Type de Document
  • Working paper (112)
Centre de Recherche
  • Observatoire français des conjonctures économiques (93)
  • Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (2)
  • Département d'économie (2)
  • Ministère de l'Economie (1)
Discipline
  • Economie et finances (112)
  • Méthodes et statistiques (1)
Langue
  • Anglais (73)
  • Français (39)
Publié en 2020-02 Collection Sciences Po OFCE Working Paper : 07/2020
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Cet article propose une revue de la littérature relative aux évaluations d'impact du crédit d’impôt recherche (CIR) sur l'effectif des personnels de la recherche. Après un rappel de l'effet théorique du CIR sur le prix d'usage des connaissances accumulées par les entreprises, nous comparons les résultats des études concernant l'efficacité et l'efficience du dispositif. Ils révèlent, entre autres, que le CIR corrige la discrimination à l'embauche des docteurs dans les entreprises, mais avec un effet d'aubaine pour les docteurs-ingénieurs. Dans les TPE, les aides à l'emploi de RD agissent au détriment de l'emploi non-aidé, malgré le CIR. Enfin, avec seulement 2,5 % des activités de RD éligibles au CIR confiées aux organismes publics, le dispositif favorise le décloisonnement de ces organismes, mais sans effet visible sur leurs effectifs. La majorité des dépenses de RD étant des dépenses de personnel, ces résultats contribuent à expliquer le faible impact du CIR sur la R&D. Ils interrogent aussi le dévoiement du dispositif de sa mission historique : pallier le sous-investissement en RD, et non être un instrument de compétitivité des salariés hautement qualifiés, pendant que le CICE assure celle des salariés rémunérés près du SMIC. Nous concluons l'article par une discussion de la pertinence des réformes récentes du CIR.

Publié en 2020 Collection Sciences Po OFCE working paper : 24
GAFFARD Jean-Luc
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Le néo-libéralisme actuel fait figure de résurgence de l’utopie du marché autorégulé. Ses effets destructeurs, aujourd’hui comme hier, sont à l’origine d’un retour du politique oscillant entre nationalisme et autoritarisme, d’un côté, libéralisme social de l’autre. Ce défi, identifié par Polanyi en son temps, nous rappelle qu’aucune société n’est possible sans pouvoir ni obligation. Suivant les néo-libéraux, pour qui le but souhaitable reste une économie de marché mondialisée qui serait débarrassée de tout pouvoir, il appartient paradoxalement, au pouvoir politique de mettre en œuvre les réformes nécessaires pour que les individus s’adaptent aussi vite que possible à cette donne. Cette recherche de flexibilité et d’adaptabilité tranche avec un libéralisme social qui fait dépendre la viabilité des changements inhérents au capitalisme de l’existence de mécanismes de stabilisation rendant les adaptations lentes et progressives: un libéralisme qui n’exclut ni le pouvoir, ni la contrainte. La thèse que nous entendons défendre est que le libéralisme ne pourra survivre que sous sa forme de libéralisme social dont le trait distinctif est certes de faire place à une régulation macroéconomique, mais aussi, et plus généralement, de faire prévaloir des formes de coopération ou d’interaction sociale conciliant efficacité et équité, stabilité ou inertie et évolution.

Publié en 2019-11
GUERINI Mattia
THI LUU Duc
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We propose a novel approach to investigate the synchronization of business cycles and we apply it to a Eurostat database of manufacturing industrial production time-series in the European Union (EU) over the 2000-2017 period. Our approach exploits Random Matrix Theory and extracts the latent information contained in a balanced panel data by cleaning it from possible spurious correlation. We employ this method to study the synchronization among different countries over time. Our empirical exercise tracks the evolution of the European synchronization patterns and identifies the emergence of synchronization clusters among different EU economies. We find that synchronization in the Euro Area increased during the first decade of the century and that it reached a peak during the Great Recession period. It then decreased in the aftermath of the crisis, reverting to the levels observable at the beginning of the 21st century. Second, we show that the asynchronous business cycle dynamics at the beginning of the century was structured along a East-West axis, with eastern European countries having a diverging business cycle dynamics with respect to their western partners. The recession brought about a structural transformation of business cycles co-movements in Europe. Nowadays the divide can be identified along the North vs. South axis. This recent surge in asynchronization might be harmful for the European Unio because it implies countries’ heterogeneous responses to common policies.

In the coming decades, the countries of the South will be facing the aging of the population faster than the countries of the North. This will have long-term economic consequences for the South but also for the North through the changing of international capital flows. To study the latter, we build a simple two-region two-period OLG model, assuming fully integrated financial markets. This allows us to determine the analytical expression of the world interest rate dynamics at general equilibrium and the resulting capital flows accruing to each of the two regions (the North and the South). From there, we analyse how a reduction in either fertility or mortality alters the magnitude of the international capital flows. Contradictory effects are evidenced. To clear up any ambiguity and to study the South's demographic transition, which involves a succession of shocks, we propose numerical simulations. Even if the results stress that the institutional context and technological catching-up may matter, they suggest in a rather general way that the declines in both fertility and mortality tend to reduce the relative capital needs of the Southern economies and consequently their capital inflows. This, in turn, would be beneficial to the North's productive capacity, which should then hold more capital.

Publié en 2019-10 Collection Working paper de l'OFCE : 16
FILARDO Andrew
RUNGCHAROENKITKUL Phurichai
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This paper examines whether monetary policy reaction function matters for financial stability. We measure how responsive the Federal Reserve’s policy appears to be to imbalances in the equity, housing and credit markets. We find that changes in these policy sensitivities predict the later development of financial imbalances. When monetary policy appears to respond more countercyclically to market overheating, imbalances tend to decline over time. This effect is distinct from that of current and anticipated interest rate levels – the risk-taking channel. The evidence highlights the importance of a “policy reaction function” channel of monetary policy in shaping the financial cycle.

Publié en 2019-09 Collection OFCE Working paper : 2019-15
EL HERRADI Mehdi
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This paper examines the distributional effects of monetary policy, either standard, nonstandard or both, on income inequality in 10 EA countries over the period 2000-2015. We use three different indicators of income inequality in a Panel VAR setting in order to estimate IRFs of inequality to a monetary policy shock. Results suggest that: (i) the distributional effects of ECB’s monetary policy have been modest and (ii) mainly driven in times of conventional monetary policy measures, especially in peripheral countries, while, overall, (iii) standard and non-standard monetary policies do not significantly differ in terms of impact on income inequality.terms of impact on income inequality.

A l’aide du modèle de microsimulation Ines (Insee-Drees-Cnaf), nous simulons trois réformes du quotient conjugal : une individualisation l’impôt, la réduction à 1,5 part du quotient conjugal en ouvrant la possibilité pour les couples mariés/pacsés d’opter pour une imposition individuelle, enfin le plafonnement du quotient conjugal au même niveau que le quotient familial. L’individualisation conduit au gain fiscal le plus élevé (environ 7 milliards) contre 5 milliards pour le quotient conjugal à 1,5 part et 3 milliards pour le plafonnement du quotient conjugal. Avec l’individualisation, 46% des ménages sont perdants et la perte est inférieure à 1.5% du revenu disponible pour la moitié des perdants ; 60% des perdants se situent dans les 3 derniers déciles de niveau de vie contre 6% dans les trois premiers. Avec un quotient conjugal à 1,5 part, 45% des couples sont perdants (soit environ 5,8 millions) pour une perte médiane de 680 euros, correspondant à 1.3% du revenu disponible ; 64% des perdants se situent dans les 3 derniers déciles. Enfin avec le plafonnement 7% des couples sont perdants (soit environ 895 000) pour une perte moyenne de 3200 euros par an, et une perte médiane de 1800 euros, soit 2.6% du revenu disponible ; 83% des perdants se situent dans les 3 derniers déciles.

This paper aims to explain why the division of domestic labor within couples differs according to their marital status. We analyze the evolution of the gender division of labor in France using time-use surveys (1985, 1999 and 2009). In 1985 and in 1998, married women were performing a larger share of domestic labor than cohabiting women. In 1985 this gap is explained by differences in the observed characteristics of married and cohabiting couples, whereas by the late 1990s cohabiting couples were opting for an organization that was less unequal than that of married couples, all else being equal. In 2009, the average share of domestic labor performed by women was about the same whether they were cohabiting or married (72% and 73.5%), but it was significantly lower for women in civil union, which was introduced in 1999 (65.1%). The self-selection process of couples regarding their gender ideology might explain this result: the civil partnership attracts more egalitarian couples.

Publié en 2019-07 Collection OFCE Working paper : 14
POPOYAN Lilit
ROVENTINI Andrea
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We develop a macroeconomic agent-based model to study how financial instability can emerge from the co-evolution of interbank and credit markets and the policy responses to mitigate its impact on the real economy. The model is populated by heterogenous firms, consumers, and banks that locally interact in dfferent markets. In particular, banks provide credit to firms according to a Basel II or III macro-prudential frameworks and manage their liquidity in the interbank market. The Central Bank performs monetary policy according to dfferent types of Taylor rules. We find that the model endogenously generates market freezes in the interbank market which interact with the financial accelerator possibly leading to firm bankruptcies, banking crises and the emergence of deep downturns. This requires the timely intervention of the Central Bank as a liquidity lender of last resort. Moreover, we find that the joint adoption of a three mandate Taylor rule tackling credit growth and the Basel III macro-prudential frame-work is the best policy mix to stabilize financial and real economic dynamics. However, as the Liquidity Coverage Ratio spurs financial instability by increasing the pro-cyclicality of banks’ liquid reserves, a new counter-cyclical liquidity buffer should be added to Basel III to improve its performance further. Finally, we find that the Central Bank can also dampen financial in- stability by employing a new unconventional monetarypolicy tool involving active management of the interest-rate corridor in the interbank market.

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The objective of this paper is to show that part of the fixed cost of a firm’s trade expansion is due to the acquisition of new internal capabilities (e.g., technology, production processes or skills), which implies a costly change in the firm’s internal labor organization. We investigate the relationship between a firm’s labor structure, in terms of the relative number of managers, and the scope of its export portfolio, in terms of its product-destination varieties. The empirical analysis is based on a matched employer-employee dataset covering the population of French firms from tradable sectors over the period 2009-2015. Our analysis suggests that market ex- pansion, both through export entry and export diversification, is associated with a change in the firm’s workforce composition, namely an increase in the number of managerial layers. These results are generally confirmed with the use of an instrumental variable approach to control for reverse causality. We show how these results are consistent with a simple model, where the complexity of a firm’s operations increases with the number of product-destination couples ex- ported and the manager’s role is to address the unsolved problems arising from such increased operational complexity.

Publié en 2019-06 Collection OFCE Working paper : 11
CARUSO Alberto
REICHLIN Lucrezia
RICCO Giovanni
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This paper highlights the anomalous characteristics of the Euro Area ‘twin crises’ by contrasting the aggregate macroeconomic dynamics in the period 2009-2013 with the business cycle fluctuations of the previous decades. We report three novel stylised facts. First, the contraction in output was marked by an anomalous downfall in private investment and an increase in households’ savings, while consumption and unemployment followed their historical relation with GDP. Second, households’ and financial corporations’ debts, and house prices deviated from their precrisis trends, while non-financial corporations’ debt followed historical regularities. Third, the jumps in the public deficit GDP and debt-GDP ratios in 2008-2009 were unprecedented and so was the fiscal consolidation that followed. Our analysis points to the financial nature of the crisis as a likely explanation for these facts. Importantly, the ‘anomalous’ increase in public debt is in large part explained by extraordinary measures in support of the financial sector, which show up in the stock-flow adjustments and reveal a key interaction between the fiscal and the financial sectors.

Publié en 2019-05 Collection Working paper de l'OFCE : 08/2019
CONSOLI Davide
MARIN Giovanni
RENTOCCHINI Francesco
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This study contributes to the literature on routinization and employment by capturing within- occupation task changes over the period 1980-2010. The main contribution is the measurement of such changes combining two data sources on occupational task content for the United States: the Dictionary of Occupational Titles and the Occupational Information Network. We show that within-occupation task change: i) accounts for 1/3 of the decline in routine-task use; ii) accelerates in the 1990s, decelerates in the 2000s but with significant catching-up; iii) is associated with educational upgrading in several dimensions and iv) allows escaping the employment decline conditional on initial routine-task intensity.

Publié en 2019-05 Collection Working paper de l'OFCE : 07/2019
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With its public debt amounting to 132.1% of GDP and its negative productivity growth over the last twenty years, Italy appears to be the sick man of the European Union. In this Policy brief, we focus on its two main plights: high public debt burden on the one hand, sluggish GDP and productivity growth on the other hand. Both issues are intimately related: a slow growth limits the budgetary margins and casts doubts on public debt sustainability; the reduced fiscal space in turn weighs on growth and public investment. The first part is dedicated to describing the history and causes of Italian public debt. A first phase, from the 1960s to the 1980s, was characterized by a positive but moderate growth of debt. A second phase saw the explosion of public debt, from 54% of GDP in 1980 to roughly 117% in 1994. The budget law of the Amato's government in 1992 initiated a third phase, marked by a significant fiscal consolidation effort, and the decrease of the public debt to GDP ratio. The Great Recession interrupted this consolidation era and a last phase began from 2008 on, when the public debt-to-GDP ratio consequently increased. In the second part, we review some of the structural weaknesses of the Italian economy. We notably emphasize the specialization bias towards low tech sectors, the “nanism” of Italian firms, the misallocation of talents and resources, the North-South divide and its related labor market consequences. We conclude with four policy recommendations for a revival of growth in Italy. Our first proposal is technical and proposes a new European fiscal golden rule which would remove specific public investments from the computation of structural primary balance. Our second and third proposals are related to the regulation of the labor market, with the introduction of a minimum wage on the one hand, and the facilitation of retraining policies on the other hand. Last, we call for a revival of industrial policies in order to foster knowledge accumulation and firm learning. Our view is that Italy's fate is inextricably related to Europe's and that Italy needs more rather than less Europe.

Publié en 2019-04 Collection Working Paper de l'OFCE : 06
BERRY Audrey
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La perspective d’une reprise de la hausse de la fiscalité carbone française, suspendue en décembre 2018, s’est précisée à l’occasion du « grand débat national » et plusieurs propositions d’amélioration du dispositif existant ont été avancées dans le débat public, visant en particulier sa dimension sociale. Nous proposons à notre tour dans cet article une nouvelle fiscalité carbone, dénommée « contribution climat anti-pauvreté énergétique », que nous inscrivons dans son cadre écologique, social, juridique et politique. Nous commençons par formuler, à la lumière des trois échecs successifs de 2001, 2010 et 2018, quatre critères de réussite d’une fiscalité carbone : son efficacité écologique, sa justice sociale, sa conformité juridique et enfin son acceptabilité politique. Nous détaillons ensuite pour chaque critère les modalités que nous envisageons afin d’assurer la réussite de notre proposition. Répondant notamment aux revendications de justice sociale et d’équité fiscale du mouvement des « gilets jaunes », la fiscalité carbone que nous proposons permettrait à 50% des ménages français de recevoir plus qu’ils ne paient, les recettes additionnelles dégagées permettant de réduire considérablement la précarité énergétique qui touche des millions de Français.

Publié en 2019-02 Collection Working Paper de l'OFCE : 2019-04
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When the central bank and private agents do not share the same information, private agents may not be able to appreciate whether monetary policy responds to changes in the macroeconomic outlook or to changes in policy preferences. In this context, this paper investigates whether the publication of the central bank macroeconomic information set modifies private agents’ interpretation of policy decisions. We find that the sign and magnitude of the effects of monetary policy depend on the publication of policymakers’ macroeconomic views. Contractionary monetary policy has negative effects on inflation expectations and stock prices only if associated with inflationary news

Le quotient conjugal exige des couples mariés et pacsés qu’ils déclarent conjointement leurs revenus et leur attribue deux parts fiscales. Ce dispositif soulève des enjeux en termes de justice fiscale, d’efficacité ou encore de choix redistributif qui sont peu discutés dans le débat démocratique. Pourtant il fait l’objet de nombreuses controverses parmi les économistes : il n’est pas adapté aux nouvelles configurations familiales ; il désincite potentiellement à l’activité des femmes mariées ; il n’est pas conforme au principe de capacité contributive des ménages ; enfin il procure un avantage d’autant plus important que les revenus sont élevés. A l’aide du modèle de microsimulation Ines, nous simulons trois réformes : une individualisation de l’impôt, la réduction à 1,5 part du quotient conjugal en ouvrant la possibilité pour les couples mariés/pacsés d’opter pour une imposition individuelle, enfin le plafonnement du quotient conjugal au même niveau que le quotient familial. L’individualisation conduit au gain fiscal le plus élevé (environ 7 milliards) contre 5 milliards pour le quotient conjugal à 1,5 part et 3 milliards pour le plafonnement. Avec l’individualisation, 46% des ménages sont perdants et la perte est inférieure à 1.5% du revenu disponible pour la moitié des perdants ; 60% des perdants se situent dans les 3 derniers déciles contre 6% dans les trois premiers. Avec un quotient conjugal à 1,5 part, 45% des couples sont perdants (soit environ 5,8 millions) pour une perte médiane de 680 euros, correspondant à 1.3% du revenu disponible ; 64% des perdants se situent dans les 3 derniers déciles. Enfin avec le plafonnement 7% des couples sont perdants (soit environ 895 000) pour une perte moyenne de 3200 euros par an, et une perte médiane de 1800 euros, soit 2.6% du revenu disponible ; 83% des perdants se situent dans les 3 derniers déciles.

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Establishing the external validity of laboratory experiments in terms of inflation forecasts is crucial for policy initiatives to be valid outside the laboratory. Our contribution is to document whether different measures of inflation expectations based on various categories of agents (participants to experiments, households, industry forecasters, professional forecasters, financial market participants and central bankers) share common patterns by analyzing: the forecasting performances of these different categories of data; the information rigidities to which they are subject; the determination of expectations. Overall, the different categories of forecasts exhibit common features: forecast errors are comparably large and autocorrelated, forecast errors and forecast revisions are predictable from past information, which suggests the presence of information frictions. Finally, the standard lagged inflation determinant of inflation expectations is robust to the data sets. There is nevertheless some heterogeneity among the six different sets. If experimental forecasts are relatively comparable to survey and financial market data, central bank forecasts seem to be superior.

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L'objectif de cette étude est de fournir un panorama exhaustif des mesures fiscales et sociales prises depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron. Nous analysons les mesures votées, leur montée en charge et les conséquences sur la trajectoire budgétaire ainsi que la répartition des prélèvements entre les ménages et les entreprises. Dans un deuxième temps, nous évaluons l'impact sur la croissance du PIB et sur le pouvoir d'achat des ménages. Enfin, nous analysons l'impact redistributif des mesures socio-fiscales. Les principaux enseignements de l'étude sont : En 2019, un rééquilibrage rapide et massif en faveur des ménages moins aisés sera opéré, sous l'effet notamment des mesures pour répondre à la crise des « gilets jaunes ». Du côté des entreprises, l'année 2019 sera marquée par la transformation du CICE en baisse de cotisations sociales. Cette transformation occasionnera en 2019 un surcoût ponctuel pour les finances publiques de l'ordre de 20 milliards d'euros. A contrario, de nouvelles mesures sont apparues, comme la hausse du dernier acompte d'IS pour les grandes entreprises et la taxe GAFA nationale. Afin de financer, partiellement, la baisse des prélèvements obligatoires, un effort significatif d'économies structurelles sur la dépense publique sera maintenu en 2019. Cet effort ciblera en priorité la masse salariale non marchande (incluant les contrats aidés) et la politique du logement. À cela s'ajoute la non indexation sur l'inflation des pensions de retraite et de la plupart des prestations sociales. En revanche, le budget alloué à la prime d'activité devrait fortement augmenter. Dans ce contexte, la baisse du déficit ininterrompue depuis 2010 marquera une pause, il devrait repasser au-dessus du seuil des 3 %. Malgré tout, la dette publique au sens de Maastricht resterait quasiment stable, en points de PIB. En 2019, la politique budgétaire nationale aurait un impact élevé sur la croissance du PIB, de 0,5 point, grâce en particulier aux mesures issues de la crise des « gilets jaunes » qui à elles seules améliorent le taux de croissance du PIB de 0,3 point en 2019. Les mesures budgétaires soutiendraient le pouvoir d'achat des ménages à hauteur de 11,7 milliards d'euros en 2019. Plus de 88 % du montant global, soit 10,3 milliards, provient des décisions prises en décembre. Selon nos calculs, ces mesures représentent un gain moyen de 440 euros par ménage. Les ménages du milieu de la distribution seront particulièrement ciblés. Ils bénéficieront de la baisse de la taxe d'habitation, des cotisations salariées, de la défiscalisation des heures supplémentaires et de la baisse de CSG pour certains retraités. Une partie des ménages modestes verront en moyenne leur niveau de vie soutenu par la forte revalorisation de la prime d'activité, la mise en place du zéro reste à charge et l'augmentation du chèque énergie. Les ménages parmi les 5 % les plus aisés, grands gagnants de la réforme de la fiscalité du capital de 2018, verront également leur revenu soutenu par certaines mesures socio-fiscales de 2019. Au final, trois ménages sur quatre bénéficieraient d’un gain de pouvoir d’achat. Près d'un quart des ménages subirait tout de même un impact négatif sur leur revenu disponible en lien avec les nouvelles mesures. C'est le cas notamment des inactifs. Près de la moitié des retraités serait perdante avec l'entrée en vigueur des nouvelles mesures en 2019. Si le budget 2019 opère un rééquilibrage certain, l'effet cumulé des mesures socio-fiscales de l'année passée et de l'année en cours reste marqué par la réforme de la fiscalité du patrimoine. Fin 2019, les 5 % des ménages les plus aisés enregistreront encore en moyenne un gain de pouvoir d'achat supérieur en euros à celui du milieu de la distribution des revenus

Les règles budgétaires européennes fixent un certain nombre de contraintes sur les finances publiques des États membres. Ceux-ci doivent respecter un plafond de déficit et de dette et s’engager sur un objectif de solde structurel à moyen terme. Ils doivent aussi respecter une variation du solde structurel et limiter la progression des dépenses publiques. En parallèle, à l’ajout de nouvelles contraintes, les dernières réformes de la gouvernance ont introduit des flexibilités afin de mieux adapter la réponse aux chocs macroéconomiques. Le cadre est ainsi devenu plus complexe mais il n’a pas permis d’éviter la crise des dettes souveraines dans la zone euro. De nombreuses propositions de réforme des règles sont actuellement en débat. Le FMI a proposé une philosophie de réforme pour un meilleur équilibre entre flexibilité, simplicité et contrainte. Cette philosophie a été introduite dans le cadre de la zone euro par quatorze économistes franco-allemands. Ils proposent de rebâtir les règles budgétaires autour d’une règle de dépenses publiques avec un mécanisme correcteur de la dette. Nous analysons les propriétés macroéconomiques de cette proposition. Selon les simulations réalisées à partir du modèle iAGS, la règle de dépense est inapplicable à des pays ayant un niveau de dette trop éloigné de 60% mais qui présentent des soldes structurels positifs, tels l’Italie ou le Portugal. Pour ces pays la règle provoque des efforts irréalistes qui aboutiraient à une très forte décroissance de la dette, l’amenant en terrain négatif assez rapidement. Ceci est accentué par le fait que la règle proposée est asymétrique. En revanche, en cas de choc de demande ou d’inflation non anticipé, la règle a les bonnes propriétés contra-cycliques. À nos yeux, une règle budgétaire, même réformée, ne suffira pas pour sortir de la synchronisation des politiques budgétaires et aller vers une véritable coordination. La tension existe entre une gouvernance par les règles et une gouvernance par la coordination. L’analyse des règles actuelles et de la proposition des quatorze économistes franco-allemands nous conduit à plaider pour la seconde option. L’hétérogénéité des pays européens rend impossible l’imposition à tous d’une règle simple. Il faut dès lors augmenter l’intensité de l’analyse économique portant sur la situation de chaque pays pour donner les moyens à une institution de prendre des décisions informées et de fournir des recommandations sur moyenne période. La contrepartie de cette agilité est un contrôle plus important de la soutenabilité des finances publiques. De manière plus opérationnelle, les interactions au sein du Semestre européen pourraient jouer ce rôle-là. Cette instance pourrait devenir le moment où l’on définit et l’on met en place conjointement la stratégie de croissance de l’Union, et où l’on établit la contribution de chaque pays à l’objectif commun.

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Cette étude offre une description et caractérisation de l’investissement des entreprises françaises. Tout d'abord, la dépense d'investissement des entreprises françaises est soutenue en valeur absolue et en intensité (taux d'investissement) relativement à ses partenaires. Si la crise a affecté fortement l'investissement des entreprises françaises, celui-ci a continûment augmenté depuis les 20 dernières années. Ce qui caractérise la France, c'est une évolution moins cyclique relativement aux autres pays et une augmentation tendancielle du taux d'investissement avec ou sans construction. Il est frappant aussi d'observer la proximité des taux d'investissement allemands et français en niveau et en évolution hors investissement de construction sur l'ensemble du secteur marchand. Ensuite, l'investissement français se singularise par une faiblesse des investissements en équipements et machines alors qu'au contraire les investissements en actifs immatériels comme la R&D et les logiciels et bases de données sont importants dans la dépense d'investissement. Si on observe le taux d'investissement dans les actifs matériels hors construction, la France sous- performe par rapport à ses partenaires Enfin, la trajectoire du secteur manufacturier relativement aux autres secteurs explique une grande partie des caractéristiques de l'investissement du secteur marchand. La faiblesse de l'intensité en robots résulte de la faiblesse de la part du manufacturier et notamment du secteur de l'électronique.

Publié en 2018-12 Collection Working paper de l'OFCE : 45
VILLEMOT Sébastien
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Using real equilibrium exchange rate modelling, we quantify adjustments within the euro area compatible with a current account equilibrium and a stabilisation of the net external positions of t he euro area countries. Our estimates indicate that the imbalances have shrunk since 2008, but substantial misalignments remain, and the average (absolute) mismatch relative to the euro price level amounts to 10% in 2017. The imbalances now weigh on the external equilibrium of the euro area and are increasing the risk of a medium -term appreciation in the euro. These results are robust to hypotheses on the horizon of adjustment, potential growth, output gaps and real interest rates.

Nous comparons les prévisions de croissance de l'économie française à l'horizon 2020 réalisées entre septembre et début novembre 2018 par 18 organismes (publics et privés, dont l'OFCE). Après avoir augmenté de 2,3 % en 2017, l'activité ralentirait pour l'ensemble des prévision- nistes interrogés à 1,6 % en moyenne en 2018. Il n'y a pas d'accélération prévue à l'horizon de l'exercice de prévision : l'activité progresserait en moyenne de 1,6 % en 2019 et de 1,5 % 2020 (avec 8 instituts sur 12 qui prévoient un ralentissement). Mais les moteurs de la croissance changeraient. En 2017, la croissance avait été tirée par une forte contribution de la demande intérieure hors stocks tandis que le commerce extérieur jouait négativement. L'histoire est toute autre en 2018, le commerce extérieur, par sa contribution positive, contribuerait à compenser partiellement une demande intérieure moins dynamique. En 2019 et 2020, c'est l'inverse. L'accélération de la consommation des ménages permise par l'amélioration des revenus soutiendrait la croissance, tandis que l'investissement resterait solide. L'environnement international serait moindre favorable et les risques sur la croissance, plutôt orientés à la baisse. Si un consensus existe autour de ce scénario central, il masque malgré tout des divergences entre instituts liées notamment aux hypothèses relatives au positionnement de l'économie française dans son cycle, et donc au degré de tensions dans l'économie. Pour tous, l'inflation reste globalement modérée en prévision (entre 1,4 % et 1,9 % en 2020 selon les instituts) mais l'inflation sous-jacente s'accélère, tout en restant inférieure à 2 %, et certains instituts considèrent que des contraintes d'offre existent, notamment sur le marché du travail. Le taux de chômage baisserait de 9,4 % en 2017 à entre 8,1 % pour les plus optimistes à 9,1 % les plus pessimistes en fin de période. La progression des salaires resterait malgré tout contenue sur la période (avec un maximum à 2,6 % en 2020). L'impact positif des réformes passées et en cours sur la croissance du PIB et la compétitivité des entreprises ne ressort pas véritablement des scénarios. La France est sortie de la Procédure de déficit excessif en 2018 et tous les instituts prévoient le respect des règles budgétaires concernant le déficit public, qui resterait en-deçà du seuil des 3 % à l'horizon 2020. Néanmoins, le déficit se dégraderait 2019, du fait de mesures exceptionnelles (remboursement aux entreprises de la taxe sur les dividendes et transformation du CICE en baisses de charges sociales employeurs) et d'une amélioration de la composante conjoncturelle plus limitée qu'en 2017. En 2020, il serait compris entre 2,7 % et 1,6 % du PIB.

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For almost 20 years, euro area countries have been sharing a single currency. The drawbacks of the euro area framework were highlighted by the widening of imbalances prior to the 2007 financial crisis, and thereafter by the huge impact of the financial crisis, the public debt crisis in Southern countries, and the great recession. Prior to and after the crisis, EU institutions and Member States have not been able to implement either a common economic strategy, or satisfactory economic policy coordination. This did lead neither to a burst of the euro area, nor to a substantial change in its functioning. Euro area institutions were adapted, through the European Stability Mechanism, the fiscal treaty, the “first semester”, the European Central Bank’s support to MS, the banking union. These adaptations were painful. In mid-2018, the economic situation had clearly improved at the euro area level. However, the following question remains unsolved: can the functioning of the euro area be improved, accounting for divergent situations, interests and views in MS? Section 2 recalls proposals from EU institutions and from MS. Section 3 presents and discusses several economists’ viewpoints and proposals to improve the euro area policy framework. Some economists rely on financial markets to control domestic economic policies, some are in favour of the introduction of a euro zone budget and minister of finance, some are in favour of moving towards a federal EU with increased democracy, some make original proposals to cut public debts, and last some advocate better economic policy coordination.

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We study the mechanisms of intergenerational inequality among Italian lawyers over the period 1994- 2014 using a longitudinal dataset that combines administrative and survey data. We first estimate a 17.5% earnings premium for a law family background within the group of lawyers, so conditional on entering the profession. We then exploit the 2003-2006 liberalization process, which asymmetrically affected the two main transmission mechanisms: skill transfer and nepotism. We find that liberalization squeezed the law background return by at least 3/5, thus revealing a high incidence of nepotism. The bulk of the reduction occurred for the youngest lawyers and the top earners. KEY

Publié en 2018-11 Collection Working paper de l'OFCE : 39
GAFFARD Jean-Luc
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L’article est dédié à reconsidérer l’analyse monétaire afin de mieux comprendre des choix erronés dans la conduite de la politique monétaire. Suivant le consensus en vigueur, l’économie de marché est intrinsèquement stable, étant seulement perturbée par les mauvais comportements du gouvernement et des banques. Nous maintenons, au contraire, que cette économie est instable et que la stabiliser requiert une politique économique discrétionnaire. Une telle position repose sur une approche analytique suivant laquelle l’organisation monétaire et financière des échanges est un outil qui facilite le fonctionnement des marchés Suivant cette perspective centrée sur l'hétérogénéité des marchés et des agents, et donc sur le rôle des institutions dans la détermination de la performance globale, il apparaît que les rigidités nominales et l'engagement financier sont les moyens qui assurent la stabilité de l’économie. La raison est que ces mesures empêchent les déséquilibres successifs et inévitables d’être explosifs.

Publié en 2018-11 Collection Working paper de l'OFCE : 40
GAFFARD Jean-Luc
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This paper is aimed at revisiting monetary analysis in order to better understand erroneous choices in the conduct of monetary policy. According to the prevailing consensus, the market economy is intrinsically stable and is upset only by poor behaviour by government or the banking system. We maintain on the contrary that the economy is unstable and that achieving stability requires a discretionary economic policy. This position relies upon an analytical approach in which monetary and financial organisations are devices that help markets to function. In this perspective, which focuses on the heterogeneity of markets and agents, and, consequently, on the role of institutions in determining overall performance, it turns out that nominal rigidities and financial commitment offer the means to achieve economic stability. This is because they prevent successive, unavoidable disequilibria from becoming explosive.

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Le dispositif des activités réduites vise à atténuer les effets désincitatifs du système d’allocation chômage en permettant aux demandeurs d’emploi de combiner activité rémunérée et recherche d’emploi tout en cumulant, au moins partiellement, la rémunération de son activité et ses allocations chômage. Notre revue de la littérature théorique et empirique cherche à savoir si ce dispositif, avec des incitations nécessairement limitées à l’exercice d’une activité temporaire ou à temps partiel, peut favoriser une insertion durable sur le marché du travail. Elle montre que les effets théoriques attendus sur les trajectoires professionnelles des demandeurs d’emploi et sur la qualité des emplois potentiellement retrouvés sont ambigus et méritent d’être tranchés empiriquement. Les études empiriques nationales et internationales mettent alors en évidence qu’il est nécessaire de distinguer les effets à court terme des effets à long terme et qu’il existe une forte hétérogénéité des impacts entre demandeurs d’emploi. Néanmoins, en France, l'activité réduite semble globalement un accélérateur de l'accès à l'emploi durable mais avec des effets relativement modestes. En outre, elle ne semble pas améliorer ni dégrader la qualité de l'emploi retrouvé.

Publié en 2018-11 Collection Working paper de l'OFCE : 37
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This paper assesses the linear and non-linear dynamic effects of monetary policy on asset price bubbles. We use a Principal Component Analysis to estimate new bubble indicators for the stock and housing markets in the United States based on structural, econometric and statistical approaches. We find that the effects of monetary policy are asymmetric so the responses to restrictive and expansionary shocks must be differentiated. Restrictive monetary policy is not able to deflate asset price bubbles contrary to the “leaning against the wind” policy recommendations. Expansionary interest rate policies would inflate stock price bubbles whereas expansionary balance-sheet measures would not.

Publié en 2018-11 Collection Working paper de l'OFCE : 38
GAFFARD Jean-Luc
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La revendication d’une responsabilité sociale de l’entreprise va de pair avec un recul de la capacité d’intervention des États dans le contexte de mondialisation. Cela ne saurait justifier que l’entreprise taxe et dépense en lieu et place de l’État dont elle ne peut détenir ni le pouvoir juridique, ni l’information s’agissant du bien public. L’entreprise est, néanmoins, une source de droit étant, possiblement, à l’initiative d’avancées sociales et environnementales. Son action s’inscrit dans la montée en puissance d’une dualité des ordres juridiques, un ordre étatique et un ordre privé. Ce qui ne dispense en rien d’une validation des règles par l’État ne serait-ce que pour garantir une concurrence équitable et maintenir une hiérarchie des normes. Le mode de gouvernance, qui reflète l’influence des intermédiaires financiers, procède de cette validation et détermine le choix de l’entreprise entre un profit immédiat et un profit à long terme, autrement dit sa réelle responsabilité sociale. Aussi la question, dans le contexte actuel, n’est-elle pas de substituer l’entreprise à l’État, mais de concevoir l’instance publique qui est susceptible de permettre à des entreprises mondialisées de privilégier le long terme.

Publié en 2018-10 Collection Working paper de l'OFCE : 30
YOL Nicolas
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Ce rapport propose une évaluation des effets macroéconomiques du CICE sur la période 2013-2015. Nous réalisons des simulations à partir du modèle macro-économétrique de l’OFCE e-mod.fr, lequel est calibré à l’aide d’estimations effectuées par le TEPP sur données d’entreprises. Nous intégrons les hausses de prélèvements obligatoires et les économies de dépenses publiques associées au CICE afin de prendre en compte leurs impacts récessifs sur l’économie. Outre les effets relatifs au financement du CICE, nos simulations intègrent également les effets de bouclage macroéconomique, contrairement aux approches micro-économétriques. Les résultats suggèrent que compte tenu de l’effort budgétaire, le CICE aurait permis de créer entre 111 000 (scénario bas) et 281 000 (scénario haut) emplois entre 2013 et 2015, alors que les effets sur le PIB seraient quasi-nuls. L’augmentation de la fiscalité et les économies de dépenses publiques exercent des effets négatifs sur la demande adressée aux entreprises, contribuant à limiter l’efficacité de la mesure sur les créations d’emplois. Le manque de données disponibles après 2015 ne nous permet toutefois pas de prendre en compte l’intégralité des économies de dépenses publiques.

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