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in L'Enjeu mondial. Populismes au pouvoir Sous la direction de DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise Publié en 2019-09-26
DAUCÉ Françoise
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Que nous enseigne le cas russe sur les manières d'encadrer la société civile en contexte autoritaire ? En guidant les associations "utiles" et en excluant du jeu les acteurs les plus radicaux, le gouvernement fixe les bornes d'un militantisme acceptable et contribue in fine à relégitimer la domination étatique.

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Il est plus facile de dire ce que le populisme n'est pas que de le définir. Ce détour nous permet de le distinguer d'emblée d'un autre "isme", l'autoritarisme. Celui-ci s'incarne en effet dans des régimes se dispensant volontiers du recours à l'élection comme mode de désignation des dirigeants, chose que le populiste, homme cherchant un mandat populaire, ne s'autorise en général pas. Cette définition du populisme doit déboucher néanmoins sur un examen des affinités que ce style politique entretient, par implication, avec l'autoritarisme et, plus largement, l'antipluralisme. Les limites du populisme dont la plupart lui sont inhérentes sont autant de contradictions internes, dont il ne faut toutefois exagérer le caractère rédhibitoire.

in L'Enjeu mondial. Populismes au pouvoir Sous la direction de MASSICARD Elise, DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise Publié en 2019-09-26
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Depuis sa victoire en 2002, l'AKP s'est installé au pouvoir. Peut-il encore être qualifié de parti populiste antisystème ? Par la cooptation d'acteurs loyaux et la marginalisation des opposants, l'AKP inaugure un nouveau type de gouvernement de la société civile. A travers lui, la dichotomisation caractéristique du populisme prend corps.

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Force de contestation jusqu'aux années 1990, le populisme est aujourd'hui aux commandes de plusieurs États, en Europe, dans les Amériques, en Asie, au Moyen-Orient. Ce phénomène majeur, qui hante le paysage politique contemporain et se globalise, pénètre aussi bien les démocraties établies et récentes que les régimes plus fermés. Qu’il soit considéré comme une idéologie « molle », un style politique ou une stratégie électorale, le populisme favorise partout la personnalisation du pouvoir ainsi qu’un autoritarisme plus ou moins assumé, et son succès repose toujours sur un antagonisme facile entre des élites qui seraient corrompues et un peuple supposé « pur ». L’Enjeu mondial se penche sur la façon dont les populistes conquièrent le pouvoir, l’exercent et le conservent. Il examine les bases sociales des « pouvoirs populistes » de même que les forces qui leur résistent. Car le populisme peut aussi n’être qu’un moment, contrecarré par de robustes institutions défendant l’État de droit. Coréalisée par le CERI, l’Atelier de cartographie et les Presses de Sciences Po, la collection « L’Enjeu mondial » propose les analyses de spécialistes illustrées de façon claire et pédagogique par des cartes et des graphiques en couleurs, et enrichies des données les plus récentes.

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On ne compte plus les publications sur les signes de régression démocratique. Curieusement, Israël n'y est pas traité : c'est la démocratie d'"à-côté", celle qu'on ignore. Pourtant, ce pays montre des signes préoccupants de dé-démocratisation liés à l'essor du national-populisme : attaques contre la presse et la Cour suprême, patriotisme agressif sont autant de tentatives de saper les piliers de la démocratie.

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"Démocrature", "national-populisme"... ces termes ont été employés à propos de la Hongrie. L'élève modèle de la transition démocratique serait-il devenu le champion de la régression autoritaire ? La "démocrature" d'Orbán s'appuie aujourd'hui sur un capitalisme clanique lié au pouvoir politique qui lui permet d'étendre son emprise.

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Dans tous les travaux, nombreux, consacrés au populisme, il est un passage obligé presque systématique : celui où, d'emblée, l'auteur va insister sur la polysémie du terme. A juste titre. Contrairement, toutefois, à ce qui est parfois avancé, cette polysémie n'invalide nullement le recours à cette catégorie d'analyse. Après tout, pléthore de termes utilisés en sciences sociales ont des sens contestés, disputés, ce qui n'empêche nullement d'y avoir recours. En revanche, plutôt que d'élaborer une définition a priori du populisme - ce qui risque d'être très compliqué étant donné l'hétérogénéité des situations observables -, il nous paraît plus heuristique de partir du substantif qui forme sa racine, à savoir le mot "peuple", dont les leaders qualifiés de populistes font, en effet, dans leurs discours, un usage disproportionné. Ce mot n'est pas leur apanage, mais ils en usent de façon systématique et, surtout, le sens qu'ils lui confèrent les distingue des autres courants politiques, de droite comme de gauche....

in L'Enjeu mondial. Populismes au pouvoir Sous la direction de DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise, DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise Publié en 2019-09-26
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Longtemps, l'étude du populisme s'est concentrée sur la façon dont ses hérauts se comportaient dans l'opposition, à l'occasion, notamment de campagnes électorales aux cours desquelles ils cherchaient à peser sur la stratégies des partis traditionnels. Le populisme, tantôt considéré comme une idéologie "molle", tantôt comme un style politique, tantôt comme une stratégie, se fonde sur une dichotomie entre des élites réputées corrompues (tant financièrement que par leur cosmopolitisme) et un peuple pur (parce qu'enraciné dans le sol national et victime à la fois des élites et des menaces intérieures - les migrants, les minorités, les "gros", etc. - comme extérieures - la globalisation, l'Union européenne, l'impérialisme, etc.). De fait, les populistes ont longtemps joué le rôle de groupes de pression, à la faveur des crises sociales qui se sont succédé depuis les années 1990 et sous la houlette, chaque fois, de leaders jouissant d'indéniables dons oratoires et maniant un répertoire démagogique...

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Le régime de Rodrigo Duterte, élu président des Philippines en 2016, doit-il être considéré comme une variante du populisme ou un phénomène spécifiquement philippin ? Les premières années du mandat Duterte traduisent un "populisme punitif" qu'incarne sa "guerre contre la drogue" et qui fait craindre un dérapage vers l'autoritarisme.

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Modi diffère des populistes qui remportent les élections grâce aux populations abandonnées par l'establishment. Il apparaît surtout comme l'homme de la situation à des hautes castes qui se sentent menacées. Toutefois, en bon populiste, il gagne la confiance du peuple en prétendant défendre les pauvres contre les riches corrompus.

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La course aux armements a repris de plus belle, la surenchère nucléaire se poursuit, les interventions militaires et attentats terroristes se multiplient, la technicisation des combats va croissant, le dérèglement climatique fait entrevoir l'imminence d’une guerre contre la nature… Et pourtant, nous restons convaincus de vivre l’âge le plus pacifique de l’histoire de l’humanité. Nous continuons de croire aux promesses, formulées avec la fin de la guerre froide, d’un monde totalement apaisé. L’Enjeu mondial revient sur les grandes interprétations du fait guerrier, qu’elles privilégient la disparition des affrontements interétatiques, la normalisation à travers le prolongement sans fin des états d’urgence ou la transformation des modes et des espaces de combat. À l’aide de panoramas illustrés et chiffrés, de cartographies, d’entretiens et de débats avec les meilleurs spécialistes francophones et anglophones, il s’ouvre aux dernières avancées de la recherche sur la conflictualité, qui ont permis à la fois de renouveler les instruments de mesure et les concepts, de comprendre ce qui cause la guerre et ce qui aide à la contenir. Coréalisée par le CERI, l’Atelier de cartographie et les Presses de Sciences Po, la collection « L’Enjeu mondial » propose les analyses de spécialistes illustrées de façon claire et pédagogique par des cartes et des graphiques en couleurs enrichies des données les plus récentes. Ses ouvrages sont complétés et actualisés sur : www.sciencespo.fr/enjeumondial

in L'Enjeu mondial. Guerres et conflits armés au XXIe siècle Sous la direction de PELOPIDAS Benoît, RAMEL Frédéric, PELOPIDAS Benoît, RAMEL Frédéric Publié en 2018-10-11
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Le 25 janvier 2018, le comité scientifique du Bulletin of the Atomic Scientists a avancé l’horloge de l’Apocalypse, qui figurait en couverture de sa publication depuis 1947, à minuit moins deux. Cette horloge métaphorique, qui symbolise l’imminence de la guerre nucléaire et d’événements cataclysmiques, n’a jamais été plus proche de l’heure fatidique. La dernière fois qu’il a été minuit moins deux, c’était en 1953, en pleine guerre de Corée. Soixante-cinq ans plus tard, le président des États-Unis, Donald Trump, annonce une nouvelle politique nucléaire. Il élargit le champ des ripostes possibles et entérine la dépense, sans doute très sous-estimée, de 1,3 trillion de dollars sur plusieurs décennies pour « moderniser » l’arsenal nucléaire existant, comme l’avait déjà suggéré l’Administration Obama. Cette dynamique va s’enclencher, alors que les autres États dotés de systèmes d’armes nucléaires envisagent, voire ont déjà entamé, des processus de modernisation majeure et de long terme, sans que les populations ou leurs descendants aient été consultés, et sans qu’on leur ait proposé de choix autre que celui entériné. Le diagnostic d’une nouvelle course aux armements nucléaires se confirme. Elle se déploie, alors même que l’insatisfaction à l’égard de l’ordre existant se manifeste par l’adoption et l’ouverture à la signature d’un traité d’interdiction des armes nucléaires en septembre 2017. Dans ce contexte, où les études les plus récentes avancent même un diagnostic d’augmentation de la brutalité organisée et de la violence en deçà de la mort, le récit progressiste du déclin de la violence et de la fin des guerres majeures perdure, et avec lui une compréhension étatiste de la saisie des problèmes de guerre et de sécurité. La controverse entre ces différents jugements sur la situation globale en matière de sécurité offre le cadre général dans lequel s’inscrit le présent Enjeu mondial 2018.

in L'Enjeu mondial. Guerres et conflits armés au XXIe siècle Sous la direction de PELOPIDAS Benoît, RAMEL Frédéric Publié en 2018-10-11
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L’ONU n’a jamais pu mettre en œuvre la sécurité collective, telle que prévue au chapitre VII de sa Charte. Entre 1948 et 1956, le Secrétariat a improvisé un mode de gestion des conflits original : les opérations de maintien de la paix (OMP). Depuis le déploiement des premiers casques bleus à Suez en 1956, les OMP sont devenues le mode privilégié d’intervention de l’ONU pour limiter les conflits. Loin d’être parfaites, elles permettent néanmoins de limiter les effets les plus néfastes de conflits armés sur quatre continents.

in L'Enjeu mondial. Guerres et conflits armés au XXIe siècle Sous la direction de PELOPIDAS Benoît, RAMEL Frédéric, PELOPIDAS Benoît, RAMEL Frédéric Publié en 2018-10-11
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Cette conclusion n’entend pas offrir une image figée des résultats fournis par les différents contributeurs de ce volume, mais propose plutôt d’identifier quelques lignes de force en vue d’appréhender la guerre dans le monde qui vient. En effet, dans les études stratégiques classiques et les études de la guerre, le futur est, au mieux, une résultante de l’analyse et, le plus souvent, un présentisme. Citoyens et décideurs ne peuvent se contenter de la division actuelle de la production du savoir, qui suppose que des entités séparées élaborent les discours adéquats sur le futur. Les travaux spécialisés qui s’y sont attelés montrent le caractère linéaire et tendanciellement conservateur et consensuel de ces discours, qui stabilisent les représentations et prolongent le présent plus qu’ils n’offrent une compréhension des possibles de demain...

in L'Enjeu mondial. Guerres et conflits armés au XXIe siècle Sous la direction de PELOPIDAS Benoît, RAMEL Frédéric Publié en 2018-10-11
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Des déclarations indiquent que la France serait en guerre aujourd’hui, tout en ne déclarant la guerre à aucun État et en refusant de faire le lien entre sa politique étrangère et les attentats qui ont eu lieu sur son territoire. Que se passe-t-il quand on parle de guerre contre le terrorisme ? À l’inverse, qu’implique la distinction entre opérations de guerre et lutte contre le terrorisme ? Ce chapitre reprend les différentes options des gouvernements français sur ce sujet depuis les années 1980.

in L'Enjeu mondial. Guerres et conflits armés au XXIe siècle Sous la direction de PELOPIDAS Benoît, RAMEL Frédéric Publié en 2018-10-11
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L’inflation contemporaine des usages du terme de lawfare dans la littérature en relations internationales a contribué à diluer son sens et à créer la confusion autour de sa signification. Une mise en perspective historique sur les conditions de formation de ce concept de « droit comme arme de guerre » permet de saisir les phénomènes politiques, juridiques et stratégiques auxquels il se réfère.

in L'Enjeu mondial. Guerres et conflits armés au XXIe siècle Sous la direction de PELOPIDAS Benoît, PELOPIDAS Benoît, RAMEL Frédéric Publié en 2018-10-11
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Quels sont les effets de l’introduction des systèmes d’armes nucléaires dans la politique internationale sur les formes de la conflictualité, le sens des alliances, la désirabilité des arsenaux nucléaires et le mode de légitimation du conflit ? Ce chapitre présente et met à l’épreuve de l’histoire la tradition majoritaire qui affirme l’existence d’une « révolution nucléaire ».

in L'Enjeu mondial. Guerres et conflits armés au XXIe siècle Sous la direction de PELOPIDAS Benoît, RAMEL Frédéric Publié en 2018-10-11
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Entretien avec Bertrand Badie, professeur émérite en science politique à Sciences Po (CERI).

in L'Enjeu mondial. Religion et politique Sous la direction de DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2017-09-14
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Issu de l’islam politique, Recep Tayyip Erdogan s’est considérablement éloigné de l’idéologie des Frères musulmans dès son arrivée au pouvoir et a entrepris des réformes qui ont fait de la Turquie un « pays modèle » où islam et démocratie semblaient parfaitement coexister. Ainsi, jusqu’en 2011, l’action du gouvernement était guidée par les principes de dialogue et de démocratie. Pourtant, enivré par ses successives victoires électorales et piégé par la crise syrienne dans laquelle le pays s’est enlisé, le pouvoir a vite oublié la démocratie pour promouvoir une « nouvelle Turquie » où islamisme et nationalisme font bon ménage. (Résumé éditeur)

in L'Enjeu mondial. Religion et politique Sous la direction de DIECKHOFF Alain, DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2017-09-14
PORTIER Philippe
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Un ouvrage de ce type aurait été assez inconcevable il y a un demi-siècle. La science politique n’abordait guère alors la question religieuse. [...] Fruit d’une collaboration étroite entre le Centre de recherches internationales de Sciences Po et le groupe Sociétés, religions, laïcités de l’École pratique des hautes études, cet ouvrage montre donc amplement que « Dieu n’est pas mort ». Il a ressurgi, depuis quelques années, à la fois comme puissance sur la scène internationale et comme dynamique intraétatique. Il ne s’agit toutefois pas d’une vague uniforme et englobante qui remettrait en cause le pluralisme propre à la modernité. Les textes ici rassemblés nous révèlent bien davantage un paysage conflictuel où se croisent deux mouvements contradictoires : celui de la sécularisation et celui du réenchantement.

in L'Enjeu mondial. Religion et politique Sous la direction de DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2017-09-14
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L’arrivée au pouvoir en 2014 du Parti du peuple indien (BJP), une formation nationaliste hindoue, ne s’est pas traduite à ce jour par des modifications constitutionnelles. Les seules remises en cause du sécularisme d’ordre juridique sont intervenues au niveau des Etats de l’Union indienne récemment conquis par le BJP. En revanche, le nouveau pouvoir a laissé se développer des milices nationalistes hindoues à l’origine d’une police culturelle dont les minorités musulmanes et chrétiennes sont les premières victimes. L’Inde acquiert ainsi certaines caractéristiques d’une « démocratie ethnique ».

in L'Enjeu mondial. Religion et politique Sous la direction de DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2017-09-14
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Comment le changement d’ordre politique en Bulgarie après 1989 a-t-il modifié l’éternel repos des défunts ? Dans mon chapitre, le monde des cimetières et le traitement des corps morts sont retenus comme sites d’observation des recompositions survenues, à la faveur de la conversion au capitalisme, dans les rapports de pouvoir et les imaginaires sociaux de la réussite - ici-bas comme dans l’au-delà. Nous y verrons les marches de la mort côtoyer le marché orthodoxe des dépouilles et les postulants à une ultime demeure solliciter, en des registres argumentatifs parfois très corporels, des droits de résidence sur des terres socialement hiérarchisées aux éternités indécises.

in L'Enjeu mondial. Religion et politique Sous la direction de DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2017-09-14
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La violence djihadiste a reconfiguré les relations internationales contemporaines. Son appréhension souffre d’une lecture souvent confuse qui tend d’une part à la décontextualiser et d’autre part à nier les évolutions et les débats qui la structurent en interne. Ses différentes expressions, d’Al-Qaïda à l’Etat islamique en passant par des groupes locaux, sont d’abord le fruit d’histoires et de sociétés marquées par d’autres formes de violence, parfois rendues invisibles. Elles s’adaptent également à une variété d’environnements, donnant naissance à des processus d’intégration politique qu’il est important de considérer.

Sous la direction de DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2017-09-14 Collection L'Enjeu mondial
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Dieu n'est pas mort. Il fait de la politique. Partout dans le monde, le religieux est de retour. Son ascendant se ressent à l'intérieur des États comme sur la scène internationale et ce, jusqu’en Occident, où il semblait promis à une irrémédiable occultation. Le constat, enthousiasmant pour les uns, dérangeant pour les autres, est sans appel : la modernité n’a pas induit la disparition sociale, ni surtout politique, du religieux. Trois phénomènes majeurs le traduisent : la polarisation des sociétés partagées entre effacement et réaffirmation des croyances, la politisation renouvelée des religions, la spiritualisation des politiques. Pour autant, il ne s’agit en aucun cas d’un retour aux temps anciens, quand toute vie sociale était configurée par le religieux. Fruit d’une coopération entre le Centre de recherches internationales de Sciences Po et le Groupe sociétés, religions, laïcités de l’École pratique des hautes études, cet ouvrage révèle toute la complexité d’un espace contemporain en tension perpétuelle entre sécularisation et réenchantement du monde. (Résumé éditeur)

in L'Enjeu mondial. Religion et politique Sous la direction de DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2017-09-14
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L’Arabie Saoudite a la particularité d’être un État prosélyte, au sein duquel des milliards de dollars ont servi – et servent toujours – à alimenter une entreprise missionnaire à destination des pays musulmans comme non-musulmans. Quels en sont les acteurs et comment ce prosélytisme s’inscrit-il dans les rapports de pouvoir en Arabie même ? Quel islam les Saoudiens exportent-ils précisément ? Le processus de « salafisation » de l’islam sunnite auquel on assiste depuis plusieurs décennies est-il seulement le résultat de l’action saoudienne ? Enfin, quel contrôle les Saoudiens continuent-ils aujourd’hui d’exercer sur le prosélytisme salafiste ?

in L'Enjeu mondial. Religion et politique Sous la direction de DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2017-09-14
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Les tensions entre sunnites et chiites relèvent-elles d’une dynamique unique ou bien au contraire de l’agrégation de processus locaux créant a posteriori un effet d’ensemble ? Elles sont en réalité au confluent de dynamiques régionales et locales. On observe en effet que les identités confessionnelles sunnite et chiite sont incarnées dans des Etats, notamment l’Arabie Saoudite et l’Iran, qui s’en servent comme outil d’influence à l’extérieur de leurs frontières. Leur action s’articule cependant aux dynamiques locales de la structuration des relations inter-confessionnelles, liée à des facteurs historiques, sociaux et politiques spécifiques.

in L'Enjeu mondial. Religion et politique Sous la direction de DIECKHOFF Alain, DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2017-09-14
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Durant la phase de jeunesse d'Israël (1948-1967), L’État, alors dominé par la gauche sioniste, mit en œuvre une politique d'intégration vigoureuse des nouveaux immigrants qui venaient pour l'essentiel d'Europe orientale et des pays d'islam. L’État fut l'agent central de construction de la nation juive reterritorialisée, mais sous les auspices d'un patriotisme séculier. La guerre des Six jours (juin 1967) constitua un tournant : en permettant un contact renouvelé avec certains hauts lieux du judaïsme (Jérusalem, Cisjordanie), elle fait émerger un nationalisme religieux qui voit dans le développement de la présence juive un impératif religieux indiscutable. Ce nationalisme religieux n'a pas épargné certains cercles ultra-orthodoxes et, surtout, les milieux traditionalistes séfarades. Cette valorisation forte de la judéité de l’État ouvre la voie à une relativisation de la démocratie, la loi religieuse étant censée être supérieure à la loi civile.

in L'Enjeu mondial. L'environnement Sous la direction de GEMENNE François Publié en 2015-09
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[...] Dans un monde « parfait », dans lequel la science et la politique sont harmonieusement séparées, le GIEC ne devrait pas produire de recherche scientifique ni faire de recommandations sur les actions à adopter pour lutter contre le changement climatique et ses impacts. Il serait juste « susceptible d’orienter les politiques sans pour autant préconiser des choix précis » (policy-relevant, policy-neutral, never policy-prescriptive). Dans la pratique, cette neutralité est régulièrement remise en question par la participation active des gouvernements dans la production des rapports, en particulier lors de l’approbation par consensus des résumés du GIEC à l’intention des décideurs [...]

in L'Enjeu Mondial. L'environnement Sous la direction de GEMENNE François Publié en 2015-09
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Depuis la montée des préoccupations environnementales au début des années 1970, relatives notamment à la gestion des territoires et des ressources naturelles, et plus récemment aux impacts du changement climatique sur les sociétés humaines, l’environnement n’a cessé de faire l’objet de nombreux débats politiques et scientifiques. Les questions environnementales ont ainsi engendré des réseaux d’influence et des interactions entre acteurs de nature et d’échelles différentes, porteurs d’intérêts divergents et parfois même contradictoires. Combinée à l’extrême technicité des questions en jeu, cette multiplicité d’échelles et d’acteurs tend à brouiller les cartes des débats environnementaux. Le changement climatique, la protection de la biodiversité ou la désertification constituent autant d’exemples pour lesquels l’identification des causes et des solutions présente une grande complexité scientifique et technique...

Sous la direction de GEMENNE François, Centre de recherches internationales Publié en 2015-09
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À l'ère de l'Anthropocène, qui voit les humains devenir les principales forces de changement sur la planète, les relations internationales et la gouvernance mondiale ne peuvent plus être pensées en dehors des questions environnementales. Changement climatique, destruction de la couche d'ozone, érosion de la biodiversité, élévation du niveau des mers… la plupart des problèmes environnementaux ne connaissent pas de frontières. Leur traitement dépasse largement le cadre étatique et leurs conséquences – migrations humaines, compétition pour les ressources naturelles, conflits – affectent profondément les rapports entre États. Sous la coordination scientifique de François Gemenne, cet Enjeu mondial rend compte de la richesse et de la diversité des recherches en relations internationales de l'environnement dans la sphère académique francophone.

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