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Sous la direction de LAZAR Marc Publié en 2009-05
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Figée dans l'imaginaire occidental comme étant le berceau de l'art et de la culture, ou réduite à la caricature d'un pays de non-droit soumis aux guerres des " familles ", l'Italie, dont l'expansion depuis la Deuxième Guerre mondiale a été spectaculaire, n'en finit pas de surprendre. Or ce pays, perçu pourtant comme le creuset où s'est élaborée la civilisation européenne, est mal connu de ses plus proches voisins. Deux malentendus survenus entre la France et l'Italie en témoignent : les trois victoires électorales de Silvio Berlusconi, qui ont provoqué la stupeur des Français, et la protection que la France accorde aux ex-terroristes italiens, à commencer par Cesare Battisti, qui ne cesse d'indigner les Italiens. Cet ouvrage restitue les multiples aspects de la trajectoire de l'Italie depuis 1945 : la difficile formation d'une démocratie qui, après deux décennies de totalitarisme fasciste, a su relever de grands défis ; la lente mise en place de l'unité nationale qui a tenu compte des diversités géographiques ; son action en Europe, en Méditerranée et dans le monde ; ses grandes mutations économiques ; la modernisation de sa société, mais également la persistance de ses traditions et des héritages non résolus, à savoir la question du Mezzorgiorno ou encore les relations entre l'Etat et l'Eglise catholique. Pour parachever ce tableau riche et contrasté, c'est aussi toute la créativité culturelle et l'inventivité artistique de l'Italie qui sont présentées ici, ainsi que la place de la télévision et le rôle des intellectuels. Une trentaine de spécialistes de l'Italie, français ou franco-italiens travaillant en France, historiens, historiens de l'art, du cinéma, de la littérature, politistes, sociologues, économistes et géographes, ont ainsi oeuvré à la réalisation de cet ouvrage, complet et indispensable au spécialiste comme au néophyte.

Sous la direction de VON BUSEKIST Astrid Publié en 2012-09
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Portrait d'une Belgique singulière autour de quatre axes : politique, institutionnel, social, culturel. Les auteurs mettent la démocratie belge à l'épreuve du nationalisme et du multilinguisme, analysent l'efficacité de l'architecture constitutionnelle, évaluent la place et le rôle de la Belgique au sein de l'Europe, retracent la mémoire collective des Belges.

Sous la direction de BOUISSOU Jean-Marie Publié en 2007-09
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Archipel tard venu dans l'histoire, exigu, morcelé, sujet aux cataclysmes, dont la population a quadruplé depuis le XIXe siècle pour atteindre 1600 habitants par km2 habitable, terrassé en 1945, le Japon a su jouer de ces contraintes pour devenir un « modèle ». Le cycle qui commence à Hiroshima le 6 août 1945 a fait d'un pays rural, introverti et « féodal », l'une des références économiques et culturelles qui donnent aujourd'hui le ton à la globalisation, et de Tôkyô la mégapole postmoderne par excellence. Ruiné en 1945, le Japon est devenu un géant industriel et commercial, et la première puissance financière du globe, avant que le « miracle » soit mis à mal par la longue crise des années 1990. Mis un temps au ban d'une Asie qu'il avait cru dominer, tenu en tutelle par le vainqueur américain, l'archipel a su finalement recouvrer une formidable puissance diplomatique et militaire. Vingt-quatre spécialistes décryptent ici cette mutation, en passant au crible la vie politique, économique, sociale, religieuse et culturelle, les relations du Japon avec le monde, le rôle du crime organisé et de la police, la place de la classe ouvrière et celle du monde rural, le rôle de l'administration, la vie des communautés locales, la littérature, le cinéma, la culture populaire - télévision, chanson, loisirs, sport et manga -, l'éducation, les forces armées. Ils dressent un panorama captivant et donnent les clefs nécessaires à la compréhension des défis qui attendent le cool Japan du début du XXIe siècle - à l'heure où la mondialisation et la montée en puissance chinoise inaugurent un nouveau cycle de son histoire. Ont collaboré à cet ouvrage : Natacha Aveline, Anne Bayard-Sakai, Patrick Beillevaire, Nicolas Bergeret, Jean-Pierre Berthon, Jean-Marie Bouissou, Sylvie Chevallier, Christine Condominas, Philippe Dallais, Evelyne Dourille-Feer, Jean-Charles Esmein, Guy Faure, Anne Garrigue-Testard, Jérôme Hallier, Paul Jobin, Kaneko Masaru, Claude Leblanc, David-Antoine Malinas, Claude Meyer, Arnaud Nanta, Philippe Pelletier, Eric Seizelet, Régine Serra, Alexandre Sheldon-Duplaix.

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Nous sommes profondément imprégnés par l’idée que la modernité réside dans la canalisation des passions par la raison, soit par la prise en compte de normes universelles, soit par la composition d’intérêts bien compris. Leur résurgence dans les conflits contemporains, avec son cortège d’extrêmes violences, nous apprend qu’il n’en est rien. À l’heure où la mondialisation met en question la cohérence de l’État national, où les armes, notamment atomiques, changent la nature de la guerre, les conflits interétatiques cèdent le pas aux guerres civiles, au terrorisme et à la montée de la violence sociale. Ce déchaînement des passions est-il à l’origine des bouleversements actuels, ou en sont-ils la cause ? Pour saisir les dynamiques de notre monde complexe et mouvant, il nous faut reprendre à nouveaux frais l’analyse de la guerre et de la paix et, avec elle, toutes nos catégories de la philosophie politique. Nous comprendrons ainsi quel rôle jouent les passions, leur circulation, leur interaction, leur équilibre et déséquilibre, non seulement dans le déclenchement des conflits mais aussi dans leur possible dépassement. C’est tout le problème du politique que de penser la coexistence possible entre citoyens, alliés et adversaires à l’intérieur d’un ordre global commun.

A partir de 1927, les leaders communistes ne sont plus en sécurité et leurs enfants, sur lesquels reposent les espoirs politiques, doivent être protégés. Mao, Zhou Enlai et les autres préfèrent garantir leur survie en les envoyant en URSS, chez des parents éloignés, ou dans de modestes fermes. Ce n’est qu’en 1949 que ces rejetons rejoignent Pékin, après des années de privations, de souffrance et d’exil. S’ouvrent alors pour eux les portes des Murs rouges de Zhongnanhai, dépendance de la cité interdite dans laquelle les clans familiaux des plus grands révolutionnaires sont réunis. Fêtes, loisirs et abondance rythment leur quotidien au sein de cette enceinte où ils font l’objet des plus grands soins. Ce sont les princes de la nouvelle aristocratie rouge. Les purges révolutionnaires n’auront pas raison d’eux : ils sont formés dans les meilleures universités et le réseau colossal qu’ils ont développé dans la cour de Mao leur permet de prétendre aux meilleurs postes. Économie, politique, défense, la caste prend bientôt, et dans tous les domaines, la place des anciens leaders affaiblis, jusqu’à devenir, aujourd’hui, les maîtres de la Chine. C’est l’histoire de ces princes rouges que nous raconte Jean-Luc Domenach dans cet ouvrage passionnant, enquête historique inédite sur cette élite à la tête d’un des empires les plus puissants du monde.

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Le Yémen a longtemps fasciné bien des voyageurs, parfois illustres, d’Ibn Battuta à Arthur Rimbaud et André Malraux. Il apparaît comme l’incarnation d’une authenticité tant arabe que musulmane. Toutefois, bien que pris dans les soubresauts de l’histoire mondiale (colonisation, guerre froide et terrorisme) et occupant une place stratégique à la croisée des continents, il reste mal connu et perçu comme marginal et passif. Patrie d’origine de la famille Ben Laden, lieu où l’attentat contre Charlie Hebdo a été commandité, le Yémen a émergé en tant que menace à la sécurité internationale dans le contexte de la guerre mondiale contre le terrorisme et a vu son image se détériorer. L’offensive armée saoudienne lancée en mars 2015 en a fait une victime directe de la lutte entre puissances régionales. L’ambition de cet ouvrage est de dépasser ces perceptions catastrophistes et cette lecture purement sécuritaire pour s’intéresser aux modes d’intégration du Yémen dans les relations internationales. Il s’agit, à partir de figures et d’interactions spécifiques (du diplomate au terroriste en passant par le migrant et l’artiste), d’analyser la place qu’occupent cet État et cette société dans les enjeux contemporains. Car le Yémen, loin d’être une marge, se trouve au cœur de processus fondamentaux qui ont trait aux flux transnationaux, aux mécanismes de domination et aux résistances qu’ils engendrent. Mieux le comprendre, c’est aussi mieux appréhender un Moyen-Orient et un monde en crise. (Résumé éditeur)

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La chute de l’URSS en 1991 a marqué la fin d’un monde et provoqué une avalanche de changements qui ont traumatisé la société russe : transition d’une économie planifiée à une économie libérale, démocratisation du régime, redécoupage des frontières du nouvel Etat, redéfinition de la stratégie géopolitique. Les hiérarchies sociales ont été bouleversées et un profond désarroi identitaire s’est emparé de cette grande puissance déstabilisée après la fin de l’affrontement Est-Ouest. Comment la société russe a-t-elle traversé ces vingt années de mutations à marche forcée ? Dans quel état la Russie, souvent dépeinte de manière pessimiste, est-elle réellement ? Trente spécialistes reconnus de la Russie répondent à ces questions en analysant l’héritage des dernières décennies soviétiques, l’évolution du système politique de Boris Eltsine à Vladimir Poutine, les nouveaux enjeux économiques du pays, l’engagement sur la scène internationale, les tensions qui animent une société démographiquement fragile, ou encore l’évolution du sport, des médias et des arts. Dans une synthèse claire et passionnante, ils proposent une analyse actuelle et complète, sans céder aux passions que suscite encore ce pays dans le monde occidental. Ont participé à cet ouvrage : Alexis Berelowitch, Alain Blum, Juliette Cadiot, Sarah Carton de Grammont, Bernard Chavance, Jean-Christophe Collin, Françoise Daucé, Myriam Désert, Caroline Dufy, Isabelle Facon, Olga Fadeeva, Gilles Favarel-Garrigues, Anne Gazier, Marlène Laruelle, Jean-Charles Lallemand, Cécile Lefèvre, Anne Le Huérou, Marie-Hélène Mandrillon, Hélène Mélat, Marie Mendras, Nathalie Moine, Valérie Pozner, Jean Radvanyi, Jean-Robert Raviot, Amandine Regamey, Kathy Rousselet, Richard Sakwa, Jean-Pierre Thibaudat, Anne de Tinguy, Anna Zaytseva, Christine Zeytounian-Beloüs.

Sous la direction de LACORNE Denis Publié en 2006-11
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Cet ouvrage pluridisciplinaire explore les limites, mais aussi les succès, de l'une des plus vieilles démocraties du monde. Il donne toute sa place à l'étude des rouages du système politique américain, au rôle des immigrants et des minorités ethnoraciales, aux questions religieuses, à la globalisation de l'économie. Il remet en cause les vieux stéréotypes sur l'hyperpuissance américaine, l'individualisme excessif, l'ultralibéralisme, les communautarismes diviseurs. Le « rêve américain » existe toujours. Mais il n'est pas seulement la promesse d'un emploi ou d'une promotion sociale pour ces milliers d'immigrés qui débarquent chaque jour aux États-Unis. Il est aussi quête d'identité et, en ce sens, inséparable d'un multiculturalisme bien pensé, de certaines formes novatrices de discrimination positive et d une religiosité exubérante qu'on aurait tort, pourtant, de surestimer. Le déclin de l'Amérique, souvent annoncé, tarde, pour le moins, à se manifester. L'économie fait preuve d'un dynamisme qui ne se dément pas, la qualité des universités attire les élites du monde entier, la culture séduit toujours, non pas seulement à cause de ses films ou de sa musique, mais parce que la littérature est, on le sait, d'une grande richesse. Ce livre, consacré aux aspects politiques, diplomatiques, économiques, sociaux, culturels et artistiques des États-Unis, traite finalement ce pays comme un continent à redécouvrir. Ont collaboré à cet ouvrage : Agnès Antoine, Hélène Baudchon, Yves Boquet, Laurent Bouvet, Gwénaële Calvès, Nathalie Caron, Marc Chénetier, Claude Cohen-Safir, Catherine Collomp, Charles-Philippe David, Frederick Douzet, Andrew Eastman, Annick Foucrier, Divina Frau-Meigs, Camille Froidevaux-Metterie, Jean-Paul Gabilliet, Pierre Hassner, Nancy Honicker, Romain Huret, Denis Lacorne, Philippe Lauvaux, Emmanuelle Le Texier, Pierre Melandri, Vincent Michelot, Pap Ndiaye, Joyce Carol Oates, Carlos- Miguel Pimentel, Catherine Pouzoulet, Isabelle Richet, Phyllis Rose, Daniel Sabbagh, Paul Schor, Pierre Sicard, François Vergniolle de Chantal.

Sous la direction de LARUELLE Marlène, PEYROUSE Sébastien, Centre de recherches internationales Publié en 2013-04
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Guerre d'août 2008 entre la Géorgie et la Russie, changements de pouvoir violents au Kirghizstan en 2010, départ des troupes occidentales d'Afghanistan en 2014: le Caucase, l'Asie centrale et l'Afghanistan continuent à occuper l'espace public et à susciter une attention inquiète. La représentation occidentale de cette région, fondée sur le mythe des routes de la Soie et un orientalisme fantasmatique, semble avoir cédé la place à une appréhension timorée de ces "éclats d'empires" perçus comme des creusets du tumulte mondial. Or l'ouverture de l'espace postsoviétique et l'accès facilité à l'Afghanistan post-2001 ont profondément enrichi les savoirs sur ces pays. Loin des clichés médiatiques qui se limitent aux situations de conflit, aux enjeux énergétiques et aux concurrences géopolitiques entre grandes puissances, une trentaine de chercheurs témoignent ici des avancées de cette connaissance. Transformations politiques sans précédent, changements sociaux et culturels de grande ampleur, intégration dans une économie mondialisée, développement de nouveaux partenariats stratégiques sont au cour de cet ouvrage.

Sous la direction de KAZANCIGIL Ali, BILICI Faruk, AKAGUL Deniz, Centre de recherches internationales Publié en 2013-11
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La Turquie est le pays européen qui a le plus changé au cours des trente dernières années. Elle a connu une révolution sociale par le bas qui a intégré dans la modernité les populations que l’État kémaliste des années 1920-1950 avait laissées de côté. S’il reste encore bien des défis à relever et des problèmes à surmonter, le pays a changé d’échelle des points de vue géopolitiques et économique, passant du statut de pays périphérique en développement à celui de puissance moyenne émergente. Réunissant quelques-uns des meilleurs spécialistes de la Turquie contemporaine, cet ouvrage fondamental brosse le portrait d’un acteur devenu incontournable dans sa région et au-delà, et questionne l’expérience turque, souvent citée comme source d’inspiration pour appréhender les sociétés arabo-musulmanes.

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Depuis sa naissance en 1947, le Pakistan est travaillé par des forces contraires. Ses fondateurs ont voulu construire un État-nation centralisé alors que les régions, attachées à leur culture et à leur langue, souhaitaient gérer leurs propres affaires. Faute de les avoir entendues, le pouvoir central n’a pu empêcher la création du Bangladesh en 1971, et il se trouve aujourd’hui confronté à divers mouvements séparatistes – des Baloutches à la mobilisation des Mohajirs pour contrôler Karachi. À la question de l’État s’ajoute celle du régime. L’armée et la classe politique alternent en effet au pouvoir tous les dix ans avec une grande régularité. Auteurs de trois coups d’État, les militaires jouent de la menace indienne pour justifier leur emprise sur le pays et leur budget, colossal. Les partis leur résistent et obtiennent à intervalles réguliers le retour à une certaine démocratie. Mais tous les dirigeants civils ne sont pas forcément démocrates, et leur népotisme, voire leur corruption, que l’armée imite de mieux en mieux, nuisent à leur crédibilité. Enfin, la question religieuse pèse sur le destin du pays telle une épée de Damoclès. Créé sur des bases « sécularistes », le Pakistan a connu un processus d’islamisation qui, ajouté au jihad en Afghanistan, a favorisé l’essor de l’islamisme. Sunnites et chi’ites s’affrontent, soutenus respectivement par l’Arabie Saoudite et l’Iran. La talibanisation gagne, et les mouvements islamistes, parfois proches d’Al Qaeda, défient à coups d’attentats de plus en plus audacieux un État désorganisé, sinon failli, bien que nucléaire. Ni jacobin ni fédéral, ni démocrate ni autocrate, ni laïque ni théocratique, le Pakistan contemporain est soumis à des pressions contradictoires. De l’issue de cette épreuve de force dépend l’avenir d’une région clé pour la stabilité de la planète.

Sous la direction de JAFFRELOT Christophe Publié en 2019-03-20
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Avec une décennie d’avance, l’Inde a fait une entrée remarquée dans le XXIe siècle. Depuis 1990 en effet, le renforcement du fédéralisme, de nouvelles alliances internationales, la libéralisation économique, une politique de discrimination positive mise en place en faveur des basses castes et la polarisation religieuse grandissante ont transformé le visage du sous-continent. À ces phénomènes qui conditionnent aujourd’hui encore la trajectoire indienne s’en ajoutent d’autres, à la temporalité plus lente : transition démographique, urbanisation croissante et effort de défense nationale accru. Autant de facteurs qui, analysés dans cet ouvrage par quelques-uns des plus éminents spécialistes, font de l’Inde une grande puissance émergente avec laquelle il faut désormais compter. (Résumé éditeur)

Sous la direction de BAFOIL François Publié en 2007-05
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La Pologne, le plus grand des pays d’Europe centrale et orientale à avoir rejoint l’Union européenne en 2004, fascine tant son histoire a connu d’aléas. Le XXe siècle ne fait pas exception : après une fragile renaissance en 1918, lorsque la jeune République polonaise consacre le renouveau de l’Etat disparu depuis plus d’un siècle, elle est occupée par les nazis de 1939 à 1945, avant de se retrouver sous domination soviétique de 1945 à 1989. Prise entre les blocs russe et allemand, la Pologne n’a eu de cesse de revendiquer son droit à l’existence et ses valeurs. Or si la religion catholique, l’un des piliers de son identité, a pu exercer une discrimination à l’encontre des minorités et des autres religions, sa population, sa politique, son économie et sa culture sont pourtant marquées par de multiples influences étrangères. Dix-huit spécialistes décryptent ici la trajectoire singulière de ce pays tout au long du XXe siècle, de son accession à la souveraineté nationale en 1918 à la prise de pouvoir par les communistes en 1945, de la formation des classes ouvrières et paysannes à l’ascension de Solidarnosc en 1989, des transformations postcommunistes aux particularités du catholicisme polonais. Une multiplicité d’analyses qui dressent le tableau complet d’un pays qui ne cesse de surprendre en proclamant son identité et en protestant de sa souveraineté, de ses racines européennes et de son ouverture au monde. Ont collaboré à cet ouvrage : François Bafoil, Daniel Beauvois, Dieter Bingen, Bruno Drweski, Dariusz Jarosz, Wojtek Kalinowski, Sandrine Kott, Gilles Lepesant, Edith Lhomel, Patrick Michel, Tomasz Nalecz, Andrzej Paczkowski, Yves Plasseraud, Jean-Yves Potel, Stéphane Portet, Philippe Rusin, Jean-Charles Szurek, Marcin Zaremba.

Sous la direction de VANER Semih Publié en 2005-10
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Pays-carrefour aux portes de l'Europe, la Turquie contemporaine connait une trajectoire exceptionnelle. Héritière d'un Empire ottoman considéré un temps comme « l'homme malade de l'Europe », elle est le premier État musulman à entreprendre une véritable modernisation qui, sous la férule de Mustafa Kemal, n'est pas allée sans une certaine dose d'occidentalisation. En témoigne son invention d'une forme de laïcité unique en terre d'islam. Autre exception turque : une expérience démocratique précoce et néanmoins actuelle puisque le système accepte en son sein un parti d'inspiration religieuse, militant de l'adhésion à une Union européenne qui exige toutefois davantage de respect des droits de l'Homme en Turquie. Si le pays est pionnier en matière de démocratie autour de la Méditerranée, celle-ci se révèle néanmoins fragile, car l'armée qui a pris le pouvoir à plusieurs reprises a donné au régime une dimension autoritaire. Cela non seulement en vertu de la tradition centralisatrice de l'État turc, mais aussi de la priorité que l'institution militaire accordait à la sécurité nationale du fait du « séparatisme kurde ». La société turque compte nombre de groupes ethniques, si bien que l'identité nationale - incarnée notamment par la langue - s'est développée dans une tension permanente entre un principe d'unité promu par l'État et une diversité que l'on retrouve notamment dans la culture, la littérature et les arts, y compris ceux de la table. La diversité reflète ici le positionnement géographique d'un pays au croisement de plusieurs régions : le Moyen-Orient, la zone d'influence russe et l'Union européenne, à laquelle la Turquie désire adhérer malgré les hypothèques géopolitiques qu'auront longtemps fait peser son contentieux avec la Grèce et la question de Chypre. Allié traditionnel des États-Unis, la Turquie rejoindra-t-elle le giron européen au terme des négociations qui s'ouvrent aujourd'hui ? La démographie turque, qui alimente déjà une forte communauté immigrée dans l'Union européenne, et l'essor de son économie – dont une partie, il est vrai, relève encore du secteur informel – seront-ils ici perçus comme des atouts ou des menaces ?

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L'Inde fait aujourd'hui irruption sur la scène internationale à la faveur de la globalisation économique, forte de son nouveau statut de puissance nucléaire et en vertu d'une formidable dynamique culturelle dont la littérature et le cinéma sont les meilleurs symboles. Cette montée en puissance est le fruit de ce qu'elle a semé au lendemain de l'indépendance de 1947, point de départ de cet ouvrage qui décrit la trajectoire singulière de l'Inde contemporaine, tant au plan Politique que diplomatique, économique, social et artistique. Le non-alignement des années 1950 a ainsi fait place à un rapprochement avec l'URSS avant de céder le pas à la convergence indo-américaine des années 2000 ; l'intervention de l'Etat dans l'économie a été remise en cause dans les années 1990, la libéralisation donnant naissance à une nouvelle classe moyenne et creusant les écarts entre les régions ; l'urbanisation s'est poursuivie au rythme de la croissance démographique sans que l'exode rural ne vide pour autant les campagnes, toujours majoritaires ; les castes ne s'agencent plus suivant un ordre aussi hiérarchique que dans le passé, mais si elles s'organisent en groupes d'intérêt en compétition pour le pouvoir et l'obtention d'une meilleure part du gâteau, leur rôle dans la société ne faiblit pas. La dimension culturelle informe également tout l'ouvrage, non seulement parce qu'on ne comprend pas l'Inde en dehors de ses catégories propres, mais aussi parce que ce pays, riche en arts, est porteur d'une grande civilisation. Celle-ci souffre toutefois de tensions religieuses qui opposent notamment les hindous aux musulmans, un phénomène indissociable du contentieux indopakistanais à l'origine de trois guerres en cinquante ans.

Sous la direction de JAFFRELOT Christophe Publié en 2014-03
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Avec une décennie d’avance, l’Inde a fait une entrée remarquée dans le XXIe siècle. Depuis 1990 en effet, le renforcement du fédéralisme, de nouvelles alliances internationales, la libéralisation économique, une politique de discrimination positive mise en place en faveur des basses castes et la polarisation religieuse grandissante ont transformé le visage du sous-continent. À ces phénomènes qui conditionnent aujourd’hui encore la trajectoire indienne s’en ajoutent d’autres, à la temporalité plus lente : transition démographique, urbanisation croissante et effort de défense nationale accru. Autant de facteurs qui, analysés dans cet ouvrage par quelques-uns des plus éminents spécialistes, font de l’Inde une grande puissance émergente avec laquelle il faut désormais compter. (Résumé éditeur)

En Inde comme dans bien d’autres pays, la nation ne se définit pas seulement sur le mode ouvert de la citoyenneté, mais aussi sur celui, fermé, de l’ethnicité. Le premier a longtemps été représenté par le parti du Congrès de Gandhi puis de Nehru, et le second par les nationalistes hindous, pour lesquels la communauté majoritaire, faite de fils du sol, incarne l’Inde éternelle, tandis que les chrétiens et les musulmans sont des pièces rapportées devant prêter allégeance aux symboles hindous pour être reconnus comme des Indiens à part entière. Né dans les années 1920, le nationalisme hindou n’a pris son essor que dans les années 1990 avant de conquérir le pouvoir en 2014. Ce tournant doit beaucoup au populisme de son leader, Narendra Modi, une personnalité atypique qui a d’abord gouverné la province du Gujarat – où il s’est imposé, suite au pogrom antimusulman de 2002, grâce à ses succès économiques et au soutien des milieux d’affaires, avant de conduire son parti, le BJP, à la victoire. En cinq ans, les nationalistes hindous ont changé la face de l’Inde. Non seulement ils ont mis au pas les tenants du sécularisme (universitaires, ONG…), mais ils se sont aussi attaqués aux chrétiens et aux musulmans au point de les marginaliser dans les assemblées nationales et régionales, et, surtout, de mettre en place une police culturelle. Ce dispositif, s’il ne s’est pas traduit par des réformes constitutionnelles, donne aujourd’hui naissance à une démocratie ethnique de fait.

Sous la direction de DIECKHOFF Alain Publié en 2008-03
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Soixante ans après sa création, l’État d’Israël continue d’être au cœur de débats incessants mais, trop souvent, ce pays n’est évoqué qu’en lien avec l’interminable confrontation avec les voisins arabes, et plus particulièrement avec les Palestiniens. Or, sans méconnaître l’acuité d’un conflit qui n’a cessé de rythmer l’histoire du Moyen-Orient, ne considérer Israël que sous cet angle serait une erreur. Tout le pari de cet ouvrage pluridisciplinaire est précisément d’aborder Israël dans ses multiples dimensions : fondements politiques et institutionnels, vie politique, populations et société, économie, relations extérieures (régionales et internationales), culture et communication. L’Etat d’Israël apparaîtra, au fil des pages, comme pétri de contradictions. La démocratie, bien vivante, fonctionne au sein d’une société de plus en plus multiculturelle, mais dans un Etat qui défend une identité nationale forte, ce qui ne va pas sans tensions. L’économie fait preuve d’un dynamisme soutenu mais au prix d’un accroissement des inégalités, situation longtemps impensable au pays des kibboutzim. Les artistes participent aux grands courants culturels modernes mais leurs œuvres puisent largement dans l’héritage hébraïque et portent l’empreinte du conflit israélo-arabe et de la Shoah. Israël est devenu un membre souverain du concert des nations, mais sa reconnaissance sur un pied d’égalité avec les autres États, aspiration centrale du sionisme, fut longtemps précaire et reste tributaire d’un règlement complet du contentieux avec les Palestiniens. Saisir la complexité dans toutes ses nuances : telle est la démarche qui a guidé plus de trente auteurs français, israéliens et américains avec l’ambition de mettre en lumière toutes les facettes de l’État d’Israël et de mieux faire comprendre, au-delà des clichés, sa réalité, riche et contrastée. Autour d’Alain Dieckhoff, directeur de recherche au CNRS (CERI-Sciences Po), ont participé à cet ouvrage : Régine Azria, Élie Barnavi, Avner Ben-Amos, Gilbert Benhayoun, Eliezer Ben-Rafaël, William Berthomière, Michaël Bikard, Jérôme Bourdon, Sobhi Boustani, Denis Charbit, Samy Cohen, Franck Debié, Sergio DellaPergola, Robert O. Freedman, Masha Itzhaki, Claude Klein, Maurice Kriegel, Michael M. Laskier, Laurence Louër, Gideon Ofrat, Joel Peters, Daniel Rouach, Laurent Rucker, Françoise Saquer-Sabin, Ariel Schweitzer, Gershon Shafir, Michèle Tauber, René Teboul, Mark Tessler, Alfred Tovias, Dominique Trimbur, Nurit Yaari.