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Publié en 2014-06
LEGLEYE Stéphane
RAZAKAMANANA Nirintsoa
Étude Longitudinale par Internet Pour les Sciences Sociales
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Internet est très utilisé par les sondeurs pour produire des enquêtes rapides et à bas coût. Pour cela, les instituts ont mis en place de larges panels d’internautes volontaires, qui peuvent s’y inscrire par exemple par des bannières postées sur des sites populaires. Ces panels sont donc constitués sans base de sondage ni procédure probabiliste, alors même que plus de 20% des ménages n’ont pas accès à Internet en 2012 (Gombault, 2013). Le projet d’étude longitudinale par internet pour les sciences sociales (ELIPSS) a vu le jour pour permettre aux chercheurs de mener des enquêtes probabilistes sur des thèmes peu traités par la statistique publique française et de conduire des enquêtes longitudinales de grande ampleur, ordinairement hors d’atteinte de la recherche académique en sciences humaines et sociales. ELIPSS est un projet unique en France combinant le recrutement d’un panel probabiliste (représentatif) et son interrogation via un outil mobile connecté à Internet, une tablette tactile.

During the last decade, the internet has moved from an attractive data collection mode to a common way to administer surveys. The ELIPSS Panel (Étude longitudinale par internet pour les sciences sociales) is one of the probability-based web panels across Europe. This paper focuses on the lessons learned from the pilot study to set up the main panel. First, we will give an overview of the recruitment procedure planned for 2015 in the light of the pilot results. Then, we will present the specifications for the management of the panel to maintain monthly participation and limit attrition.

Depuis 2005, le CDSP documente et met à disposition de la communauté scientifique des enquêtes et données quantitatives. Les métadonnées liées à une étude, à ses résultats et aux données de l'étude elles-mêmes sont renseignées avec le logiciel Nesstar. Cette communication traite de la documentation de séries d’enquêtes quantitatives répétées dans le temps, et, plus précisément, des métadonnées au niveau de la description de l’étude. Par leur caractère longitudinal, ces séries posent des questions spécifiques de documentation. Nous proposons de comparer les pratiques de documentation des enquêtes produites par le CDSP, pour lesquelles la documentation commence dès leur conception (Enquêtes annuelles ELIPSS, Pratiques numériques...) et des dispositifs d’enquêtes dans lesquels le caractère récurrent n’est intégré qu’après la fin de leur terrain (Agoramétrie, Image de la Science...). L’objectif de cette comparaison est double : d’une part, identifier les éléments qui semblent intéressants à conserver dès la conception d’une enquête en vue de sa documentation ; d’autre part et plus généralement, interroger les enjeux posés par la prise en compte du cycle de vie dans la documentation.

Depuis 2002, la France participe à l’European Social Survey (ESS), destinée à mesurer les comportements et les attitudes des citoyens de plusieurs pays européens sur un ensemble de thèmes socio-politiques. La réalisation du terrain français de la 7e édition de l’ESS entre novembre 2013 et mars 2014 a donné lieu à une administration parallèle d’une partie du questionnaire au panel ELIPSS. C’est l’occasion de s’interroger sur les effets des modes d’administration dans la réponse à ces deux enquêtes. L’objectif de cette communication est de mettre en lumière les spécificités de l’étude selon qu’elle ait eu lieu en face-à-face ou via l’Internet mobile mais également d’apporter des éléments de comparaison sur les réponses recueillies par chaque dispositif.

The probability based web panel Elipss ensures that all respondents answer identically designed questions by equipping the entire panel with the same touch-screen tablet. However two specific challenges have to be overcome: to deal with the heterogeneity in digital proficiency of a general public and to meet the expectations of researchers in this digital mobile environment. In this paper we will present and critically discuss the choices made during pilot study of Elipss to conceive and produce an appropriate design for questionnaires.

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Présentation réalisée dans le cadre du séminaire commun SFDS et AFSP du 21 novembre 2013 intitulé "Analyses électorales. Dialogue entre statisticiens et politistes". Le dispositif ELIPSS de collecte par questionnaire sur internet permet de développer de nouvelles façons d'interroger les pratiques et les opinions dans la population résidant en France métropolitaine. L'utilisation pratique du dispositif est mise en lumière grâce à la présentation de l'enquête longitudinale Dynamob administrée au panel ELIPSS depuis 2013.

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This talk will present the ELIPSS panel, and specifically focus on the survey methodology and procedures we built over the years. One of our key points, and challenge, is to maintain a regular survey participation and to limit attrition. Over the years, the ELIPSS team has set up an array of panel managements tools that have made possible to handle more than three thousand panelists, their tablets and 4G connexion with only two panel managers. These efforts to maintain the panel seem to be positive: the response rate is between 80 and 93% each month and the attrition rate is moderate (less than 25% after 40 months).

The ELIPSS Panel (Étude longitudinale par internet pour les sciences sociales) is a French probability-based web panel which is dedicated to surveys in social sciences. Its target population is the French population aged 18-79. Each panel member receives a touchscreen tablet equipped with a 3G/4G connection in order to participate in the self-administrated questionnaires. The monthly surveys are carried out from a specific application pre-installed on the tablet. From 2012 to 2015, the ELIPSS panel was in its pilot stage and is now on the main panel phase since 2016. The pilot was composed of more than 1000 panel members in 2012, 800 among them were still present in 2016. To complete the pilot sample, an offline recruitment of 2500 new panel members was carried out during the first semester of 2016. The questionnaires are designed by research teams after their survey project has been selected by the ELIPSS scientific and technical board. The surveys can be longitudinal or cross-sectional projects. In addition to these surveys, the ELIPSS team conducts each year one core survey to collect sociodemographic data and one survey on the digital practices and the equipment of the panel members. ELIPSS offers a unique opportunity to assess the panel conditioning. Firstly we can study of the evolution in answering of the panel members of the pilot on various topics such as political attitudes, leisure activities and cultural practices, report of socio-demographic characteristics and digital practices. In particular, we will study political attitudes batteries with randomly ordered items at several waves. We will also focus on the internet usage questions since one of the specific aspects of ELIPSS is to provide panel members with a touchscreen tablet connected to the internet. Exploratory results show that non-users of the internet at the entry in the panel became regular users one year after. Secondly, we will be able to compare the pilot sample attitudes and behaviours, which are experienced respondents, with the newly recruited members of the panel. Several waves of the survey on political attitudes and the core survey of ELIPSS are administered at the same time to the two samples in 2016 as well as in early 2017. This paper will address the issue of panel conditioning based on empirical evidences from longitudinal self-administered surveys conducted during four years.

During the last decade, the internet has moved from an attractive data collection mode to a common way to administer surveys. The ELIPSS Panel (Étude longitudinale par internet pour les sciences sociales) is one of the probability-based web panels across Europe. This presentation focuses on the challenges in setting up a probability-based web panel and the lessons learned from the pilot study. First, we will discuss the results of the recruitment procedure used in 2012. Then, we will point out the opportunities offered by ELIPSS to the researchers to collect data, and will present some examples of surveys using specific features of the tablet. Finally, we will address the issues of maintaining the participation and will present some specifications for the management of the panel. This paper was presented to the "Methods and research meetings" of the FORS research institute the 24th February 2015.

Le panel ELIPSS (Étude Longitudinale par Internet Pour les Sciences Sociales) est un dispositif d'enquêtes par internet destiné à la communauté scientifique. Il vise à combler l'absence de moyens d'enquête par questionnaire propres aux chercheurs français en sciences humaines et sociales en dépassant les principaux biais des enquêtes par internet. En effet celles-ci se heurtent généralement à plusieurs difficultés qui mettent en cause la représentativité de l'échantillon et l'extrapolation des résultats, à savoir l’exclusion des personnes n'ayant pas accès à internet (biais de couverture) et le recours à des méthodes d’échantillonnage non probabiliste en l’absence de base de sondage (biais d’exposition et d’auto-sélection). Le panel ELIPSS entend répondre à ces biais en fournissant un accès internet à tous les panélistes recrutés par une méthode d’échantillonnage aléatoire. A partir de tablettes tactiles connectées en 3G mises à leur disposition, les panélistes répondent chaque mois à des enquêtes élaborées par des équipes de recherche. Une étude pilote est menée depuis 2012 pour mettre en place la méthodologie et les outils techniques et pour valider le dispositif avec l’objectif d’atteindre environ 4000 panélistes en 2016. Cette proposition de communication s’attachera à dresser le bilan de l’étude pilote. Il s’agira d’une part d’évaluer la qualité statistique du panel en étudiant sa représentativité sociodémographique et son attrition, et d’autre part, de décrire l’utilisation du dispositif par les chercheurs. Lors de l’étude pilote, 1 039 panélistes ont été recrutés à partir d’un échantillon de logements tirés aléatoirement par l’INSEE dans le recensement de la population. Nous détaillerons la procédure de recrutement mise en œuvre. Par rapport au recensement, les personnes âgées de 65 ans et plus et les personnes peu diplômées sont sous-représentées dans le panel. L’envoi inconditionnel de bons cadeaux, expérimenté lors de l’étude pilote, a cependant contribué à réduire ces biais d’âge et de diplôme et a ainsi permis d’améliorer la représentativité de l’échantillon. Par ailleurs, il est à noter que 12,6% des personnes recrutées ne disposaient pas de connexion Internet à domicile avant leur inclusion dans le panel, ce qui correspond à une légère sous-représentation par rapport à l’enquête sur les technologies de l'information et de la communication (TIC) de l’INSEE. Nous étudierons ensuite l’évolution de la représentativité sociodémographique du panel, qui se révèle globalement stable. Ceci peut notamment s’expliquer par une attrition limitée et d’une ampleur comparable à celle constatée dans les dispositifs européens comparables (15% après deux années de fonctionnement) ainsi que par le maintien d’un taux de réponse élevé (85% par mois). De décembre 2012 à décembre 2014, vingt-quatre enquêtes ont été administrées au panel ELIPSS. Des thèmes variés ont été abordés dans les enquêtes élaborées par les équipes de recherche et sélectionnées par le comité scientifique : les pratiques culturelles, la contraception, les valeurs et les opinions politiques, l’environnement, le couple, la famille et les relations intergénérationnelles, la santé, la stratification sociale. Dans cette seconde partie, nous présenterons notamment certains projets d’enquête qui, en tirant parti de la mise à disposition des tablettes à tous les panélistes, ont permis de renouveler le questionnement d’enquêtes habituellement administrées à partir d’autres modes de collecte. En conclusion, nous soulignerons les enjeux de la mise en place d’une telle infrastructure pour les sciences sociales et nous tirerons les enseignements de l’étude pilote pour le développement de ce dispositif.

in Social Science Computer Review Publié en 2016-02
BLOM Annelies
BOSNJAK Michael
DAS Marcel
DOUHOU Salima
KRIEGER Ulrich
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Inferential statistics teach us that we need a random probability sample to infer from a sample to the general population. In online survey research, however, volunteer access panels, in which respondents self-select themselves into the sample, dominate the landscape. Such panels are attractive due to their low costs. Nevertheless, recent years have seen increasing numbers of debates about the quality, in particular about errors in the representativeness and measurement, of such panels. In this article, we describe four probability-based online and mixed-mode panels for the general population, namely, the Longitudinal Internet Studies for the Social Sciences (LISS) Panel in the Netherlands, the German Internet Panel (GIP) and the GESIS Panel in Germany, and the Longitudinal Study by Internet for the Social Sciences (ELIPSS) Panel in France. We compare them in terms of sampling strategies, offline recruitment procedures, and panel characteristics. Our aim is to provide an overview to the scientific community of the availability of such data sources to demonstrate the potential strategies for recruiting and maintaining probability-based online panels to practitioners and to direct analysts of the comparative data collected across these panels to methodological differences that may affect comparative estimates.

The ELIPSS Panel (Étude longitudinale par internet pour les sciences sociales), largely inspired by the LISS Panel of the CentERdata, aims at providing social scientists in France with a survey infrastructure that allows the administration of web questionnaires to a probability-based sample. The monthly questionnaires fielded in the panel are designed by academic teams and should not exceed 30 minutes. The pilot study of this online panel started in 2012 with the offline recruitment of a sample of 1000 individuals representative of the French-speaking population living permanently in France and between ages 18 and 75 years. The first survey was carried out in April 2013. When conducting surveys of the general population over the web, one issue is to deal with the inclusion of individuals who have no personal access to the Internet. To address this issue, each ELIPSS panel member receives a 7-inch touch screen tablet and a 3G subscription in exchange for his participation. Equipping the entire panel with the same device presents several advantages. For instance, ELIPSS questionnaires are administered through a specific application which ensures that all respondents answer identically designed-questions. Indeed, it avoids one problem of web surveys related to the multiplicity of browsers and screen sizes used by respondents. However, other challenges have to be overcome when conducting Internet surveys of the general public with mobile devices. This paper will focus on the main issues raised by using tablets in a longitudinal study and as a new mode of data collection in social science research. The representativeness of the panel will be the main question addressed, particularly in respect to age and ease with new technologies. The incentive effect of giving a tablet and internet access will also be approached from the angle of panel attrition and panel conditioning. In particular, we will examine the effects on response behaviours of the panel members and the effects on their usage of new technologies over time. Finally, we will discuss opportunities offered by ELIPSS to the researchers designing questionnaires, and will present some examples of surveys using specific features of the tablet to collect data.

The French Center of Socio-Political Data has been disseminating surveys provided by external researchers since 2005. We have been using DDI-C to document the databases in Nesstar Publisher. Since 2012, the CDSP has been the data producer of the ELIPSS panel. Panel members have been administered a monthly web questionnaire. To date, this has resulted in 15 databases that are to be disseminated to the scientifically interested public. What are the best practices for using DDI effectively in this context? Our first challenge was to identify an approach in which the entire lifecycle of the data collection, processing and archiving of the early-phase project ELIPSS is addressed. To meet its longitudinal information needs, we took DDI-L under consideration. At the same time, shifting to the Lifecycle model raised the issue of the migration of the existing databases of the CDSP catalogue into the new standard. We started by making a list of specifications: level of metadata detail, possibility of upgrading DDI-C documented databases into DDI-L, user-friendliness of the interface, etc. We then compared different tools (Colectica, Questasy, DDI Editor etc.) and selected the one that best fits our needs. We also identified good documentation practices. Our paper presents this strategy

The ELIPSS Panel (Étude longitudinale par internet pour les sciences sociales) is one of the probability-based web panels across Europe. Panel members were randomly selected by the French National Institute of Statistics and Economic Studies (INSEE). Each of them is provided with a touchscreen tablet and a mobile Internet subscription. Thus, they can participate in monthly surveys even if they did not have internet access before. The ELIPSS panel now encompasses 3250 individuals aged between 18 and 79 and living in metropolitan France. The surveys administered to the panel members are developed by research teams. Therefore, the covered topics depend on the projects submitted by researchers and selected by the scientific and technical board. During the pilot study (consisting in 1000 panel members), we conducted more than 40 surveys, longitudinal or cross-sectional, on various topics: cultural practices and lifestyles, political attitudes and behaviours, family relations, health problems, social stratification, environmental issues, residential strategies, geographical mobility over the lifecourse, attitudes and representations toward the State, eating behaviour and kitchen storage and organisation… We also conduct the ELIPSS annual survey to collect and update sociodemographics and to measure digital practices. Thanks to the panel management procedures we have developed, the response rate is usually upper than 80% while the attrition rate is moderate (less than 25% in 40 months). After one-year embargo, data collected within the ELIPSS panel can be used by French and foreign researchers, PhD students, post-doctoral fellows and Master students to conduct secondary research. The datafiles of the ELIPSS panel are freely accessible for research or teaching purposes. All commercial use is prohibited. To access the ELIPSS standard files, researchers, teachers and students need to complete and sign a data use agreement. It is also possible to match data from several surveys to combine different topics that are rarely surveyed together. In this case, the data matching request is strictly monitored. The research project submitted in order to access the custom file has to set out the research questions and hypotheses, to list which variables seem necessary for the research and present how data will be statistically analysed. In addition, it could be reviewed by a legal expert if the request causes confidentiality issues or focuses on sensitive questions such as politics, religion, health... The next step of the data dissemination is to give access to paradata which are collected during the survey completion by respondents. Besides the systematic collection of timestamps, specific projects lead us to gather other types of paradata such as the orientation of the tablet or the display of probing message when skipping questions. This paper will present the research field, the sample, the survey design and the available data of a new French data source for social scientists.

Cette présentation a été réalisée dans le cadre du séminaire "Enquêtes en population générale sur Internet", organisé par la Société Française de Statistique (SFdS) et l'Institut de recherche en santé publique (IReSP), le 9 février 2011 à Paris. Le dispositif de collecte de données quantitatives de l’equipex DIME-SHS vise à doter la France d’un équipement compétitif à l’international qui fait défaut aux chercheurs en SHS. Il repose sur deux dispositifs complémentaires : un panel web et une salle d’appel téléphonique. Le panel web s’inspire des expériences américaine et néerlandaise et a pour principe de combiner le plus haut degré de rigueur et de qualité statistiques avec les avantages offerts par les évolutions technologiques récentes. Comme le LISS panel, le panel web reposera sur un échantillon représentatif de la population française selon un plan de sondage aléatoire qui idéalement sera tiré par l’Insee. Chaque personne sélectionnée pour faire partie du panel recevra en échange de sa participation au dispositif d’enquête un dispositif mobile connecté (un smartphone Android par exemple) et un abonnement correspondant. Le recours à des smartphones permet de cumuler les avantages des enquêtes internet et de dispositifs mobiles. Les enquêtes par internet permettent de réduire substantiellement le coût des enquêtes puisque par définition elles se déroulent sans le recours à des enquêteurs. Ce type d’enquête permet également de mener des enquêtes beaucoup plus rapidement puisqu’il n’y pas de phénomène de liste d’attente (capacité d’une salle d’appel téléphonique ou nombre d’enquêteurs pour des enquêtes face-à-face). Par ailleurs, les personnes interrogées peuvent répondre aux enquêtes par internet lorsqu’elles le souhaitent et non quand elles sont sollicitées par des enquêteurs par téléphone ou à leur domicile. Elles permettent également de réaliser des enquêtes plus riches (multimédia) et de poser des questions différemment (son, texte et image). À ces avantages propres aux enquêtes internet, s’ajoutent ceux qui découlent du choix d’un terminal mobile, originalité du panel DIME-SHS par rapport aux projets équivalents aux États-Unis et en Europe.

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The Internet is considered an attractive option for survey data collection. However, some people do not have access to it. One way to address this coverage problem for general population surveys is to draw a probabilistic sample and provide Internet access to the selected units who do not have it and accept to participate. This is what the knowledge panel and the Longitudinal Internet Studies for the Social sciences (LISS) panel do. However, a selection effect is still possible. Units without previous Internet access might refuse to participate in a web panel, even if provided with the necessary equipment. Thus, efforts to provide the necessary equipment may not be worth it. This article investigates the gain in terms of representativeness of offering the equipment to non-Internet units in a web panel using tablets: the French Longitudinal Internet Studies for the Social Sciences panel. We find that the number of non-Internet units who accept to participate is low. This is not only due to the fact that their response rates are lower but also to the small proportion of non-Internet units in the French population. In addition, they participate less in given surveys once they become panelists. At the same time, they are very different from the Internet units. Therefore, even if because of the small number of units, the overall gain in representativeness is small, there are a few important variables (e.g., education) on which their inclusion yields a more representative sample of the general population.

Ce séminaire visait à présenter aux enseignants-chercheurs, doctorants et étudiants de Masters, différents dispositifs d’enquêtes par panel conduites aujourd’hui en Allemagne et en France. Ces dispositifs ont été abordés sous un angle méthodologique, mais aussi dans une perspective de valorisation auprès d’usagers potentiels, intéressés par les expérimentations online. Des contributions plus empiriques venaient mettre en évidence l’intérêt des enquêtes par panel pour la recherche en science politique.

ELIPSS is an online survey instrument for the scientific community; it allows researchers to innovate both in terms of content and of method. Among the recent surveys, the “Mobilities and spatial experiences over the life course (Mobilities)” one proposes a new way for outlining national and international mobility behaviors. To achieve its ambitious goals, ELIPSS devised an original design strategy based on the use of maps. In the present paper we will present the rationale for the survey design and critically address its results. The Mobilities project proposes a new theoretical construct, the ‘space-set’, to better account for behavioral and attitudinal differences in an age of increased spatial mobility. Space-sets designate the entanglement of geographical places where individuals spend or have spent their social life. They are composed by people’s objective and subjective memories and experiences stemming from past and present practices of spatial mobility. A space-set can also be conceived as a network qualified by its structural features: size, range and focus. To operationalize the space-set concept, a survey has been conceived and administered to the probability-based ELIPSS panel. For its pilot phase, the panel sample was composed of 1,000 individuals representative of the French population aged 18-75. The panel members have been equipped with a 7’ tablet and with a 3G subscription to answer a monthly questionnaire. To make space-sets emerge, part of the survey consisted in asking the panelists to identify the places they visited and thus constitute an exhaustive networked catalogue. Some major limitations and constraints due to the ELIPSS panel specificities played a major role in designing the interface. Besides the 30 minutes maximal duration of the survey and the heterogeneity in digital proficiency of the panelists, a main constraint was their geographical knowledge. To overcome these limitations, we leveraged on the visual appeal of a map: the interface invited the users to select the French national departments (for nation-wide space-sets) and the countries (for world-wide space-sets) visited. By adopting this strategy we tried to mitigate the memory efforts demanded to the user, leaving open to him/her the way to elicit the places he/she visited during his/her life. The respondent could select directly on a map the visited places and was asked to characterize them afterwards. This response format has the advantage of bringing playfulness in the survey settings, creating a more robust engagement of respondents. To fully address the efficiency of our map based enquiry method, we will present and discuss, in the last part of the paper, the navigation and behavioral data we collected. For example, we extensively followed the user journey in managing the interface: from the use of features like the search engine for retrieving a specific country to the collection of trials and errors. Furthermore, a qualitative analysis of users’ comments has been carried out. The discussion we are proposing can be valuable for future research projects and interface implementations of innovative quantitative survey.

Publié en 2017-05
PÉTORIN Elodie
MONTCHARMONT Charlotte
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ELIPSS is a probability based Internet panel, dedicated to social science, more than 3000 people are equipped with tablets connected to the Internet to answer monthly surveys on various subjects. One of our key points, is to have a high and constant response rate for our surveys. The panel maintenance relies on an intranet called “Panel Management System”. How does this tool developed internally allows a personalized follow-up of more than three thousand panelists? What improvements can we develop for this tool ?

The European Social Survey (ESS) is an academically driven cross-national survey conducted every two years across Europe, in which France has participated since the first round in 2002. The ESS measures the attitudes, beliefs and behaviour patterns of various populations in more than thirty countries. One of its main goals aims to track stability and changes in the social structure of European societies and to provide analysis elements on how Europe’s social, political and moral fabric is changing. In the ESS, data are collected via face-to-face interviews. In France, the fieldwork of the 7th round led to a survey replication on the pilot of the Elipss panel (Longitudinal Internet Studies for Social Sciences). Elipss is a probability based online panel that is representative of the French population aged 18-75. Panel members are randomly selected by The French National Institute of Statistics and Economic Studies (INSEE) and equipped with a touch-screen tablet and a 3G Internet subscription. Every month they are asked to answer a 30 minutes self-administered questionnaire proposed by researchers and selected by a scientific and technical committee. The Center of Socio-Political Data of Sciences Po coordinates the ESS fieldwork for France and conducts the Elipss panel. Consecutively we developed an expertise on the methodology and the process of each mode. The face-to-face fieldwork was carried out from November 2014 to February 2015. To replicate it on the Elipss panel, we used a slot between December 2014 and January 2015. The administration of the first part of the ESS core questionnaire on the Elipss panel gave an opportunity to wonder how the different strategies for collecting data may impact the response behaviour. Knowing that differences are already emerging in the specificities of these two protocols, the questionnaire needed some adjustments that we must consider in such a comparison. Indeed, for its replication in a self-administered mode on a mobile device we had to adapt the design of some questions, and it could have impacted the answer situation. The difference in the structure of the sample should be taken into account to explain the observed differences. The length of the questionnaire, the format of the answer categories, the presence or absence of an interviewer, the survey experience of Elipss panel members could also account for differences in response behaviour. Focusing on type and design of questions, we will pay special attention to the social desirability effect often pointed out in face-to-face surveys. This paper will highlight the specificities of the two survey designs (face-to-face vs self-administered online questionnaire) in order to discuss the scope of such a comparison. Finally, we will compare the answers according to whether the data is collected by interviewers or self-administered on mobile device.

The French Center of Socio-Political Data has presented its reflection on the process of shifting from DDI-C to DDI-L at EDDI14. This year, we will discuss the creation and storage of a DDI-L compliant XML record by capturing metadata of a nine-wave political study of the ELIPSS panel. Determining how best to recognise continuities between metadata collections within the same study, including question continuity and methodological continuities has been a primary challenge. To answer it, the starting point was the creation of a questions database. As seen at the 2014 DDI workshop in Dagstuhl, the minimum requirements that a metadata system should meet before being able to import/export DDI-L are uniqueness of items, versioning and granularity. To conceive such a database, we had to start by using simple tools. We first identified metadata in CSV files that include variable-level information. We then performed a semi-manual import from these files to the database using importing scripts. Once we removed automatically the redundancy, with a further stage of human control, we generated the structure of the DDI-L compliant XML file. Our paper will present this process and discuss its replication to other DDI-C documented studies.

La saliency-leverage theory stipule que les personnes sollicitées pour une enquête arbitrent entre l’intérêt et le coût qu’elle représente pour eux. La présentation des attributs des enquêtes et leur réception par les personnes sélectionnées sont des déterminants majeurs de la participation et sur lesquels il est possible d’influer. Ces éléments sont toutefois rarement testés. ELIPSS (enquête longitudinale par Internet pour les sciences sociales) est un panel reposant sur un échantillonnage aléatoire coordonné par Sciences Po. Les panélistes possèdent une tablette tactile connectée à Internet, en échange d’une participation mensuelle à 30 minutes d’enquête maximum. Lors du recrutement, une expérimentation randomisée a eu lieu, offrant une incitation financière de 10 € (non conditionnelle au recrutement) à une fraction des ménages (2000 sur 4500). Les impressions et les motifs de participation des recrutés ont été collectés sous forme textuelle lors de la première enquête : une analyse textuelle a permis d’identifier les thèmes exprimés. Chaque mois, la durée du questionnaire, le titre de l’enquête et la date butoir pour répondre sont annoncés aux panélistes. À partir du pilote ELIPSS (1039 panélistes recrutés en 2013, étudiés ici durant 38 enquêtes successives), nous montrons d’abord l’effet positif de l’incitation financière sur le recrutement. Ensuite, nous mesurons l’effet de la motivation initiale et des caractéristiques des enquêtes (durée du questionnaire, délai alloué pour répondre et sensibilité de la thématique) sur la participation à long terme.

Publié en 2018-12
MONTCHARMONT Charlotte
PORTELLI Jean-Baptiste
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Le phénomène du conditionnement de panel (panel conditioning) est de plus en plus remarqué dans la recherche méthodologique. Si ses effets, débattus, font l’objet d’une large littérature, peu s’intéressent à leur force relative en fonction du type de questions. Cette communication vise à contribuer à la recherche sur les effets du conditionnement de panel en comparant ses effets sur des questions dites “de valeur” (ou d’opinion) et sur des questions dites “de pratiques”. Pour cela, nous utilisons les données produites par le panel ELIPSS, en profitant des différents types d’enquête mis à disposition. La comparaison entre des données de valeur et des données de pratiques montre que le conditionnement de panel pourrait avoir un effet plus important sur les secondes, à rebours de la recherche existante. La nature du conditionnement de panel, instable et volatile, invite cependant à la plus grande prudence concernant l’interprétation de tout modèle explicatif.

Le projet Mobilités vise à tester un nouveau concept – appelé « space-set » – afin d’enrichir l’outillage sociologique permettant de comprendre et d’expliquer les différences de comportements et d’attitudes en prenant en compte l’augmentation contemporaine de la mobilité, ainsi que la dimension spatiale des expériences et des trajectoires individuelles. La notion de space-sets désigne les contextes spatiaux - présents et passés - des individus « qui constituent le cadre de l’existence mais ne sont pas accessibles en permanence en raison des contraintes du déplacement géographique » ; mesurés à partir des carrières spatiales aussi bien objectives que subjectives des individus, ils représentent autant de socialisations particulières, jusqu’à ce jour peu prises en compte par la sociologie. Confrontés aux indicateurs sociologiques classiques, le potentiel explicatif de ce concept est mis à l’épreuve dans l’enquête «Mobilités et rapport à l’espace dans le cycle de vie » administrée fin 2015-début 2016 auprès de deux panels internet : le panel ELIPSS pour la France et le panel Doxa pour l’Italie. La présente communication a pour objectif de présenter la démarche d'enquête et ses premiers résultats quant à l’adoption du concept de space-set.

Introduction - Le projet SILICOSIS (ERC Advanced Grant) questionne le rôle des particules inorganiques dans la survenue des pathologies infiltratives et des connectivites. Il se développe notamment dans un questionnaire conçu pour mesurer l’exposome minéral sur la durée entière de la vie. Début 2014, ce questionnaire a été mobilisé auprès de 825 personnes. Méthode - Dans un dispositif incluant plusieurs terrains (clinique, épidémiologique et statistique), ELIPSSilice est une enquête statistique en population générale échantillonnée dans la base du recensement en continu (INSEE). Sa taille et le caractère aléatoire de son tirage fournissent un cadrage statistique inédit sur la prévalence des expositions à des particules inorganiques. Résultats - Une quantification de ces expositions par un score sera proposée autour des questions : qu’est-ce qu’un niveau « anormal » d’exposition à des poussières inorganiques ? Pour qui et dans quelles activités (professionnelles ou non) ces empoussièrement sont-ils constatés ? Discussion - ELIPSSilice vise à remédier à l’absence de sources permettant de corréler caractéristiques socioprofessionnelles, expositions aux risques et état de santé des personnes. En décloisonnant l’approche des maladies considérées comme « professionnelles » et celle des pathologies envisagées comme « environnementales », elle ouvre à des terrains complémentaires : (1) par la passation du même questionnaire auprès de patients atteints de pathologies dont l’étiologie, méconnue, est suspectée de liens avec des particules inorganiques ; (2) par la corrélation entre questionnaire et analyses minéralogiques du LBA ou des tissus.

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