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Débat classique que celui des relations entre langue et politique. Il est de longue date au cœur de la réflexion sur le nationalisme. Il se trouve aujourd'hui relancé par la revendication du multiculturalisme ou au contraire la défense de la citoyenneté « républicaine », par les conflits identitaires, par la construction de l'Union européenne, par le développement d'internet. En France c'est la question corse qui le place au centre de l'affrontement électoral. Mais il est peu d'États au monde où le problème de la langue ne se pose pas en termes politiques. Qu'il s'agisse d'États monolingues, hégémoniques et arrogants, comme le furent les constructeurs de la tour décrits dans la Genèse, ou d'États bilingues, voire multilingues, semblables aux nations dispersées par la colère de Dieu, après la destruction de Babel. À une époque où l'anglais est en passe de devenir la langue véhiculaire des pays de l'Union, sans qu'il y ait jamais eu de politique linguistique européenne clairement formulée, il est important de s'interroger sur la signification même d'une langue dominante, sur les phénomènes complexes de naissance, de déclin, de renaissance linguistique, sur les conditions historiques et les facteurs socio-économiques qui favorisent tantôt des situations d'hégémonie linguistique, favorables au monolinguisme, tantôt des situations de pluralité linguistique, débouchant sur des formes stables de bilinguisme ou de multilinguisme. Voyage à l'ombre de Babel, en France, en Californie, au Canada, en Belgique, en Suisse, en Israël, en Ukraine, en Lituanie, en Biélorussie, dans l'ancienne Yougoslavie... et dans le virtuel.

Sous la direction de BARB Amandine, LACORNE Denis Publié en 2018-11-12
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Le délit de blasphème n’existe plus dans la plupart des démocraties européennes. Mais les usages du blasphème, comme instrument de dénonciation des insultes faites à la religion, restent fréquents. Ils s’accompagnent souvent de violences extrêmes. Ces dernières visent aussi bien des essayistes, des artistes, des romanciers, des cinéastes que des caricaturistes. Les auteurs de ces violences sont des « fondamentalistes de l’identité » qui rejettent un monde hyper-sécularisé pour mieux défendre leurs adeptes contre de réelles ou d’imaginaires « blessures » infligées au nom de la liberté d’expression. Or, cette liberté n’est jamais totale, même dans les pays les plus attachés à la libre concurrence des idées. Elle est toujours encadrée par le législateur et la justice, et les communautés de croyants sont en général mieux protégées que les croyances proprement dites. Dans les sociétés pluralistes, le débat politique est indissociable de l’énonciation d’idées qui « heurtent, choquent ou inquiètent ». La seule contrainte est l’atteinte à l’ordre public, toujours difficile à définir. Les grandes affaires de blasphème sont traitées dans cet ouvrage pluridisciplinaire, qui réunit des historiens, des juristes et des sociologues du fait religieux : du procès du chevalier de La Barre aux caricatures de Mahomet de Charlie Hebdo ; de la fatwa de Khomeiny contre Salman Rushdie à la saga des Pussy Riot ; de la Dernière tentation du Christ de Martin Scorsese au Piss Christ de Serrano. « Se taire ou blasphémer ? », tel est l’enjeu central, en une époque de globalisation du religieux et de sécularisation du politique. (Résumé éditeur)

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Comment construit-on un parti politique ? D'où viennent les militants et les cadres qui participent à sa fondation ? En quoi leur héritage, leur militantisme passé influent-ils sur sa forme, sur ses débats internes, sur son organisation? Quels sont les mécanismes concrets qui permettent l'implantation d'une nouvelle machine partisane sur un territoire national ? A travers le cas du Parti de la révolution démocratique (PRD), parti de centre gauche fondé en 1989 et qui gouverne Mexico depuis 1997, cet ouvrage éclaire les mécanismes de la fabrique partisane. Il met l'accent sur la relation entre parti et mouvements sociaux, question particulièrement débattue en Amérique latine, en s'intéressant à des dirigeants qui, souvent passés par la guérilla, le militantisme paysan ou la lutte pour les mal-logés, choisissent, au tournant des années 1980, de s'investir dans le PRD. Et ce, au moment où le Mexique connaît une importante ouverture politique. Cet épisode fondateur est analysé à l'aune des vagues de mouvements sociaux qui se sont succédées depuis les années 1960. Récits de réunions militantes dans les quartiers populaires de Mexico, entretiens avec les figures de proue du parti, analyse fouillée des activités de ses instances dirigeantes : l'auteur dévoile les rouages quotidiens du PRD et permet ainsi de découvrir la richesse de la contestation au Mexique, au-delà du cas emblématique des zapatistes.

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Dans les confins indiens du Mexique, la démocratisation s'accompagne d'une reconnaissance de la nature pluriculturelle de la société. L'indianité fait son entrée dans la sphère publique, sous l'effet combiné de la mobilisation sociale et du calcul politique. Dans l'une des provinces à plus forte densité de population indienne, l'Oaxaca, cette politique du multiculturalisme a pris une forme particulière. La reconnaissance a porté sur l'autonomie politique des communautés indiennes. L'Etat a légalisé les formes traditionnelles d'élection et de délibération politique au niveau municipal. Cet ouvrage s'attache à élucider cette énigme de la transition mexicaine. Dans une perspective comparative, il enrichit les problématiques de la démocratie et nourrit la réflexion sur la question indienne à l'échelle du continent.

Sous la direction de REVET Sandrine, LANGUMIER Julien Publié en 2013-05
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Événements exceptionnels appelant une réponse rapide, les catastrophes se gouvernent. Elles impliquent les autorités locales et nationales, des organisations non gouvernementales, des experts et des scientifiques, des agences multilatérales et les habitants eux-mêmes. Elles mettent en jeu des instruments et des dispositifs variés de politique publique. La grippe aviaire à Hong Kong en 2009, les coulées de boue d’Alma Ata au Kazakhstan dans les années 1960, le Tsunami de 2004 au Sri Lanka, les inondations du Rhône en France de 2003 et celles qui ont touché Santa Fe en Argentine en 1999, la contamination à la dioxine de 1976 à Seveso, en Italie : six cas singuliers, parmi de nombreux autres, dont l’analyse comparée permet de dégager continuités et similitudes du gouvernement des catastrophes. Les enquêtes historiques et ethnographiques montrent comment les sinistrés, trop souvent réduits à leur condition de victimes, soumettent les mesures et les procédures qui leur sont appliquées à la critique. Elles interdisent de s’en tenir à la seule problématique de la « culture du risque » des populations affectées. Elles éclairent les multiples appropriations et transformations dont les dispositifs de gouvernement font l’objet. Elles révèlent les contextes politiques, sociaux et économiques des catastrophes pour réinscrire ces événements, singuliers et traumatisants, dans le temps long et la densité des configurations sociales. (Résumé éditeur)

La Chine est un géant qui déroute. Elle jouit des bienfaits d'une économie florissante, mais qui ne répondrait pas aux normes du marché. Son système politique serait archaïque, corrompu, voire inefficace, et néanmoins capable d'assurer un minimum d'ordre et de stabilité. Des styles de vie "modernes" émergent, mais les logiques "communautaires" continueraient à dominer l'espace social. Cette incapacité des analystes à articuler entre eux des phénomènes apparemment contradictoires ne viendrait-elle pas de leur entêtement à décrypter la condition chinoise à la lumière de "substances" - le marché, la démocratie, l'État de droit, l'individu, la loi, la contestation démocratique, la classe moyenne, la société civile - dont le monde moderne est censé réaliser l'"essence" ? L'erreur ne serait-elle pas de restreindre la trajectoire de la Chine à une "transition" vers une "démocratie de marché", par dissolution du politique et de l'histoire ? Fort de longues années de recherches sur le terrain, l'auteur récuse l'approche "transitologique" et s'interroge sur les pratiques sociales des Chinois eux-mêmes. Que font les individus, les institutions, les groupes sociaux ? Et que disent-ils de leurs actions, dans le contexte de la "mise au travail capitaliste" que connaît le pays depuis les réformes de Deng Xiao Ping ? Migrations et licenciements, intensification de la production, persistance ou aggravation de la pauvreté, dispositifs disciplinaires, politiques sociales : autant d'événements qui créent des situations nouvelles, sans pour autant converger vers une pseudo rationalité supposée moderne. De même, les modes de contestation qui répondent à la mise au travail capitaliste transforment les relations de pouvoir, ainsi que les formes de l'État, dans un sens souvent singulier, sans que l'on puisse non plus parler de l'émergence d'une "société civile".

Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2011-02
LORENC VALCARCE Federico
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La « sécurité privée » est l’une des formes les plus captivantes du contrôle social à l’époque contemporaine. En Amérique du Nord, en Europe, mais aussi en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, se constituent de véritables industries vouées à la satisfaction des besoins de sécurité des entreprises et des personnes. Gardiens en tenue, caméras de vidéo-surveillance, guérites, patrouilles motorisées font de plus en plus partie du paysage de nos villes. Une fraction importante de nos activités quotidiennes se tient dans des espaces privés dont l’ordre est assuré par ce type de dispositifs. Les maisons particulières, les locaux commerciaux et bancaires ont souvent des alarmes antivol reliées à des centres de surveillance privés. Il s’ensuit une mutation de la vie sociale dont on ne peut sous-estimer l’importance et qui révèle la recomposition de l’État dans le contexte du néo-libéralisme. L’auteur analyse ces évolutions dans le cadre de l’Argentine, sur la base d’une enquête de terrain approfondie. Mais sa problématique, rigoureuse et originale, revêt une portée comparative qui renouvelle les études de la libéralisation économique de la sécurité publique. Elle contribue à une meilleure compréhension de la production sociale de l’État, du marché, de la propriété, et aussi de la violence et de la peur.

Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2004-07
KERNEN Antoine
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Le " miracle " chinois suscite des commentaires dithyrambiques ou des inquiétudes en proportion. Mais 1a Chine ne se réduit pas à la croissance vertigineuse de Shanghai ou de Canton. Cette longue enquête de terrain à Shenvang, bastion industriel de l'ancienne économie socialiste, durement éprouvé par le passage 'a l'économie de marché, montre que la " transition chinoise " est faite de contrastes et de complexités. Les entreprises d'État restent au centre des réformes. Elles contribuent au développement du secteur privé tout en amortissant le choc des privatisations. Elles permettent à l'Etat de mettre en place une nouvelle couverture sociale et de renégocier son rôle d'arbitre des conflits du travail. Ces derniers sont légion : retards dans le paiement des salaires, faillites, manifestations ouvrières font partie du lot quotidien. En définitive la longue marche de la Chine vers l'économie de marché, qui a été officiellement instaurée pour cause d'entrée dans l'OMC, ne se ramène pas au désengagement de l'Etat. Celui-ci reste présent au cour d'une économie qui, en fait, demeure " socialiste de marché " en dépit de son nouvel affichage. Accordant une large place aux stratégies et aux représentations des acteurs eux-mêmes, cet ouvrage apporte un éclairage neuf et nuancé sur la nouvelle révolution chinoise, industrielle celle-ci, mais aussi lourde de conséquences sur notre monde que le fut la révolution communiste de 1949.

Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2011-12
ARSÈNE Séverine
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Sur les blogs et les forums de discussion chinois, des millions de personnes parlent politique et se mobilisent quotidiennement. Ces internautes s'indignent devant le traitement réservé à des ouvriers migrants, dénoncent des expropriations illégales et vont jusqu'à critiquer la corruption de leurs dirigeants. Le Parti communiste ne peut plus étouffer ces scandales. Néanmoins, il déploie de nombreux efforts pour les canaliser. Le web chinois est devenu un espace public complexe, où de nombreux acteurs luttent pour faire entendre leur voix. Dès lors, il ne s'agit plus seulement de contournement de la censure, mais plutôt de construction d'une audience susceptible d'influencer les autorités. L'ouvrage aborde ces enjeux au travers de nombreux extraits d'entretiens avec des internautes ordinaires. En nous montrant comment les Chinois eux-mêmes conçoivent la place d'Internet dans la société, il constitue un éclairage inédit sur le fonctionnement du régime.

Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2014-04
GOURISSE Benjamin
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Entre le coup d’État militaire du 12 mars 1971 et celui du 12 septembre 1980, la Turquie a connu une période de violence paroxystique mettant aux prises des groupes radicaux de l’extrême droite et de l’extrême gauche. Cette quasi-guerre civile reste aujourd’hui comme une plaie ouverte dans l’histoire du pays. Elle a débouché sur l’instauration du régime militaire le plus dur que la Turquie ait subi, et dont elle n’est véritablement sortie que dans les années 2000. L’analyse serrée et documentée des tactiques des différents protagonistes du conflit montre que leur investissement des institutions publiques, à commencer par la police, a conduit à une politisation croissante de l’État. Contrairement à un lieu commun, l’autonomie de celui-ci par rapport à la société doit être relativisée. L’État constitue bien plutôt l’arène primordiale des mobilisations politiques, dont il n’est pas parvenu, en l’occurrence, à endiguer le déchaînement, faute de ressources nécessaires. Cette enquête magistrale reconsidère le mythe de l’État « fort » en Turquie. Une leçon qui vaut pour l’Empire ottoman et le régime autoritaire kémaliste de l’entre-deux-guerres, mais qui permet surtout de mieux comprendre la crise politique qui s’est enclenchée en 2013. De nouveau, les institutions publiques, telles que la magistrature et la police, semblent avoir été pénétrées par des forces particulières qui mettent à mal leur impartialité et nourrissent l’imaginaire de l’« État profond ». Le spectre de la violence hante toujours le pays, alors même que des élections démocratiques lui ont donné une majorité parlementaire stable depuis plus de dix ans.

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Dans la première édition de cet ouvrage, l'auteur avait révélé un visage méconnu de l'Iran postrévolutionnaire. La société est vivante, diversifiée et autonome par rapport au régime. Mais elle est aussi en interaction permanente avec ses institutions. Une société civile aux prises avec un Etat totalitaire? On assiste plutôt à la formation d'un espace public, que véhiculent de multiples pratiques religieuses, sportives, consuméristes, économiques et politiques. En témoigne notamment la recomposition d'un style de vie, celui de l'homme intègre, qui se veut désormais un "être en société". L'arrivée au pouvoir de Mahmoud Ahmadinejad contredit-elle cette évolution?

L’orientalisme et l’idéologie nationaliste ont laissé dans l’ombre les relations pluriséculaires nouées par l’Iran avec le reste du Moyen-Orient, mais aussi et surtout avec le Caucase, l’Asie centrale, le sous-continent indien et l’Extrême-Orient. Il en est découlé une perception distordue de l’histoire du pays.

Sous la direction de GRANJON Marie-Christine, Centre de recherches internationales Publié en 2005-01
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L’œuvre de Michel Foucault, à l’écart des modes intellectuelles de son temps, et à la croisée de la philosophie et de l’histoire, ne propose ni vision globale du monde ni théorie générale de la société. De l’histoire de la folie à l’histoire de la sexualité, ses recherches ont une double ambition: saisir des phénomènes concrets à travers la généalogie de pratiques singulières, d’une part; procéder à une critique rétrospective de notre temps en dévoilant l’historicité de nos catégories de pensée, avec leur part de contingence, d’arbitraire et de pseudo-évidences, d’autre part. Loin du déterminisme anhistorique, du pessimisme ontologique ou du nihilisme qu’on lui a prêtés, Foucault délivre un message optimiste: nous pouvons transformer et améliorer notre sort dès lors que nous avons saisi les dispositifs de savoir et les mécanismes de pouvoir qui nous ont constitués en objet d’investigation et de manipulation. L’histoire est, surtout pour le dernier Foucault (1980-1984), un instrument de démystification de la fatalité, un révélateur d’indétermination et, somme toute, de liberté. Foucault a lui-même invité ses lecteurs à utiliser ses travaux comme autant de «boîtes à outils », susceptibles de fournir des instruments d’analyse des systèmes de pouvoir. Les usages privilégiés par ceux qui, dans ce volume, se réclament de son œuvre sont de trois ordres : usages philosophiques ou théoriques, de la part de ceux qui envisagent son œuvre sous l’angle d’une nouvelle théorie critique qui aurait succédé à celle de Marx ou de l’École de Francfort ; usages heuristiques, de la part de ceux qui empruntent à Foucault concepts et hypothèses dans le but d’en tester le bienfondé, données factuelles ou enquêtes de terrain à l’appui, et contribuent ainsi à la connaissance ou à l’explication de faits historiques, sociaux et politiques ; usages pratiques ou politiques, de la part de ceux qui trouvent dans la «boîte à outils» les moyens d’établir un diagnostic de notre époque et de notre pensée, une lecture critique de nos pratiques indissociablement sociales et politiques, privées et publiques, voire un nouveau modèle d’intellectuel engagé.

Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2006-04
MODOUX Magali
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Entre 1989 et 2000, le Mexique connaît des changements politiques substantiels, qui remettent en cause le caractère hégémonique du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), de même qu'ils questionnent la légitimité du président de la République à centraliser entre ses mains la prise de décision et la gestion des affaires publiques, faisant fi de la séparation des pouvoirs et de la logique fédérale. Au-delà du cas mexicain, l'ouvrage s'interroge sur les liens entre transition politique et alternance et confronte la démocratie formelle -au sens d'institutions et de mécanismes- aux pratiques, transactions et interactions, entre autres, qui animent et sous tendent le jeu politique et qui, ce faisant, lui donnent sens et consistance.

Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2010-09
TREPIED Benoît
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En 1946, l'extension de la citoyenneté française aux "sujets indigènes" a profondément bouleversé ce qu'on appelait alors la "France coloniale". En Nouvelle-Calédonie, un nouveau parti a dès lors occupé le devant de la scène politique des années 1950 à 1970 : l'Union calédonienne. Celle-ci réunissait, selon le vocabulaire de l'époque, "autochtones" et "Européens". Cette séquence historique apparaît à bien des égards énigmatiques. Cet essai de micro-histoire représente une contribution majeure à une compréhension renouvelée de l'économie politique et morale des "situations coloniales". Il enrichit ainsi le débat qui fait actuellement rage à propos des études postcoloniales. Et il sort de l'oubli une page cruciale de l'histoire du Pacifique Sud.

Sous la direction de CARREL Marion, NEVEU Catherine, Centre de recherches internationales Publié en 2014-12
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Crise de la citoyenneté, ou cécité des observateurs ? Nous ne voyons plus toujours la citoyenneté telle qu’elle se pratique aujourd’hui, quitte à pleurer sur sa disparition. Ne s’agit-il pas plutôt de son renouvellement et de la pluralité de ses formes, que n’aide pas à saisir la sempiternelle référence à Jürgen Habermas ? Une analyse anthropologique soucieuse des espaces, des lieux, des cadres à travers lesquels les citoyennetés contemporaines se transforment prend en compte les dimensions de l’interconnaissance, de l’émotion, de l’appartenance communautaire ou territoriale, du trouble, du conflit qui pèsent dans l’engagement civique effectif. Autant de « signaux faibles de la citoyenneté » qui, bien au-delà de l’échelle micro-locale ou de tout biais populiste, nous parlent de l’histoire, des représentations et de l’imaginaire du vivre ensemble, de l’idéal d’égalité, de la réalité des discriminations. Un ordinaire de la cité qui échappe à l’étude de ses lois, de ses institutions, de ses politiques publiques, mais qui est notre quotidien.

Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2009-10
SIGMAN Carole
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La décomposition de l'URSS est un phénomène mystérieux que les spécialistes n'ont pas fini d'explorer. Que s'est-il passé pendant la perestroïka, cette courte période (1986-1991) où tout a basculé ? L'une des singularités de cet ouvrage est de ne pas se concentrer sur le jeu des élites dans les hautes sphères du pouvoir politique, mais sur celui d'acteurs plus ou moins oppositionnels localisés dans leurs périphéries. Il reconstitue l'événement à travers l'histoire des clubs politiques "informels" de Moscou, organisations indépendantes du Parti communiste de l'Union soviétique (PCUS) apparues en 1986-1987. Cette mobilisation originale naît dans les milieux universitaires pour s'étendre rapidement dans l'espace social. Sans adopter la stratégie classique d'opposition frontale, elle parvient néanmoins à ébranler les fondements du système politique. Les clubs informels sont des acteurs importants, bien que mal connus, de cette mutation. Ils ont contribué à façonner le nouvel espace politique concurrentiel qui émerge en 1987 et se modifie radicalement à partir de 1989, lorsque les premières élections libres déclenchent une compétition effrénée et généralisée.

Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2002-03
MALAQUAIS Dominique
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L'architecture est un phénomène politique. au vu des monuments tels que le palais du Roi-Soleil à Versailles, cela semble aller de soi dans le contexte des Grands Etats. En pays bamiléké, au Cameroun, l'environnement bâti joue un rôle capital dans la constitution de systèmes juridiques, d'institutions religieuses et d'entités sociales privilégiant une minorité d'aînés aux dépens d'une majorité de cadets et de femmes. Il est l'un des instruments clefs de la domination d'une élite dirigeante, mais aussi de l'articulation de l'identité individuelle. L'analyse du bâti comme appareil de domination conduit à la compréhension de la dissidence.

Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2016-01
SAIAG Hadrien
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À l’heure où la crise grecque relance la réflexion sur les formes alternatives de la monnaie et de la financiarisation et remet en mémoire le précédent de l’Argentine, cette ethnographie du trueque vient à point nommé. Le terme désigne une multitude de monnaies parallèles sous forme papier, impulsées par un groupe de militants écologistes en 1995. Le trueque a connu son heure de gloire au plus fort de la crise argentine, entre 2000 et 2002, avec plus de deux millions d’utilisateurs. Il s’agit désormais de monnaies de très petite dénomination, qu’utilisent des populations pauvres et qui circulent dans les espaces marginaux des principales villes. Le trueque pose à nouveaux frais la question du pluralisme monétaire, de la diversité de ses institutions et de ses pratiques. Chacune des monnaies qui le composent possède ses propres modes de fixation des prix, d’émission et de distribution des moyens de paiement. Or ces monnaies médiatisent des rapports sociaux très contrastés. Tantôt elles renforcent les stratifications sociales existantes, tantôt elles en favorisent un nivellement relatif. Les monnaies ne sont donc pas nécessairement synonymes d’exploitation. Elles tendent plutôt à traduire dans leur langage des projets politiques potentiellement concurrents, ancrés dans les communautés politiques que forment leurs utilisateurs. Bien au-delà du seul cas argentin, cet essai d’anthropologie économique, reposant sur une enquête de terrain approfondie, ouvre de nouvelles perspectives théoriques et méthodologiques, d’une actualité brûlante.

Sous la direction de HERMET Guy, KAZANCIGIL Ali, PRUD'HOMME Jean-François Publié en 2005-02
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Le mot de gouvernance revient désormais à tout propos, comme une espèce de brevet de compétence que les dirigeants qui l’utilisent à profusion se décernent à eux-mêmes, mais sans que « les gouvernés» que nous sommes ne comprennent en général de quoi ils parlent précisément. Cet ouvrage se propose d’éclairer «ce que gouvernance veut dire », sous ses multiples angles d’application et depuis divers lieux : l’Europe, le Mexique et l’Amérique du Nord. Le mot souvent ne fait guère que se substituer à celui de gouvernement, sans rien y ajouter, sinon une tonalité caressante inspirée par la mode. D’autres fois, pourtant, il possède des significations bien définies, mais malheureusement dispersées, applicables selon les cas à la conduite des entreprises, ou bien à la gestion des villes, ou encore au fonctionnement d’un système international en quête de procédures nouvelles. Cela sans oublier la «bonne gouvernance» exigée des pays pauvres par la Banque mondiale, de même que la gouvernance européenne qui est synonyme du mode de gouvernement post-étatique de l’Union européenne. Au constat de tous ces frémissements qui modifient l’art de mener les peuples, une question cruciale surgit finalement à l’esprit. La gouvernance n’est-elle qu’une simple méthode ou technique nouvelle de «management» de nos sociétés ? Ou bien ne faudrait-il pas y voir déjà le nom d’un régime politique en gestation, futur certes, mais proche, celui d’une après-démocratie qui s’insinuerait dans nos pays sans que nous y prenions encore garde ?

Une ou plusieurs Chines ? Derrière la politique de réunification nationale engagée par Pékin et la reprise des échanges inter-chinois, il y a les trajectoires singulières de Taiwan et Hong-Kong. Ces trajectoires ont d'ailleurs été souvent faite d'emprunts en provenance du continent mais aussi d'hybridations multiples.

Sous la direction de GRAJALES LOPEZ Jacobo, LE COUR GRANDMAISON Romain, Centre de recherches internationales Publié en 2019-01
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Dans l’après-guerre froide, de nombreux observateurs s’inquiétaient de la multiplication de « nouveaux » conflits armés, et promettaient des États « faibles » ou en « faillite ». À rebours de ces approches, les auteurs analysent des situations dans lesquelles la violence est une forme d’action politique routinière. Les principaux protagonistes sont de multiple nature. On observe des groupes armés qui, loin de se placer simplement dans l’opposition ou la défense d’un ordre établi, naviguent dans un espace de dissidence relative. Des organisations qui exigent leur intégration à l’État, et visent à en être reconnues comme des intermédiaires, des partisans, voire des branches légitimes. Enfin, des acteurs appartenant directement à des institutions publiques. Ceux-ci cherchent à incarner l’État dès lors qu’ils tentent de se placer dans un hors-champ du conflit. Ainsi, la violence ne représente pas une remise en cause du jeu politique, mais bien une opportunité pour des acteurs de s’y intégrer, de s’y positionner, ou de s’y maintenir, et d’en tirer une forme de reconnaissance. Autrement dit, la fragmentation de l’autorité sur un territoire ne conduit pas nécessairement à l’accroissement de son autonomie par rapport au centre. Au contraire, ces contextes peuvent réaffirmer l’État en tant qu’arène politique de référence, et pousser les acteurs à poursuivre un objectif central : rester dans le jeu, plutôt que de le renverser.

Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2016-05
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Entre le début des années 1980 et le milieu des années 2000, des groupes paramilitaires ont développé leur emprise sur de larges pans du territoire colombien. Apparus à la confluence de la criminalité et de la contre-insurrection, ils ont entretenu des liens forts avec les milieux de la politique et de l’économie, légale comme illégale. Malgré cette domination institutionnelle et armée, leur déclin a été rapide. Après leur démobilisation partielle entre 2003 et 2006, et à la suite de la crise majeure qu’ont déclenchée les révélations relatives à leurs alliances politiques, la majorité de leurs leaders ont été extradés aux États-Unis, où ils ont dû faire face à des accusations de trafic de narcotiques. Eux qui se voulaient bandits politiques ont finalement été traités en simples trafiquants de drogue. Alors que la violence est généralement vue comme la cause de la faillite des États dans les pays du Sud, cet ouvrage propose une approche sociologique non normative des rapports entre la violence et le politique. À partir d’études locales, il montre comment les paramilitaires ont participé en Colombie à la répression des opposants, au partage des ressources publiques, à la mise en exploitation capitaliste de zones marginales. À l’échelle nationale, il analyse la manière dont cette même violence est devenue un problème public qu’ont pris en charge les politiques de sécurité, non sans transformer les usages de la justice pénale. Il confirme ainsi que les groupes armés sont ancrés dans le processus historique de formation de l’État, en renouvelant un débat classique et en conférant au cas colombien de « gouvernement dans la violence » une portée paradigmatique.

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L'Occident n'a pas le monopole de la démocratie. On ne l'ignore plus depuis la "troisième vague" qui a atteint les rivages de l'Amérique latine, de l'Asie et de l'Afrique au cours des deux dernières décennies. Mais ces continents abritaient déjà de vénérables démocraties, héritages paradoxaux du colonialisme ou d'efforts de modernisation remontant au XIXe siècle. Produits hybrides des stratégies des élites indigènes et de la rencontre avec l'Occident, ces greffes précoces ont finalement inventé un idiome démocratique. La "troisième vague" renoue depuis les années 1970 avec cette tradition, déroulant sous nos yeux les mêmes processus de métissage politique. On a souvent analysé ces passages à la démocratie comme le résultat de négociations au sommet et de "pactes" conclus entre les caciques de régimes autoritaires finissants et leurs opposants. C'est faire peu de cas des sociétés qui entourent ces élites et de leur politisation croissante. Une telle myopie n'aura pas permis aux "transitologues" de prévoir les obstacles que rencontrent aujourd'hui les processus de consolidation démocratique. La "troisième vague" est étale, quand elle n'amorce pas un reflux. L'impact des facteurs externes sur ces mouvements est trop souvent exagéré. La conditionnalité démocratique chère aux bailleurs de fonds est un leurre. En pratique, la démocratie ne s'enracine qu'à partir du moment où les dynamiques du dedans et celles du dehors sont en phase

Sous la direction de COHEN James, DIAMOND Andrew, Centre de recherches internationales Publié en 2012-03
VERVAECKE Philippe
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Aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, le début du millénaire a vu se multiplier des discours épurés de toute référence à la catégorie de « race ». La tolérance et la diversité sont désormais les registres dominants que l’on emploie pour parler de questions relevant auparavant de cette dernière. Ainsi, aux États-Unis, l’élection de Barack Obama a donné un puissant élan à ce que Thomas Sugrue nomme le « grand récit de la réconciliation raciale », en dépit de la racialisation évidente des inégalités sociales. De part et d’autre de l’Atlantique, la notion de color-blindness gagne en influence. Elle dissimule une forme de racisme culturel, ou de racisme différentialiste, qui se diffuse dans la sphère publique, et que revendiquent même parfois certains responsables politiques. Cette évolution intervient dans un contexte de remise en cause des modèles nationaux d’intégration et de déclarations catégoriques sur le prétendu échec du multiculturalisme : prises de position dont l’objet est de critiquer des politiques jugées trop différentialistes, tout en pointant du doigt certaines catégories de la population dont l’intégration s’avérerait problématique. Ce volume se propose de mieux comprendre les logiques sociales de racialisation, et leur rapport au politique, dans une perspective comparative et en recourant à différentes disciplines. Il pratique une forme d’« histoire du présent », à la fois empirique et théorisée. Celle-ci est de salubrité publique à l’approche d’échéances électorales cruciales, en Europe comme en Amérique, alors que les problématiques identitaires conservatrices, sinon réactionnaires, effectuent un retour en force dans le débat politique et l’exercice du pouvoir.

Les migrations, les pratiques du voyage nous rappellent que le monde est en mouvement parce qu'elles constituent elles-mêmes un mouvement social. Il est nécessaire que les problématiques du développement prennent mieux en compte la compléxité des mobilités contemporaines, tant ces dernières relèvent des objectifs les plus directs de l'aide. Elles n'y parviendront qu'en s'émancipant des attentes dites sécuritaires qui pèsent de plus en plus sur la formulation des politiques publiques. Le voyage est une pratique de développement, et un objet de l'économie ou de l'anthropologie du développement. Il doit maintenant devenir un sujet à part entière de l'aide au développement.

Les maires de quartier, figures d’intermédiation administrative et politique, offrent une perspective originale sur les dynamiques de pouvoir à l’œuvre en Turquie. L’État turc, réputé fort et volontariste, est en réalité aux prises avec de multiples logiques sociales avec lesquelles il doit composer. Les problématiques de la modernisation et de la bureaucratisation, qui fournissent souvent le fil conducteur de l’histoire contemporaine du pays, s’en trouvent relativisées. En outre, la rationalisation croissante des pratiques de gouvernement – comme l’usage de bases de données – s’articule avec d’autres formes de domination, moins formelles et plus personnelles, qui ouvrent la porte à des négociations voire à des contournements auxquels les citoyens, aussi modestes soient-ils, recourent massivement. Fondée sur une longue expérience de terrain et une riche enquête quasi ethnographique, cette analyse de l’État «par le bas», au niveau local et au quotidien, éclaire d’un jour nouveau la centralisation de l’exercice du pouvoir et la politisation intense de la société qui ont caractérisé l’évolution de la Turquie ces dernières années. Elle renouvelle la compréhension des situations autoritaires et des relations État-société bien au-delà du cas qu’elle considère.

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Il s'agit bien d'une guerre civile, et celle-ci est politique et sociale plutôt que religieuse. Sous couvert du Djihad, les bandes armées se réclamant de l'islam cherchent à s'accaparer des positions de pouvoir et d'accumulation. Quant à l'armée, elle instrumentalise la violence pour maintenir son hégémonie et conforter sa légitimité, notamment internationale. Les deux camps sont des ennemis complémentaires. Et l'économie politique de la guerre civile s'inscrit dans la continuité de celle du beylicat ottoman, de la conquête et de l'occupation françaises, de la lutte de libération nationale. Les émirs du GIA ne sont-ils pas les héritiers des pirates de la course, des califes de la colonisation ou des « colonels » de la guerre de libération ?

Sous la direction de MARTIN Denis-Constant, Centre de recherches internationales Publié en 2002-01
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Evoquer des "objets politiques non identifiés" ne relèvent pas simplement du jeu de mots. Derrière le calembour se profile une approche des phénomènes politiques qui s'interesse d'abord aux représentations que les citoyens se font des systèmes dans lesquels ils vivent et doivent agir. Comment les pensent-ils, où s'y situent-ils, que croient-ils possible et désirable d'y entreprendre ? Pour mieux appréhender les représentations du politique, cet ouvrage propose donc d'étudier quelques "OPNI", la rue, la peinture, la littérature, la fête, la bande dessinée, la musique, la chanson populaire, le cinéma, le sport, la chasse et la cuisine.

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Ce que l'on nomme "identité" est devenu un thème central du débat politique et des affrontements idéologiques dans un grand nombre de sociétés contemporaines. cet ouvrage s'efforce de comprendre ce dont il est en réalité question lorsque le thème de l'identité, nationale ou autre, est mis en avant. Les études de cas montrent la diversité des modes de configuration des "identités" en politique, la variété des usages qui en sont faits et la complexité des effets que ces usages en ont dans les sociétés étudiées (France, Italie, Hongrie, Roumanie, Russie, Liban, Inde, Etats-Unis).

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