussions, comme les pays membres ont dû le reconnaître lors des conférences de Seattle et de Cancún. Après tout, les négociations en cours ont été baptisées cycle du développement de Doha pour reconnaître de manière explicite le lien existant entre commerce et développement. Et pourtant, les pays émergents agissent rarement comme un bloc cohérent, mais plutôt comme des acteurs qui se regroupent selon des coalitions fluctuantes. On examinera dans ce chapitre comment ils sont devenus les porte-parole des pays en développement et comment ils sont parvenus à imposer leurs revendications à travers cette stratégie à géométrie variable pour comprendre pourquoi les États-Unis et l’Union européenne se retrouvent sur la défensive dans des débats sur des questions décisives comme l’agriculture. À quelles stratégies les pays émergents recourent-ils dans les négociations commerciales multilatérales et comment celles-ci ont-elles été mises à l’épreuve et évolué ?

in L'enjeu mondial : les pays émergents Sous la direction de JAFFRELOT Christophe Publié en 2008
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La hausse du prix des matières premières, notamment énergétiques, la crise du Darfour mais aussi, plus subtilement, le retour en grâce, dans le discours des grandes institutions financières internationales, du secteur rural et des infrastructures en Afrique sont des événements relevant de domaines différents. Pourtant, tous reflètent d’une manière plus ou moins directe l’émergence de la Chine populaire en tant qu’acteur stratégique sur le continent africain. La République populaire de Chine (RPC), qui était encore en 1996 le 83e partenaire commercial du continent, se situe aujourd’hui au premier rang devant les anciennes puissances coloniales et les États-Unis. Le volume de ce commerce augmente d’environ 35 % par an depuis 2000 et a atteint, en 2007, près de 73,3 milliards de dollars, soit 2,8 % du commerce extérieur de Pékin, mais le double de la part de l’Afrique dans le commerce mondial. En novembre 2006, la Chine a organisé un troisième sommet sino-africain à Pékin où étaient représentés au plus haut niveau quarante-huit États du continent, un succès qui dépassait de très loin les réunions de l’Union africaine ou les sommets France-Afrique. Quelques mois plus tard, en mai 2007, c’était la Banque africaine de développement qui réunissait ses agences et partenaires à Shanghai : Pékin en profitait pour annoncer le financement de son action en Afrique à hauteur de 20 milliards de dollars. Si la présence chinoise est visible en Afrique depuis le début du siècle, elle s’inscrit néanmoins dans un temps plus long. Il serait de plus erroné, dans ce cas comme dans d’autres, de considérer l’Afrique comme un continent homogène au regard des intérêts chinois (ou occidentaux). Bien au contraire, la présence de la Chine sur le continent africain accroît les différences entre pays. Enfin, si la RPC depuis quelques années semble faire flèche de tout bois dès lors qu’il s’agit d’accroître son accès à certains secteurs, il est important de souligner qu’elle n’est pas seule et que son action ne met pas hors jeu des acteurs plus traditionnels (comme les anciennes puissances coloniales) ni ne préempte l’action de nouveaux venus comme l’Inde ou le Brésil. Peut-être faut-il considérer la situation actuelle comme transitoire et s’interroger sur les nouvelles formes que pourrait prendre, dans les années à venir, cette présence chinoise au-delà d’une réédition de l’économie de comptoir à laquelle les observateurs tendent à la limiter. Pour avancer dans cette réflexion, nous nous proposons d’examiner d’abord la présence chinoise en Afrique dans la période qui a suivi les indépendances. Ensuite, une approche en termes de coûts/bénéfices est avancée pour souligner certaines caractéristiques structurelles de l’apport chinois au continent africain. La conclusion s’intéressera aux évolutions probables de la politique chinoise dans la mesure où celle-ci se retrouve souvent à contre-pied de normes de gouvernance défendues par ses principaux partenaires politiques et économiques en Occident.

in L'enjeu mondial : les pays émergents Sous la direction de JAFFRELOT Christophe Publié en 2008
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Les mutations que connaissent actuellement les territoires est-européens sont à la fois l’héritage des profondes transformations imposées par le modèle soviétique de 1945 à 1989 et le fruit des nouvelles dynamiques économiques enclenchées depuis 1989. Si la première décennie du postcommunisme a été marquée par l’effondrement des milieux industriels et agricoles traditionnels, l’arrivée dans certains secteurs d’investissements directs étrangers et le bourgeonnement des activités privées, la seconde décennie se caractérise par l’émergence de pôles de développement articulés aux aides européennes, notamment aux fonds structurels. La recomposition radicale des environnements productifs hérités de l’ancien régime a débouché, dans la décennie 1990, sur une vaste réorientation des échanges vers l’Ouest. Les inégalités territoriales qui avaient été contenues sous l’effet d’une politique égalitariste se sont creusées après 1990 à la suite de la polarisation du développement. Les notions de métropolisation, de cluster et de coopérations transfrontalières qui structurent le développement économique à l’Ouest s’imposent désormais à l’Est comme les catégories de base du développement, qui soutiennent des taux de croissance élevés, largement supérieurs aux moyennes de l’Union européenne à quinze.

in L'Enjeu mondial. Religion et politique Sous la direction de DIECKHOFF Alain, DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2017-09-14
PORTIER Philippe
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Un ouvrage de ce type aurait été assez inconcevable il y a un demi-siècle. La science politique n’abordait guère alors la question religieuse. [...] Fruit d’une collaboration étroite entre le Centre de recherches internationales de Sciences Po et le groupe Sociétés, religions, laïcités de l’École pratique des hautes études, cet ouvrage montre donc amplement que « Dieu n’est pas mort ». Il a ressurgi, depuis quelques années, à la fois comme puissance sur la scène internationale et comme dynamique intraétatique. Il ne s’agit toutefois pas d’une vague uniforme et englobante qui remettrait en cause le pluralisme propre à la modernité. Les textes ici rassemblés nous révèlent bien davantage un paysage conflictuel où se croisent deux mouvements contradictoires : celui de la sécularisation et celui du réenchantement.

in L'Enjeu mondial. Religion et politique Sous la direction de DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2017-09-14
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La doukhovnost est désormais évoquée dans la plupart des discours et des textes politiques russes. On traduit volontiers ce terme par spiritualité, alors que la doukhovnost désigne tout autant la morale et une certaine conception de la culture, et qu’elle est de fait souvent assez éloignée de la religion ou même de la spiritualité. Pouvant être considérée aujourd’hui comme le cœur de la religion civile de la Russie, elle permet la construction d’une communauté politique fortement marquée par certaines exigences morales, dites ancrées dans la tradition russe, ainsi que par l’opposition entre le pays et le reste du monde, en particulier l’Occident.

in L'Enjeu mondial. Religion et politique Sous la direction de DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2017-09-14
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Issu de l’islam politique, Recep Tayyip Erdogan s’est considérablement éloigné de l’idéologie des Frères musulmans dès son arrivée au pouvoir et a entrepris des réformes qui ont fait de la Turquie un « pays modèle » où islam et démocratie semblaient parfaitement coexister. Ainsi, jusqu’en 2011, l’action du gouvernement était guidée par les principes de dialogue et de démocratie. Pourtant, enivré par ses successives victoires électorales et piégé par la crise syrienne dans laquelle le pays s’est enlisé, le pouvoir a vite oublié la démocratie pour promouvoir une « nouvelle Turquie » où islamisme et nationalisme font bon ménage. (Résumé éditeur)

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La course aux armements a repris de plus belle, la surenchère nucléaire se poursuit, les interventions militaires et attentats terroristes se multiplient, la technicisation des combats va croissant, le dérèglement climatique fait entrevoir l'imminence d’une guerre contre la nature… Et pourtant, nous restons convaincus de vivre l’âge le plus pacifique de l’histoire de l’humanité. Nous continuons de croire aux promesses, formulées avec la fin de la guerre froide, d’un monde totalement apaisé. L’Enjeu mondial revient sur les grandes interprétations du fait guerrier, qu’elles privilégient la disparition des affrontements interétatiques, la normalisation à travers le prolongement sans fin des états d’urgence ou la transformation des modes et des espaces de combat. À l’aide de panoramas illustrés et chiffrés, de cartographies, d’entretiens et de débats avec les meilleurs spécialistes francophones et anglophones, il s’ouvre aux dernières avancées de la recherche sur la conflictualité, qui ont permis à la fois de renouveler les instruments de mesure et les concepts, de comprendre ce qui cause la guerre et ce qui aide à la contenir. Coréalisée par le CERI, l’Atelier de cartographie et les Presses de Sciences Po, la collection « L’Enjeu mondial » propose les analyses de spécialistes illustrées de façon claire et pédagogique par des cartes et des graphiques en couleurs enrichies des données les plus récentes. Ses ouvrages sont complétés et actualisés sur : www.sciencespo.fr/enjeumondial

in L'Enjeu mondial. Guerres et conflits armés au XXIe siècle Sous la direction de PELOPIDAS Benoît, RAMEL Frédéric, PELOPIDAS Benoît, RAMEL Frédéric Publié en 2018-10-11
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Le 25 janvier 2018, le comité scientifique du Bulletin of the Atomic Scientists a avancé l’horloge de l’Apocalypse, qui figurait en couverture de sa publication depuis 1947, à minuit moins deux. Cette horloge métaphorique, qui symbolise l’imminence de la guerre nucléaire et d’événements cataclysmiques, n’a jamais été plus proche de l’heure fatidique. La dernière fois qu’il a été minuit moins deux, c’était en 1953, en pleine guerre de Corée. Soixante-cinq ans plus tard, le président des États-Unis, Donald Trump, annonce une nouvelle politique nucléaire. Il élargit le champ des ripostes possibles et entérine la dépense, sans doute très sous-estimée, de 1,3 trillion de dollars sur plusieurs décennies pour « moderniser » l’arsenal nucléaire existant, comme l’avait déjà suggéré l’Administration Obama. Cette dynamique va s’enclencher, alors que les autres États dotés de systèmes d’armes nucléaires envisagent, voire ont déjà entamé, des processus de modernisation majeure et de long terme, sans que les populations ou leurs descendants aient été consultés, et sans qu’on leur ait proposé de choix autre que celui entériné. Le diagnostic d’une nouvelle course aux armements nucléaires se confirme. Elle se déploie, alors même que l’insatisfaction à l’égard de l’ordre existant se manifeste par l’adoption et l’ouverture à la signature d’un traité d’interdiction des armes nucléaires en septembre 2017. Dans ce contexte, où les études les plus récentes avancent même un diagnostic d’augmentation de la brutalité organisée et de la violence en deçà de la mort, le récit progressiste du déclin de la violence et de la fin des guerres majeures perdure, et avec lui une compréhension étatiste de la saisie des problèmes de guerre et de sécurité. La controverse entre ces différents jugements sur la situation globale en matière de sécurité offre le cadre général dans lequel s’inscrit le présent Enjeu mondial 2018.

in L'Enjeu mondial. L'environnement Sous la direction de GEMENNE François Publié en 2015-09
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Depuis la fin des années 1980, une tentative de gouvernement international des catastrophes dites « naturelles » a progressivement vu le jour. Celui-ci prétend coordonner à l’échelle internationale des actions relevant à la fois de la prévention des risques et de la gestion de crise. L’article propose de décrire ce processus en en retraçant les grandes étapes, depuis la Décennie internationale pour la prévention des catastrophes naturelles de l’ONU (1990-1999) jusqu’aux négociations ayant mené au Cadre d’action de Hyogo (CAH, 2005-2015). Il mettra en lumière les grandes tensions qui ont animé ce processus et qui révèlent les différentes approches adoptées face aux catastrophes naturelles : mettre en place des politiques de prévention qui misent sur la transformation en profondeur des choix de développement ou insister sur les capacités technologiques de prévision, de communication de l’alerte et de gestion des crises provoquées par les catastrophes lorsqu’elles surviennent ? Nous nous intéresserons enfin aux enjeux qui seront soulevés en 2015 par les négociations du prochain cadre d’action international CAH2 lors de la conférence mondiale qui se tiendra à Sendaï au Japon.

Sous la direction de GEMENNE François, Centre de recherches internationales Publié en 2015-09
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À l'ère de l'Anthropocène, qui voit les humains devenir les principales forces de changement sur la planète, les relations internationales et la gouvernance mondiale ne peuvent plus être pensées en dehors des questions environnementales. Changement climatique, destruction de la couche d'ozone, érosion de la biodiversité, élévation du niveau des mers… la plupart des problèmes environnementaux ne connaissent pas de frontières. Leur traitement dépasse largement le cadre étatique et leurs conséquences – migrations humaines, compétition pour les ressources naturelles, conflits – affectent profondément les rapports entre États. Sous la coordination scientifique de François Gemenne, cet Enjeu mondial rend compte de la richesse et de la diversité des recherches en relations internationales de l'environnement dans la sphère académique francophone.

in L'Enjeu Mondial, Les pays émergents Sous la direction de JAFFRELOT Christophe, JAFFRELOT Christophe Publié en 2008
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Les pays émergents font régulièrement la « une » des journaux. Pour certains observateurs, il s’agirait tout simplement d’une catégorie inventée par les médias. Le devoir du chercheur est donc de déconstruire l’objet du délit. Il s’agit, en l’occurrence, de s’interroger sur la part de réalité que recouvre la notion de pays émergents et sur la nouvelle configuration internationale à laquelle elle est susceptible de donner naissance. Car si « leur seul point commun est d’être vastes, peuplés, et de compter chaque jour davantage au plan économique, commercial, diplomatique et militaire...

in L'Enjeu mondial. Les migrations Sous la direction de JAFFRELOT Christophe, LEQUESNE Christian Publié en 2009
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Nation d’immigrants en vertu de leur mythe fondateur, les États-Unis se singularisent par le fait que la prise de conscience et l’affirmation du rôle déterminant de l’immigration dans la formation de la communauté nationale précèdent et légitiment à la fois leur constitution en tant qu’entité politique souveraine. D’emblée, les restrictions imposées à l’émigration à destination des colonies américaines ainsi qu’à la naturalisation des étrangers y résidant figuraient en bonne place dans la liste des griefs envers le roi d’Angleterre George III inscrits dans la Déclaration d’indépendance de 1776. Par la suite, la singularité et l’identité même du peuple américain ont souvent été définies en référence à la pluralité originelle de ses composantes, comme en témoignent la devise E pluribus unum qui figure sur le Grand Sceau des États-Unis, ou encore les descriptions enflammées de ce pays comme lieu de la fusion des « individus de toutes les nations […] dans une nouvelle race » (St. John de Crèvecœur). Aux côtés de l’individualisme comme valeur et de la méfiance envers le pouvoir étatique comme principe politico-institutionnel, la centralité d’un fait migratoire largement perçu comme une source de perpétuelle revitalisation apparaît donc comme l’un des principaux traits distinctifs de l’expérience américaine. Cela se traduit par l’inexistence d’une formation politique fondée sur l’hostilité à l’immigration – à la différence de ce que l’on observe dans un certain nombre de pays européens –, mais aussi par l’échec global des mouvements néorestrictionnistes depuis le tournant majeur qu’a constitué la législation de 1965...

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L'accélération de la mondialisation, la circulation des capitaux, internet et les technologies de communication, l'émergence et l'urbanisation des pays du Sud, le vieillissement des pays du Nord, l'instabilité et les crises politiques, mais aussi le changement climatique, donnent une ampleur sans précédent aux migrations et aux mobilités humaines qui ne cessent d'augmenter et de se diversifier, soulevant de nombreux débats dans les pays de départ comme dans les pays d’accueil. Global et massif, le phénomène migratoire justifie la recherche de nouvelles formes de gouvernance au niveau mondial. L’Enjeu mondial en propose une analyse en cinq volets thématiques : 1) l’évolution récente des migrations internationales ; 2) les migrations intérieures, qu’elles soient libres ou forcées ; 3) un Sud, terre de migrations ; 4) un Nord, entre rejet et intégration ; 5) et enfin, les diasporas et leur utilité pour les pays d’origine. Sous la direction de Christophe Jaffrelot et de Christian Lequesne, directeur du CERI (Centre d’études et de recherches internationales de Sciences Po), avec la collaboration des meilleurs spécialistes, L’Enjeu mondial se propose d’éclairer l’un des grands enjeux mondiaux contemporains, combinant analyses et cartographie inédites. Ont contribué à cet ouvrage : William Berthomière - Didier Bigo - Jean-Marie Bouissou - David Camroux - Rémi Castets - Fred Constant - Anne Daguerre - Dominique Daniel - Chloé Froissart - Jean-Jacques Gabas - François Gemenne - Souley Hassane - Bertrand Hervieu - Riva Kastoryano - Smaïn Laacher - Thomas Lacroix - Emmanuel Ma Mung Kuang - Jean-Baptiste Meyer - Christian Olsson - Sébastien Peyrouse - François Purseigle - Évelyne Ritaine - Daniel Sabbagh - Sylvain Souchaud - Catherine Teitgen-Colly - Ingrid Therwath - Vincent Tiberj - Anne de Tinguy - Michèle Tribalat - Aurelia Wa Kabwe-Segatti - Catherine Wihtol de Wenden - Aristide Zolberg

in L'enjeu mondial : les pays émergents Sous la direction de JAFFRELOT Christophe Publié en 2008
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L'Amérique latine se singularise depuis cinquante ans par son dynamisme en matière de régionalisme. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, et plus encore dans les années 1960, de nombreux accords d’intégration ont été signés, dont certains, en Amérique centrale par exemple, étaient cités des modèles de coopération Sud-Sud. Beaucoup d’observateurs estimaient alors que l’Amérique latine allait enfin réaliser le rêve d’unité qu’elle caressait depuis l’époque des indépendances et la geste de Simon Bolivar, et occuper une place plus importante dans le concert des nations. Dès les années 1970 pourtant, le bilan était amer : paralysie des négociations tarifaires, faible augmentation du commerce intrarégional, non-respect des engagements, implication insignifiante des gouvernements. Les années 1980 et surtout 1990 ont été le théâtre d’une vigoureuse relance, qui a toutefois déçu à son tour. Des agendas de négociation hypertrophiés, des institutions n’incarnant pas l’intérêt général et ne bénéficiant d’aucun transfert de souveraineté, une absence de coordination des politiques macro-économiques, de fréquentes disputes commerciales, des unions douanières très incomplètes sont quelques-uns des griefs les plus souvent évoqués. Les années 2000 ne semblent pas fondamentalement changer la donne. Des volontés politiques de voir l’intégration progresser s’expriment souvent et débouchent parfois sur des réformes importantes, mais l’Amérique latine semble avoir bien des difficultés à faire émerger un intérêt collectif et les institutions capables de le prendre en charge. Peut-on toutefois considérer que le régionalisme en Amérique latine permet à certains de ses pays émergents, notamment le Brésil et le Mexique, d’acquérir un surcroît d’influence sur la scène internationale ? Nous verrons que ces deux pays, pour des raisons au demeurant différentes, n’assument pas un leadership régional. Seul le Venezuela parvient, grâce à sa diplomatie pétrolière, à jeter les bases d’un nouveau régionalisme et à se projeter sur la scène internationale comme leader du combat anti-impérialiste. Ce chapitre fait le point sur l’évolution des grands accords d’intégration du continent américain (Mercosur, Communauté andine, Système d’intégration centraméricain et Accord de libre-échange nord-américain), pour analyser la compatibilité entre ces accords et les dispositifs concurrents de gouvernance hémisphérique en construction depuis le sommet des Amériques de Miami en 1994 et la proposition d’une Alternative bolivarienne pour les Amériques.

in L'Enjeu mondial. Religion et politique Sous la direction de DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2017-09-14
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L’arrivée au pouvoir en 2014 du Parti du peuple indien (BJP), une formation nationaliste hindoue, ne s’est pas traduite à ce jour par des modifications constitutionnelles. Les seules remises en cause du sécularisme d’ordre juridique sont intervenues au niveau des Etats de l’Union indienne récemment conquis par le BJP. En revanche, le nouveau pouvoir a laissé se développer des milices nationalistes hindoues à l’origine d’une police culturelle dont les minorités musulmanes et chrétiennes sont les premières victimes. L’Inde acquiert ainsi certaines caractéristiques d’une « démocratie ethnique ».

in L'Enjeu mondial. Religion et politique Sous la direction de DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2017-09-14
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Comment le changement d’ordre politique en Bulgarie après 1989 a-t-il modifié l’éternel repos des défunts ? Dans mon chapitre, le monde des cimetières et le traitement des corps morts sont retenus comme sites d’observation des recompositions survenues, à la faveur de la conversion au capitalisme, dans les rapports de pouvoir et les imaginaires sociaux de la réussite - ici-bas comme dans l’au-delà. Nous y verrons les marches de la mort côtoyer le marché orthodoxe des dépouilles et les postulants à une ultime demeure solliciter, en des registres argumentatifs parfois très corporels, des droits de résidence sur des terres socialement hiérarchisées aux éternités indécises.

in L'Enjeu mondial. Guerres et conflits armés au XXIe siècle Sous la direction de PELOPIDAS Benoît, RAMEL Frédéric Publié en 2018-10-11
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L’ONU n’a jamais pu mettre en œuvre la sécurité collective, telle que prévue au chapitre VII de sa Charte. Entre 1948 et 1956, le Secrétariat a improvisé un mode de gestion des conflits original : les opérations de maintien de la paix (OMP). Depuis le déploiement des premiers casques bleus à Suez en 1956, les OMP sont devenues le mode privilégié d’intervention de l’ONU pour limiter les conflits. Loin d’être parfaites, elles permettent néanmoins de limiter les effets les plus néfastes de conflits armés sur quatre continents.

in L'Enjeu mondial. Guerres et conflits armés au XXIe siècle Sous la direction de PELOPIDAS Benoît, RAMEL Frédéric, PELOPIDAS Benoît, RAMEL Frédéric Publié en 2018-10-11
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Cette conclusion n’entend pas offrir une image figée des résultats fournis par les différents contributeurs de ce volume, mais propose plutôt d’identifier quelques lignes de force en vue d’appréhender la guerre dans le monde qui vient. En effet, dans les études stratégiques classiques et les études de la guerre, le futur est, au mieux, une résultante de l’analyse et, le plus souvent, un présentisme. Citoyens et décideurs ne peuvent se contenter de la division actuelle de la production du savoir, qui suppose que des entités séparées élaborent les discours adéquats sur le futur. Les travaux spécialisés qui s’y sont attelés montrent le caractère linéaire et tendanciellement conservateur et consensuel de ces discours, qui stabilisent les représentations et prolongent le présent plus qu’ils n’offrent une compréhension des possibles de demain...

in L'Enjeu mondial. L'environnement Sous la direction de GEMENNE François Publié en 2015-09
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Depuis les années 1980, la question de la dégradation de l’environnement planétaire et des potentiels effets négatifs d’une recherche de croissance industrielle fondée sur la compétitivité et l’exploitation intensive des ressources est sortie des bureaux du Massachusetts Institute of Technology (MIT) où l’on en discutait depuis les années 1970, pour finalement atteindre les sphères gouvernementales autres que celles discutant de l’industrie et de l’environnement, et en particulier celles de la défense et de la géostratégie.

in L'Enjeu mondial. Les migrations Sous la direction de JAFFRELOT Christophe, LEQUESNE Christian Publié en 2009
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Entretien sur les migrations avec Aristide Zolberg, professeur de science politique à la New School University (New York City), par Riva Kastoryano.

in L'Enjeu Mondial, Les pays émergents Sous la direction de JAFFRELOT Christophe, JAFFRELOT Christophe Publié en 2008
BARNARD Geoff
GUILLET Jérôme
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Débat entre Geoff Barnard, Gilles Favarel-Garrigues, Jérôme Guillet, Christophe Jaffrelot et Anne de Tinguy.

in L'Enjeu Mondial, Les pays émergents Sous la direction de JAFFRELOT Christophe Publié en 2008
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« Pauvre Mexique si loin de Dieu et si près des États-Unis d’Amérique » s’exclamait le président mexicain Porfirio Díaz, à l’aube du XXe siècle, faisant allusion à l’inégalité des rapports de force avec le voisin du Nord. L’affirmation, certes excessive et datée, reflète le temps des ingérences commerciales, politiques et militaires des États-Unis en terres mexicaines, mais elle n’en est pas moins révélatrice de ce qui fait l’identité fondamentale du Mexique à l’échelle mondiale : sa qualité de pays frontière. L’originalité de cet État de 107 millions d’habitants tient à sa position géopolitique et géoculturelle particulière qui conditionne son émergence. Le Mexique, considère-t-on d’un point de vue géographique, fait partie de l’Amérique du Nord, mais il est historiquement et culturellement lié à l’Amérique latine. Pays frontière s’il en est, il est à la fois point de contact et zone tampon entre le Sud en voie de développement – « indo-afro-latin » mais aussi, de plus en plus, asiatique et arabe du fait des migrations transcontinentales – et le Nord hyperdéveloppé, celui de la première puissance économique et militaire du monde, à laquelle il est indéfectiblement lié par plus de 3 300 km de frontière terrestre. Hormis cette particularité géographique, le Mexique partage bien des points communs avec les autres pays émergents : des institutions politiques stables, une économie diversifiée de plus en plus tournée vers l’exportation mais tributaire, du coup, de la croissance du Nord (des États-Unis essentiellement), une distribution très inégale de la richesse, avec environ 40 % de la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté. Au-delà de ces traits communs, le pays se distingue des autres émergents par la place centrale qu’occupent le trafic de drogue et les migrations vers le Nord.

in L'enjeu mondial : les pays émergents Sous la direction de JAFFRELOT Christophe Publié en 2008
HASSNER Pierre
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La vogue de l’expression « pays émergents » renvoie à un phénomène précis et, davantage encore, à une tendance plus large qui donne son caractère à la phase actuelle des relations internationales. Le phénomène précis qui est le point de départ de ce volume est économique. Il s’agit de la croissance spectaculaire d’un certain nombre de pays se détachant des pays du Sud, en voie de développement, pour devenir de grandes puissances économiques qui se rapprochent de celles du Nord ou de l’Ouest sans pour autant se confondre avec elles. Ces pays mettent en cause la structure dualiste du système économique international, ce qui apparaît nettement dans les négociations de l’OMC : leur rhétorique se rapproche souvent de celle des pays du Sud, mais leurs dimensions et leurs intérêts les amènent parfois à des positions proches de celles des pays du Nord, parfois à leur faire concurrence, parfois à y investir et à jouer un rôle essentiel dans leur équilibre et dans celui de l’économie mondiale. Mais ce phénomène, révolutionnaire en lui-même, est loin d’épuiser la nouveauté du paysage mondial actuel. Il y a d’autres manières d’émerger, pour les États, que la puissance économique. Depuis la disparition de Saddam Hussein comme un leader régional en puissance, l’Iran émerge, promu par les États-Unis au rang de principale menace. Le Venezuela d’Hugo Chávez émerge comme leader d’une coalition anti-américaine. Au-delà de la montée en puissance nouvelle de certains États, on observe surtout un sentiment général d’incertitude et d’imprévisibilité qui donne à la classe actuelle des émergents sa spécificité. Certes, les relations internationales n’ont jamais été caractérisées par une grande prévisibilité. Mais depuis la fin de la guerre froide et celle des TrenteGlorieuses, les phases se succèdent de plus en plus rapidement. Des tendances lourdes, identifiées par certains depuis des décennies mais allant jusqu’alors dans des directions opposées, se rejoignent aujourd’hui et donnent lieu à des situations d’urgence auxquelles l’humanité doit faire face tout en manquant des instruments et du consensus indispensables pour les affronter. Ce qui émerge, pourrait-on dire, ce sont des emergencies au sens anglais du terme, tandis que les nouveaux acteurs, les nouvelles hiérarchies, les nouvelles solutions remplaçant un ordre ancien de plus en plus fragilisé tardent sinon à émerger du moins à se consolider. Vivons-nous une période de transition vers un nouveau système international ou sommes-nous entrés dans un état de contradiction permanente, entre mobilité incontrôlable des courants et des réseaux et paralysie insurmontable des institutions et de la gouvernance ?

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