Texte intégral
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Type de Document
  • Working paper (108)
Centre de Recherche
  • Observatoire français des conjonctures économiques (95)
  • Centre Etudes & Prospective (Groupe Alpha) (1)
  • Ecole d'Économie de Paris - Paris School of Economics (1)
  • Département d'économie (1)
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Discipline
  • Economie et finances (108)
Langue
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Les contrats courts sont utiles au bon fonctionnement de l’économie, mais en France leur développement combiné à leur raccourcissement induit d’importants coûts économiques et sociaux, qui pèsent lourdement sur l’ensemble des agents économiques, mais relativement peu sur la minorité d’entreprises qui en font un usage intensif. L’expérience montre qu’une réglementation plus stricte influe peu sur l’incitation à utiliser les contrats courts ; c’est plutôt sur l’équation économique des entreprises utilisatrices qu’il faut chercher à peser. La théorie économique incline d’ailleurs à moduler le prix des différents contrats de travail en fonction des externalités qu’ils engendrent. L’État pourrait taxer les contrats courts, mais l’assurance chômage y a un intérêt encore plus fort et immédiat. En effet, l’assurance chômage est en première ligne face à ces transformations de l’usage des contrats de travail, et ses règles ont beaucoup évolué pour s’y adapter. Mais elle est confrontée à un paradoxe : bien assurer les contrats courts crée des subventions croisées qui incitent à leur développement. Une modulation du prix des contrats de travail peut s’appuyer sur différents moyens. Mais tous ne se valent pas : l’objectif doit être clair, et l’instrument approprié pour y parvenir. Et tous ne sont pas adaptés aux problèmes français, qui appellent une règle lisible, légère à administrer, applicable à tous les contrats de travail et tous les secteurs (sans exception y compris public), incitant les employeurs à faire des choix économes des deniers de l’assurance ; la tarification doit être contemporaine de ces comportements, mais ni punitive ni symbolique, n’augmentant pas le coût du travail, et ne visant pas à renflouer l’Unedic. Nous décrivons les différents instruments de modulation du prix des contrats de travail. Étant bien entendu que l’absence de taxe est toujours préférable à une mauvaise taxe, la cotisation dégressive en fonction de la durée du contrat de travail, assortie d’un forfait et d’une franchise, apparaît la plus adaptée pour assurer la survie de l’assurance chômage dans un marché du travail marqué par l’usage croissant de contrats de travail toujours plus courts. Nos simulations illustrent que des paramètres finement négociés peuvent conduire à un équilibre raisonnable..

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In this work we develop a set of labour market and fiscal policy experiments upon the labour and credit augmented “Schumpeter meeting Keynes” agent-based model. The labour market is declined under two institutional variants, the “Fordist” and the “Competitive” set-ups meant to capture the historical transition from the Fordist toward the post “Thatcher- Reagan” period. Inside these two regimes, we study the different effects of supply-side active labour market policies (ALMPs) vs. demand-management passive labour market ones (PLMPs). In particular, we analyse the effects of ALMPs aimed at promoting job search, and at providing training to unemployed people. Next, we compare the effects of these policies with unemployment benefits simply meant to sustain income and therefore aggregate demand. Considering the burden of unemployment benefits in terms of public budget, we link such provision with the objectives of the European Stability and Growth Pact. Our results show that (i) an appropriate level of skills is not enough to sustain growth when workers face adverse labour demand; (ii) supply-side policies are not able to reverse the perverse interaction between flexibility and austerity; (iii) PLMPs outperform ALMPs in reducing unemployment and workers’ skills deterioration; and (iv) demand-management policies are better suited to mitigate inequality and to improve and sustain long-run growth.

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This paper discusses the conditions for indentification with external instruments in Structural VARs under partial invertibility. We observe that in this case the shocks of interest and their effects can be recovered using an external instrument, provided that a condition of limited lag exogeneity holds. This condition is weaker than that required for LP-IV, and allows for recoverability of impact effects also une VAR misspecification. We assess our claims in a simulated environment, and provide an emirical application to the relevant cas of identification of monetary policy shocks.

Publié en 2018-05
MIRANDA AGRIPPINO Silvia
RICCO Giovanni
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This article reviews Bayesian inference methods for Vector Autoregression models, commonly used priors for economic and financial variables, and applications to structural analysis and forecasting.

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In this work we discuss the research findings from the labour-augmented Schumpeter meeting Keynes (K+S) agent-based model. It comprises comparative dynamics experiments on an artificial economy populated by heterogeneous, interacting agents, as workers, firms, banks and the government. The exercises are characterised by different degrees of labour flexibility, or by institutional shocks entailing labour market structural reforms, wherein the phenomenon of hysteresis is endogenous and pervasive. The K+S model constitutes a laboratory to evaluate the effects of new institutional arrangements as active/passive labour market policies, and fiscal austerity. In this perspective, the model allows mimicking many of the customary policy responses which the European Union and many Latin American countries have embraced in reaction to the recent economic crises. The obtained results seem to indicate, however, that most of the proposed policies are likely inadequate to tackle the short-term crises consequences, and even risk demoting the long-run economic prospects. More objectively, the conclusions offer a possible explanation to the negative path traversed by economies like Brazil, where many of the mentioned policies were applied in a short period, and hint about some risks ahead.

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L’article est dédié à reconsidérer l’analyse monétaire afin de mieux comprendre des choix erronés dans la conduite de la politique monétaire. Suivant le consensus en vigueur, l’économie de marché est intrinsèquement stable, étant seulement perturbée par les mauvais comportements du gouvernement et des banques. Nous maintenons, au contraire, que cette économie est instable et que la stabiliser requiert une politique économique discrétionnaire. Une telle position repose sur une approche analytique suivant laquelle l’organisation monétaire et financière des échanges est un outil qui facilite le fonctionnement des marchés Suivant cette perspective centrée sur l'hétérogénéité des marchés et des agents, et donc sur le rôle des institutions dans la détermination de la performance globale, il apparaît que les rigidités nominales et l'engagement financier sont les moyens qui assurent la stabilité de l’économie. La raison est que ces mesures empêchent les déséquilibres successifs et inévitables d’être explosifs.

La dégressivité des allocations chômage est une réforme structurelle populaire et prisée par les organisations internationales dans leurs programmes d’ajustement structurel. Il s’agit de stimuler la reprise d’emploi en réduisant l’aléa moral des chômeurs indemnisés afin de diminuer les dépenses d'assurance chômage. Nous effectuons une revue de la littérature consacrée d’une part au profil optimal des allocations chômage et d’autre part aux formes d’aléa moral que des allocations chômage dégressives visent à éliminer. Ces travaux montrent que les indicateurs observés pour diagnostiquer la présence d’aléa moral lié à des allocations chômage constantes amplifient cet effet et sont imprécis sur son origine. Par ailleurs, les effets positifs prêtés à la dégressivité des allocations chômage ne sont pas attestés par la littérature, même sous des hypothèses très restrictives; ce profil n’est que rarement optimal car il doit être associé à une générosité élevée et qu’il induit des effets indésirables. Les travaux empiriques montrent que la dégressivité ralentirait les sorties du chômage, et que cette taxe sur le chômage de longue durée a au mieux de faibles effets agrégés sur les dépenses de l’assurance chômage. Ainsi la littérature conclut majoritairement à l'optimalité de droits constants, ou même progressifs. Pour limiter l’apparition d’aléa moral tout en renforçant l’optimalité des règles, des instruments bien plus précis peuvent être utilisés: un contrôle ciblé des chômeurs susceptibles d’aléa moral, l’adaptation automatique de la durée des droits potentiels à la conjoncture de l’emploi, ou encore l’utilisation à la marge de comptes individuels.

The Economic and Monetary Union (EMU) institutions are consistent with a New Consensus that emerged in the 1980s, limiting the role for macroeconomic (particularly fiscal) policy to short term stabilizations by means of rules. I will argue that the policy inertia induced by the Consensus may have played a role in the disappointing performance of EMU economies even before the crisis. The crisis of the Consensus, and the debate on secular stagnation, proved that Keynesian (and possibly) persistent excesses of savings over investment may hamper growth. This has put fiscal policy back to the center of the scene, and given the General Theory, at eighty, a second youth. I will argue therefore that the EMU fiscal rule should be amended to allow semi-permanent negative government savings. I will finally argue that a modified Golden Rule may serve this objective, and allow EU-wide policy coordination. This seems the only reasonable reform with some chances of being adopted by the EU divided policy makers.

La compréhension des liens entre taux d’épargne et revenu des ménages est cruciale dans de nombreux débats de finances publiques (arbitrage entre taxation du travail ou de la consommation, progressivité de l’impôt sur le revenu, baisse de la taxation du capital,...). L’objectif de cet article est d’étudier, à partir des données de l’enquête Budget de famille 2010-2011 de l’INSEE, les liens entre le taux d’épargne des ménages français et leur revenu. Il s’agit d’abord de tester l’homogénéité des comportements en étudiant les liens entre taux d’épargne et revenu (courant et permanent) des ménages français. On met ensuite empiriquement en évidence l’existence d’un comportement d’épargne de précaution lié au risque sur le revenu, différencié selon le niveau de revenu. On montre d’abord que le taux d’épargne des ménages les plus riches croît avec le revenu permanent : ces derniers épargnent donc davantage sur le cycle de vie. En outre, l’étude empirique permet de mettre en évidence et de quantifier un motif de précaution lié au risque de chômage : le motif de précaution entraîne un surplus de flux d’épargne d’environ 7 % pour les ménages actifs. Par ailleurs, la part du patrimoine de précaution liée à l’incertitude sur le revenu futur se situe autour de 7 % de la richesse globale, ce qui confirme le résultat obtenu sur données françaises par d’autres auteurs (Arrondel et Calvo-Pardo, 2008). Enfin, l’importance du motif de précaution dépend du niveau de revenu selon une courbe en U inversé : il est deux fois plus fort pour les ménages aux revenus intermédiaires que pour les quintiles extrêmes de revenu..

This paper analyzes the effect of environmental policies on the direction of energy innovation across countries over the period 1990-2012. Our novelty is to use threshold regression models to allow for discontinuities in policy effectiveness depending on a country's relative competencies in renewable and fossil fuel technologies. We show that the dynamic incentives of environmental policies become effective just above the median level of relative competencies. In this critical second regime, market-based policies are moderately effective in promoting renewable innovation, while commandand-control policies depress fossil based innovation. Finally, market-based policies are more effective to consolidate a green comparative advantage in the last regime. We illustrate how our approach can be used for policy design in laggard countries.

We study the mechanisms of intergenerational inequality among Italian lawyers over the period 1994- 2014 using a longitudinal dataset that combines administrative and survey data. We first estimate a 17.5% earnings premium for a law family background within the group of lawyers, so conditional on entering the profession. We then exploit the 2003-2006 liberalization process, which asymmetrically affected the two main transmission mechanisms: skill transfer and nepotism. We find that liberalization squeezed the law background return by at least 3/5, thus revealing a high incidence of nepotism. The bulk of the reduction occurred for the youngest lawyers and the top earners. KEY

Publié en 2019-05
CONSOLI Davide
MARIN Giovanni
RENTOCCHINI Francesco
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This study contributes to the literature on routinization and employment by capturing within- occupation task changes over the period 1980-2010. The main contribution is the measurement of such changes combining two data sources on occupational task content for the United States: the Dictionary of Occupational Titles and the Occupational Information Network. We show that within-occupation task change: i) accounts for 1/3 of the decline in routine-task use; ii) accelerates in the 1990s, decelerates in the 2000s but with significant catching-up; iii) is associated with educational upgrading in several dimensions and iv) allows escaping the employment decline conditional on initial routine-task intensity.

Ce Working paper prolonge et actualise l'article de Ducoudré, Heyer et Plane (2015) qui analysait les premiers effets du Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE) sur l'emploi et les salaires en utilisant des données trimestrielles par branche fournies par les comptes nationaux. Ce travail s’inscrit dans le débat sur l'évaluation du CICE récemment ravivé par les résultats du dernier rapport du comité de suivi de ce dispositif (France Stratégie, 2017) montrant qu'il n’y avait pas de consensus sur l'ampleur de ses effets sur l'économie française . Cette mesure, actuellement remise en cause par le nouvel exécutif, aurait, selon ce comité, un effet « difficile à déceler sur les salaires » et « positif mais modéré » sur l'emploi. Mais, les conclusions de ce rapport sont prudentes et appellent à prolonger et à multiplier les analyses de ce disposit

When the central bank and private agents do not share the same information, private agents may not be able to appreciate whether monetary policy responds to changes in the macroeconomic outlook or to changes in policy preferences. In this context, this paper investigates whether the publication of the central bank macroeconomic information set modifies private agents’ interpretation of policy decisions. We find that the sign and magnitude of the effects of monetary policy depend on the publication of policymakers’ macroeconomic views. Contractionary monetary policy has negative effects on inflation expectations and stock prices only if associated with inflationary news

Les prix de l’énergie au plus haut depuis 18 mois : - La hausse du cours des énergies fossiles continue à tirer vers le haut les prix de l’énergie - Le prix du gaz en hausse de plus de 2%, le prix du fioul en hausse de près de 3%. [Premières lignes]

Le Baromètre des prix de l’énergie (BPE) est construit à partir des données publiées chaque mois par Eurostat et l’INSEE. Ces instituts publient régulièrement des informations sur les prix de l’énergie pour les consommateurs, mais ces données doivent être retravaillées pour les rendre plus lisibles. Les données publiées en France ne sont pas faciles à lire et à comprendre pour les non-experts. Le Baromètre des prix de l’énergie permet de visualiser simplement, mois après mois, les tendances des prix de l’énergie, et offre deux grilles de lectures intéressantes : - La première permet de comparer l’évolution immédiate des prix de l’énergie. Ceux-ci sont-ils plus ou moins élevés que le mois précédent ? - La seconde donne une perspective plus longue, permettant d’appréhender l’évolution des prix de l’énergie sur le long terme et ainsi d’identifier les tendances sur plusieurs années. Le Baromètre des prix de l’énergie permet en effet de visualiser d’un coup d’oeil l’évolution des prix de l’énergie depuis 2010. [Premier paragraphe]

A l’aide du modèle de microsimulation Ines (Insee-Drees-Cnaf), nous simulons trois réformes du quotient conjugal : une individualisation l’impôt, la réduction à 1,5 part du quotient conjugal en ouvrant la possibilité pour les couples mariés/pacsés d’opter pour une imposition individuelle, enfin le plafonnement du quotient conjugal au même niveau que le quotient familial. L’individualisation conduit au gain fiscal le plus élevé (environ 7 milliards) contre 5 milliards pour le quotient conjugal à 1,5 part et 3 milliards pour le plafonnement du quotient conjugal. Avec l’individualisation, 46% des ménages sont perdants et la perte est inférieure à 1.5% du revenu disponible pour la moitié des perdants ; 60% des perdants se situent dans les 3 derniers déciles de niveau de vie contre 6% dans les trois premiers. Avec un quotient conjugal à 1,5 part, 45% des couples sont perdants (soit environ 5,8 millions) pour une perte médiane de 680 euros, correspondant à 1.3% du revenu disponible ; 64% des perdants se situent dans les 3 derniers déciles. Enfin avec le plafonnement 7% des couples sont perdants (soit environ 895 000) pour une perte moyenne de 3200 euros par an, et une perte médiane de 1800 euros, soit 2.6% du revenu disponible ; 83% des perdants se situent dans les 3 derniers déciles.

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Ce rapport propose une évaluation des effets macroéconomiques du CICE sur la période 2013-2015. Nous réalisons des simulations à partir du modèle macro-économétrique de l’OFCE e-mod.fr, lequel est calibré à l’aide d’estimations effectuées par le TEPP sur données d’entreprises. Nous intégrons les hausses de prélèvements obligatoires et les économies de dépenses publiques associées au CICE afin de prendre en compte leurs impacts récessifs sur l’économie. Outre les effets relatifs au financement du CICE, nos simulations intègrent également les effets de bouclage macroéconomique, contrairement aux approches micro-économétriques. Les résultats suggèrent que compte tenu de l’effort budgétaire, le CICE aurait permis de créer entre 111 000 (scénario bas) et 281 000 (scénario haut) emplois entre 2013 et 2015, alors que les effets sur le PIB seraient quasi-nuls. L’augmentation de la fiscalité et les économies de dépenses publiques exercent des effets négatifs sur la demande adressée aux entreprises, contribuant à limiter l’efficacité de la mesure sur les créations d’emplois. Le manque de données disponibles après 2015 ne nous permet toutefois pas de prendre en compte l’intégralité des économies de dépenses publiques.

During the crisis, the ECB modified its collateral framework to face increased liquidity needs of commercial banks. This has taken two forms: the minimum required rating for different classes of assets has been reduced and the haircut associated to these assets has evolved conditional on the default risks of these assets. The benefits in terms of cushioning a liquidity crisis and enhancing monetary policy transmission have most probably exceeded the costs in terms of riskier central bank balance sheet and potential capital losses. This document was provided by Policy Department A at the request of the Economic and Monetary Affairs Committee.

The paper investigates the impact of import competition on rent-sharing between firms and employees. First, by applying recent advances in the estimation of price-costs margins to a large panel of French manufacturing firms for the period 1993–2007,we are able to classify each firm into labor- and product-market regimes based on the presence/absence of market power. Second, we concentrate on firms that operate in an efficient bargaining framework to study the effect of import penetration on workers’ bargaining power. We find that French imports from other OECD countries have a negative effect on bargaining power, whereas the impact of imports from low wage countries is more muted. By providing firm-level evidence on the relationship between international trade and rent sharing, the paper sheds new light on the effect of trade liberalization on the labor market.

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We propose the concept of regional alignment to suggest that synergistic relations among the scientific expertise, technological specialization and industry composition of regions affect regional productivity growth. In this paper, we test an extended conditional β-convergence model using data on 94 French departments (NUTS3) for the period 2001-2011. Our results indicate that a conditional β-convergence is associated with a σ-divergence process in the total factor productivity (TFP) growth of French regions. This process is strongly affected by the level of regional alignment. Indeed, we find evidence that regional alignment both directly and indirectly influences regional productivity growth. The indirect effect of regional alignment materializes through its leverage on R&D investment, which is one of the most important drivers of productivity growth. Moreover, using a heterogeneous coefficients model, we show that the positive effect of regional alignment on TFP growth increases with the industrial diversity of regions, which suggests that regional alignment increases the value of Jacobs externalities more than Marshall-ArrowRomer (MAR) externalities. KEY

Si le budget 2018 se caractérise par un très faible ajustement budgétaire structurel sur la période 2018-2019, il contient de nombreuses mesures fiscales et budgétaires générant de multiples transferts au sein de l'économie. Les mesures contemporaines issues de la politique fiscale et budgétaire nationale conduiraient à réduire le PIB, toutes choses égales par ailleurs, de -0,2 point de PIB en 2018 et -0,1 point en 2019 (par rapport à 2017). En revanche, les mesures mises en place les années antérieures apporteraient un gain de croissance significatif en 2018 et 2019, permettant d'avoir au final une contribution positive de la politique budgétaire nationale au PIB (+0,1 point de PIB en 2018 et +0,2 point de PIB en 2019, par rapport à 2017). En moyenne sur 2018, les mesures fiscales et budgétaires auraient un effet quasi-nul sur le pouvoir d'achat global. En revanche, en ce qui concerne l'impact redistributif des mesures nouvelles pour les ménages, celles-ci devraient être en 2018 largement au bénéfice des 2 % de ménages du haut de la distribution des revenus qui sont ceux qui détiennent l'essentiel du capital mobilier. A contrario, pour les ménages du bas de la distribution, les revalorisations tardives des minima sociaux ne sauraient compenser les fortes hausses de la fiscalité indirecte. Globalement, pour les « classes moyennes », les mesures nouvelles devraient avoir un impact net nul. Les ménages situés au-dessus des « classes moyennes » mais en-dessous des 2 % les plus aisés verraient eux leur niveau de vie se réduire sous l'effet des mesures nouvelles. En fin d'année, et non en moyenne sur 2018, le diagnostic évolue en faveur des « classes moyennes » du fait notamment de la baisse complète des cotisations salariés. En 2019, les gestes supplémentaires adressés aux ménages se traduiront par une augmentation générale des niveaux de vie mais les gains enregistrés par les centiles les plus élevés de niveau de vie resteront, à la fin de l'année 2019, bien plus importants, tant en euros qu'en pourcentage de niveau de vie, que les gains enregistrés par les ménages du reste de la distribution.

Au 1er trimestre 2016, le PIB par tête de la France a retrouvé un niveau légèrement supérieur (+0,5 %) à celui atteint juste avant le déclenchement de la Grande Crise, début 2008 (graphique 1). Au 2ème trimestre 2017, à la fin du mandat de F. Hollande et selon nos prévisions, l’écart avec le 1er trimestre 2008 s’accroîtrait encore et serait de +2,4 %. On pourrait voir dans ces résultats l’effacement de huit années de crise, marquées, en 2008‐2009, par la récession la plus sévère depuis la crise des années 1930, puis par la mise en place de politiques d’austérité massives en Europe visant à faire face à la crise des dettes souveraines et à réduire des déficits largement creusés après la récession. Pourtant, les enseignements à tirer de cet apparent retour à la normale sont, à maints égards, à relativiser puisque ce dernier sous‐tend une quasi‐stagnation de la production par tête durant huit années, situation inédite en France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

The objective of this paper is to show that part of the fixed cost of firms’ trade expansion is due to the acquisition of new internal capabilities (e.g. technology, production processes or skills), which imply a costly change in the firm’s internal labor organisation. We investigate the relationship between a firm’s structure of labor, in terms of relative number of managers, and the scope of its export portfolio, in terms of product-destination varieties. The empirical analysis is based on a matched employer- employee dataset covering the population of French firms from tradable sectors over the period 2009-2014. Our analysis suggests that market expansion, and in particular export diversification, is associated with a change in the firm’s workforce composition, namely an increase in the number of managerial layers and in the ratio of managers. We show how these results are consistent with a simple model where the complexity of a firm’s operations increases in the number of product-destination couples exported, and where managers’ role is to address the unsolved problems arising from such increased complexity of operations

Publié en 2018-01
HASENZAGL Thomas
PELLEGRINO Fillipo
REICHLIN Lucrezia
RICCO Giovanni
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view often expressed by the Fed is that three components matter in inflation dynamics: a trend anchored by long run inflation expectations; a cycle connecting nominal and real variables; and oil prices. This paper proposes an econometric structural model of inflation formalising this view. Our findings point to a stable expectational trend, a sizeable and well identified Phillips curve and an oil cycle which, contrary to the standard rational expectation model, affects inflation via expectations without being reflected in the output gap. The latter often overpowers the Phillips curve. In fact, the joint dynamics of the Phillips curve cycle and the oil cycles explain the inflation puzzles of the last ten years.

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We study how network structure affects the dynamics of collateral in presence of rehypothecation. We build a simple model wherein banks interact via chains of repo contracts and use their proprietary collateral or re-use the collateral obtained by other banks via reverse repos. In this framework, we show that total collateral volume and its velocity are affected by characteristics of the network like the length of rehypothecation chains, the presence or not of chains having a cyclic structure, the direction of collateral flows, the density of the network. In addition, we show that structures where collateral flows are concentrated among few nodes (like in core-periphery networks) allow large increases in collateral volumes already with small network density. Furthermore, we introduce in the model collateral hoarding rates determined according to a Value-at-Risk (VaR) criterion, and we then study the emergence of collateral hoarding cascades in different networks. Our results highlight that network structures with highly concentrated collateral flows are also more exposed to large collateral hoarding cascades following local shocks. These networks are therefore characterized by a trade-off between liquidity and systemic risk.

Publié en 2016-07
BALINT Tomas
LAMPERTI Francesco
MANDEL Antoine
ROVENTINI Andrea
SAPIO Sandro
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We provide a survey of the micro and macro economics of climate change from a complexity science perspective and we discuss the challenges ahead for this line of research. We identify four areas of the literature where complex system models have already produced valuable insights: (i) coalition formation and climate negotiations, (ii) macroeconomic impacts of climate-related events, (iii) energy markets and (iv) diffusion of climate-friendly technologies. On each of these issues, accounting for heterogeneity, interactions and disequilibrium dynamics provides a complementary and novel perspective to the one of standard equilibrium models. Furthermore, it highlights the potential economic benefits of mitigation and adaptation policies and the risk of under-estimating systemic climate change-related risks.

Publié en 2017-04
LAMPERTI Francesco
DOSI Giovanni
ROVENTINI Andrea
SAPIO Sandro
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In this paperwe develop the first agent-based integrated assessment model, which offers an alternative to standard, computable general-equilibrium frameworks. The Dystopian Schumpeter meeting Keynes (DSK) model is composed of heterogeneous firms belonging to capital-good, consumption-good and energy sectors. Production and energy generation lead to greenhouse gas emissions, which affect temperature dynamics in a non-linear way. Increasing temperature triggers climate damages hitting, at the micro-level, workers’ labor productivity, energy efficiency, capital stock and inventories of firms. In that, aggregate damages are emerging properties of the out-of-equilibrium interactions among heterogeneous and boundedly rational agents. We find the DSK model is able to account for a wide ensemble of micro and macro empirical regularities concerning both economic and climate dynamics. Moreover, different types of shocks have heterogeneous impact on output growth, unemployment rate, and the likelihood of economic crises. Finally, we show that the magnitude and the uncertainty associated to climate change impacts increase over time, and that climate damages much larger than those estimated through standard IAMs. Our results point to the presence of tipping points and irreversible trajectories, thereby suggesting the need of urgent policy interventions.

In this work, we employ an agent-based integrated assessment model to study the likelihood of transition to green, sustainable growth in presence of climate damages. The model comprises heterogeneous fossil-fuel and renewable plants, capital- and consumption-good firms and a climate box linking greenhouse gasses emission to temperature dynamics and microeconomic climate shocks affecting labour productivity and energy demand of firms. Simulation results show that the economy possesses two statistical equilibria: a carbon-intensive lock-in and a sustainable growth path characterized by better macroeconomic performances. Once climate damages are accounted for, the likelihood of a green transition depends on the damage function employed. In particular, aggregate and quadratic damage functions overlook the impact of climate change on the transition to sustainability; to the contrary, more realistic micro-level damages are found to deeply influence the chances of a transition. Finally, we run a series of policy experiments on carbon (fossil fuel) taxes and green subsidies. We find that the effectiveness of such marketbased instruments depends on the different channels climate change affects the economy through, and complementary policies might be required to avoid carbon-intensive lock-ins.

Les règles budgétaires européennes fixent un certain nombre de contraintes sur les finances publiques des États membres. Ceux-ci doivent respecter un plafond de déficit et de dette et s’engager sur un objectif de solde structurel à moyen terme. Ils doivent aussi respecter une variation du solde structurel et limiter la progression des dépenses publiques. En parallèle, à l’ajout de nouvelles contraintes, les dernières réformes de la gouvernance ont introduit des flexibilités afin de mieux adapter la réponse aux chocs macroéconomiques. Le cadre est ainsi devenu plus complexe mais il n’a pas permis d’éviter la crise des dettes souveraines dans la zone euro. De nombreuses propositions de réforme des règles sont actuellement en débat. Le FMI a proposé une philosophie de réforme pour un meilleur équilibre entre flexibilité, simplicité et contrainte. Cette philosophie a été introduite dans le cadre de la zone euro par quatorze économistes franco-allemands. Ils proposent de rebâtir les règles budgétaires autour d’une règle de dépenses publiques avec un mécanisme correcteur de la dette. Nous analysons les propriétés macroéconomiques de cette proposition. Selon les simulations réalisées à partir du modèle iAGS, la règle de dépense est inapplicable à des pays ayant un niveau de dette trop éloigné de 60% mais qui présentent des soldes structurels positifs, tels l’Italie ou le Portugal. Pour ces pays la règle provoque des efforts irréalistes qui aboutiraient à une très forte décroissance de la dette, l’amenant en terrain négatif assez rapidement. Ceci est accentué par le fait que la règle proposée est asymétrique. En revanche, en cas de choc de demande ou d’inflation non anticipé, la règle a les bonnes propriétés contra-cycliques. À nos yeux, une règle budgétaire, même réformée, ne suffira pas pour sortir de la synchronisation des politiques budgétaires et aller vers une véritable coordination. La tension existe entre une gouvernance par les règles et une gouvernance par la coordination. L’analyse des règles actuelles et de la proposition des quatorze économistes franco-allemands nous conduit à plaider pour la seconde option. L’hétérogénéité des pays européens rend impossible l’imposition à tous d’une règle simple. Il faut dès lors augmenter l’intensité de l’analyse économique portant sur la situation de chaque pays pour donner les moyens à une institution de prendre des décisions informées et de fournir des recommandations sur moyenne période. La contrepartie de cette agilité est un contrôle plus important de la soutenabilité des finances publiques. De manière plus opérationnelle, les interactions au sein du Semestre européen pourraient jouer ce rôle-là. Cette instance pourrait devenir le moment où l’on définit et l’on met en place conjointement la stratégie de croissance de l’Union, et où l’on établit la contribution de chaque pays à l’objectif commun.

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